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  • 11/23/16--10:15: RAYMONDE DE KERVERN [19.625]

  • Raymonde de Kervern

    Raymonde de Kervern es una poeta de Mauricio, nació en 1899 y murió en 1 de diciembre de 1973 en Mauricio. Es autora de varios libros.

    Originaria de Mauricio. Se impone como la primera mujer de letras de la isla. El poemario Cloches mystiques (1929) es inmediatamente traducido al inglés y Jardin féérique (1935), acogido con entusiasmo por los círculos literarios. Varias veces reelegida presidenta de la Société des Écrivains Mauriciens, en 1950 acepta la presidencia permanente. En sus poemas se siente la doble influencia de Baudelaire, quien pasó por ahí en 1841, y del sincretismo cultural de la región: un gusto patente por el color y el exotismo. El poemario Apsara la danseuse (1941), por ejemplo, tiene como tema la danza hindú y sus sortilegios.

    El inglés, el francés y el créole mauriciano son las lenguas principales de la entidad. Se hablan otras no oficiales, como el hindú, mandarín, tamul, etcétera. Esta pluralidad lingüística y cultural es una característica de la isla Mauricio.

    Colecciones de poesía:

    Cloches mystiques, 1928.
    Le Jardin féerique, 1935.
    Apsara la danseuse, 1941.
    Abîmes, 1951.
    La Danseuse Malabar.


    Belleza frente al espejo

    ¿Acaso buscas tu alma, oh risueña, Cuando tu boca pone su flor nueva A flote sobre las aguas del espejo?

    ¿Y cuando tu luminosa cadera Acercas para conmoverte Y acoplas a la frescura, como

    El blanco manantial de umbelas En su arborescencia fluida Se alarga y recuesta sobre el agua

    Semejando un medallón de luz? ¿En el reflejo de tu confidencia Es ensueño o mentira lo que encuentras?

    ¡No! un suspiro de tu boca Vestirá de bruma a la ondina Donde tu corazón se escudriña.

    A la luz tu pensamiento contempla, Palpitante como pluma, De Psique, la íntima curva.



    Belle au miroir 1

    Cherches-tu ton âme, ô rieuse, Quand ta bouche à l’eau du miroir Laisse flotter sa fleur nouvelle

    Et que ta hanche lumineuse Que tu penches pour t’émouvoir Se fiance à la fraîcheur, telle

    La blanche source ombellifère En sa fluide arborescence Qui sur l’onde, s’allonge et plonge

    En un médaillon de lumière? Au reflet de ta confidence, Retrouves-tu songe ou mensonge?

    Non! de ta bouche caressée, Un soupir vêtira de brume L’ondine où ton coeur s’est cherché.

    Mire aux clartés de ta pensée, Palpitante comme une plume, La courbe intime de Psyché.


    1   Le jardin féérique, Port-Louis: The General Printing and Stationnery Cy Ltd, 1935, p. 85-86.




    CONSTELACIÓN DE POETAS FRANCÓFONAS DE CINCO CONTINENTES (DIEZ SIGLOS) Selección, traducción y notas de Verónica Martínez Lira y Yael Weiss




    Au centre de la photo Raymonde de Kervern et Edward Hart  (lemauricien.com)

    Raymonde de Kervern

    Née en 1899 à l’île Maurice, Raymonde de Kervern est une poétesse aux mille facettes. Autodidacte, intéressée par tout ce qu’elle voyait, entendait, lisait, imaginait, elle aimait la vie avec intensité et, ouvrant très grand les bras, embrassait l’humanité tout entière. Au revers de sa personnalité, des vertus de haut vol : volonté, courage, détermination. Elle a publié plusieurs ouvrages comprenant notamment des recueils de poésie comme Cloches mystiques (1928), Le jardin féerique (1935), Apsara la danseuse (1941) et Abîmes (1951), de même qu’un conte en prose rythmée, L’île Ronde et son oiseau (1935). Sa maîtrise du langage, ainsi que l’harmonie des nuances, la mélodie du rythme et des comparaisons caractérisant sa poésie, lui ont valu de nombreuses récompenses. Elle meurt en 1973.


    Extrait d’« Apsara la danseuse », publié en 1941

    Danse mon Apsara
    Sous tes pagnes framboise…
    Tu danses pour Çiva
    Et l’île de turquoise

    Danse dans tes yeux verts
    L’ombre qui les dilate,
    Grands comme le désert,
    Grésille d’or, éclate

    De jeunesse et de jour,
    Et la lumière mange
    Leurs muches de velours,
    Bronze, émeraude, orange. 




    POESIE

    La mer n'avait rien de vivant
    Qu'un suprême soupir :
    La mer chaude allongée au vent,
    Effluve d'ombre et d'élixir.
    Une douceur de mots d'amour
    Passait dans le vent bleu
    Dont le vivant velours
    Calmait la lune en feu.
    Une clarté dormeuse et tendre
    Enlaçait l'eau rêvante ;
    De lourds brocards semblaient s'étendre
    Pour un secret d'amante…
    Papillonnantes, palpitaient
    Des lèvres invisibles
    Sur l'âme et les sens qui chantaient
    Leurs chœurs indivisibles ;
    Sur l'âme et le sens soulevés
    Dans un fol équilibre,
    Comme des spectres énervés
    Sauvés dans la nuit libre…
    Or, soudain, s'émut le décor ;
    Séduite par le ciel
    Sanglota la mer au flux d'or,
    Montant sur le sable éternel.
    La plainte, impossible à saisir,
    Le pleur originel,
    Montant des geôles de saphir,
    Eclatait comme un cri charnel…

    (Raymonde de Kervern, Œuvres complètes - L'Atelier d'écriture Ltée)







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  • 11/23/16--10:36: LAURICE SCHÉHADÉ [19.626]

  • Laurice Schéhadé 

    Hermana del poeta y dramaturgo Georges Schéhadé, es una novelista y poeta libanesa de familia de la aristocracia francesa ortodoxa griega, nacida en 1908 y fallecida en 2009.

    Nacida en Egipto, con padres de habla francesa del Líbano, fue educada en Beirut. En 1934 se casó con un diplomático italiano, Giorgio Marqués Benzoni, vivió en Damasco y en Sarajevo, Polonia, Checoslovaquia, París y Holanda.

    Obras 

    Journal d'Anne (1947)
    Récit d'Anne (1950)
    Le temps est un voleur d'images (1952)
    La Fille royale et blanche (1953).
    Fleurs de chardon (1955)
    Portes disparues (1956)
    Jardins d'orangers amers (1956)
    Les Grandes horloges (1961)
    Le Batelier du vent (1961)
    J'ai donné au silence ta voix (1962)
    Du ruisseau de l'aube (1966)
    Un jeu d'enfant (2000)
    Les larmes ont la couleur de l'eau (2004)




    La joven regia y blanca…

    La joven regia y blanca caminaba sobre el mar; el agua lisa y transparente servía de espejo a su belleza; pero vino la tempestad y se multiplicó el espejo al infinito; al no poder juntar sus distintos reflejos, al ya no ser su belleza una sola imagen, la joven regia y blanca se recostó en sus cabellos y se dejó llevar hacia un destino desconocido.



    El sol vistió sus ropas de sangre…

    El sol vistió sus ropas de sangre y se marchó dejando inquieta el alma del tiempo, el mar se yergue y se confunde con el horizonte delgado que palidece. Mis ojos perturban el orden del cielo en la eternidad de mi amor, y después regresan, cerrándose sobre la luz y las lágrimas, para beber de la fuente misma del desencanto.




    Mi amor…

    Mi amor, intenté unir, con paciencia, un día al otro y también las noches —fatiga de la tierra. El río corre y no se detiene, un puente arrodillado bebe la hora en el agua y el campanario se persigna cuando lo atraviesa la golondrina.



    De este modo vine…

    De este modo vine los muros tienen sed y es verano.

    De este modo vine traído por el silencio, ¿cuántas infancias he perdido? con los pies desnudos sobre la luna muchachas tan hermosas bajo las lágrimas las considero primas de un rostro. De este modo vine de allá donde la tierra es un ave castigada; tiernamente, oh, memoria te hablo de olvido.

    Cuántos sueños recorridos en país de desierto el cielo ya no existe, y súbitamente el mar vierte en mis venas una edad de agua.





    La fille royale et blanche…   1

    La fille royale et blanche marchait sur la mer; l’onde lisse et transparente servait de miroir à sa beauté; mais la tempête vint qui multiplia le miroir à l’infini; ne pouvant réunir ses différents reflets, sa beauté n’étant plus une seule image, la fille royale et blanche se coucha dans ses cheveux et se laissa emporter vers une destination inconnue.



    Le soleil a mis ses vêtements de sang…    2

    Le soleil a mis ses vêtements de sang et s’en est allé laissant inquiète l’âme du temps, la mer se cabre et se confond avec l’horizon mince qui blêmit. Mes yeux dérangent l’odre du ciel dans l’éternité de mon amour, puis reviennent clos sur la lumière et les larmes, boire à la source même du désenchantement.




    Mon amour…   3

    Mon amour, j’ai essayé d’unir, avec ma patience, un jour à l’autre et encore les nuits —lassitude de la terre. Le fleuve coule et ne s’arrête pas, un pont agenouillé boit l’heure dans l’eau et le clocher se signe pour le passage de l’hirondelle.



    Ainsi je suis venu…  1

    Ainsi je suis venu les murs ont soif et c’est l’été. Que de rêves parcourus en pays de désert le ciel n’existe plus, et tout à coup la mer a glissé dans mes veines un âge [d’eau.

    Ainsi je suis venu porté par le silence, combien d’enfances ai-je déjà joué? avec mes pieds nus sur la lune si belles sous les larmes jeunes filles je vous crois cousines d’un visage. Ainsi je suis venu de là-bas où la terre est un oiseau puni; tendrement ô mémoire je te parle d’oubli.

    Les œuvres poétiques complètes, Beyrouth: Dar An-Nahar, 1986, p. 200. 1


    1   2   La fille royale et blanche, Paris: GLM, 1953, p. 11. Le batelier du vent, Paris: GLM, 1961, p. 13.
    3       Ibid., p. 7.





    CONSTELACIÓN DE POETAS FRANCÓFONAS DE CINCO CONTINENTES (DIEZ SIGLOS) Selección, traducción y notas de Verónica Martínez Lira y Yael Weiss









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  • 11/24/16--03:07: SUZANNE DRACIUS [19.627]

  • Suzanne Dracius

    Suzanne Dracius (nacida el 25 de de agosto de de 1951 en Fort-de-France, en el distrito de Tierras-Sainville) es una escritora y poeta de Martinica en lengua francesa.

    Obras principales:

    Novela:

    L’Autre qui danse. Paris: Seghers, 1989; Paris: Le Serpent à Plumes, 2007.

    Recueil de nouvelles:

    Rue Monte au Ciel. Fort-de-France: Desnel, 2003.

    Nouvelles parues dans des ouvrages collectifs:

    « De sueur, de sucre et de sang ». Le Serpent à Plumes 15 (printemps 1992): 35-38;  1995: 111-127.
    « La Virago ».  Diversité; la nouvelle francophone à travers le monde.  Sous la direction de Valérie Budig-Markin et James Gaasch. Boston: Houghton Mifflin, 1995: 70-81.
    « La Montagne de feu ». Diversité; la nouvelle francophone à travers le monde. (2e édition)  Sous la direction de Valérie Budig-Markin et James Gaasch.  Boston: Houghton Mifflin, 2000: 64-76.
    « La langue de Molière sauce chien ». Les identités francophones, anthologie didactique sous la direction d’Aurélien Boivin et de Bruno Dufour. Québec: Les Publications Québec français, 2008: 86-92.
    « DOM : Départements à part entière ou entièrement à part ? ». International Journal of Francophone Studies 11.1-2 (September 2008): 229-238.
    « In Search of Suzanne Césaire’s Garden ». Research in African Literatures 41.1 (Spring 2010): 155-165.
    « Chocolater son petit corps ». Voix du Monde, nouvelles francophones. Bordeaux: Presses universitaires de Bordeaux, 2011.
    « Caribéenne en littérature », « Nous finirons tous métis » et « Le racisme est soluble dans l’encre noire ». Plumes rebelles. Fort-de-France: Desnel, 2011: 9-52.
    « La couleur du béké goyave » et « La langue de Molière sauce chien ». Partir sans passeport. Fort-de-France: Desnel, 2012: 7-17 et 73-96.

    Poesía:

    Exquise déréliction métisse. Fort-de-France: Desnel, 2008.
    Déictique féminitude insulaire. Paris: Idem, 2014.
    Scripta manent. Paris: Idem, 2016.

    Poesía en obras colectivas:

    « Nègzagonal » et « Moun le Sid », poèmes en créole avec traduction française. MicRomania 3 (1992) et 5 (1993). Bruxelles: Édition de Traditions et Parlers populaires de Wallonie.
    « Aux horizons du Sud », « De rue d’Enfer à la rue Monte au Ciel » et « Urgentes turbulences ». Hurricane, cris d’insulaires. Fort-de-France: Desnel, 2005: 41-48.
    « Prosopopées suburbaines » et « Anamnésie propitiatoire ». Prosopopées urbaines, Anthologie poétique d’inédits, coordonnée par Suzanne Dracius. Fort-de-France: Desnel, 2006: 73-83.

    Teatro:

    Lumina Sophie dite Surprise, fabulodrame historique (héroïque fantaisie). Fort-de-France: Desnel, 2005. Première représentation à la Préfecture de Fort-de-France lors de la Marche Mondiale pour la Femme, le 17 octobre 2000.

    Dirección de obras:

    Hurricane, cris d’insulaires. Ouvrage collectif coordonnée par Doriane Suicard (Suzanne Dracius). Fort-de-France: Desnel, 2005.
    Prosopopées urbaines, Anthologie poétique d’inédits, coordonnée par Suzanne Dracius. Fort-de-France: Desnel, 2006.
    « Memories », anthologie poétique : Jacques Roumain, Nicolas Guillén, Langston Hughes. Fort-de-France: Desnel, 2007.
    Pour Haïti. Fort-de-France: Desnel, 2010.

    Ensayo:

    La Vallée des papillons. Habitation Anse Latouche (beau-livre, en collaboration avec Pierre Pinalie). Le Carbet: Hugues Hayot, 1994.
    La crise de l’Outre-mer français ; Guadeloupe, Martinique, Réunion (avec Jean-François Samlong et Gérard Théobald). Paris: L’Harmattan, 2009.

    Premios y distinciones literarias:

    2003     Membre Honoraire de l’American Association of Teachers of French (AATF).
    2004     Membre Honoraire de la Foreign Language Honor Society de l’Ohio University, U.S.A.
    2005     Prix Fètkann ! Poésie, pour Hurricane, cris d’insulaires.
    2006     Médaille d’Honneur de Schoelcher, pour Lumina Sophie dite Surprise.
    2009     Prix Fètkann ! Poésie, pour Exquise déréliction métisse.
    2010     Prix Jacques-Raphaël Leygues (de la Société des Poètes français), pour l’ensemble de son oeuvre.




    Suzanne Dracius​, EXQUISITO DESAMPARO MESTIZO

    Turbulencias urgentes

    A June y a Adlai Murdoch

    Oh isla mía
    Tanto fuego casi nada[1]
    Acurruca la península tuya
    Tan afectuosa que bien
    Se extiende
    Se tiende
    Que por largo tiempo mantienes
    Tanto, tanto
    No como antaño
    Esquife esquiva en vulcanismo
    Venus y Vulcano arrojan y arriman
    Venus y Marte, fusta y faena
    Recibe buenos palazos
    Ogun Ferralla[2] conmina pero consuma
    En aporía[3]
    En apnea[4]
    ¡En empatía partí ![5]
    Dura resueltamente sé perjura
    Te adjuro
    ¡Que aún dure
    El asentimiento !
    Turba
    Se desfoga, se turba
    Loca cuando te aloca
    Roza pero mima
    Cripta hipócrita
    Sondeas su sombra recelosa
    El Monte de Venus[6] penetra
    Después descuartiza
    Reprende somnolencias
    Expresamente expresa
    Tu turbulenta turgencia[7]

    [1] “Si feu que rien” : juego de palabras, de la expresión francesa “si peu que rien”, “tanto para nada”.
    [2] Ogoun Ferraille” (Ogun Ferralla) es un Orisha de la mitología yoruba, patrón de los herreros ; preside el fuego, el hierro (como Vulcano) y la guerra (como Marte).
    [3] “Aporía” (del griego απορία) : dificultad lógica que presenta un problema especulativo.
    [4] Una apnea es el cese completo de la señal respiratoria.
    [5] “An pati” (criollo), en francés “je suis parti(e)” : “partí”, “me fui”.
    [6] “Patat lonbraj” (criollo), en francés “le mont de Vénus ou pénil” : “el monte de Venus en el pubis”. Se trata de la penetración del sexo masculino en el femenino durante el coito. En este verso, la mujer le ordena al hombre que se introduzca en ella y le haga el amor.
    [7] “Turgencia” : presión ejercida por los fluidos y por el contenido celular sobre las paredes de la célula.

    - Traduction en espagnol : EXQUISITO DESAMPARO MESTIZO, Suzanne Dracius​ (EXQUISE DÉRÉLICTION MÉTISSE), Premio Fetkann, Premio de La Sociedad de los Poetas Franceses (edición, introducción, traducción y notas Verónica Martínez Lira), Espejo de viento-Centre National du Livre – Embajada de Francia en México, México, 2013, cliquar aqui


    Exquisito desamparo mestizo, Suzanne Dracius, Premio Fetkann, Premio de La Sociedad de los Poetas Franceses (edición, introducción, traducción y notas Verónica Martínez Lira), Espejo de viento-Centre National du Livre – Embajada de Francia en México, México, 2013. 
    Sinopsis :

    El poemario, en formato bilingüe, reúne veinte poemas que se concentran en el tema del mestizaje ; es una obra construida con la diversidad de las lenguas de la región caribeña. La resonancia de las palabras y los ecos de la pluralidad insular se despliegan en cada verso como un horizonte a mar abierto. Las metáforas, las imágenes, así como las dolorosas memorias, conducen al lector a la reconciliación y al deleite de sus raíces. 

    - Exquisito desamparo mestizo, Suzanne Dracius

    Exquisito Desamparo mestizo (Exquise déréliction métisse, Prix Fetkann) de Suzanne Dracius, traduction de Verónica Martínez Lira, publié avec le soutien du CNL (Centre national du Livre, Paris), et de l’Ambassade de France à México, ed. Espejo de viento.

    Suzanne Dracius, una de las mejores plumas insulares contemporáneas, reúne en este singular poemario, una secuencia de veinte poemas que gira en torno al mestizaje y los efectos que éste ha producido en la humanidad a lo largo de la historia. Los ecos de la pluralidad lingüística de esta poeta martiniqueña se despliegan en cada verso como un horizonte a mar abierto. La universalidad de las metáforas, la belleza de las imágenes, así como las dolorosas memorias conducen al lector a la reconciliación y al deleite de sus raíces sin importar la geografía. Cada palabra, escogida a sabiendas de su peso, conforma una escritura ágil y exuberante ; hermosa y culta ; lúdica y aguda ; femenina y sensual. Los colores, olores, visiones, sonidos y estaciones riman con la palabra Tierra : matriz profunda de la obra de Suzanne Dracius. 
    Esta edición (francés-español), acompañada de notas, ofrece la posibilidad de degustar los poemas en su versión original.

    - “Exquisito desamparo mestizo se lee de un tirón. Procrastinadores
    absténganse”. 
    Abderrahmane Baibeche, Universidad de Puerto Rico, Romanitas.

    - “Un poemario que retiene, desde los primeros versos, la atención
    del lector”. 
    François Teyssandier.

    - “Una poesía llena de humor, de distanciamiento y, de igual forma,
    desbordante de sensualidad femenina”. 
    Pilibo Mag

    - "Me encanta el contraste del título...’Exquisito’ : imagen gustativa extraordinaria. Gusto que se enfrenta a lo trágico del desamparo. Y luego la gran verdad : el mestizaje...identidad que se presenta al desnudo y con enorme carga sobre los hombros. Este título bien seleccionado provoca una lectura inmediata. Solo Suzanne Dracius es capaz de tales imágenes." 
    Grisselle Merced, Universidad de Puerto Rico.

    - Introducción 

    ¿De qué verdad profunda 
    es siempre la isla una metáfora ?(1)

    La trama poética se teje en una erudita urdimbre con hilos de varios cabos : agudos juegos de palabras, diversos registros idiomáticos y atinadas referencias históricas, mitológicas y políticas. La versatilidad lingüística de Suzanne Dracius trenza una cuerda que rompe las barreras del tiempo y del espacio ; de las lenguas y de las razas ; de las geografías y de los territorios. (2) 

    En cada verso la autora entrelaza una vida nueva que va cambiando de rostro, de color, de temperatura e incluso de sabor : habla el joven, el viejo, el héroe, la academia, la alegoría, la mujer, la isla. La voz de la poeta conoce el argot, el lenguaje culto, el nombre de la tierra, la música del mar, el ímpetu volcánico, la violencia humana, la simbología del mito y el misterio que desemboca en la rima y el ritmo.

    En Exquisito desamparo mestizo Suzanne Dracius logra lo que Robert Graves describe en su libro La Diosa Blanca a propósito de un verdadero poema : “El motivo de que los cabellos se ericen, los ojos se humedezcan, la garganta se contraiga, la piel hormiguee y la espina dorsal se estremezca cuando se escribe o se lee un verdadero poema, es porque un verdadero poema es necesariamente una invocación de la Diosa Blanca, o Musa, la Madre de Toda la Vida”. 

    Este poemario cuyo tema central es el mestizaje, invoca ese poder femenino descrito por Graves, ya que la responsabilidad recae sobre la mujer en el último verso del primer poema : “Desde entonces, este siglo veintiuno será femenino o no será”. (3) La mujer antaño relegada a las tareas consideradas propias de su género, ahora deberá vigilar “el telar del mestizaje” (4) para devolverle al desamparado mestizo las referencias que él no encuentra en un mundo arbitrario que dicta los cánones de belleza física, de éxito, de estilo de vida, de color de piel, un tirano con el atributo de dar a quienes no se ajustan al modelo, diferentes nombres : “todos” peyorativos. 

    El desamparo es un concepto filosófico que expresa el sentimiento de una soledad y de un abandono definitivos ; sin embargo, como lo indica el oxímoron del título, aún en esta situación la autora consigue mostrar lo exquisito con una audacia poética que se le agradece ; sus poemas son una promesa cumplida. 

    Las palabras forman un lienzo de tantos cruces que resulta imposible no identificarse : uno termina por hacer propias las imágenes que desencadenan los versos, con la tensión y el suspenso de pequeños cortos cinematográficos en los que están presentes el mito, el rito y el juego ; el ritmo de las prosopopeyas tiene la sonoridad de himnos versificados. 

    Armada de un lenguaje universal, Suzanne Dracius exige su lugar en el devenir de la humanidad : revisa detenidamente dónde ocurrió la ruptura dispersora de diferencias, y lúdicamente desata el racismo, la exclusión y el abuso que aún persisten. 

    En sus poemas cargados de humor, de sufrimiento, de orfandad, y al mismo tiempo plenos de sensualidad femenina, ella cambia definitivamente el curso de la tragedia del mestizaje. Podría decirse que Exquisito desamparo mestizo es la búsqueda de identidad de un grupo de seres que no figuran como humanos en el gran libro de la historia. 

    De manera irremediable el mercado mundial de la publicidad promueve un sentimiento de profundo desamparo al insistir en la imagen de una felicidad perfecta, aparejada a cierto fenotipo y posición social de un ser humano inexistente. 

    ¿Con quién podríamos identificarnos para sentirnos dignos de habitar en este mundo ? ¿Cuál es el precio a pagar por pertenecer a un sistema que en ningún momento toma en cuenta a los individuos ? Se trata pues de colmar una ausencia, y Suzanne Dracius lo hace en la poesía, al decretar una realidad nueva conformada por una mitología femenina, mestiza y cimarrona. (5) 

    Verónica Martínez Lira - 23 de abril de 2013 

    1. Andrés Sánchez Robayna, Cuaderno de las islas, México, Lumen, 2011, p. 56.
    2. “Innegablemente, Suzanne Dracius es una de las grandes voces de las Antillas Francesas”. (Cultures Sud/TV5 Monde.) “Una de las voces femeninas más importantes de Martinica”. (Profesor Jean-Pierre Piriou, Universidad de Georgia, The French Review.) “Una de las grandes figuras de las letras antillanas”. (Frédéric Mitterrand, entonces ministro de la Cultura, en su discurso de inauguración en « Le Livre sur la Place », Nancy, 16 de septiembre de 2011.)
    3. Guiño a André Malraux, en una intertextualidad que aflorará aquí y allá en todo el poemario.
    4. Guiño a René Depestre.
    5. “La voz de Suzanne Dracius es importante en la literatura del Caribe francés. La combinación de sofisticación literaria, de puntualidad histórica y de valorización feminista hace su obra un punto de referencia literaria y cultural”. (H. Adlai Murdoch, Tufts University, introducción de Climb to the Sky, traducción de Rue Monte au ciel de Suzanne Dracius por James Davis, University of Virginia Press, 2012.)





    Escritora Suzanne Dracius. Femenitud: sentirnos bien en la piel de mujer

    La poeta, novelista, dramaturga y profesora de letras clásicas de origen martiniqués Suzanne Dracius nos recibió con la cordialidad característica del Caribe, irradiando placer por el encuentro y ganas de hacer descubrir un espacio que en su conjunto llaman los “Outre-Mer”.

    Suzanne Dracius, poeta, novelista, dramaturga y profesora de letras clásicas de origen martiniqués.

    Suzanne Dracius, poeta, novelista, dramaturga y profesora de letras clásicas de origen martiniqués.
    Recientemente ganadora del premio de la Sociedad de Poetas Franceses por el conjunto de su obra, durante la charla con Suzanne Dracius pudimos ahondar en la esclavitud, el mestizaje y la feminitud, verdaderos ejes de su pensamiento.

    Su carta de presentación es Anamnésie propitiatoire (Anamnesis propiciatoria), un poema épico sobre las revueltas en la periferia parisina en 2005.

    Todas las culturas, en Oriente y en Occidente, tienen en común que nos han impuesto el desagrado de ser mujeres. En Martinica se llega al extremo de dar nombres masculinos a las hijas.

    – Pero, ¿qué es la anamnesis?

    La anamnesis es lo contrario de la amnesia, un paso verdadero para recordar, para recoger todo lo que, por su gravedad, la memoria puede haber ocultado o falseado. Es decir, la desobediencia a la orden de olvidar. Porque hay muchos temas en los que se ha forzado a los pueblos a olvidar, hacer como si ciertas cosas no hubieran ocurrido jamás.
    En nuestra casa, el Caribe y con más precisión en las Antillas, es el caso de la esclavitud y las secuelas de la colonización, la postcolonización.

    – Mejor no remover el pasado…

    Yo, en cambio, tengo la convicción inversa. Para liberarse completamente de esas cadenas es necesario saber quiénes éramos, qué es lo que pasó, saber cómo se combatió y también reapropiarnos de nuestra historia. Porque la historia de la Martinica es como la historia de la caza, siempre contada por el cazador, porque el tigre no ha tenido nunca la oportunidad de contar su versión de la cacería.
    Mi deseo es contar la cacería desde la mirada del tigre, contar la historia desde mi mirada de martiniquesa. Esa es mi apuesta cuando escribo.

    ¿Libertad, Igualdad, Fraternidad…?

    – La historia oficial francesa da un lugar secundario a sus colonias…

    Hay ciertas cosas que, aún siendo buen alumno, no vamos a aprender en Francia, no se muestran. Alexandre Dumas se convirtió en el escritor francés más popular en el mundo; sus personajes de Los Tres Mosqueteros son los más conocidos de la literatura francesa en el resto del planeta. Sin embargo es difícil descubrir que Alexandre Dumas tuvo una madre negra, esclava, que provenía de Santo Domingo, que pertenecía a Francia y que luego sería Haití. Este mestizo, este mulato es casi el inventor de la novela histórica, él decía que la Historia con una gran Hache era un clavo donde él colgaba sus historias. Y lo que es chocante es que cuando estudias Letras en Francia, no te dicen que el creador de los mosqueteros era un mulato con los cabellos crespos, es algo a lo que hay que sacar el polvo para descubrirlo. Pero es peor que eso, cuando se estudia a alto nivel la lengua francesa, se insinúa que Alexandre Dumas tenía un negro literario, es paradojal, como si un negro no pudiera ser un gran autor francés.
    No podremos encontrar la paz hasta que consigamos extirpar los prejuicios; lo que me interesa en ese sentido es el apaciguamiento de todos esos prejuicios.

    – ¿Y cómo avanzar para apaciguar los prejuicios?

    Sin descartar jamás ese paso anamnésico, mi modo de obrar es el mestizaje, que no es invitar a todo el mundo a acostarse todos juntos para fabricar mestizos, sino que en el Caribe y, singularmente en la Martinica tenemos todas esas sangres que se han mezclado, con mayor o menor violencia. Y todas esas culturas que cohabitan hacen de nosotros la prueba de que pueden convivir. Aunque resten tensiones porque los problemas sociales, económicos o políticos no se han arreglado, pero en todo caso, tenemos ejemplos culturales de apaciguamiento. La cultura mestiza es un medio para el sosiego, para la unión.
    Tengo la impresión que desde el punto lingüístico y cultural, el Caribe es un mundo en escala reducida, con el aporte de África, de Europa, de Asia, con la India o la China, con ese fondo, ese patrimonio amerindio que tenemos en nuestra casa, los Caribes y Arawaks, que han dejado su huella en toda la región. No forzosamente en la sangre, pero sí en el imaginario de la gente y eso es en extremo importante. Hay prácticas comunes en el todo el estuario caribeño. Yo me emocioné mucho cuando leí a García Márquez, en sus memorias “Vivir para contarla”, que él se afirma Caribe, no caribeño. Es fuerte, eso lo acerca mucho más a esos pueblos precolombinos.



    Creolizar, ayer y hoy

    – Para hablar de ese mestizaje se suele hablar de “creolización”…

    Es un término peligroso, en realidad. Seguro que existe esa forma de creolización que puede ser vista en el buen sentido que he descrito hace un momento: todos esos aportes que vienen del mundo entero que terminan por crear otra realidad, que no tiene la dimensión del mundo, porque hablamos de pequeñas islas, de un archipiélago que forma parte de un país, pero que es universal porque aquí han confluido de todos los rincones del planeta.

    Créole viene del español criar, criollo y define a todos los seres, humanos o animales, incluso los vegetales, toda persona, toda bestia, toda planta que no ha nacido en la metrópoli y que ha nacido en las Antillas. Así que el término Créole en el siglo XVII y hasta el siglo XIX designa al perro créole, al negro créole. En los archivos de la época se encuentra en los listados de las plantaciones, una diferencia muy clara entre los esclavos criollos y los otros, recién llegados de África, que eran llamados los Congos, aunque no vinieran de ese país. Y ese apelativo también era sinónimo de tener malas maneras, de ser groseros, maleducados, el negro bruto, salvaje.

    Así vemos que el término créole tiene una utilización arrogante, condescendiente, porque es utilizado por los colonos. Son ellos los que empiezan a hablar de creolizar a los negros, para que sean más productivos, más dóciles, más fáciles de llevar. En cartas entre colonos de las Antillas y otros de Luisiana en Estados Unidos, los primeros recomiendan tener rápidamente descendencia con las esclavas, para obtener mulatos que nazcan en el lugar, sean educados en la colonia y con el blanco como modelo, diabolizando la raza negra, asociándola a la miseria, a la falta de libertad, a los malos tratos, al trabajo forzado, y se produce una inclinación por lo blanco; la belleza es la blancura.

    – Francia nunca le perdonó a los haitianos que se independizaran tras la Revolución Francesa. Fueron castigados con ataques, pero sobre todo con sanciones económicas.

    Exactamente, hubo un bloqueo terrible que explica toda esta miseria que persiste en Haití. El país fue dejado al margen de la humanidad, prácticamente. Ninguna de las potencias de la época reconoció a Haití como nación durante mucho tiempo. Hoy se habla de un país corrompido, pero esa corrupción es el resultado de un sistema sostenido por la dominación económica. Hoy necesitamos desembarazar a todas esas poblaciones de sus complejos, ya sean de inferioridad o de superioridad. El concepto de la negritud que acuñó Aimé César no ha sido suficiente, tampoco la creolización, así que es un tema irresoluto.
    Napoleón restableció la esclavitud abolida tras la revolución, hablaba de “esos sucios negros”, se creó una suerte de campaña antiantillas en Francia. Y su mujer, Josefina, era créole, una mujer blanca pero nacida en las Antillas, y fue en ese momento que en los diccionarios se comenzó a definir a los créoles como blancos nacidos o educados en las Antillas, definición que perdura hasta el día de hoy. Desapareció la denominación de los negros créoles; no era admisible llamar del mismo modo a los esclavos que a la emperatriz. Esto no hay mucha gente que lo sepa.




    Escenas de la obra de teatro “Lumina Sophie dite Surprise” de Suzanne Dracius, representada en Martinica. (Fotografía: André Paqueteau)

    La femenitud y Haití

    – En el año 2010 hubo revueltas en Guadalupe, en Martinica, que se debilitaron rápidamente. ¿Es posible, pese a tener tan cerca el ejemplo de Haití y lo caro que sale, rebelarse contra el poder central?

    Haití fascina y Haití da miedo. Da miedo por el ejemplo de la extrema miseria que ha sucedido a la independencia, y despierta el orgullo de haber sido capaces de rebelarse; por primera vez la negritud se puso en pie. Hay en toda la región, de todos modos, un enorme sentimiento de solidaridad que se pudo constatar luego del sismo que sufrió Haití, pero también una cierta condescendencia de la parte de los antillanos, hasta recelo, considerando que a los haitianos les falta madurar, algunos incluso los acusan de supersticiosos, “si su vudú fuera tan poderoso no estarían en esa miseria”.

    – Háblenos de la femenitud.

    La femenitud es un neologismo que he creado yo misma, que retoma el sufijo latino, que es el mismo que en negritud, ya que al igual que la negritud ayuda a sentirse bien en la piel de negro, yo quisiera que la femenitud ayudara a sentirse bien en la piel de mujer.
    En mi libro Rue monte au ciel existe esa noción espiritual, de elevarse de la propia condición de mujer, por encima de las obligaciones impuestas a la condición femenina. Partiendo de una catástrofe natural que tuvo lugar en 1902, la irrupción del volcán es utilizada simbólicamente como un disparador de la liberación femenina. Todas las culturas, en Oriente y en Occidente, tienen en común que nos han impuesto el desagrado de ser mujeres. En Martinica se llega al extremo de dar nombres masculinos a las hijas.


    – El cuerpo de mujer es una cárcel para el espíritu…

    El Créole es una lengua muy concreta, no tenemos pronombres personales reflexivos, no decimos “yo me baño”, decimos “yo baño mi cuerpo”. Esto puede venir de ese pasado de esclavitud, donde uno no se pertenecía a sí mismo y la única pertenencia que podía tener el esclavo era su propio cuerpo.
    Tenemos mucho respeto por el tránsito del alma cuando abandona el cuerpo. Pero ese receptáculo para nosotros es sagrado. Cuando velamos a los muertos en las Antillas es para espantar los malos espíritus, impedirles que posean el cuerpo o el alma del difunto. Mi padre me contó de una tradición que ahora ya no se practica, pero cuando él era pequeño durante todo el cortejo fúnebre había hombres que daban golpes con bastones de acacia sobre el ataúd. La acacia es un árbol que se renueva indefinidamente, siempre deja nuevos brotes antes de morir, es un símbolo de vida y de renacimiento, de resurrección. Y los golpes son para asustar a los pequeños demonios que podrían venir a atacar la integralidad del cuerpo. Por eso no se practica la incineración en Martinica y preferimos la inhumación, para a través de ese contacto con la tierra asegurarnos la inmortalidad, como las acacias.

    * El autor es periodista argentino residente en París, editor de Pressenza Francia. www.pressenza.com

    Por Mariano Quiroga*

    Source : http://www.revistasomos.cl


    Mais que ce soit tous les jours

    Elle a le droit d’aller
    à l’école,
    elle a le droit d’obtenir une bourse même si elle n’est plus vierge,
    en Afrique du Sud et partout, dans le monde entier,
    de ne pas subir un mariage
    forcé
    sous la loi d’un seigneur et maître
    – saigneur et maître –,
    de ne pas être excisée,
    de ne pas être infibulée,
    de ne pas être mutilée,
    de ne pas avoir le visage tailladé au rasoir
    par un mari de contrainte qui fut naguère son violeur,
    de ne pas être défigurée à l’acide
    soi-disant pour laver l’honneur de sa famille
    ou sous le fallacieux prétexte qu’elle était « mal voilée »,
    ou qu’elle portait atteinte à la virilité
    de son seigneur et maître saigneur et maître
    parce qu’elle voulait divorcer pour ne plus être rossée ni enfermée,
    de ne pas avoir la gorge tranchée sous les yeux
    de ses enfants par un homme dont elle ne veut plus,
    contrainte ensuite de donner au bourreau des nouvelles
    d’une progéniture éperdue,
    de ne pas être violée ni pendue,
    de ne pas être vendue
    moins cher qu’un dromadaire,
    de ne pas être battue,
    de ne pas être exposée dans une cage,
    nul n’a le droit d’examiner sa denture,
    de tâter la fermeté et la courbure
    de ses seins et de son arrière-train,
    aucun quidam n’a le droit de lui mettre la main aux fesses,
    elle a le droit de ne pas être déshumanisée,
    de ne pas être brûlée vive parce qu’elle refuse son corps,
    ni soumise, ni convertie de force
    ni réduite en esclavage, 
    de ne pas être enlevée
    ni droguée ni forcée
    à guerroyer
    en des guerres qui ne sont pas les siennes,
    enfant-soldat à son petit corps défendant,
    elle a le droit de disposer de son corps,
    son ventre n’appartient à personne,
    elle a le droit de ne pas tomber
    entre les mains de faiseuses d’anges,
    elle a le droit d’ouvrir un compte en banque,
    toute seule comme une grande,
    elle a le droit de travailler sans
    l’autorisation de son seigneur et maître
    – saigneur et maître –,
    elle a « le droit de monter sur l’échafaud,
    elle doit avoir également celui de monter à la tribune »,
    dixit en son temps Olympe de Gouges,
    elle a le droit de voter,
    de se battre pour que ça bouge,
    elle a le droit
    de ne pas être lapidée,
    la tête dépassant d’un trou,
    de ne pas être enchaînée,
    de ne pas être sous-payée et discriminée,
    même dans le cinéma américain, ce beau monde de paillettes,
    dixit aux Oscars Patricia Arquette,
    de ne pas être prostituée,
    de ne pas être dérespectée,
    de ne pas avoir la face
    voilée,
    de ne pas être bâchée, métamorphosée en zombie,
    de porter une jupe, de se promener en jupe courte
    au-dessus du genou,
    an fanm doubout, en femme debout,
    à l’instar de ces femmes
    photographiées in memoriam
    à l’Université du Caire ou
    tête nue dans les rues de Kaboul en 1970,
    tête pleine mais bien faite et nu-tête,
    au temps où Afghanistan
    ne rimait pas avec taliban,
    trois femmes debout, cheveux au vent,
    trois Grâces modernes
    ad vitam aeternam,
    elle a le droit
    de ne pas être tatouée
    de toiles d’araignée au visage
    à l’instar des femmes du Myanmar,
    de ne pas être « femme de réconfort »
    comme ces esclaves sexuelles asiatiques, naguère,
    au Japon, pendant la guerre,
    de chanter des chansons d’amour
    sans se faire casser la figure
    à coups de pied,
    de ne plus avoir les pieds bandés
    à l’instar des Chinoises naguère.
    Elle a le droit de quitter son homme et de reconstruire sa vie
    sans lui
    sans se faire percuter en 4x4, renverser,
    puis égorger d’un coup de couteau
    sur un parking de supermarché
    à Sainte-Marie de la Réunion sous les yeux de son enfant.
    Elle a le droit de conduire
    et de se conduire à sa guise
    ad libitum,
    de vivre une chanson d’amour,
    d’amour toujours,
    avec la personne de son choix
    sans discrimination de
    religion ou de sexe,
    de sentir le vent dans sa chevelure
    si elle le veut…
    Elle a le droit d’aller cheveux au vent si elle veut.
    Elle est une toute petite
    fille.
    Elle est une femme de demain.
    Sinon le monde sera sans lendemains
    qui vaillent la peine,
    l’humanité sera sans humains
    qui se respectent,
    la terre ne sera pas peuplée
    d’hommes dignes de ce nom.

    Suzanne Dracius, DÉICTIQUE FÉMINITUDE INSULAIRE




    Urgentes turbulences

    Ô île mienne
    Si feu que rien
    Love presqu’île tienne
    Si tant que bien
    S’étend
    S’y tend

    Que longtemps tiennes
    Et tant et tant
    Pas comme antan
    Esquif esquive en volcanisme

    Vénus et Vulcain crachent et crochent
    Vénus et Mars cravachent et triment
    Prends bons coups de trique

    Ogoun Ferraille somme mais consomme
    En aporie
    En apnée
    En empathie an pati* !

    Dure résolument sois parjure
    Je t’en adjure
    Que toujours dure
    L’assentiment !

    Foule
    On se défoule
    Folle quand t’affole
    Frôle mais cajole
    Crypte hypocrite
    En sondes l’ombrage ombrageux
    Patat lonbraj * perce
    Puis dépèce
    Tance somnolences
    Exprès expresse
    Ta turbulente turgescence

    *An pati (créole) : Je suis parti(e). 
    *Patat lonbraj (créole) : le mont de Vénus ou pénil.




    Pointe-des-Nègres

    À Aimé Césaire, cette prosopopée de 
    la ville qui eut pour maire un poète

    Là débarquèrent
    naguère
    les frères
    et sœurs d’Afrique
    en souffrance
    sous France
    sous-France
    déportés.
    Là s’épand ma gésine urbaine.
    Thalassique est cette hystérie :
    ce ventre est ventre
    de la mer.
    J’ai fécondé l’écume marine.
    Moi je pénètre, tendue,
    la houle porteuse de négriers.
    Moi j’ai pointé mon phallus
    dans l’utérus
    océan
    pour en faire naître des lots de nègres
    tout debout.
    D’ores et déjà, désormais
    je fais assaut d’urbanité
    sans parvenir à oublier
    que je me nomme « Pointe-des-Nègres »
    dépossédée de mon nom d’Afrique.
    Comment me crièrent-ils 
    antan
    ces enchaînés, lorsqu’ils posèrent
    sur mon écale
    leurs millions de pieds sanguinolents : 
    Fongo ? Dankan ? Goanuà ? 
    Ou bien Nchi Kavu ou Goà ?

    Montent à mon oreille par gros vent
    les noms qu’ils me hurlèrent naguère
    ces rauques gosiers africains
    avant que je ne fusse « Pointe-des-Nègres »,
    pendant que j’étais Pointe à Nègres,
    pendant que, de mon fer pointé
    au fond des entrailles de la mer,
    naissaient des lots, des piles de nègres
    à l’envi,
    des charges de nègres
    à l’encan,
    de mes graines, dans l’effervescence
    de la matrice océane
    au temps où je violais, impavide,
    l’immensité caraïbe.
    En elle j’épandis ma semence
    en plein mitan de cet océanique bassin.
    En sortirent des myriades de nègres
    debout
    hauts congos
    haut levés.

    Quel nom d’Afrique me donnèrent-ils
    avant que les leucodermes 
    ne me baillent pour nom « Pointe-des-Nègres » ?
    Souf ? Terrou-bi ? Lessdi ?
    De leurs cabèches esclavées,
    de leurs boudins 
    gonflés de faim,
    leurs langues asséchées d’eau saline,
    du tréfonds de leurs gosiers rauquis 
    de tant et tant crier famine,
    quel nom d’Afrique pouvait sourdre ?
    Fus-je criée Mabélé, Oto,
    Monkili, Hmsé ou Molongo ?
    Lorsque, sur ma squame courbant
    leurs indénombrables échines
    lacérées à coups de chicotte,
    ils posèrent leurs pieds en sang
    couverts de chiques,
    tchip ! comment avaient-ils rauqué
    « Terre ! Terre ! » en leurs langues d’Afrique ?
    Terre je suis, sacrée, suburbaine,
    multicolore, à ce jour.
    En mon hypermarchand rond-point
    quelle noire lumière diffuse mon phare ?

    Pointe-des-Nègres – quartier de Fort-de-France, lieu de débarquement des esclaves déportés d’Afrique pendant la traite négrière.






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    Isabel García Hualde 

    (Carcastillo, Navarra   1952) reside actualmente en Liédena, también en Navarra. Es integrante del grupo de poesía “Ángel Urrutia” del Ateneo Navarro. Participa en los talleres literarios de Daniel Aldaya y escribe en las revistas Río Arga y Constantes vitales de Pamplona. Colabora en diversos recitales poéticos. Coordina y presenta el espacio poético conlalunaporsombrero (blog del mismo nombre) para promover la poesía. Es autora del libro infantil El juego y el vuelo y de los poemarios El entramado luminoso (2011), Cisne azul cisne negro (Fundación María del Villar, 2015) y El ojo cegado (Eunate, 2015).



    El ojo cegado (Edit. Eunate, 2015).


    NIÑO LOCO

    El Niño aullando
    como lobo solitario en vendaval

    arranca basuras
    arranca espanto jirones
    cacharros inservibles arena

    o frases que nada significan

    y después escenario roto
    alguien pregunta y nadie responde
    la nada vacío ¡flash!

    de cuando en cuando devienen borrascas
    que devuelven a su cauce
    el origen del río cosas casas gente

    te mueres Niño loco
    fascinado en tu extraña aventura

    mañana nos devolverá el horizonte
    sus nervios encendidos
    la belleza paulatina de sus franjas de luz

    y como todo lo puro
    desnudará de golpe su rostro el deseo
    y sucederá de nuevo el amor

    a intervalos.




    LAS MUJERES DE CHIBAI

    (Exposición casa Soler). Mallorca.

    Estarás de acuerdo
    en que no siempre tengo
    la razón que otorgan las estrellas
    (Hollywood o presidentes
    de cortejos fúnebres)
    -la cola de la lagartija es interminable-

    y que mis razones giran fuera
    de la ofensiva atronadora de los telediarios
    (te digo que mires al fondo eléctrico
    de sus entrañas)

    en los campos de Medialuna de Chibai
    700 mujeres –aún vivas-
    a punto estuvieron de rozar el cielo

    pero Ligaya dice
    ríe o morirás joven

    después de tanta vida tantos años
    sus razones tiene Ligaya para reír
    (la lagartija al sol tiembla de placer)

    como esa chiquita envuelta en arena y espuma
    en Cala Ratjada.

    -------------

    P.D.: En otra parte del mundo
    Jazmine tiñe el hilo que conduce
    a un campo de mazorcas
    tierno grano para los hijos del sol

    girando y girando continúa
    la cola verde de la lagartija
    sus escamas de plata
    rodeando el mundo. 




    MIRA CÓMO EXTIENDE SU PÁLIDA MANO

    Mira cómo extiende su pálida mano
    escarbando lunas
    el poeta

    preguntas
    dónde establece sus redes
    su sueño serpiente abismo
    misterio o naufragio
    el deseo

    quizás sea la respuesta
    ese tragaluz invisible
    que se abre
    a los sutiles andamios
    de la noche

    o bien pudiera ser
    aquello que dijiste sobre
    himnos triunfales sucumbiendo
    a la canción permanente del pueblo

    siempre habrá brillos ocultos
    para capturar entre las sombras
    rojos arándanos
    restallando su sangre
    en nuestras bocas.




    PLAZA DEL SOL

    Enfebrecida corre el hada
    triturando poemas
    sobre el asfalto

    aquí aquí gritan las huecas bocas negras
    de las urnas

    filosóficos sombreros
    charlan sobre la legitimidad de los acampados

    las hadas siguen corriendo y corriendo
    ondeando metáforas ecuaciones incógnitas
    d
    e
    s
    p
    e
    g
    a
    d
    a
    s
    de las estrellas

    hay
    señales esclarecidas
    que apuntan
    desmemoria en la hiel
    un atronar de manos mudas
    sacude insomnios
    d i g n i d a d
    es la palabra

    el nudo se afloja en la hendidura
    es mayo y todo vuela.




    LA VIAJERA

    La viajera como un lento tren
    crujiendo hacia la tarde

    té verde y laila saida
    como una promesa
    se deja ir se deja ir

    henna arroz al curry una chilaba
    recuerdos para Said

    ¿caminarán a tientas los secretos?
    ¿habrá espías en el patio de naranjos?
    ¿extrañarán mi nombre?
    ¿tallarán en oro
    mi respiración los cambistas?
    ¿arderá el viento Saouira mis labios
    el crepúsculo

    arderán las arenas?




    C O S M O S

    Aún es posible…
    donde hay nudos
    insertar litorales
    verso asombro amarillo mestizaje
    o estrella
    ya no es que duela el alba…

    injertar por ejemplo
    la palabra c o s m o s
    en las gruesas arterias de los mercados
    o sobre los excluidos
    trascendencia despertares
    amor o lluvia

    en new roman
    un ángel escribe:
    ya no llegará lejos
    aquel que carezca de alas

    los rostros ocultan un bagaje
    de mariposas abatidas

    ya no hay voz
    ni música
    pero a todos alcanza
    la mirada del ángel.





    EL LADO DE LOS BUENOS

    Sucede que tocamos el alma del universo

    pulsamos el botón
    sin afrontar ciudades calcinadas
    niños que arden en el terror
    ¿qué nos está sucediendo?

    las células mueren y matan
    unas a otras se contaminan

    nadie vivió el infierno de la fiebre
    que nos dejó ciegos
    todo está ahí
    las vísceras los gritos las flores muertas
    y el agua radioactiva

    la noche se sumerge en una danza
    que sepulta el mundo
    las sonrisas se congelan
    sólo nos queda
    pactar una tregua con la muerte

    que nadie vuelva la cabeza
    para convertirse en estatua de sal
    en el lado de los buenos la gloria
    el triunfo el país
    -chatarra de oro-
    todo está ahí
    y todo será justificado

    Einstein no puede dormir

    el dedo que pulsa el botón
    sacude una mota de polvo
    bajo su uña.




    MOVING

    El odio repara su hoja de cuchilla
    y calcula fríamente
    si la herida penetrará en el córtex

    si podrá deshacerse al fin
    de las tenaces mariposas
    que planean dulcemente
    sobre el orden del día

    qué sentido tiene
    atravesar de puntillas los cristales
    o inclinar levemente la cabeza
    sobre la monotonía de los raíles
    ¡crac!

    rendirse o coleccionar estorninos
    tampoco ahuyenta el claxon de la aspereza

    qué sentido tiene
    aprender a rezar de nuevo
    sobre el trazado de versos libres

    ¡ninguna transformación!

    a la mano que disecciona el córtex
    sólo le interesa la mirada
    de los cuerpos vencidos.




    RESIDENCIA

    Prohibido amar
    rozar cumbres morder manzanas
    leer Kerouac
    no es preciso exponerse
    a un contagio de poesía

    Synogan gotas -quince o veinte-
    y a dormir la mona

    hay recetas para esto y lo otro
    diseño exclusivo para los que a menudo
    olvidan su corazón en las alcantarillas

    recetas que matan la inocencia
    sin arriesgar una mirada
    aunque ya sé

    no siempre es carnaval en Río.





    INAUGURACIÓN 

    Un poco menos de tensión
    sin memoria de lo aborrecible
    el cohete pasa de largo
    y sube al cielo

    siempre era mediodía

    ay si la inocencia pudiera sentarse
    aquí todo gira en los brazos de papá
    un brindis la copa vacía
    y Bienvenido Mister Marshall

    llenas de aire América la plaza la luna
    palomas el próximo aguinaldo
    aquí todo huele
    a leche en polvo
    y pétalos de rosa
    todo flota en nylon raído
    y zapatos de charol

    el cohete pasa de largo
    y sube al cielo
    ay si la inocencia pudiera
    extender sus alas sobre la bruma

    poder decir
    la verdad camina en la palabra
    poder decir
    bienvenido Mister Marshall

    desentierro los secretos

    para qué su cabeza.




    MÚSICA DE VIOLINES

    En pantalla digital ruge el mundo

    podríamos hablar
    de tramas de confrontación
    (el chacal husmea con su fina lengua
    y cumple su objetivo)

    en la oscuridad de sus salas
    la bestia negra de Wall Street
    abre el nicho -música de violines-
    parece que todavía no es la hora
    para morir de miedo

    podríamos también desplegar tormentas
    sobre bosques ennegrecidos
    o que regrese el ángel
    que siempre hablaba de los milagros

    podríamos hablar de actores ciegos
    que flotan sobre una alfombra
    intensamente enrojecida
    donde yacen cadáveres
    de niños intrusos

    o del hombre que huía
    succionado por las llamas
    sin adaptarse a su carta de refugiado

    pero olvidemos la acritud
    señoras y señores
    aún no se disuelvan

    todavía tenemos sucesos
    no demasiado turbios y tóxicos
    en la recámara.



    Cisne azul o cisne negro. Fundación María del Villar Berruezo. 2015.

      
    LEJOS DE LA ERA

    Si quisieras
    podrías liberar velos de inquietud

                                              señalar algo así

    como raíles equivocados de viento
    (las pequeñas hormigas dibujaban
    como en una pesadilla
    el camino hacia la escuela)

    Podrías descerrajar de un tiro
    el motor de la noria que dice arriba arriba
    inténtalo
    puedes hacerlo.

    Sajar a bisturí la colina
    donde la hierba arremete
    con un fuerte olor a diferencia

    lejos de la era donde el anciano
    sacudía su semen
    -blanca leche de mamá-
    sobre la boca enmudecida de una princesa.

    Trazar un lugar
    donde el espíritu se alza ampliamente
    sobre la perversión de uniformes azules
    y proteger el inicio
    de una noche de pies descalzos.

    Así es como ya no hay lugar
    para el sollozo en sábanas mortuorias.

    Y el resto… dulce esperma de ángel
    derramado sobre labios abiertos.


      
    SILENCIO… SE RUEDA

    Quién deseaba saber
    si esa escultura perfecta
    sobre la que descansaba el sol
    era ella disfrazada de diosa de verano
    o actriz secundaria
    a punto de arrodillarse
    para conseguir el papel principal
    en la historia de su vida.

    Silencio… se rueda.
    Que nadie presione sus puntos débiles
    que nadie dispare o descargue el flash
    sobre las cicatrices
    que nadie abra o cierre sus piernas
    a la melancolía
    mantendremos su carne fresca
    hasta el próximo otoño.

    Quién desea saber
    si es propensa al suicidio o asesinato
    si tiene sed o sueño
    algún resquicio de orgullo
    bajo su flamante jersey azul de cachemir.

    Eso es dejémosla respirar
    hasta que esa luna de nácar blanco…
    oh el pecho ha estallado demasiado pronto
    ensuciando la escena
    mirad como se desangra y fluye.

    Atención cámara.
    Silencio… se rueda.



    A I S H A

    Regresar a Old Delhi
    significa
    respirar en el olor de viejos dioses
    hoteles
    donde prohibida la entrada a animales
    y mujeres de mal vivir
    ¡tantísimos goznes y esperas neutralizadas!

    Deja un mensaje de amor
    y serás declarada culpable

    te habían dicho
    Aisha
    no brilles
    aléjate del mundo
    ¿aún crees en explanadas de cordura?

    tu cuerpo estalla
    trastornado almanaque
    en ríos de explosiones
    el canto a veces es solitario
    y la vida
    un diamante
    ¡brilla tanto cuando se aleja!




    ESCARLATA O LLUVIA

    Hoy se ha expandido la bomba.
    Han paseado mi nombre
    por toda la ciudad
    y me han escarnecido.

    Flacucha palo escoba destetada
    el loco la loca “ésa”.

    Las palabras enraízan en mí
    y ya no sé si soy ángel o muro.

    No llores
    mírame
    sigo siendo el mismo
    la misma
    volcado volcada a tus pies
    puro el corazón.
    Tu esposo esposa
    lo que quieras amar.
    Juro por Dios que sigo siendo un hombre.
    Esta noche volveré a brillar en mi alcoba de frías
    estrellas fugaces.

                                Escarlata.

    Ahora
    llámame Lluvia.




    DE  El entramado luminoso (2011)


                Fiebre

    El termómetro por los andamios

    la fiebre no es obstáculo para vivir
    declara Elisa en su estupor
    el agua es seda de Damasco
    tengo un oso panda protector
    el Sena cubre París de madreselvas
    y mi lámpara de estalactitas
                                  la soñaste en Estambul

    cosas sin importancia
                                  como se ve
    allô allô ¿qui est-ce? se diluye
    a toda prisa la realidad
                                   mi esqueleto se refleja
    en los espejos del miedo y a qué hora
    sale Nueva York por poniente por favor
    dónde se habrán metido  las arañas
    y ese Bertolt  Brecht

    ya no
       mira
    aunque duela
    ya no crepita el verano en la sangre
    aunque se ha hecho un ovillo la luna
                                      y jamás nunca
    ya no eres el amo de mi mundo

    Elisa 
       niña 
         expulsada del paraíso
    cansada de escupir versos flotantes

    Elisa Elisa grita hielo
                         flores flores quiero
                                                   para morir.

                         ....//....



                                La desolación de las ballenas

    ¿Qué haréis con la terrible mirada acuosa
                                                    de sus ojos?
    con la enorme mirada clavada
                                      de sus ojos muertos ¿qué haréis?
    ¿os la comeréis acaso, disecada?

    ¿puede digerirse quizás
                                    perhaps
    la experiencia de la mirada
                                         contenida
    en semejante tonelaje?

    ¿no os sentiréis observados
    en la negrura de la noche
    por sus grandes ojos apagados
                               de cristal sin luz?

    y con su piel su carne su sangre
    ¿qué haréis? 
    cosmética filetes
    vestidos joyas abalorios de recuerdo
                                                    con su esqueleto

    belleza robada a cincuenta dólares la hora
                                                                    wonderful
    very very wonderful
                                  excuse
    se me olvidaba preguntar por su dolor
                                    ¿dónde lo esconderéis
    lo disfrazaréis también?

    existen cementerios
    en algún lugar para enterrar
                                    tanta desolación
                                                  desamparo
                                                            y  muerte?  
    black
    the death is black black black
                       always

    ¿no merece más consideración
    la criatura que albergó en su vientre
    la oscura soledad del profeta Jonás?
    say me
             please
                   ¿no la merece?

    cosmética dolor perversión
    asedio espanto ojo de vidrio
                                  fría osamenta
    sin alma
                     without
                                     fría osamenta.

                     
                                                                      ....//....
                                                                   

                  La espera

    Tan liviana e inmóvil…
                                          permaneces ahí
    pequeño ángel del desierto
    extraviada mirada que contiene
    todo el hambre hueco de la tierra.

    No acusas
        desde tus ojos heridos
    tu diminuto y escuálido cuerpo
    ocupa apenas  un cruce de brillos
    en la pantalla del televisor.

    A tu lado
        símbolo de la muerte por excelencia
    espera el buitre paciente
    su último festín.         Próxima a ti
    instalada también  la ansiedad
    tras la cámara fotográfica de un hombre
                                       ¡clic!
    observador viviente de tu miseria. 

    Dicen que se suicidó
    polvo se le hizo la gloria entre los dedos

    reportero de guerra
                        no soldado
    el no mata con sus manos
    sólo espera
    que alguien cierre los ojos.

    No brilla la luna esta noche
    en el espacio de las doradas dunas
    ningún signo rayo antorcha
                                          ningún ángel visible
                         S O L A

    Dicen que Dios es insobornable
                                             y justo
    pero los buitres siguen planeando
                                                      y planeando
    ni una gota de lluvia
                                                        en el desierto
                                          todo es silencio
    nadie te nombra

    cuándo dejará la cámara
                    de disparar y disparar y disparar.

                        
                         ....//....



    En su poemario "El entramado luminoso" nos acercaba al misterioso mundo de las arañas:

    Ni un pequeño ruido
    en la mañana silenciosa
    reflejada
    en esa gota de rocío.
        
    Ni tan siquiera
    el vuelo de un pájaro
    cometas de color
    o aire.
    Sólo la araña
    tejiendo
    en la intimidad de su trampa
    parece tener hoy
    una ilusión
            o un sentido
    la escritura de un sueño
    o algo que hacer
                sobre la tierra

                          ….//….



    La ilusión del trapecista
    es atravesar la vida y la muerte
    con una capa 
    tejida de infinidad de hilos
    robados
          al misterioso mundo                                                     
                      de las arañas.

                   .....//.....
    El ojo del telescopio
            descubre en el cielo
                         un nuevo cuerpo
                                                lunar.
    Hartas de que rompan su obra
    elaboran las arañas
                           frenéticamente
                                un huevo luminoso
                        
                         S
                         U
                         S
                         P
                         E
                         N
                         D
                         I
                         D
                         O
                               de un solo hilo
     al resplandor
                     inasible
                             de la luna.

    .....//.....


    El vaho ha cercado el cristal de la ventana.

     Desde un rincón
                       próximo a mi cuello
    escudriña la araña las palabras
                         con que la describo
    mientras...acaricia con lentitud su vientre
    repleto
          de pequeños fetos
                        impacientes por salir a la luz
             
                     ….//….

    Ante la persistente mirada de su presa
    la tímida araña da marcha atrás
    tiñendo
       de rubor escarlata
                el laberinto de sus hilos.

    Y sangra.

                      .....//.....


    Adolescentes arañas
    dibujan abstractos
    en el aula de los sentidos

                      .....//.....

    Cómo
    sin refuerzo táctil
    urdirán su identidad
    las arañas
           ciegas de nacimiento.

                   .....//.....


    Y de qué sustancia será
    el hilo tenue
    de las arañas poetas.

                      ….//.....
      

    Castigada contra la pared
    la rebelde araña escribe:
    “penta hexa septa octogonales
    mis hilos nunca escribirán poesía.
    Penta hexa septa.....


                   .....//.....


    Las arañas han mutado....
    Tras succionar el cuerpo
    de infinidad de confiadas mariposas
    han surcado los campos
    describiendo en su viaje 
            entramados demenciales
    e incomprensibles.

              .....//.....
      

    De cada sol un rayo
    de cada rayo un vientre
                     centro
                              araña luminosa.

    De cada vientre un hilo
    de cada hilo un hombre
                     sólo
                               a punto de morir

    ¡despierta     despierta      despierta!





    .


    0 0


    José Rentes de Carvalho

    Nació en 1930 en Vila Nova de Gaia, Portugal, donde vivió hasta 1945. Estudió en el Liceo Puerto Alexandre Herculano, y más tarde en Viana do Castelo y Vila Real y asistió a Derecho en Lisboa - donde hizo su servicio militar. Obligado a abandonar el país por razones políticas, vivió en Río de Janeiro, Sao Paulo, Nueva York y París, trabajando para periódicos tales como el estado de Sao Paulo, O Globo y la revista O Cruzeiro. En 1956 se fue a vivir en Amsterdam, los Países Bajos, como asesor del Agregado Comercial de la Embajada de Brasil. Se graduó (con una tesis sobre Raul Brandão) en la Univ. Ámsterdam, donde fue profesor de literatura Inglés entre 1964 y 1988. Se dedica desde entonces exclusivamente a la escritura y una amplia cooperación en los periódicos portugueses, brasileños, belgas y holandeses, además de varias revistas literarias. 

    OBRAS:

    Montedor, 1968 com prefácio de António José Saraiva 
    O Rebate, 1971
    Com os Holandeses, 1972
    Portugal, a Flor e a Foice, 1975 (publicado na Holanda)
    A Sétima Onda, 1984
    La Coca, 1994
    Ernestina, 1998
    A Amante Holandesa, 2003
    Os Lindos Braços da Júlia da Farmácia, 2011
    Tempo Contado [Grande Prémio de Literatura Autobiográfica da Associação Portuguesa de Escritores, 2012]
    Mazagran [Grande Prémio de Crónica da Associação Portuguesa de Escritores, 2013]
    Mentiras & Diamantes, 2013
    Pó, Cinza e Recordações, 2015
    O Meças, 2016



    (Escutar)

    Sentado num socalco, a cabeça a repousar no cajado, hábito de pastor, agora só de vez em quando entreabre os olhos, a certificar-se de que ainda o escuto.
    E eu escuto-o, traduzindo para a minha própria versão as palavras simples com que ele exprime a sua história, ao mesmo tempo que embelezo, aumento, acrescento.
    Finalmente, também cerro os olhos, não para melhor o seguir, mas para que apenas reste a voz incorpórea e eu sinta menos rancor pelo companheiro que, sem o saber nem suspeitar, pouco a pouco vai matando o meu sonho.

    A Amante Holandesa
    (2003)


    (Instantes)

    Manhãs de geada, névoa, quietude.
    O fumo a prolongar em colinas cinzentas o negro dos chupões, ou escapando em novelos azulados por entre as telhas dos casebres.
    O cheiro acre de um estábulo.
    A  súbita presença de rostos, cenas corriqueiras, como se à revivência desses instantes ínfimos se cole um significado impenetrável, um mistério.
    O que causará a visão insólita do sorriso de um estranho, cruzado há séculos numa rua anónima, e desde então esquecido?
    Porque ressurge, tão vívida e colorida, a imagem de cestos de uvas numa vinha?
    A de uma sala onde só estive momentos?
    Que mecanismo me faz ouvir de novo o ladrar dum cão numa noite de Inverno? 

    A Amante Holandesa
    (2003)



    (A paisagem)

    A paisagem de campos e bosques que se via do meu quarto, o rio, as serranias, a nesga de mar ao pé de Santa Tecla, isso de facto seduziu-me.

    Mas era serenidade demais, beleza demais, um equilíbrio tão perfeito que logo me faltou a desordem e o bulício a que me tinha habituado na infância, quando da minha janela olhava para o Porto.

    Aqui tudo respirava paz.

    Em vez da cacofonia citadina os ruídos eram distintos, cada galo esperava o seu momento de poder cantar, o ladrar dos cães espaçado como um diálogo.

    Na estrada o trânsito era quase nulo.

    Durante o dia inteiro passavam na linha uns quatro ou cinco comboios, mas o silvo das locomotivas e o matraquear das rodas nos carris ouvia-se de longe, ia crescendo gradualmente, chegava, diminuía, era apenas um traço sonoro a vibrar por instantes na quietude do ar.

    La Coca, Quetzal (2011), p. 67.



    (Os laços)

    Eu julgara ter vindo com a intenção consciente de procurar os laços que unem o presente ao passado, de torná-los visíveis através de peripécias, de personagens, da visita de lugares.

    Mas agora, vagueando pela praia – o Pardal tinha ido aos seus negócios e parecera-me mais acertado não estar presente – a visão romântica começara a desmoronar-se.

    Com alguma preocupação dava-me conta de que os laços que julgava discernir, de facto existiam apenas na minha fantasia, no meu desejo de ordenar, colorir, de tornar num todo harmonioso o parcelamento caótico da realidade. 

    De juntar as estilhas e os cacos para com eles construir o meu relato e manter a ilusão de que a vida flui, quando ela na verdade é feita de retalhos e inquietações, de sobressaltos e cortes.

    La Coca, Quetzal (2011), p. 74.




    (Caminho pela cidade)

    Caminho pela cidade com um sentimento de desconforto, pois sem ser nela totalmente um estranho, também lhe não pertenço.

    Sou o passante que deambula pelo cenário da sua juventude e revê com outros olhos os lugares que a marcaram, despertando negrumes, surpreso ao dar-me conta de como foram profundas mas inúteis as dores de então, passageiras as alegrias, paralisantes aqueles sonhos em que as dimensões do mundo eram constantes e harmoniosas.

    Terei de facto sido assim?

    Melancólico, deixo que o passado desfile em cenas que não são de vida vivida, mas painéis desbotados num panorama de artifício.

    Não me interessam as ruas, as gentes, as casas, as vibrações do dia soalheiro.

    Vou ensimesmado, descobrindo que nem a experiência dos anos me ajudará a conciliar as vozes desencontradas que dentro de mim ora animam a agir, ora me censuram os actos, as palavras, os desejos.

    Que me culpam por não ser capaz de duma vez para sempre sacudir os entraves da memória, me acusam de fraqueza por retornar aos lugares onde sofri com um impulso tão irreprimível como o que dizem que leva os assassinos a rever o lugar onde, ao matar, também de certo modo morrem.

    La Coca, Quetzal (2011), p. 33.



    (O Porto já não é)

    Escuro, pitoresco, desleixado, o Porto já não é a metrópole que foi na minha infância.

    As pontes e a estação, o palácio do bispo, a Sé, a Torre dos Clérigos, tudo isso se mantém, e vista da margem esquerda a paisagem da cidade continua esplêndida.

    Mas nos rostos das pessoas há mais sombras que sorrisos, o ar de algumas ruas é de mau agouro.

    O rio lá está, quase sem movimento, com pouca vida, só de longe a longe um ou outro naviozito se arrisca a passar por entre as línguas de areia que lhe assoreiam a foz.

    Os rabelos envernizados que agora o navegam são falsificações da publicidade e na beira-rio lodosa de Gaia, que conheci cheia de bulício, a ferver de agitação, deitaram placas de cimento e fizeram esplanadas onde os turistas se sentam a beber cerveja, de costas para a cidade para melhor tomarem o sol.

    Passo, olho, vou adiante e minto a mim próprio, dizendo-me que é absurdo carregar o peso morto do passado.

    La Coca, Quetzal (2011), p. 16.



    (Relâmpagos de memória)

    Relâmpagos de memória.

    Tão vivos como se os factos acabassem de acontecer.

    Por vezes incómodos, feitos juízes, opondo-se aos arranjos que inconscientemente propomos para moldar as versões do passado.

    Desagradáveis também, recusando sumir no fundo para onde os queremos empurrar.

    Ou meigos como ternuras de amante, embelecendo a lembrança, colorindo e tornando duradouro o que foi cinzento, o que foi fugaz.

    A memória que nos põe em palcos onde nunca estivemos, fazendo-nos ouvir o aplauso nunca recebido.

    A memória, com seus sobressaltos e mistérios, as suas sombras, cheia de ziguezagues, reviravoltas, impasses.

    Cheia também de armadilhas em que de boa vontade caímos, a tecer a interminável teia do que não foi mas podia ter sido, da ficção tornada real à força de sonhada.

    A memória e o seu comparsa, o esquecimento.

    La Coca, Quetzal (2011), p. 15.




    (Os barcos da pesca)

    Os barcos da pesca, tábuas frágeis puxadas a remo, apareciam um momento no vazio das ondas, depois na crista, ora a pique ou então de proa para cima como se fossem voar, bamboleando naquela contradança de vento e água.

    Os homens que não remavam víamo-los em pé, num equilíbrio impossível, fazendo contrapeso.

    Ou então agachados, presos ao rebordo, recebendo nas costas as pancadas do mar, às vezes pegando num remo a dois, a deitar a mão ao companheiro que fraquejava.

    De través, às arrecuas ou de proa, ganhando metros, perdendo metros, os barcos iam-se aproximando da praia cheios de cautela, os olhos dos homens atentos à corrente.

    Por fim, à força de braço, de jeito e orações, aproveitando uma onda mais mansa, deixavam-se levar por ela e encalhavam no areal.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 162.



    (O rio ao amanhecer)

    Não eram muitas as vezes que eu podia ver o rio ao amanhecer, e por isso me deixava arrastar, ao que ela respondia puxando-me com safanões que magoavam o braço.

    Pouco importava.

    Não era só a vista, nem a proximidade de tudo o que eu só estava habituado a ver de longe.

    Ao passar recebia em cheio os odores que só conhecia atenuados, ouvia ruídos que a distância agora não abafava, tinha a impressão de que se quisesse podia tocar o casco dos navios.

    O cheiro inconfundível da estopa de calafate, o piche, o fedor dos óleos, o eflúvio acre da maresia, o odor forte de vinho derramado, mijo dos bois, madeira serrada de fresco, fruta podre, o fumo do carvão, o cheiro das tabernas fechadas.

    O chape-chape da água a acompanhar o ruído dos nossos passos, chamamentos em língua estranha, o bater das horas repetido de torre para torre, toques de corneta militar, campainhas de bordo, o matraqueio dos cavalos e das carroças a ecoar na rua vazia, o pio das gaivotas, os pregões do alvorecer, os sinos, os primeiros gritos, o maravilhoso despertar do mundo.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, pp. 183-4.



    (E agora desandasse)

    Nessa ocasião, alguém o tinha empurrado para fora da sacristia antes de o poder corrigir com um par de tabefes, e agora ali estava Sua Senhoria, de chapéu na mão, a pedir que lhe fizesse o favor de preparar os banhos do casório.

    Ah! Mas a coisa não ia ser tão simples como o pateta julgava.

    E ia pagar.

    Dobrado, para aprender o que era respeito.

    Quantos anos tens, ó tu?

    Vais fazer vinte em Junho?

    Dobrado também, por ser menor.

    E sois primos carnais?

    Redobrado, porque isso era questão para decidir em Roma e a dispensa tinha de vir com os selos do Santo Padre.

    Havia urgência?

    Era para casarem já no Janeiro?

    Triplicava tudo.

    Dentro de duas ou três semanas o sacristão lhes diria e tivesse a massaroca pronta, porque se os prazos caíssem teria de pagar tudo outra vez.

    E agora desandasse.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 97.




    (A menina Alice, do vestiário)

    A Alice sorriu surpreendida, mas explicou que éramos tantos a dar-lhe chocolates e rebuçados que também já tinha dito aos outros que dali em diante preferia dinheiro.

    O meu gesto, contudo, não tinha sido em vão, porque além de me beijar nos lábios – a primeira vez – sentou-se na cadeira atrás da máquina de costura, facilitando os meus manejos ao diminuir a diferença das nossas alturas.

    Depois retomou o crochet, enquanto os meus dedos lhe percorriam o corpo com a sofreguidão que dá o pressentimento das grandes descobertas.

    A certa altura abanou a cabeça a proibir, noutra pediu baixinho que não lhe fizesse cócegas.

    Repentinamente deixou cair as agulhas e apertou-me contra si, colando a sua boca à minha noutro beijo, esse tão longo que me deixou sem ar.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 221.




    (Ala que se faz tarde)

    As mulheres baixaram os olhos a temer o que iria sair e porque não demorava a ser horas de ir para a cama, pegaram de novo na renda.

    Como num prólogo, ou a dar-se coragem, o rapaz tossiu a raspar o gogo, escarrou para o lume, acariciou o cão que se lhe tinha deitado aos pés e, por fim, sem as encarar, gritou-lhes que dali em diante não contassem com ele para a lavoura.

    Chamassem jeireiros, dessem as terras de meias ou deixassem-nas ao abandono, o que quisessem, ele é que não lhes voltava a tocar.

    Nem nas bestas.

    Nem no raio que partisse tudo.

    A mãe e a prima podiam ir também, podiam ficar, como lhes desse na gana, ele é que não aguentava nem mais um dia; ficassem a saber que voltava para o Porto.

    Ala que se faz tarde, nunca mais o apanhavam naquele estupor de buraco.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 94.




    (Óleo de fígado de bacalhau)

    A garrafa de óleo de fígado de bacalhau acendeu vívida a recordação e instintivamente afastei-me da mesa, mas nessa noite e daí em diante a minha resistência seria vã.

    Unidos como nunca os tinha visto, meu pai sentou-se na cadeira e, segurando-me os braços atrás das costas, prendeu-me as pernas entre as suas para evitar que esperneasse; minha mãe puxou-me a cabeça para trás, apertou-me o nariz, meteu-me a colher entre os dentes e, lentamente, lentamente, deixou escorrer aquela peçonha.

    Reviraram-se-me as entranhas, mas eles continuavam a segurar-me e de nada valeu o choro; aquilo era para meu bem, ia crescer e ficar um homenzarrão.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 145.



    (Porcalhão! Desgraçado)

    Tomado de febre digo à Marta que espere, que não tenha medo, e corro a buscar a manta das nossas brincadeiras.

    Estendo-a no chão.

    A minha companheira não faz perguntas, olha indiferente, fica imóvel quando lhe puxo o vestido por cima da cabeça.

    Mais roupa não tem.

    A minha: camisa, camisola, calções, cuecas, meias, sapatos, demora ridiculamente a tirar.

    Estamos em pêlo, deitamo-nos, ela por baixo, eu a cobri-la e, sem saber se o tínhamos visto a animais ou a gente, imitamos o fornicar.

    Com a inocência dos cinco anos que ambos temos e um misto de surpresa e excitação, sensíveis ao contacto das peles que se roçam, lambuzando-se com beijos que não sabemos dar.

    De repente tudo enegreceu.

    Paralisámos ao ouvir a porta fechar e abrir-se de novo em pé-de-vento, minha mãe furiosa a perguntar onde é que eu estava.

    Não me deu tempo a responder, porque em duas passadas tinha descoberto o nosso ninho e na sua fúria caiu sobre mim às bofetadas e aos puxões de orelhas, mais uma vez aos gritos de “Porcalhão!” e “Desgraçado!”, que com os anos perderiam o impacto, mas naquele momento ressoavam com a força que eu mais tarde reconheceria ao ler como Adão e Eva tinham sido expulsos do Paraíso.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, pp. 126-7.



    (O dedo de Deus)

    Os moradores abandonaram as casas anos atrás, quando a lavoura deixou de compensar.

    Tirante a quinta das Arcas a meia encosta, também já despovoada, mas onde por enquanto ainda tratam das oliveiras e dos amendoais, o que eu conheci como searas são hoje matos.

    Nos meus tempos de criança a brisa fazia ondular num ritmo hipnótico as ladeiras plantadas de cereal, e não era preciso muita fantasia para imaginar um dedo gigantesco a passar e repassar sobre elas, dando-lhes vida.

    O dedo de Deus.

    Agora, mais bastos que no passado, os pinheiros estendem-se à toa pelos montes.

    Vistas de longe, as suas copas parecem um tapete verde lançado sobre a terra estéril, onde os silvedos, as giestas, as estevas, os carrascos e cem outros arbustos daninhos, crescem tão densos que só as fragas maiores não desapareceram ainda sob eles.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 11.



    (Aleluia)

    Chegou a festa.

    Nessa noite os meus progenitores devem finalmente ter posto de lado as inibições de que tinham sofrido, e a esperança de daí a pouco irem mudar de vida também terá ajudado; mas o mais certo é que a euforia, e os copos de licor que era costume beber para festejar o santo e aliviar o peso dos comeres, lhes tenham feito esquecer a aberração do incesto.

    E como do 10 de Agosto em que se celebra a festa nos Estevais aos 15 de Maio em que nasci em Vila Nova de Gaia vão, mais dia menos dia, os nove meses da regra, a probabilidade é grande que me tenham gerado no arraial de São Lourenço de 1929.

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 105.



    (Deus criou o mundo)

    Deus criou o mundo em Vila Nova de Gaia, numa tarde quente de Maio em 1930.

    E eu, quando uns quatro anos depois comecei a observar conscientemente a Sua criação, não o fiz, como seria de esperar, apenas com os olhos que ele me tinha dado à nascença, mas quase exclusivamente através dum binóculo.

    Esse irresistível e constante desejo de querer ver tudo de mais perto foi causa de grandes desesperos familiares, gritarias e alguns tabefes.

    Minha mãe era obrigada a puxar às mãos ambas para me desgrudar da janela onde eu, horas imóvel a gozar a agitação do rio e do Porto, corria o risco de ficar raquítico.

    Mas se me obrigavam a movimentar-me o perigo era ainda maior, porque poucos passos dava sem ter o aparelho apertado contra os olhos, perdendo-se a conta das vezes que caí por erro de cálculo ou pelo fascínio de ver que, sem dor, conseguia amputar as pernas e fazer com que os pés me saíssem do peito

    Ernestina, Ed. Escritor, Lx. 2001, p. 9.


    Tomado web: http://ruadaspretas.blogspot.com.es/






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    Eulalia Bernard Little

    Eulalia Bernard Little (1935). Poeta costarricense, promotora de la cultura afrocaribeña.

    Escritora, poetisa, diplomática y educadora, nació en Puerto Limón en 1935, descendiente de padres inmigrantes de Jamaica. 

    A Bernard se la considera representante digna de la literatura caribeña centroamericana, y además una reconocida defensora de los derechos de la mujer y de las minorías, por lo que ha recibido reconocimientos en derechos humanos. Escribe en español, inglés y mecatelio (mek-a-tel-yu, dialecto de Limón), y cuando apareció su primer libro, Ritmohéroe, se convirtió en la primera mujer costarricense descendiente de africanos en publicar en Costa Rica. 

    Profesora de literatura afrocaribeña en universidades de los EE.UU. y Canadá, ha sido invitada como expositora en distintos congresos internacionales sobre temas relacionados con la negritud en el Caribe, Europa y América. Fue también la fundadora, en 1981, de la primera cátedra de estudios africano-americanos en la Universidad de Costa Rica. 

    Es conocida por sus exóticos recitales tanto en español, inglés y en el créole limonense, donde captura las texturas y sonidos del lenguaje vernacular y los ritmos de la música y la danza afrocostarricenses. Su obra presenta una visión claramente afrocéntrica, enfocada en las relaciones existentes entre África y América. En su poesía, escrita al modo tradicional, expresa humor, ironía y tensión dramática, tratando temas como la herencia cultural africana, las relaciones entre hombres y mujeres y los problemas sociopolíticos de la población negra que vive en pobreza. 

    En sus poemarios Ciénaga, My Black King y Ritmohéroe se remite no a Jamaica sino a Limón como espacio de identidad percibido como patria chica, depositario de la memoria ancestral y lugar “at the crossroads of two cultures, negotiated to make it a home space”, según sus palabras. 

    Bernard fue Agregada Cultural en Jamaica y también ha prestado servicio en la ONU en el área de educación, investigando sobre los trabajos creativos de los negros africanos en las Américas. Dentro de su producción, Bernard también tiene un ensayo de filosofía y un disco llamado Negritud. En el año 2009 su provincia natal, Limón, la distinguió con el Premio Limón Roots. 

    Bibliografía 

    Negritude (1976)
    Ritmohéroe (1991)
    My Black King (1991)
    Ciénaga (2001)
    Tatuaje (2011)


    Eulalia Bernard Litttle (1935) es líder del movimiento de reivindicación de la cultura afrodescendiente. Nace en Limón de padres jamaiquinos y expresa esa trayectoria histórica de la experiencia de los afroantillanos de trabajadores inmigrantes a la obtención de la ciudadanía en 1948. Su obra muestra esos procesos de negociación de un sujeto que busca encontrar un lugar en el nuevo hogar conservando las diferencias culturales, étnicas y lingüísticas.

    La escritura de Eulalia Bernard se caracteriza por los múltiples registros del habla cotidiana en Limón, las raíces de esa identidad afrocostarricense se encuentran en Limón, un lugar que lleva las marcas de la otredad, de la diferencia y discriminación. Escribe en español, inglés y en creole limonense, a veces en una mezcla de los tres.

    Los registros marcan esa diferencia frente a la cultura dominante y muestra esa doble transformación en el lenguaje: una lengua creole que refleja la herencia africana de la cultura antillana que, a su vez, ha sido transformada por la cultura de origen hispánica de Costa Rica (Mosby, 2003. Págs. 114-119). 

    El poema “Nosotros” muestra la orfandad y enajenación por no pertenecer, esa ausencia en el pasado y en el presente de discursos que los nombren, donde se encuentren, ellos representan la otredad sin reciprocidad, son invisibles. Puede sentirse la nostalgia y el anhelo de
    reconciliación entre las identidades afroantillana y afrocostarricense, un conflicto que aparentemente no tiene solución:


    Nosotros los que añoramos otros mares
    Nosotros los que soñamos otros bosques
    Nosotros los que sentimos otros dioses
    Nosotros aquí somos otros
    Nosotros allá somos otros
    Nosotros somos otros.
    Nosotros que vemos otros mares
    Nosotros que veneramos otros dioses
    Nosotros que vivimos en otros bosques
    Nosotros aquí estamos solos
    Nosotros allá estamos solos
    Nosotros somos soledad.
    Nosotros que respiramos otros aires
    Nosotros que entonamos otros cantares
    Nosotros que invocamos otros dioses
    Nosotros aquí vivimos muertos
    Nosotros allá morimos vivos
    Nosotros somos muertos” 

    (Mosby, 2003. Págs. 84-85).



    En el poema “Réquiem a mi primo jamaiquino” se encuentra ese reclamo por el rechazo y discriminación de los afrodescendientes en el país que los vio nacer y en el que la sangre negra ha fertilizado la tierra. A manera de contradiscurso se opone esa estrella, símbolo del movimiento panafricano, en el símbolo patrio de la bandera:


    Lo protegió la muerte
    contra tanta infamia
    y el misterio de su suerte.
    Sin saber por qué,
    nunca el Himno Nacional,
    llegó a cantar con la mano en la frente.
    Su sudor germinó
    un pedacito de esa tierra
    inhóspita y fértil del trópico,
    que no será nunca tierra patria
    pues cedularse jamás pudo
    mi primo Jamaiquino.
    Rodeos y más rodeos tuvo
    de blancos papeles de blancas manos
    para decir simplemente:
    “Soy negro del campo,
    del Valle La Estrella.
    Soy una estrella negra
    En el flamante blanco, azul, rojo
    de nuestra bandera.

    (Mosby, 2003. Págs. 80-81).


    CALIDAD HUMANA

    Hay una gran diferencia
    Entre la gente trabajadora
    Y la gente ocupada.

    Los primeros, son sinceros;
    los segundos se miran demasiado
    en los espejos.

    Los primeros tienen tiempo
    Hasta para besar los pétalos de una flor,
    Acariciar un perro, dormir un niño,
    Sonreir con un anciano, curar un enfermo,
    Visitar a un amigo.

    Los segundos, están tan ocupados,
    Que ocupan todo su tiempo
    Para su ocupación...y
    No tienen tiempo... ni de ver el sol,
    Ni de escuchar el dolor, ni de estrechar
    La mano que da calor;
    Ni de abrir la boca para una oración
    Ni de firmar un mensaje de amor.

    La gente trabajadora
    Tiene tiempo infinito
    Y es infinita en el tiempo.

    La gente ocupada
    Está estática... ante el espejo
    Ya tienen el tiempo para trabajar vencido.

    Eulalia Bernard Little




    Poemas del libro RITMOHÉROE (San José: Editorial Costa Rica, 1996):


    CRISTO NEGRO

    Con las manos
    clavadas en su frente
    llora y ríe
    del dolor que le causó
    un simple no
    del cielo
    que lo dejó
    sin patria
    que lo dejó
    sin tierra
    que lo dejó
    sin madre
    que lo dejó
    que lo dejó…

    (San José, 19/6/80)p. 73



    Y EL NEGRO REZÓ

    Y el negro rezó
    pero Jesús no lo oyó
    y el negro rezó
    pero la Virgen no lo vio
    rezó el negro
    el negro rezó
    pero el pan no cayó
    rezó el negro
    el negro rezó
    su panza más se vació
    el negro no más rezó
    el negro el fusil tomó
    el negro hablo y hablo
    Jesus lo oyó
    la Virgen lo vio
    con su voz de fusil
    y su estómago de reloj.

    (Kingston, 13/12/78)
    (p. 75)



    TENGO MIEDO

    Tengo miedo de que me abandonen
    las flores y las plantas.
    Tengo miedo de que me abandonen
    Mis vencinos
    Amo sus pasos diligentes
    en las mañanas;
    amo los olores de
    sus ollas generosas.
    Amo el ruido del silencio.

    (p. 55)



    ESENCIA ANTILLANA

    ¡No! Antillano,
    no te encandiles
    con las luces del Mediterráneo;
    vuelve tu mirada
    y brillen tus pupilas
    con el Mar Caribe.
    ¡No! Antillano,
    tu pedestal está
    en las playas llanas
    con matices africanos
    ¡No! Antillano,
    Necio eres si enterrar
    tu etnia prefieres,
    que tus ojos, tu pelo, tú,
    en esencia, eres 
    Antillano.

    (p. 43)



    EL CARNAVAL EN LA AMERICA LATINA

    El Carnaval,
    vamos, veamos los negros brincar,
    que trabajo no les vamos a dar.
    El Carnaval,
    Siéntere rey o reina del mar,
    negro!, es tu única oportunidad.
    El Carnaval,
    Suda, embriaga, vomita tus pernas,
    arrasta con ritmo tus cadenas,
    burla tres días de duras faenas.
    El Carnaval,
    desfigúrate, haz gozar,
    que en Semana Santa
    la cruz vas a llevar.

    (p. 33)



    SOMOS EL PAÍS DEL TRES

    Somos el país del tres:
    de tres cordilleras;
    de tres colores en la bandera;
    de tres razas entremezcladas
    de tres lenguas
    de tres poderes;
    de tres mujeres para cada hombre;
    de tres niños en hogares finos.
    De tres Dioses con tres voces;
    de tres comidas y 
    hasta de tres vidas.
    Somos el país del tres y
    del tercer mundo.

    (p. 67)



    HIMNO A JAMAICA

    Jamaica
    tierra negra
    juventud.
    Jamaica
    tierra roja
    plenitud.
    Jamaica
    playas blancas…
    Salud Jamaica,
    Bíblica, histórica,
    Sobre mares y montañas,
    de lamentos y guerras.
    Jamaica
    “akee”, “akee”,
    Aquí pa’ mí,
    “pattíe”, “pattíe”,
    Allá pa’ ti.
    Jamaica
    ron, “reggae”
    libertad unión
    adelante, ¡ya!

    (Kingston, 1/4/78)
    (p. 81)



    DÍA DE PAGO (premonición)

    ¡Quietos!
    De pie ante el “pay-master’s office”
    inquietas sus bolsas
    cansadas sus miradas
    piensan en el camino
    de la necesidad eterna.
    Denuncian risas nerviosas
    e ingenian bromas
    de pimienta y hiel.
    Parecieran animados
    mientras en larga fila
    esperan la aparición del
    “time-che-que-ro”:
    fieles en misa de difunto
    que saben que el pago de su trabajo vivo
    quedará pronto muerto.

    (Limón, Marzo 1977)
    (p. 87)



    TAMBORILEO

    Mi poesía es un tamborileo. (A veces fuerte) con ritmos multiplicados por el fevor fuerte.
    Mi poesía es el sonido apagado, la nota semiahogada, la magia suspendida por entre el aire.
    En mi poesía el tambor es lira y el ritmo es el soneto. Yo soy la mambo del culto al ancestro.
    Sé decir sí, sé decir “yes”. Sé decir lo que quiero en las lenguas que prefiero, con el habla del tambor.
    En mim poesía, cada palabra es un dios. Cada dios es un ritmo, cada ritmo cópula, cada cópula un canto.
    Mi poesía es. Hazte tambor y amarás mi canto.

    (p. 87)




    (Doce pensamientos en un viaje por el libro TATUAJE, de Eulalia Bernard Little)

    Por Mayra Herra Monge

    PRIMERO: LA POESÍA ES MISTERIO.

    El último libro publicado por Eulalia Bernard Little se titula TATUAJE, y en su hermosa portada aparecen tres máscaras. Tanto el titulo como la portada, me remitieron desde el inicio de mi lectura al misterio. Yo- lectora me pregunté: ¿Qué me develará TATUAJE? ¿Qué esconde TATUAJE?

    La sorpresa fue grata. Detrás de la doble piel que son un tatuaje y una máscara, me encontré con una POESIA, así, con mayúscula. Una poesía madura, sin artificios innecesarios, producto de un largo oficio de poeta, de una vida dedicada a la escritura. 

    SEGUNDO: LA POESÍA ES SENCILLEZ.

    Me gustan los poemas simples, los que no enredan al lector con fastuosos trajes retóricos. Por eso me gustó el inicio del poema titulado 


    Nací de nuevo:

    Extraña despedida
    hízome el sol 
    esta tarde.

    Se reveló
    como hacedor de tatuajes
    como danzarín travieso.    (p. 31)


    TERCERO: LA POESÍA ES VIDA:

    En el poema “Privilegio” dice el yo-lírico:


    Qué privilegio
    día a día amanecer
    con un ¡Viva Jesús!

    una tacita de café

    la melanina
    más intensa que nunca.” (p.19)


    CUARTO: LA POESÍA ES GOZO PROFUNDO.

    Así es el poema “Festival”: 


    Ven
    a mi festival
     y te dejaré bailar.

    Ven
    a mi festival
    quiero verte torear.  (p.17)


    QUINTO: LA POESÍA ES IMAGEN QUE CAMINA POR LA PÁGINA: 


    Mis sobrinos
    son como canasto de confites
    de colores
    infinitos. (p. 15)


    SEXTO: LA POESÍA DE TATUAJE ES SUGERENCIA PARA QUE EL LECTOR PARTICIPE: 

    ¿Quiénes son Nicole y Hanétha, del poema “Martinique” ? ¿Nicole Cage y Hanétha Vete-Congolo, las poetas de Martinica? 


    He dicho de ti
    que enamoras con tu inteligencia sensual
    a lo Nicole.

    Te he bautizado
    garza guía
    a lo Hanétha. (p. .45) 


    SÉPTIMO: LA POESÍA DE EULALIA ES EROTISMO:

    Así es el poema “Bailando contigo”.

    Soñé bailando contigo
    pegaditos, pegaditos.

    Caderas cadenciosas
    pegaditos.

    Labio con labio
    pegaditos.

    Hombros, condecorándose,
    codeándose,
    pegaditos, pegaditos. (p. 41)


    OCTAVO: LA POESÍA DE EULALIA ES LUCHA. 

    El final del poema “Aquí estoy” dice:

    Y si hubiera
    aves en mi patria
    haciendo huecos en el cielo
    mi tarea sería exterminarlos. (p. 28) 


    NOVENO: LA POESÍA DE EULALIA ES CARIBE:

    Huelo a tabaco, caña y cacao
    sin mí
    no se hablaría de ingenios
    ni del poder de los ingenios.

    Conozco el ritmo del ron
    de la rumba
    y del vals. (p. 23)


    DÉCIMO: LA POESÍA DE EULALIA ES NEGRITUD:

    Dice el poema “Mandela”:


    Yo
    quiero a esa negra
    rotundamente bella
    a lo Shirley
    con tristeza erguida
    a lo Maya.

    Yo soy negro
    lo asumo, lo gozo,
    o inmortalizo
    a lo Mandela. (p. 46)


    ONCEAVO: LA POESÍA DE EULALIA ES AFRICANIA: 

    Hoy respiro intensidad.

    Soy intensamente negra,
    Intensamente viva, 
    poderosamente africana.

    Mi intensidad
    brota de raíces inmortales
    brota de la fe nunca perdida
    de mi verdad
    inmensa al tacto. (p. 25)


    DOCEAVO: LA POESÍA DE EULALIA ES COMPROMISO:

    Defiendo a los cantores
    de música virgen.

    Defiendo los senos 
    que amamantan.

    Defiendo las lenguas
    nacidas del arroyo
    del viento y del llanto.

    En mi salvajismo
    defiendo la patria
    que me saluda
    me ilumina
    y hace sabio a su pueblo. (p. 22)



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  • 11/24/16--10:43: JUNE BEER [19.631]

  • JUNE BEER 

    June Beer  (1935-1986, Bluefields, Nicaragüa). Poeta y pintora.



    Poema de amor

    Oscar, me sorprendiste, 
    Pidiéndome un poema de amor. 

    Haré un canto de amor a mi patria, 
    Pequeño país, lucero gigante, 
    Esperanza de los pobres, jaqueca de los ricos.
    Más pobres que ricos en el mundo, 
    Más pueblos quieren mi patria. 

    Mi patria se llama Nicaragua, 
    A mi pueblo entero lo amo: 
    Negros, Miskitus, Sumus, Ramas y Mestizos. 

    Ya ves, mi poema de amor es completo: 
    Como puedes ver, también te amo."




    Oscar, yuh surprise me,
    Assin far a love poem.

    Ah sing a song a love fa me contry
    Small contry, big lite
    Hope fad a po’, big headache fa de rich.
    Mo’ po’ dan rich in de worl
    Mo’ people love fa meh contry.

    Fa meh contry name Nicaragua
    Fa meh people ah love dem all
    Black, Miskito, Sumu, Rama, Mestizo.
     
    So yuh see fa me,
    love poem complete ‘cause ah love you too.

    - June Beer (1935-1986)




    La Bahía de Bluefields, obra de la pintora primitivista June Beer.


    June Beer, un orgullo para el arte nicaragüense

    Para nutrir su arte y aumentar su inspiración, a June Beer (1935-1986, Bluefields) le gustaba platicar con personas de la comunidad, contó su hijo Carlos Largaespada, quien dijo estar dispuesto a seguir los pasos de su mamá, una luchadora incansable del pueblo costeño, mientras la X Bienal de Nicaragua/Fundación Ortiz Gurdián realizaba un homenaje a esta importante pintora en el Caribe.

    Largaespada agregó que su mamá llegó hasta tercer grado de primaria, y que su mejor academia fue el diario contacto con el pueblo, considerando a June como un “almanaque caminante”, por su amplio conocimiento de lo que fuese.

    “Encontré en la figura de June una mujer comprometida con su entorno, lo que me ha impulsado a buscar información, y como estamos claros que la figura de esta mujer costeña tiene una importancia muy significativa, en mayo prepararemos un catálogo para que quede constancia de sus obras y que así no se detenga el estudio de sus obras”, comenta Oliver Martínez Kandt, curador de la X Bienal.

    La obra de la pintora June Beer recorrió Managua, León y Bluefields. El primer homenaje fue el viernes 12 de febrero en el Palacio Nacional de Cultura de Managua, continuó  el lunes en su  ciudad de origen, Bluefields, donde se reveló un retrato de la pintora en la planta baja del Centro Regional de Cultura, que a partir de ahora  se le llamará “Salón Principal June Beer”.

    Los realizadores del retrato, uno de los más conocidos de June, fueron los pintores caribeños Gregorio López, Michael Blandón, Michael Hammond, Eliézer Rivas y Mario Rugama, quienes destacaron que la obra de su coterránea tienen que conocerla las próximas generaciones.

    Gran legado

    June Beer promovió con recursos propios las artes plásticas, la poesía, los primeros talleres de pintura infantil y la fundación de la primera biblioteca pública de esta ciudad, también fue cooperante activa de la Cruz Roja Nacional a la que donaba sus obras para beneficios sociales y antes de fallecer estableció comunicación para impulsar actividades de intercambio cultural con la comunidad negra de Estados Unidos de Norteamérica, relata uno de los eventos expuestos en la exposición de el pasado lunes. Durante la velada también se exhibieron fotografías de June,  sus poemas y obras más destacadas, que permanecerán  estas próximas semanas en el ahora llamado “Salón Principal June Beer”.

    Un orgullo

    Beer también se destacó como poetisa y para recordar esa faceta artística,  Franklin Brooks, vicepresidente de la Asociación de Poetas de Bluefields, declamó un repertorio de los poemas de June, como “Poema de amor” y “Mi pequeña granja”.

    Por su parte,  la Alcaldesa de Bluefields, Carla Martin expresó que  para ella era un privilegio estar en la actividad y que tuvo también el privilegio de conocer a June cuando era una niña, a quien la describió como una señora hermosa que siempre regaba sus plantitas y que por su arduo trabajo se convirtió en un orgullo para la comunidad de Bluefields. “Ella decía que  se tardaría horas caminando una cuadra porque tomaba notas para nutrir su arte”, detalló Largaespada, hijo de la pintora caribeña.

    La X Bienal de Nicaragua/Fundación Ortiz Gurdián se trasladó a Bluefields para recordar a  esta pintora, de quien prepararán un catálogo  de sus obras en mayo. Los festejos a la pintora June Beer continúan en su ciudad natal.









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  • 11/24/16--11:18: ANNETTE FENTON [19.632]

  • ANNETTE FENTON

    Annette Olivia Fenton Tom, también conocida por sus amigos como Naná, nació en el hospital San Pablo de la ciudad de Bluefields, Nicaragüa  el 26 de febrero de 1973. Es la menor de cuatro hermanos. Dorothy, Helen, y Henry Willoughby (Billy), frutos del matrimonio compuesto por el señor Willoughby Fenton y la Sra. Emmie Tom de Fenton.

    Annette realizó sus estudios de primaria en el Colegio San Marcos Episcopal y su educación media en el prestigioso Colegio Moravo secundaria. Después de concluir su bachillerato en 1990 se traslada a la ciudad capital, en donde estudió fisioterapia por dos años
    en el politécnico de Salud (POLISAL, UNAN). En 1994 ingresa a la Universidad Centro Americana (UCA) a estudiar la carrera de Licenciatura en Traducción con mención en inglés, de la cual se graduó en 1997.

    Durante sus años de estudio en la UCA, Annette trabajo para una ONG británica llamada MOTIVATION (Wheelchair Program) organismo que se dedicaba entre otras cosas a fabricar sillas de ruedas a bajos costos.

    Luego trabajó en el área de educación primaria por un período de seis años con el proyecto BASE II (programa de Educación Básica).

    Después de vivir doce años en Managua, regresó a su ciudad natal en donde continuó su labor como asistente Técnica del programa BASE II. 

    En el 2006 trabajó la Universidad de Las Regiones Autónomas de la Costa Caribe Nicaragüense (URACCAN) como profesora de inglés.

    Desde el año 2007 y hasta la fecha es profesora de Inglés como segunda lengua en la Bluefields Indian and Caribbean University (BICU). Cabe mencionar que también fue Asesora Pedagógica del departamento de Inglés durante el período 2008-2009.

    Actualmente, Annette trabaja en el Programa Educación para elç Éxito USAID/FADCANIC.

    Amante de la Naturaleza, de la gente, la poesía, la buena música y la lectura, Annette ha escrito una serie de excelentes poemas que aun cuando no han sido publicadas se han dado a conocer en recitales, revistas y periódicos.

    Sus poemas son un claro reflejo de sus sentimientos, un canto al amor, a la vida, la naturaleza, la cultura, la espiritualidad y otros temas de gran interés social.

    Cuenta que sus padres fueron una gran fuente de inspiración y los que sentaron los pilares que la han empujado a ser lo que hoy ella es. Es decir, una gran profesional, una poetiza elocuente y una amante de la buena música.

    Me impresionó mucho la forma en la que se refiere a sus padres para expresar la influencia que tuvieron en su pasión por la poesía.

    Su papá era muy elocuente con sus palabras. Él las hablaba ella las escribía. Su madre era pianista; por eso la música y la palabra siempre han sido importantes en su vida.

    En su familia siempre hubo por lo menos un escritor en cada generación y tal parece ahora es su turno de escribir, expresar sus inquietudes, creencias, anhelos, etc.

    Ha escrito muchas cosas, pero más se ha dedicado a la poesía. Annette expresa que le encanta la poesía de William Wordsworth (pastoral poetry) y eso fue lo que la impulsó a seguir escribiendo, cuando estaba en la universidad.

    Ahora que escribe más, también lee más y le fascina ojear las poesías de otros poetas, le encanta la obra de Maya Angelou y muchos otros que
    son diferentes en estilo, época y voz, pero muy significativos para ella”. Annette ha participado en varios recitales de poesía en Bluefields,
    Managua y Carazo; también estuvo presente en el gran evento nacional como lo es el Festival de la Poesía que se llevó a cabo en la ciudad de Granada; En un festival en honor a Bob Marley realizado por la Escuela de Danza; En la ruta Maya y como invitada especial por el departamento de Idiomas de la Universidad Ave María College de San Marcos en Carazo.

    Esta talentosa poetiza tiene planes de publicar su poemario y también de escribir un libro de cuentos infantiles, ya que los niños también son fuentes de su gran inspiración.
    Escrita por: Diana Aristhomene Omier




    La obra de Annette Fenton (1973), escrita en inglés y creole, se caracteriza por reivindicar la tradición cultural afrodescendiente. Ha sido publicada en periódicos y revistas. El “Poema XII, I have climbed aboard another dream…” refiere al sueño de Martin Luther King pero en
    relación con esa Utopía de la Autonomía. Es un poema optimista que expresa el final del exilio, el haber llegado a ese lugar propio que permita romper con el atrapamiento producto de esa inclusión/exclusión del afrodescendiente en la sociedad nicaragüense. 

    El último párrafo muestra la salida del conflicto: “De adentro mirando hacia afuera estaré soñando. De afuera mirando las visiones que se encuentran atrapadas. Veré que soy yo despertando a un nuevo sueño”.



    POEM XII

    I have climbed aboard another dream...
    With hands over crinkled brows mid the grey and darkness
    I peer into the unseen with the hope of light
    A mid the gloom to aid my failing sight.

    I can’t tell whether it’s a spiritual or mystical experience
    Or perhaps both, but I know for sure that
    I have climbed aboard another dream;
    and though I know not where I am drifting
    I have acquired new strength in my being.

    Sometimes when I look at myself,
    I can see a smile that’s hesitant
    Portraying all I want, the beauty I have envision
    The fear that’s drifting further down the streams of despair.

    Looking a little deeper I sense,
    an extremely imaginative yet sensitive being
    Whose brain, heart, flesh and bone
    like porous matter absorbs it all;
    The love, the pain, the feelings that sustain.

    I turn away with a vague sense of time and
    coherence merging yet slipping away from me,
    and I caught the vulnerability which glows like oil on my skin,
    and I am amazed that such a thin layer can protect;
    and then I feel it: SLAM! An extraordinary emotional charge,
    the part of me that helps me face life’s trials and uncertainties,
    gives me confidence, let me know my compassionate nature,
    my kindness, my enormous intuitiveness, my capability
    of love for others, and... my remorse,
    my will to grudge, my hostile nature... my imperfectness.

    My assertiveness, where I stand firm for things of hierarchy
    For practical things with feet well placed I hold my ground
    like plants of fertile land,
    There is a lot to discover I know,
    and my spiritual revolution is a journey just began,
    Where my best attitude to life is attained.

    And I found as I searched a little further that...
    From the inside looking out I’ll be dreaming,
    From the outside looking in at the visions trap within I’ll see
    That it’s just me awakening to an all new dream.




    POEM XVII

    It takes time for the pain to waver
    yet it lingers still.

    For all the time I feel you nearer
    even as your lying still,
    like a poem you linger
    in my thoughts
    like a song I hear
    your every thought,
    and most times though
    I see you naught
    I feel your presence still,

    your touch my feelings doth inspire
    your voice with my senses conspire
    to bring me echoes of the past
    of joys and sorrows encompassed.

    Your love given
    from the first lights hit mine eyes
    till the sunset of your years
    have always been most precious in my life
    and will remain
    until the sunset of my years
    and beyond;
    I’ll love you still, yes I will.

    Nan 28th April ’99




    POEM XIII

    I have reached that place
    where solitude is no longer indispensable
    for inner peace,
    where interruption is but a vague thought,
    barely perceptible, almost, always passes by unrecognized.

    I wonder at the great things I have learnt
    from the days when I was merely
    Tumbling on the whim of the wind,
    to latter days and a mine of purifying thoughts.

    There is still a lot to achieve,
    But most times we search too far when
    All there is to do is look inside...

    Look at the pain
    Stare it in the face, and make it bow its head;
    Look at the anxiety, and make it flee from our stare;
    Look at sorrow and really laugh at its face.

    Let’s not search for things in hard to reach places,
    For most times the unattainable is just before our eyes,
    A glimpse away, or a few strides down the lane;
    Locked in our thoughts.-

    Let’s delve, think, thrive.-
    Don’t let others do your thinking!

    10th October 2001




    POEM XIV UNVEILED

    I can see his amber eyes
    Yes they’re soft and bright,
    Like his cheek still damp
    with tears that cling to mine.

    I can see his lovely face of bronze
    Fragile yet so vital and strong
    And while I stare I smile
    and thank God he’s alive.

    In my mind I touch his skin
    Which glows with a velvety sheen
    It lent itself life while it drapes around
    My hand, my arm, my breast,my heart,
    My all…

    In the next breath
    His eyes got dull
    I got so meek
    He clings to me
    And I hold him closer still
    He starts to cry and drying his tears
    I try a chant, which he can’t hear
    So as I sing he only clings,
    And cries along.

    Time’s flowing by
    And I know why
    We stare each other hard
    …We both know he’ll depart…
    I’m seeing his dull vague eyes
    He’s staring into mine,
    As he tries to cling
    and I to win a grasp of unreality
    he’s slipping, pulling, grasping, crying
    …leaving…

    Then like the bright new ray of dawn
    He lends his light; a beautiful smile portrayed
    And then he sighs,
    Knowing this was not the time
    His heart would beat along with mine
    And his smile grows wide
    as he leaves with this thought in mind.

    As I awake, I sigh
    I dry the tears and trade them for a smile
    And in my widest vision of life dwells
    His amber eyes
    His lovely smile
    The bronze sheen of his skin
    Which clings and grasps
    …this grip of memory makes him mine…

    And I dry more tears and smile
    For I can still feel
    His heart strings pulling mine.

    April 2000




    POEM XVI
    PEARL LAGOON

    You set me back in time
    I saw the place where he was born
    A proud fruit of your ground.

    He had to leave yet never cease
    To praise your grace in name,
    In beauty and in people shared.

    A gem in your name contemplates
    Where pearly ground withstand
    the sand of time.

    Mangroves line your path
    Mostly new, yet yellow leaves
    Around their greenness spread
    Like fruits, tiny, yet they blend.
    Their stems like soldiers stand
    Firm on tiny legs, in hundreds
    Line and spread.

    They conquer rivers and tides
    While your shores protect.
    The bank side, on which your
    Multicolored flowers and birds dwell
    And where we find your beautiful
    multiethnic people who therein cast their spell.

    Pearl Lagoon 2002



    SOUL MATE

    Somewhere the grey collides with joy
    Somewhere the things I speak are heard
    Someday the one I love will show,
    And the thoughts I keep into words shall be displayed.

    Someday this will be portrayed
    for at the moment
    my heart’s desire
    is thinking of me while he waits.

    Nan - 27th October ’98 





    POEM XXI
     TO MOM

    There’s a new path to travel Mom;
    now I trod alone
    unaided and unbowed.

    On my page
    of memory drifts
    vague eyes staring into space
    and in my rage and through my tears
    I fail to see the glimmer of departing souls
    that feel no dreads and no regrets.

    Recapture that moment I may not,
    for unblemished shines
    the hands of time
    which have taken that present
    to another realm,
    where needles pierce the heart;
    oh pain! Shaft of lightning tearing me apart.

    Vague eyes
    drifting on the waves
    that takes you further on;
    if only could I have
    one second into the past
    to feel that this our moment
    was not the last,
    And not for ever gone.

    Mom! Now I understand;
    on this journey we need
    the guiding host
    which can only be seen
    with the eyes of the soul.
    Your eyes were vague and dull
    for long before the last breath exhaled
    and before the last heart throb,
    you had already said goodbye;
    your soul glides free
    there are no constraints,
    at last Mom I understand,
    and now I know that when I finally said adieu
    you turned, you waved and smiled
    for you knew I’d thrive along,
    and now I’m sure
    you knew me better than I thought.

    25th May 2000










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    Ronald Brooks Saldaña

    Nace en la ciudad de Bluefields, Nicaragüa el 1 de octubre de 1943. Falleció el 23 de Junio, a las 12 y 10 del medio día del año 2001, como consecuencia de una cirrosis, provocada por su veneración al dios Baco.Realiza sus estudios primarios en el colegio San José y se bachillera en el Instituto Nacional Cristóbal Colón en ambos casos se destaca por sus excelentes calificaciones, a pesar de la pobreza de sus padres. Sus estudios superiores los realizó en la UNAM, obteniendo el título de Licenciado en Ciencias de Educación con mención en inglés. Profesor de generaciones, participó activamente en el proceso de liberación, reo (6 meses) político en tiempo de la dictadura Somocista. Luchador incansable por la dignidad del Magisterio Nacional. Colaborador de la URACAN. Mr. Brooks fue fundador del programa Bilingüe - Bicultural, ha escrito varias obras sobre la historia de la Costa Atlántica. Otros de sus méritos bien aplaudido fue delegado de Educación para la RAAS, participante y defensor del proceso de autonomía fue profesor de la Universidad de Bluefields INDIAN AND CARIBEAN UNIVERSITY (BICU). Poeta, traductor, varias de sus obras se han publicado en Alemania y Estados Unidos gracias a la cooperación y solidaridad de hombres y mujeres de la poesía. 



    SYNCOPADO

    Una gota
    Un chorro
    Una fuente
    Un arroyo
    Un río
    Una bahía
    Un mar
    Un océano
    Una roca. Una gota
    Una nube. Una gota
    Una tormenta. Una gota
    Un océano. Una gota
    Un mar, Una bahía
    Una gota
    Un río. Un arroyo
    Una gota
    Una fuente. Un chorro
    Una gota
    Una tristeza infinita
    Una lágrima



    DEL DICCIONARIO

    Saura” es una palabra misquita
    que en español significa mala
    “Dinahual” es una palabra sumu
    que en español significa serpiente
    “Bil” es una palabra ulwa
    que en español significa diableza
    “Harpy” es una palabra inglesa
    que en español significa arpía
    Pero, existe una palabra
    que en los cuatro idiomas significa
    lo mismo
    !Bruja!




    LA MUERTE DE CRISTO

    Furia de volcán catapultando lava.
    Fuego de infierno atormentando el alma.
    Piedras que se parten. Noche adelantada.
    Cristo en su calvario.
    Tormenta que azota con chilillos blancos.
    mil millones de hombres palidecen de hambre.
    Judas se ahorca. Resucita Borgia.
    Cristo en su calvario.
    Alarido de odio que atraviesa montes.
    Legaliza la ONU el consumo de drogas.
    Mona Liza llora. Lucifer se ríe.
    Cristo en su calvario.
    Peces que se salen del mar y que protestan.
    Estallan a un tiempo mil plantas atómicas.
    Languidece el mundo. Se oscurece el cielo.
    Cristo en su calvario.
    Pedro que reniega                Cristo en su calvario.
    Llora la Verónica                  Cristo en su calvario.
    Magdalena sufre                  Cristo en su calvario.
    María comprende                 Cristo en su calvario. y
    Lucifer se ríe
    ¡a las tres de la tarde!




    PRESAGIO

    Ya lo sé.
    Se apagará mi estrella un día de éstos
    y el mañana presagiado llegará
    con su secuela de achaques y desdenes.
    Ya sé que llegará.
    y mi esperanza es que el futuro
    sea de corta duración
    Que a las mañanas
    sucedan de inmediato los ocasos
    y el último el mejor
    y a breve plazo.
    Voy resignado,
    hacia ese adiós postrero
    al que, seguro, llegaré sin gloria.
    Pero, vestido del amor logrado
    del poema escrito
    de las tardes apacibles
    ... y las lágrimas




    SILENCIO ÉTNICO

    El Sumu dijo: ¡Ay! Me arrancan las palabras.
    Misquito enardecido, decime: Yo, ¿qué digo?
    ¡Auxilio! Dijo el Rama, me imponen la palabra.
    Rama creolizado, ¿en cual lengua me expreso?
    El nombre del garífuna se transformó en González.
    Garífuna antillano: López, Sambola, Estrada,
    La cultura misquita la mestizó San Jorge.
    ¿Qué le digo a mi raza americanizada?
    Y yo, mitad mestizo, mitad negro/africano,
    vos Mayagna afligido, callado, enmontañado.
    Que estoy aquí en mi Costa Caribe, Brooks/Saldaña,
    vos que tuviste idiomas, que cantaste a las estrellas,
    Que hablé patois en Guyana, creole en Nicaragua.
    Vos, que te sumergiste en la selva
    ¿Qué digo de mi palabra?
    Hogar, refugio. Decime hermano mío:
    ¿Qué digo en nuestra lengua?




    ACOSTUMBRADO A PERDER

    Acostumbrado a perder
    supe desde el principio
    que tu amor,
    como castillo de arena en manos temblorosas,
    tendría que filtrarse un día.
    Y así
    me fue doliendo
    en la alegría de tenerte
    saboreando amarguras
    en la dulzura de tus besos.
    Sintiendo una cósmica distancia
    en la cercanía de tu cuerpo.
    Estrechado junto al mío
    presintiendo un adiós
    en cada día “Buenos días amor” por las mañanas Presintiendo el
    ocaso
    Antes de ver nacer las madrugadas.




    AL MAESTRO

    Abriendo caminos en montañas verdes
    lanzando semillas en esos caminos;
    los maestros andan con sus bolsos viejos
    llenos de ilusiones imitando a Cristo.

    A veces los bolsos les quedan vacíos,
    a veces los bolsos ya están perforados,
    y las ilusiones se han escapado…
    ¡Las ahuyento el hambre!

    Cuatrocientos pesos igual a cuarenta horas,
    con cuarenta alumnos más supervisiones;
    planeamiento diario, zapatos raídos,
    comida a deshora… Cuando hay comida.

    Y adrelinas cuando no hay diez pesos para medicinas,

    Y los otros pesos de colegiatura,
    y cincuenta pesos que pagarle al INE.
    y otros tantos pesos de la pulpería.
    Y los chavalitos necesitan libros,
    y no puedan ir a la escuela descalzos.

    -y ¿para la merienda?
    ¿Qué? No es importante.

    ¡Pero es importante!
    Cuatrocientos pesos no dan para ánimos
    Ni para autoestudio, ni para los diarios.
    Y a falta de leche: bueno el pinolillo,
    a falta de carne: buenos los frijoles.

    El maestro habla a la hora de cívica
    de los alimentos;
    que deben ser ricos en hierro y proteínas;
    de los ejercicios, del agua clorada,
    del comportamiento al ir a la mesa.
    Y cuarenta niños, palidecen de hambre,
    Y al mismo maestro se le escurre el alma.

    Sin embargo, he visto deambular maestros
    por los diferentes Entes del estado,
    Exigiendo- a veces- explicando otras
    a que les regalen algunas semillas
    para ir regándolas por montañas verdes
    Llenos de ilusiones imitando a Cristo.




    PATTY

    Dedicado a mi hija, Patty.

    Cuando te vas
    pedacito de mi alma
    sos como el adiós de un pajarito que se va.

    Cuando te vas
    sos como un amanecer que se despide.

    Cuando te vas
    sos una gotita de lágrima que se avecina.

    Cuando te vas
    pedacito de mi vida, cuando no estás
    llegan mil bisturíes
    a destrozarla
    y puedo sentir miles de heridas
    en cada tuquitito de tu paso
    Que se aleja, y otros miles
    En cada aletear de tus manitas
    cuando adiós me dicen.

    Y yo quisiera tener, entonces,
     un cofrecito
    que guarde mis pesares
    Para que a vos no te lleguen jamás
    estas tristezas
    y encontrar las fuerzas suficientes
    para irme arrancando las agujas
    que me atenazan.
    Patricia necia, parlanchina, linda
    Cada vez, amapolita amanecida,
    Avecita linda
    Cada vez…cada vez
    que te vas. 




    IT HAD TO HAPPEN

    Well,
    It had to happen someday,
    That´s all

    But spring has always followed winter,
    And tears can turn to rain
    To grow the newly baby buds
    That sprout on fertile fields.

    Daybreak always follows sunset
    And surely then as now
    The splendid rivers wild will run
    And clouds will dress in gold.

    Clinging lazily to branches
    The chrysalises smoothly sleep
    In gray or dark unconscious dreaming
    They dream the saddest dreams.

    But then as crowds of happy rainbows
    The butterflies will fly

    Defeating skies with wings of colors
    Prismers no more
    For,
    In a world of dreams and reality,
    Who dreams forever?

    In a world of life and sorrows,
    Tell me,
    Who mourns forever?

    In a world of tears and laughter,
    Please tell me,
    Who cries forever?

    In a world of light and darkness,
    Please, please tell me,
     Who´s blind forever?

    It had to happen someday
    That´s all.





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    VÍCTOR MANUEL OBANDO SANCHO

    Originario de Bluefields, Nicaragüa, nació un 17 de noviembre del año 1950. Es autor del poemario “Los hijos del infortunio también sueñan, cantan, luchan y aman” (2010, Editorial UNAN – León). Ganó en el año 2008, un premio a nivel nacional en el ramo de cuento (narrativa). Se desempeñó como docente en la universidad URACCAN, institución en donde estuvo al frente del Instituto de Promoción e Investigación Lingüística y Rescate Cultural (IPILC). Sus poemas han sido publicados en dos Antologías Poéticas de la Costa Caribe (1998) y en la antología poética nacional “Nicaragua en las Redes de la Poesía” (2008). Es el actual presidente de la Asociación de Poetas y Escritores del Caribe “Anthony Campbell”. Pertenece a la etnia mestiza y escribe en español. 


    POTROS
    “No confundas, jinete,
    el galope del caballo
    con los latidos de tu
    corazón”.
    (Proverbio chino)

    Me asechan,
    me han asechado desde siempre
    los presagios, como equinos
    al galope hendiendo la tierra.

    Acurrucado e íngrimo
    en un rincón sombrío de mi soledad,
    espero.
    Se acercan cada vez,
    poso mi oído sobre la tierra fría
    y escucho claramente su trajinar.

    Vienen hacia mí, lo sé,
    atropellan el sendero: cascos
     belfos jadeantes
     ojos fijos.
    ¡Indómito amanecer!,
    ¿qué esperas para cargar con mis despojos
    hacia el túnel sedante de la luz?



    HAY DÍAS

    Hay días
    en que el vuelo danzante octogonal
    de las abejas
    se nos anuda al cuello.

    Hay días
    en que la báscula del sueño
    pesa como la edad senil,
    días en que situados en medio de la nada
    ni siquiera el espejo nos refleja las penas.

    Hay días en que echamos
    todo por la borda y levamos anclas
    que nos atan a todo lo terreno.
    Azorados del tedio en que vivimos
    hay días que decimos:
    ¡al diablo con la vida!
    Días en que sellamos la morada perpetua
    para acallar los goznes que nos chirrían
    que chirriando nos hieren
    y al herirnos nos desesperamos.



    LAS REVOLUCIONES NUNCA MUEREN

    Las revoluciones como el amor
    nunca mueren porque son el verdadero amor;
    perennes como la hierba
    ocultan sus raíces
    esperando con el beso de la lluvia el brote de la vida.

    Las revoluciones como una onda expansiva
    alcanzan los lugares más recónditos,
    despiertan los sueños más profundos
    del inconsciente.

    Las revoluciones invernan, no mueren,
    como las madrugadas, anuncian el día de la luz
    y del amor.

    Las revoluciones son como las aguas: incontenibles,
    como los precipicios: insondables.

    Si te asomás ahí, ¡cuidado!
    podés caer de vértigo,
    podés morir de amor.

    Las revoluciones, como el amor, nunca mueren:
    no puede existir réquiem capaz de sepultarlas
    ni mano que cincele sus negros epitafios
    ni fronteras que enclaustren sus salmos y doctrinas
    ni sentencias que abdiquen su gloria de existir.

    Las revoluciones
    son los caminos anchos de redención para los pobres,
    son el sueño latente de los desposeídos.

    Las revoluciones
    son como las caricias
    en el sinuoso relieve de la vida.

    Son los desenlaces eternos,
    se sueñan, se organizan, se viven.

    Las revoluciones
    son juntura y eslabón al mismo tiempo




    CIMA LETRADA

    “Lo importante no es el
    maestro, es el camino”.

    Sube a nacer conmigo, hermano*
    a esta cima letrada
    faro-candil punto de referencia
    de la gran estrellas hexagonal viviente
    en esta majestuosidad vibrante del Caribe.

    Sube sin temor alguno,
    abre tu pecho al otro,
    desnuda tu conciencia, y descalza tu pie,
    acaso estés pisando tierra santa
    de tus antepasados.

    Deja tu impronta indeleble
    en estos surcos pioneros
    que en años venideros otros han de pisar;
    y no preguntes: ¿qué hará por mí la institución?
    más bien responde:
    ¿qué puedo hacer por ella yo?
    El tiempo pasa,
    la redención apremia.

    Diez años son tan sólo un despertar.

    Por la cuesta que cuesta se llega
    a la cima letrada.
    Sube a nacer conmigo, hermano.
    desde este promontorio intelectual
    nos daremos baños de tumba**
    otearemos horizontes, nuevas auroras,
    y cuando despunte el nuevo día
    estaremos aquí, haciendo Patria,
    Autonomía.

    * Pablo Neruda, poeta chileno
    **Etnólogo, Manuel Gamio, mexicano




    SI LLOVIERA MARINERO

    Si lloviera marinero,
    si lloviera
    sobre la blanca espuma impregnada de salitre
    de las playas que has hollado con tus huellas milenarias,
    una gota tan sólo bastaría
    para hacerte un hombre nuevo
    marinero,
    si lloviera.

    Si lloviera marinero
    si lloviera
    como llueve sobre el cálido Caribe,
    una lluvia tan sólo bastaría
    para hacernos pueblos nuevos;
    con las manos ahuecadas
    sobre el verde corazón huracanado,
    y las voces multilingües enigmáticas
    cantarían bajo el ritmo de tus costas,
    y las bocas anhelantes
    beberían la lluvia
    para hacer las vidas nuevas
    si lloviera marinero,
    si lloviera.

    Si lloviera marinero
    si lloviera,
    un invierno bastaría
    para ver nuestros pantanos, los desiertos
    y las tierras agrietadas y resecas
    anegadas como fértiles lagunas;
    infinitos como arenas
    se volvieran nuestros campos cultivados;
     si lloviera marinero
    ¡ay! si lloviera.



    CALLAR ES MORIR

    Para Manú Dornberier,

    “Callar es otra forma de morir”.

    Cuando el Verbo atizó sus pedernales,
    incomodóse el Cielo, nació el Infierno,
    se entronizó Babel.

    Libertad y Palabra son una misma esencia,
    anida en ellas inefable el honor.

    Somos por el lenguaje,
    y por él somos exactamente lo que somos:
    de las cavernas a los cantos de cuna,
    a los epitafios en las tumbas;
    de los gruñidos y galimatías,
    de las blasfemias y las letanías
    al sistema perfecto.
    Utilitario mágico lenguaje.

    Y yo,
    no puedo no escribir.
    ¿Puede el pez renunciar a sus aguas?
    ¿Hasta cuándo hablaremos
    en un mismo lenguaje,
    hasta cuándo entonaremos una misma canción?




    LOS NO ROTUNDOS

    Son dos los No rotundos
    que están ahí haciendo historia,
    forjando Patria;
    los No tajantes de Darío y Sandino,
    a 23 años de distancia uno del otro,
    la misma contundencia
    contra el mismo enemigo imperialista
    y un mismo aliciente: Nicaragua.

    El No de “Oda a Roosevelt”, de Darío (1904),
    y el No del “Manifiesto, San Albino” de Sandino (1927),
     verdaderos padres de la Patria,
    fundadores perennes.

    Son lecciones de honor y patriotismo
    pobremente aprendidas
    fácilmente olvidadas.




    FEDERICO

    A Federico lo ‘ensontinaron’,
    le plagiaron la razón
    le atinaron en el alma,
    lo cundieron de urticaria,
     quebrantaron su integridad;
    se había vuelto adicto a la locura,
    a la inconsciencia,
    emanaba de su voz incoherencias
    y así pretendió mostrarnos su cordura.

    Vagaba por las calles, salve
    que en hombros
    atesoraba infecundas esperanzas,
    inútiles interioridades.

    Ataviado por la desnudez de su inocencia
    su negra tez, la blancura de su alma;
    en la agresividad de sus apariencias
    era inofensivo,
    monologaba,
     peregrinaba,
    transitando en lapsus marcaba sus trayectos
    para agitarse el veneno de su epidermis
    en cada esquina.

    Federico erigió la gloria del cambio,
    ¿quiénes más sucumbirán a los hechizos
    de esta sociedad en desvarío?



    Víctor Manuel Obando Sancho, 
    El poeta se homenajea a si mismo

    "Con 'Homenaje a mí mismo' -argumenta el poeta costeño Víctor Obando-, no pretendo plagiar a Whitman, a quien nuestro Rubén Darío le escribió un soneto (1890), cuyos primeros dos versos son: 'En su país de hierro vive el gran viejo, / bello como un patriarca, sereno y santo'. Mi propósito: Que sean estas líneas un regalo a mí mismo, en ocasión de estar a escasos días de trascender los linderos de los sesenta".


    Acerca del título de este escrito

    En el año 1985 una amiga del extranjero me obsequió dos libros de famosos literatos norteamericanos: “Narraciones extraordinarias” de Edgar Allan Poe, y “Canto a mí mismo”, de Walt Whitman. Veinticinco años después, sólo este último sobrevivió al huracán “Joan” (1988) y a mis incertidumbres y andanzas turbulentas dentro y fuera del país. Otro libro de esa época, hoy casi cadáver, pero que yo guardo como testimonio de ese naufragio urbano, es “Insurrección solitaria”, del nicaragüense Carlos Martínez Rivas. Uno de mis poemas favoritos en ese libro es “El paraíso recobrado”.

    Con “Homenaje a mí mismo”, no pretendo plagiar a Whitman, a quien nuestro Rubén Darío le escribió un soneto (1890), cuyos primeros dos versos son: “En su país de hierro vive el gran viejo, / bello como un patriarca, sereno y santo”. Mi propósito: Que sean estas líneas un regalo a mí mismo, en ocasión de estar a escasos días de trascender los linderos de los sesenta.

    “Yo soy de los que aman el prodigio de su origen”

    Estoy en permanente construcción. Fueron los abuelos maternos quienes estuvieron profundamente acertados al enseñarme a leer mucho antes que ingresara a la escuela primaria, ellos comenzaron a revelarme el mundo de la irrenunciable poesía.

    No me enseñaron a escribirla, pero ya recitaba de pequeño memorizados poemas. El recuerdo me trae a la memoria: “En un panal de rica miel / dos mil moscas acudieron / que por golosas murieron / presas de patas en él… Mi público eran humildes campesinos, quienes, después de vender la fruta verde, subían y hacían parada en casa de mis abuelos. La experiencia es inolvidable. Desde entonces la poesía es en mí. Vivo inmerso en ese tesoro. Fueron ellos, en fin, los que me protegieron de la potencial intemperie moral y académica en la que habría sucumbido.

    La abuela, una narradora excepcional

    Antes de llegar el primer SONY de dos bandas, la abuela, en la soledad del campo o en compañía de vecinas, narraba cuentos y novelas que había leído antes o que escuchaba pegando sus oídos al parlante. Todos nos extasiábamos escuchándola. Mi imaginación de niño volaba por mundos extravagantes. Asimismo, ella, sin ser maestra y sin tener dominio de metodologías apropiadas, me había enseñado a leer, del mismo modo me facilitaba los pocos libros que guardaba en un viejo cofre de madera.

    Este ambiente inicial sentó las bases para que yo apreciara y valorara años más tarde la riqueza del lenguaje, la poesía, la literatura en general. Este homenaje a mí mismo está presidido por su recuerdo; a ese patrimonio heredado que trascendió desde mi infancia. 

    Ellos parecían decirme:
    “Tu idioma es la casa de tu alma.
    Ahí viven tus padres y tus abuelos.
    En esa casa milenaria, hogar de tus recuerdos
    permanece tu palabra”. 
    (Fragmento del Chilam Balan, de Kalkini)

    Como estudiante. La escuela, un santuario por descubrir y disfrutar
    Yuxtaponía el mundo urbano a mis vivencias del campo. La escuela primaria la realicé en el Colegio San José. Dos veces escuela: como estudiante y, años más tarde, como docente. Al ingresar ya sabía leer y escribir. Se promovía el aprendizaje memorístico, en las aulas: recitación de poesías y certámenes más amplios a nivel de colegio. Las lecciones de Historia eran también memorizadas y recitadas. Comencé a conocer la poesía de Darío y de otros poetas de nacionalidades diversas. En esa etapa merecí dos medallas, una en tercero, la otra en sexto.

    La escuela secundaria alimentó (en mí) la poesía. Uno de los mentores fue el destacado profesor Francisco López Urbina. Amplié considerablemente mi capacidad de lectura. Fui expuesto a la experiencia poética y literaria en general. Hasta formamos equipo para escenificar “El brindis del bohemio”. En 1967 celebramos el primer centenario del nacimiento del amado Rubén. Fueron escenarios oportunos.

    Incansable lector

    Leía de todo. Por la pobreza (hasta los últimos años de mi secundaria hubo luz eléctrica en casa) lo hacía con lámpara de kerosín, o candelas, o candil. Leía todo lo que caía en mis manos, literalmente hablando. No tuve un guía que me orientara de forma ascendente gradual la complejidad de la misma. Para entonces la lectura era en mí placer, una necesidad. Por eso jamás ha de faltar un librero, por pequeño que éste sea.

    Años recientes he saboreado interiormente la posibilidad de formar un Club de Lectura en esta ciudad, que le ha vuelto la espalda a las actividades literarias. No ha sido posible. Lo cotidiano es prioritario. Sobrevivir es la consigna, como hace 156 años en su carta el Jefe Pie Roja de Seattle: “…Es el final de la vida, el comienzo de la supervivencia”. Pero yo leía en la supervivencia del hogar. Tendencia firme hacia este hábito me incitó a escribir mis primeros versos, los que, por supuesto, respondían a sujeciones de rima y métrica; insulsos, sin ningún valor poético, sólo el recuerdo de haberlo intentado.

    El señor de las aulas. Como docente

    Al graduarme de maestro de primaria, me estrené a mis 21 años en el Colegio San José. Aún en estos días, hombres que fueron mis alumnos me saludan sonrientes con aparente satisfacción: ¡profesor Obando! Fue una verdadera escuela para mí, ahí valoré realmente la profesión; la importancia del trabajo en equipo, el alcance de promover las artes y el deporte a la par de lo académico. Ese fue un equipo excepcional. Yo era uno de los Benjamines. Fue un quinquenio (1971 – 1976) de proyecciones, grandes aprendizajes y realizaciones. Comencé a sentirme señor de las aulas, pez en el agua, abeja en la colmena.
    Fui promovido a la secundaria, al Instituto Cristóbal Colón, todavía frente al Parque. Mi horizonte se amplía a través de la lectura y la práctica pedagógica, a tono con lo que dice Ludwig Witgesttein: “Los límites de mi lenguaje significan los límites de mi mundo”. 

    Recuerdo en esos años muchos libros, uno en especial: “Las venas abiertas de América Latina”, de Eduardo Galeano.

    Inicio mis primeros pasos en el nivel de estudios superiores, a través de una extensión de la UNAN Managua. Más exigencias académicas, más lectura. Voy definiendo mi pasión por la literatura y todo lo que tiene que ver con el idioma como área de trabajo. Como Gólgota y Fénix me ha de acompañar hasta el presente.

    La poesía como forma de vida. Mi primer poema de valor

    Todavía trabajaba en el San José. El padre capuchino Justiniano Liebel, al frente de la parroquia, Bluefields, me preguntó si no tenía temor de publicar en la Vida Parroquial mi poema que había titulado “Yo campesino”. Corría el año 1977, recién había caído en combate Carlos Fonseca Amador (1976), y la cosa se estaba poniendo peligrosa. Le dije que no, que lo publicara. Este poema constituye el punto de partida de mi modesta y sencilla obra. El poema dice así:

    Yo campesino 
    Con el espeque en la mano
    fui hollando los campos
    para así asegurarme el pan
    del cual ahora sólo de él
    puede sobrevivir el hombre,
    mas en mi trayecto sólo encontré cadáveres,
    cadáveres clandestinos, cadáveres amontonados,
    cadáveres desconocidos.

    No puedo cultivar en esos campos
    no puedo sobrevivir con ese pan
    que ha sido fertilizado
    con la sangre de mis propios hermanos.

    Vida Parroquial era leída por moros y cristianos, políticamente hablando. No sucedió nada. Mis dos hijas mayores, Karla (1975) y Miriam (1977) me llenaron de felicidad.

    Los años ochenta, un paréntesis con asteriscos importantes

    Experimentamos en carne propia la vida revolucionaria de los ochenta; dirigimos la Cruzada Nacional de Alfabetización, fuimos reservistas (BON 18-19), cortamos café en La Dalia, trabajamos en Corn Island, ocupamos varios cargos en educación, fuimos dirigentes de ANDEN. Estudiamos formalmente la especialidad de español en PRUEDIS (Programa Universitario de Educación a Distancia, UNAN Managua).

    La escuela de español se destacó, celebramos el primer centenario de “Azul” (1988), hicimos varias presentaciones literarias culturales. Escribí mi primer ensayo, “Lo azul en Azul”, dirigí la escenificación del poema Masa, de César Vallejo. En esta década, el poema personal que quizá tuvo mayor valor fue el que titulé: “Teoría de la existencia actual del hombre sobre la Tierra”.

    El huracán “Joan” golpeó mi patrimonio bibliográfico, todos mis libros pernoctaron en agua. Sobrevivieron pocos. Esta experiencia me motivó a escribir un ensayo de alguna extensión sobre el huracán. Lo titulé: “Yo también lo viví”. Fue el mejor entre otros. Se extravió en el camino.

    La licenciatura en Lingüística en México

    Al perder las elecciones, en el 90 se presentó la oportunidad de aprovechar una beca para estudiar en México, (financiado por OXFAM-FADCANIC). No lo dudé. La carrera afín es Lingüística. Viajamos seis estudiantes (tres del sur, tres del norte) de la región. Los del sur estudiamos en la Escuela Nacional de Antropología e Historia (ENAH), los del norte en la Universidad Pedagógica Nacional (UPN). 

    Lo doloroso de esta experiencia fue haber perdido a uno del grupo, a Donald Fletes López. Murió en un accidente de tránsito en marzo, 1993. Lo demás, todo fue provechoso. No escatimé tiempo ni esfuerzos para leer, visitar bibliotecas, museos, centros culturales, comprar algunos libros, escribir. Visité la Calzada de los Poetas, en el Bosque de Chapultepec; ahí perennes, las efigies y biografías de poetas famosos. Manuel Acuña impresiona, su muerte de jovencito (21) atribuida a una pasión, la de Rosario, por ello su famoso “Nocturno a Rosario”.

    Estos estudios me ampliaron el horizonte acerca del papel del lenguaje en la vida humana. Como señala Edward Sapir:

    “Todas las verdades que hemos ido descubriendo acerca del lenguaje
    nos revelan que se trata de la obra más importante y más monumental
    que ha llegado a crear el espíritu humano…”

    México se constituyó en el preámbulo que evidenciaría de forma sistemática mi pasión (y compromiso) por escribir. “Estamos –nos recordaba un profesor de la licenciatura- fatalmente destinados a hablar”. Ahora pienso que menos de esa cantidad estamos destinados a leer y muchos menos a escribir, pero la cantidad se reduce aún más cuando de publicar se trata. Regresé con algunos libros, con una calificación de 9.7, y con muchos borradores de poemas que luego limé. Aún siendo estudiante impartí en la ENAH el propedéutico a dos nuevas generaciones. En esos años (1992) publiqué en un diario nacional nicaragüense dos artículos: “En la Costa Atlántica: La variedad lingüística, una riqueza por defender” y “Kupia Kumi 92”.

    El regreso. La Uraccan, 12 años

    Al regresar del país azteca, pasé seis meses sin chamba. A través de Miguel González y Guillermo McLean se me abrió la oportunidad de trabajar. Guardo conmigo la carta enviada por la rectora Cunningham a Francisco Campbell (vice-rector, agosto, 1996) orientándole ubicarme como coordinador del Instituto de Promoción e Investigación Lingüística y Revitalización Cultural (IPILC), Uraccan Bluefields.

    Con gran entusiasmo y maravillado inauguré esta nueva etapa asumiendo el proyecto de Ayuda Popular Noruega (APN) en la Cuenca de Laguna de Perlas, cuyos componentes se centraban en lo productivo y cultural. Todo lo maravilloso de esa etapa fueron mis viajes a Orinoco, dos y hasta tres veces al mes. Este pueblo despertaba. Y despertó a lo grande. Gente agradable, combativa, hacendosa. Cususa, bami, cat-fish, danza punta. De este programa resulta un libro (soy co-autor junto con Dolores Figueroa (Lola, esposa de Miguel González), Denisse Lapoutre (holandesa) e Isabel Estrada (garífuna de pura cepa). 

    Título del libro:
    ORINOCO
    Revitalización Cultural del Pueblo Garífuna
    de la Costa Caribe Nicaragüense
    1999

    En esta etapa acompañamos una investigación diagnóstica sobre la realidad educativa de los pueblos indígenas mesoamericanos. (DIREPI, 1997) Los resultados desembocarían en lo que años más tarde sería el Sistema Educativo Autonómico Regional (SEAR). Hicimos viajes a Panamá, Honduras y El Salvador, con el propósito de trabajar juntos en Educación y Cultura. Llegamos a conformar una Comisión Centroamericana en estas áreas.

    Fue una rica experiencia. Después asumo como docente de tiempo completo en el área Humanidades. Mientras tanto me enriquecía adquiriendo una visión amplia y compromisos éticos y académicos conmigo mismo, con la universidad y las comunidades.

    Participé en un primer diplomado en Pedagogía Interculturalidad (Bilwi, 1999). Grandes conocimientos. Participo después en “Indígenas 2000”, (Kambla, 1999). Este año propongo conformar la Asociación de Sociólogos y Sociólogas de la RAAS. Hoy, intacta como el primer día.

    Producto del Postgrado, iniciamos la licenciatura en Educación Intercultural Bilingüe. La investigación correspondiente la realicé en Rama Cay: “El español como segunda lengua en la escuela primaria de esa comunidad”.

    Nacen poemas con los aniversarios de Uraccan: “Identidad”, “La cuesta que cuesta”, “Cima Letrada”, “No has de embriagarte en vano”. Fueron apreciados, gustaron. Es mi proyección firme en la poesía.

    En 1998, formamos equipo con Ronald Brooks Saldaña (q.e.p.d., 2001) y Eddy Alemán Porras para organizar el material de la primera Antología Poética de la Costa Caribe de Nicaragua. Se publica, 1998.

    Años atrás, en México había nacido “Acoso”, “Me permito decir”. En el año 2000 escribo “Potros”, el que considero mi poema favorito. En este año gano un concurso de poesía y prosa, a nivel mesoamericano promovido por CANTERA. Doy a conocer el premio, pero con pocas repercusiones en esta ciudad. Abriendo el nuevo milenio, formalizamos la Asociación de escritores y poetas “Anthony Campbell Hooker”, la cual coordino. En esos años, promovimos la revista “La Voz del Educador”, tuvo una duración de tres años. Poco después (2001) iniciamos una “Revista Literaria” de corta duración. La primera revista literaria fue dedicada a la obra y memoria del maestro y poeta Ronald Brooks Saldaña. Así mismo, iniciamos la “Revista Educativa”, que ha durado más de 10 años, y que se transmite por Radio “La Costeñísima”, los días sábados, de 7:00 a 8:00 a.m. 

    En el mes de octubre del año 2000, el entonces coordinador del Gobierno Regional, Alejandro Mejía Gaitán me entrega un reconocimiento “por contribuir al fortalecimiento de la Autonomía de las regiones autónomas del Atlántico Nicaragüense”.

    Recibo un reconocimiento en la primera graduación del recinto Uraccan Bluefields, (2002). (Sobrevive una foto donde don Guillermo McLean me hace la entrega). Trabajé dos años en el Horatio Hodgson High School, la profesora Angélica Brown, me reconoce como “Teacher of the Year” en 2001. Existe la placa.

    Este año he finalizado mi primera monografía en el nivel de licenciatura, la titulé: “Relaciones sociolingüísticas entre el español y el inglés creol de la Costa Atlántica de Nicaragua”, la que me acreditaría como licenciado. En el año 2002, bajo la vice-rectoría Noreen White, recinto Uraccan, Bluefields, se me entrega certificado “en reconocimiento como Profesor destacado en las labores académicas y culturales”. 

    Norman Caldera Cardenal, Ministro de Relaciones Exteriores, “ha dispuesto otorgarme el segundo premio, con atención a los méritos literarios de mi trabajo titulado “El otro. La Leyenda”, que participó en el concurso Centenario de Bluefields, octubre, 2003. Los trabajos premiados fueron publicados.

    “La versatilidad étnica y cultural, de Bluefields”, es un artículo de mi autoría, publicado en el diario LA PRENSA, el 10 de octubre del año 2003. Es un desplegado de una página. Este artículo fue motivado y promovido por periodistas del diario.

    En el año 2004, bajo la vice-rectoría Zarifeth Bolaños, se me otorga el certificado “Por impulsar la cultura y el arte a través de sus poesías y pensamientos que fortalecen a nuestra Institución y Autonomía”.

    La mayoría de mis estudiantes fueron de las carreras Sociología con mención en Autonomía y Ciencias de la Educación con mención en español. Ellos también han reconocido mis pequeños esfuerzos: “Mención especial. Estudiantes del III año de Sociología. Lic. Víctor Obando Sancho, como reconocimiento a su abnegada dedicación para el fortalecimiento de los estudios superiores y valores culturales en la Costa Caribe nicaragüense”, noviembre, 2004. Hay otro Certificado de reconocimiento, firmado por el presidente del IV año de sociología, Guillermo Pérez, julio 2002.

    En el año 2007, iniciamos un Post Grado en Docencia Universitaria, que abriría las puertas a la maestría del mismo nombre. 

    Para entonces, toda esta nueva forma de praxis pedagógica y vida universitaria que trataba de promover me habían estigmatizado institucionalmente desde la administración de los años 1999-2003. Experimentaba el ostracismo. La administración siguiente (Bolaños Chow, 2004-2007; 2008…) no vio con agrado mi papel como docente propositivo y crítico. Me había granjeado el respeto y reconocimiento de la comunidad universitaria, docentes y estudiantes principalmente. Esta situación se volvió tensa.

    En julio del año 2008, se me comunica la cancelación de mi contrato como docente de tiempo completo. Se me aplicó el 45 laboral. Habían sido 12 años. Estudiantes de sociología de la modalidad sabatina promovieron una protesta que duró un mes y hasta pláticas con la vice-rectora, pero su intransigencia no permitió mi reintegro.
    Posteriormente se me suspende la beca de la maestría; meses después, faltando dos encuentros por finalizar esta maestría, se me separa del curso de maestría y aún me niegan dos calificaciones que había acreditado cuando estudiábamos en el recinto Nueva Guinea. Ahí no paró la cosa, tres de mis poemas en honor a la universidad, que se ostentaban en los pasillos del recinto en Bluefields, fueron mandados a retirar y posteriormente a borrar.

    Desde 1997 al 2007 se contabilizan 88 cursos impartidos en el área Humanidades, en las carreras de Sociología, Ciencias de la Educación con mención en español, biología e inglés, y en la carrera de Educación Intercultural Bilingüe, tanto en Bluefields como en Pearl Lagoon. Todo ello en la institución que renunció a mis esfuerzos.

    Últimos años. Perseverancia, visión de lo útil

    He continuado aferrado a mi pasión docente. He sido el señor de las aulas. Pero mi docencia va más allá de ellas. Ya soy un maestro jubilado, pero jubilación no significa confinamiento ni retiro. Sigo transmitiendo mi Revista Educativa radial, que ha logrado una importante audiencia en la región. He publicado artículos de interés por la temática y el grado de reflexión, por medios radiales locales, en el “Boletín Costeño”. En WANI, publiqué un artículo sobre las Competencias Interculturales.

    Algunos de mis poemas han logrado trascendencia nacional. He preparado material para una primera publicación personal titulada: “Los hijos del Infortunio también sueñan, cantan, aman y luchan”. 

    Con todo su esplendor de aquellos años, muy lejos en el tiempo ha quedado el árbol de Castaño que me vio nacer. En mi sexagenario nacimiento, quiero emular ese Castaño. Sin la soberbia, pero sin la humildad humillante, he anhelado las alturas, he aspirado la cima de la esperanza, he tratado de dar frescura, frutos y sombras al peregrino que se detiene a reflexionar sobre las pasiones y el quehacer del hombre. Sigo atrincherado en estos renglones para renovar continuamente con Odisseo Elitys: “Escribo para que la muerte no tenga la última palabra”. Aún quedan sueños del porvenir, ellos rondan mis desvelos: i) Maestría en Literatura Hispanoamericana y del Caribe, ii) Fundación Lizandro Chávez Alfaro, iii) Asociación de maestros jubilados, iv) Publicaciones. 
    He forjado en el yunque de mi vida la gloria de existir.

    He forjado en el yunque de mi vida la gloria de existir.


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    Hugh Allan Budier Bryan

    Hugh Allan Budier Bryan, nació en la ciudad de Bluefields el 4 de diciembre del año 1962. Es el quinto de ocho hermanos 4 varones y 4 mujeres). Su padre es el Reverendo Palmerston Budier Sinclair, pastor jubilado de la Iglesia Morava y su madre la Señora Edna Rosita Bryan. Desde muy temprana edad Allan demostró inclinación a la poesía como influencia directa de su señora madre quien siempre les hablaba sobre la importancia de la lectura. Su primer poema (dedicado a una niñita de siete años llamada “Margarita”) lo escribe a los ocho años de edad cuando vivía en la ciudad de El Rama.

    Allan es amante de la naturaleza, de la música instrumental y su pasatiempo favorito es la lectura. Además de la lectura dedica su tiempo libre a la práctica del softball. Cabe señalar que en la primera parte de los años ochenta integró la selección nacional de Atletismo en donde obtuvo el campeonato en cien metros planos y representó a Nicaragua en varios eventos internacionales, siendo el de mayor envergadura Los Juegos Centroamericanos y del Caribe llevado a
    cabo en la ciudad de la Habana, Cuba en el año 1982.

    Él estudió su primaria entre Bluefields (Escuela Monseñor Mateo) y la ciudad de El Rama en la Escuela Pública de donde se graduó de la primaria. Inicia su secundaria en el Instituto de la ciudad de El Rama concluyendo su primer año. Sus padres fueron traslado a la ciudad de Bluefields y estudia el segundo año de secundaria en el Instituto Cristóbal Colón. Luego recibe una beca para estudiar en el Colegio Moravo secundaria de la ciudad de Bluefields en donde concluye su Bachillerato en Ciencias y Letras y Contador Privado.

    Al año siguiente es contratado para impartir clases en el Colegio Moravo (Educación Física, Ciencias Naturales y Biblia). Después impartió las asignaturas de Contabilidad a las Secretarias.

    En el año 1986 recibe una beca para estudiar en la Universidad de Ozarks en el Estado de Arkansas en los Estados Unidos de Norteamérica.

    Viaja a Norteamérica y en el año 1990 concluye su Licenciatura en Sociología/Psicología.

    En el año 1991 obtiene una beca para estudiar una Maestría en Divinidad (Teología) en el Seminario Moravo en la Ciudad de Bethlehem,
    Pensilvania. Después de haber concluido la Maestría en el año 1993 regresa a Nicaragua y es llamado a dirigir la Iglesia Morava Creole en Puerto Cabezas. Paralelo a esta responsabilidad comienza a impartir clases de Sociología en la Universidad de las Regiones Autónomas de la Costa Caribe de Nicaragua (URACCAN) y un año después asume la coordinación de la carrera de Sociología. Impartió clases de Filosofía y Sociología en la Escuela de Enfermería de la ciudad de Bilwi, Puerto Cabezas.

    Allan contrajo matrimonio con la Señorita Grace Kelly Bent con la cual procreó dos bellas hijas: Berjanelle y Megumy, a las cuales se refiere con mucho amor como la fuente inagotable de su inspiración.

    En el año 1997 publica su primer poemario bajo el título de Imágenes del Alma con temas variados: el amor, la política, lo metafísico y temas sociales de la realidad costeña.

    En el año 2002 regresa a Bluefields para asumir la dirección del Colegio Moravo Secundaria, el que sigue dirigiendo actualmente; también imparte clases de Sociología, Filosofía, Geografía e Historia de la Costa Caribe y Psicología en ambas universidades (Bluefields Indian and Caribbean University “BICU” y la universidad de las Regiones Autónomas de la Costa Atlántica nicaragüense “URACCAN”). 

    Muy pronto se estará publicando un segundo compendio de más de ochenta poemas de temas variados, titulado “Una lágrima y muchos
    recuerdos”.

    Está en proyecto un libro autobiográfico cuyo escenario central es lo que se conocía antes como “Big Field” que queda en el Barrio Punta Fría exactamente donde se construyó la cancha de baloncesto.
    Escrito por: Diana Aristhomene Omier.



    THE STAGE

    This is your day.
    The hour has come for you to perform
    The audience anxiously awaits your entry.

    Go on, go on, the stage is yours.

    Do not be surprised with the deafening sounds of applause
    Neither be frustrated by the sarcastic silence
    Of those who refuse to welcome you.

    Go on, go on, the stage is yours.

    Cry, some will cry with you while others will jest at your tears.
    Smile, some will laugh with you while others will laugh at you
    The stage could be frightful, do not feel threatened.

    Thousands have been up there.

    Some were able to keep their heads up high;
    Others have walked down with their eyes kissing the ground,
    trying to hide the shameful signs of regret and defeat.

    The moment belongs to you: CARPE DIEM.

    Time is slowly slipping through the hour-glass:
    Soon, soon the stage-curtains will descend
    And seal the END of ACT I.

    This is your Day, the empty stage awaits for you
    Go, go, go, go!!!
    ACT II is about to begin.



    IN SEARCH FOR A BETTER
    TOMORROW

    The war is over
    The noise of endless fear has melted
    upon the surface of our memories.

    No more bombs, no more bullets
    No more mines, no more missiles
    nor fear for scuds… or hopes for patriots.

    The war is over
    The wind is blowing its silent sigh of relief
    The sea is covering the open wounds
    left by footprints upon the naked semblance of the sand.

    The skies are empty:
    a lonely dove passes by and shout to the moon and the stars
    that all is all right.

    Under the light of the firmament
    a host of human shadow
    advance slowly throughout the dessert
    they come closer, closer
    and I see a Saudi. a French. a British, a Kuwaiti , an American.
    an Iraqi,: They all are soldiers returning back to their home.

    They find time to shake hands:
    Not a word is said
    Each continues his own journey
    With his head bent down as if searching for someone
    or perhaps whispering a prayer for love, peace and hope for
    God’s grace to nourish their vision for a better tomorrow.



    IT IS FINISHED

    He is
    he walks slowly outside the half-lit room
    finds himself standing
    between the image of the cross
    and the shadow of a noose.

    He holds in his hands a white bag
    Wrinkled by the intense grip
    the look in his eyes is frightening
    his face is wet
    no one can tell if he is crying
    He finds strength in his weakness
    runs to the crowd
    and whisper something to the leader
    at once they hasten into the room
    Still holding the bag in the same hand
    he approaches the Man
    and seals “D” moment with a kiss
    “behold the man” – he says in his heart
    he leaves the room in a hurry
    as if running from himself
    the Man, His followers, the crowd
    look at each other, but no one dares to speak
    On the other side of the room
    coins falling on the ground
    bring the silence to an end
    they all come to see what was
    happening
    they looked up
    they saw his shadow swaying slowly
    in one hand the cross
    and in the other the torn bag
    he could never let go
    Beneath the lifeless shadow
    lies thirty pieces of silver coins
    the crowd gathers the fallen pieces
    and then looked at the Man and began to shout
    Crucify Him, crucify Him
    The Man looks around searching for His followers
    No one was there
    They were all scattered
    The Man takes a last glance around the room
    He sees a shadow, a bag, a noose and a cross
    And then He murmurs “It is finished”.




    ¡Hmmm…!

    ¿Que es la Poesía? me preguntoEn
    realidad, ¿que es la poesía?
    Poesía es, quizás, la transformación de palabras simples
    Palabras que llevamos cobijadas bajo la invisible carpa de la
    Imaginación.

    Poesía es a veces el dolor que me alegra
    o la felicidad que me debilita
    o el deseo que me posesiona.

    Poesía es sentir lo que estoy sintiendo en este momento;
    Poesía es saber que yo soy el creador de estos versos;
    Poesía es tener la esperanza de que alguien piense en ti;
    Poesía es confesar a esa persona especial que le gustas;
    Poesía es sentirse forzado a expresar otros sentimientos
    en el místico lenguaje de la amistad.

    Poesía es tener a esa persona frente a ti,
    sentada calladamente sin expresar una sola palabra;
    Poesía es sentir cuando el corazón aligera el ritmo.

    Poesía es volver a ver a esa persona especial por unos segundos
    y… seductoramente, sonreír… ¡hmmm…!




    “A LA MEMORIA DE
    TONY CAMPBELL”

    (El Poeta cuerdo)
    El cielo está de luto.

    Las nubes se encierran tras su negra agonía.
    Los pájaros vuelan sobre la bahía durmiente
    dejando huellas de infinito pesar.

    El sol se esconde tras un manto de dolor
    y su luz se opaca ante la confusión de la realidad.

    El viento se arrastra con su alma enlutada
    consolando en su trayecto rostros abatidos por el llanto.

    Los barcos pesqueros están estáticos,
    anclados en las profundidades
    de aquello que todos llamamos muerte.

    Son casi las 5:00 de la tarde.

    La frívola noticia ha llegado:
    Murió un poeta
    sumergido silenciosamente entre el regazo su propio
    mundo.
    ¡Ha muerto un poeta!
    El cielo, las nubes, los pájaros, el sol, el viento,
    Los barcos, los niños, las mujeres, los hombres,
    todos estamos de luto… todos, todos, todos.
    Murió TONY CAMPBELL
    ¡Murió el poeta cuerdo!



    .


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    Erna Loraine Narcisso Watters

    Mrs. Erna Loraine Narcisso Walters, Nació el 28 de septiembre de 1942 en la ciudad de Bluefields, Nicaragüa, Sus padres son: Winfield Narcisso y Charlotte Watters. Mrs. Erna se identifica con la etnia creole. Ella es integrante activa de la iglesia Revival Tabernacle, donde es líder del coro en su iglesia.

    Realizó sus estudios de primaria y secundaria en el Colegio Moravo. Estudió magisterio en el Instituto 08 de Septiembre en Waspam. Comienza a escribir poemas para las diferentes actividades religiosas de su Iglesia. Los niños aprendían de memoria estos poemas y los recitaban durante las festividades religiosas.

    El nombre de su primer poema fue: “Old School Days”. Mrs. Erna, manifiesta que ha habido varias personas que la motivaron a continuar escribiendo. Algunas de ellas fueron: Ronald Brooks y su hija
    Lilliette Anisal. Actualmente Mrs. Erna tiene alrededor de 140 poemas y su esperanza es publicar su primer poemario en un futuro no muy lejano.

    Además de escribir poemas le gusta leer, cantar, y viajar.
    Expresa además que está convirtiendo algunos de sus poemas en canciones, a través de las mismas la juventud aprenderá un poco más sobre su culturas e historias.

    Escrito por: Scarlett Hodgson y Velma Morales.


    Erna Narciso Walters (1942) ha sido maestra por muchos años, formó parte del personal del Programa Bilingüe Bicultural como técnica de Educación Preescolar y fue concejal del Frente Sandinista de Liberación
    Nacional. Escribe en inglés, español y creole. Sus poemas fueron publicados en la Antologia Poetica De La Costa Caribe De Nicaragua. El poema “Yo soy tu respuesta” escrito en los tres idiomas, se refiere al proceso autonómico como respuesta al subdesarrollo, producto del saqueo y explotación irracional de los recursos que la región del Pacífico ha realizado de la Costa. Es un poema de denuncia que incita a luchar por una verdadera autonomía con valores de honestidad e integridad:




    Al mantenerme de pie
    Con una mirada fija dentro de los corazones de
    personas enfadadas,
    Lleno de dolor y gran pesar
    Como también de resentimiento e incredulidad
    Mi corazón se agobia con lágrimas de dolor
    Porque me acusa de un futuro inseguro.

    Sobresalen las razones: Lideres incapaces
    Que no sostienen fuertemente el espacio
    conquistado para mostrar mi verdadera
    cara
    Y así demostrarle a mi gente
    Que bien administrada por hombres y mujeres de
    integridad
    Podría ser respetada y anhelada por mi sufrido
    pueblo.

    (….)
    Soy poderosa y fuerte.

    Con la Ley 28 y vuestro apoyo incondicional,
    Demostremos que esta lucha la podemos ganar
    Reenfocando nuestra visión,
    Soy poderosa...no soy tu enemiga...
    Solo pido tu rectificación...
    Soy LA AUTONOMIA” 

    (Rossman, 2010. Págs.10-11)


    Miss Erna, al igual que otras poetas, recupera el importante papel del linaje femenino en la construcción de las utopías. En el poema “We are a powerful force”, las mujeres representan una fuerza poderosa que puede transformar el mundo. Si bien su propuesta no es feminista, en medio de ese ritmo cadencioso que es la música de Bob Marley, las insta a liberarse de la esclavitud mental y enfrentar los retos sin temor y con valor. Las mujeres siempre han resistido al abuso y la discriminación, son concientes de su poder y por ello pueden enseñar a los otros que juntos representan una fuerza poderosa:


    “As women, we are a powerful force,
    we no doubt can change nature’s course
    with our talents and gifts as we challenge life,
    either as mother, grandmother, or wife.
    Most of these challenges are fearful and
    threatening,
    But can unlock, doors for others who are
    suffering,
    Who are subject to abuse and refuse to win
    Because they’re unware of their power within.
    Free yourself from mental slavery
    Words once said by famous Bob Marley.
    Let’s prove to the world that we are the source,
    And as women, we can change nature’s course”
    (Rossman, 2006 bis. Pág. 83).




    A PORTRAIT OF GOD’S
    EXTENDED LOVE

    God`s love is so extended,
    It covers all the birds that sing so sweetly in the trees.
    It is so deep; it captures all the fish, in the depth of the sea.
    It is so high; it reaches to the highest star,
    Yet it is so low, it rescues us wherever we are.
    His extended love provides, a hand to help the feeble,
    and swift feet to run, to rescue the poor, the halt, and the needy.
    It also provides keen ears to hear cries of sympathy, and sorrows for
    others even your worst enemies, so much more your brothers.
    His extended love provides a sympathetic heart for the desolate and
    lonely
    as you share their deepest pain, of grief and agony.
    Because God’s extended love is so transparent, pure and free;
    He has transplanted these valuable traits in his vessels
    which are you and me.
    Will we be willing to be these parts which are:
    His hands, His feet, His heart, His ears,
    Will we be enlisted as volunteers?
    If so, some awesome day for sure,
    His glorious kingdom we too we’ll share.



    THE GIFT OF TIME

    We all need a time to grieve
    the loss of those we love and knew
    to sit through previous memories
    and allow our tears to flow.
    Weep not for those who are at rest up in heaven, but weep for ourselves
    while we struggle to re-adjust our lives
    as we wake up to the reality of what has happened.
    Of course things will never be the same
    and each we can call by its own name;
    But God gave the assurance of his everlasting love, as our shield,
    and the greatest gift called TIME as our comfort
    while our broken hearts He heals.
    Trust Him in your darkest night,
    His words declare He is your light,
    He promised you to hold your hand,
    renew your strength, and help you stand.
    Ask for that strength in each new tomorrow
    as you walk through your pain and deepest sorrow.




    AGROSTIC OF A SINCERE
    FRIEND

    A -  ngie called by most of your friends,
    N -  ever over looking challenges and ready to make amends.
    G -  uiding the youth into ways of truth,
    E -   njoying the savor of most of your fruit;
    L -   iving a life which can easily be read
    I -   n and out of this region sharing your bread.
    C -   alled by the Master to do a great task.
    A -   rise! Acknowledge your potential! He’ll give all you ask.
    B -   e always brave, courageous, and true.
    R -   eady to do all that’s ask of you
    O -   mitting thoughts that will destroy,
    W -  ords, acknowledge only what bring joy,
    N -   ever doubting nor fearing; neither the enemies allow,
            he’ll destroy your health and peace of mind
            which later will be difficult for you to find. 





    A PICTURE OF WHAT TRUE
    LOVE LOOKS LIKE

    I Corinthians 13 draws such a beautiful picture;
    Not of a man on a motor bike
    But of what true love really looks like.
    Love is a word that’s easily spoken
    But how much of it is true,
    If it’s not pure and transparent
    Time will erase it from view.
    True love is not a vehicle that takes us for a ride
     Nor is it an emotion that rises like the tide
    But it’s a safe place of refuge
    Where we can peacefully hide.
    True love has a heart
    That can be touched with
     Agony and pain.
     It has hands, whose labor is not in vain.
    It is not easily provoked
    And seek not only her own
    But rejoices also when others succeed
    As an overwhelming joy is shown.
    Because true love is boundary free
    It reaches You, and You, and Me.




    WHAT A SMILE CAN DO

    A smile is costless, but productive
    It refreshes the ones to whom it is given.
    Although it doesn’t last for hours,
    but maybe a minute.
    It gives a sensation like a particle of heaven.
    A smile consoles the sadden heart.
    And can be compared to a perfect piece of art.
    It brings hope to the hopeless.
    Rest, peace and joy to the helpless.
    It sweetens the life of those who receive it,
    And serves as a symbol, or tie of true friendship.
    A smile is like a natural antidote for the afflicted;
    meanwhile it’s an insult for the haunted and the wicked.
    Since afflictions go beyond the surface of the skin,
    a smile refreshes the inner man within.
    Don’t be among those who need therapy to smile
    be like a happy energetic child.
    Smile! you aren’t too poor you cannot give it,
    neither too rich that you do not need it.




    THOSE GOOD OLD DAYS

    Tell me about those good old days
    when there were railroads, sawmills and ways,
    when there were jobs to pick and to choose,
    where everyone gained no one lose.
    Tell me about your days of fun
    those healthy days when you played in the sun,
    in the rain and in the cold.
    in those pleasant days of old.
    Tell me about some clothes that was worn
    made of flour sack, crokas and more,
    but they were worn with dignity and pride.
    leaving shame and envy aside.
    Tell me about the food you ate,
    that were so cheap and easy to get,
    you could buy with shilling and dimes
    without any need to get in line.
    Although your schools were only a few,
    your teachers knew just what to do
    your learning was no doubt extense,
    this you proved with much excellence
    while you highlighted that royal star reader
    as the most outstanding leader.
    Today I truly beg of you,
    even though you might be few,
    share with us memories of those good old days
    of your values, customs and ways,
    so that we can pass them on,
    now, and long after you are gone.








    .

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    Claudia López Benaiges

    Claudia López Benaiges (Santiago de Chile, 28 de noviembre 1972 - 11 de septiembre de 1998) fue una joven militante anarquista chilena y estudiante de danza1 de la Universidad Academia de Humanismo Cristiano. Fue asesinada con una bala en la espalda en La Pincoya de Santiago (Chile), junto a un joven poblador de la zona, en la noche del 11 de septiembre de 1998 por Carabineros de Chile durante una protesta por el 25 aniversario del Golpe de Estado del 11 de septiembre de 1973 de ese país.

    Se ha convertido en un icono para el joven movimiento anarquista chileno, para el movimiento de estudiantes y jóvenes de organizaciones sociales en Chile, y una muestra para quienes afirman que el régimen chileno sigue siendo controlado de la misma manera en que fue dirigida la dictadura militar. Existe un centro social con su nombre en la ciudad de Penco, el Centro Social Anarquista Claudia López.



    HOMENAJE A LAS HIJAS DE PUTA

    Ellas, las hijas de puta.

    Las hembras de las lunas rebeldes de la intemperie oscura, y de los soles tórridos calcinantes del yugo.

    Ellas las odiadas, las despreciadas, las olvidadas, las negras, las rojas, las asesinadas, las torturadas, las…

    Seguirán de frente con sus pechos polvorientos y ametrallados inflamando tus caminos, mostrándote su sexo orgullosamente erguido de guerrillas.

    Continuarán explotando, gimiendo demenciales de verdades radicales, inundando los silencios de éstas selvas de orgasmos libertarios.

    Y ellas seguirán fecundando al mundo de más hijas e hijos de puta,

    Y en las calles tomadas con sus cuerpos agirosalados de fusil, para saltarte encima y escupirle la cara a tu cabrona opresión y a tu cafiche sistema…

    ¡¡Porque hoy más que nunca la
    LIBERTAD lleva tatuada en la piel a una
    hija de puta!!




    Tras Los Cuerpos amurallados

    Hoy extiendo mis manos a través de estos muros, condenados a retener vacíos agónicos, a quebrar la identidad que huele a barro, a arrancar las ideologías estelares ecritas en la piel.

    Hoy, voy tatuando contra la pared los pensamientos, los olores, los sonidos liberados, rebeldes, subversivos e insurrectos, y termino los murales inconclusos de las calles que aún no se construyen.

    Y, hoy, enciendo, encendemos mil hogeras, me amotino, nos amotinamos mil veces. Entro en huelga, construyo túneles quiméricos, y mañana volveré, volveremos a hacer arder tus barrotes.

    Porque ninguna cadena será perpetua, y ninguna cárcel de "alta seguridad" para los sueños de los grillos y las esperanzas de cigarra.¡porque estos óvulos subversivos y amurallados, darán a luz la próxima BARRICADA!




    SIN NOMBRE

    Las letanías celestes
    Que repletan las noches de los mundos, interrogan incesantes a las hijas ansiosas de la incertidumbre.
    Explotan fulgurantes como los cuerpos que se extienden a través de las paredes, que irrumpen por los susurros de la luz, que enfrentan los abismos aireados y tórridos.
    Los cuerpos oscuros de la ansiedad insurrecta,
    Del deseo subversivo de las cadenas lunares,
    Que derramadas en la tierra
    Buscan sus nombres, esos que aún no tienen,
    Que yacen hundidos en las raíces de las selvas.




    Los ojos de ella se estremecían. 
    Tras la ventana abierta, los gritos inundaban los rincones,              
    se cofundían entre la maraña de sus gemidos azules.                         
    Su cuerpo bañado de intemperies confusas buscaba, 
    entre extravíos, 
    las respuestas que pudieran explicar...      

    ¿cómo la sangre contra la sangre? 
    mientras él volvía a estremecerla una y otra vez,                      
    -ella recordaba, a tientas, los combates antiguos de sus ardientes caderas, la libertad, la subversión, el odio y las respuestas del ¿porqué la sangre contra la sangre?                

    Aún entónces sus lágrimas se confundían con la risa;                
    por lo que él, sobre la piel tatuada de hoyos negros 
    y cráteres lunares, sellaba definitivamente aquel encuentro.     
                   
    Tras la última descarga y el cigarrillo, que hacían la diferencia...
    -entre torturador y torturada





    CLAUDIA LOPEZ BENAIGES, 

    A 3 AÑOS DE SU ASESINATO 
    (texto sin censuras) 

        
    Sucedió en 1998, en septiembre. Ese año no se distinguía mucho de los anteriores. Los medios de in-comunicación se entretuvieron con la llegada de pinochet al congreso en Valparaíso, la realización de la cumbre de tiranos del continente en Santiago, la participación de la selección nazional de fútbol en el mundial de Francia, algunas violentas protestas universitarias, un 11 de septiembre que a los tradicionales destrozos heridos y detenidos agregaba 2 muert@s, el anuncio ministerial de crisis económica, un chileno en el nº uno del tenis, y las celebraciones de un campeonato de fútbol para colo-colo (aunque los 2 siguientes fueron para la "U"). Los hitos de un año diluido en las frenéticas compras navideñas y la borrachera de un ilusorio año nuevo. Pero este año fue diferente a los otros, aún para los que hemos visto los que le han sucedido. Para algun@s mujeres y hombres que creemos en la existencia y posibilidad de la libertad, ese año recibió nuestros esfuerzos y nuestra sangre. 

    La intervención de la realidad es lo nuestro, en una mezcla de operaciones de acción, recorriendo historias y mitos de invencibles revoluciones extraviadas en la historia, y certezas de rehacerlo todo, intentando llevar al extremo los alcances y proyecciones. Hablamos, corrimos, nos emborrachamos, golpeamos policías, gritamos, trabajamos, levantamos barricadas, teorizamos, amamos, estudiamos, conspiramos, intentamos hacer lo que podamos y en el lugar que sea. El año 98, con el grito de "pinochet en el senado: El cerdo que faltaba en el chikero" nos fuimos a Valparaíso y enfrentamos durante horas la violencia policial (como no recordar a la gladys marin cuando nos miró y nos ordenó ayudarla para trasladar sus banderas y lienzos, la respuesta nuestra fue un NO y una risa, pues estábamos ocupad@s pensando en el enfrentamiento que vendría con los pacos), con inagotable energía participamos en las agitadas caminatas callejeras de Santiago, en las antiautoritarias jornadas universitarias, en el inextinguible Macul con Grecia, en las rebeldes ciudades y sus poblaciones de este trozo del planeta. Con pasión y valentía, con una inquebrantable confianza en nuestr@s amig@s y compañer@s, tal vez demasiada. 

    Septiembre, 11, nos reconoció. Esa noche la muerte tuvo nombre, Claudia López Benaiges, nuestra amiga y compañera. En Santiago, en la Población La Pincoya, en calle La Pincoya altura del 5800, una bala disparada a su espalda por un cobarde paco, detuvo su corazón. Lo que sucedió después fue muy variado. La prensa hostigando, recibiendo valiosa información. Reformistas a sueldo del estado, que les paga el valor de sus familiares asesinados en la dictadura, esparciendo caguines respecto a quienes acompañaban a la Claudia y como habrían sucedido los hechos, para deleite de periodistas y policías, y que lamentablemente aún hoy persisten. Sus amig@s y herman@s acompañándola en el Espiral, donde estudiaba Danza. Rechazando la actitud del partido comunista de presentarla públicamente como militante de su partido y en el descaro de intentar desplegar su bandera sobre el ataúd cuando la noche avanzaba, y l@s amig@s que estaban eran menos. Junto a sus familiares acompañándola en su viaje al cementerio de San Bernardo, lugar donde el emotivo funeral se vio hostigado por la presencia de pacos de civil que fotografiaban a los presentes y 2 buses con pacos "fuerzas especiales", que se abalanzaron palo en mano cuando nos retirábamos. 

    Luego, denunciamos al estado policial y la recordamos de diversas formas. Nos tomamos la universidad donde estudiaba Danza (UAHC, Univ. Academia de Humanismo C., la "c" la dejamos a vuestra imaginación), vimos el comportamiento cobarde y rastrero de l@s funcionari@s de esta Universidad "progresista" que anualmente desecha a quienes no pueden pagar su elevado arancel, que liderados por el Gran Cerdo: el recto-r ppd José Bengoa, y secundado por los cedillos que sueñan con el trono de este cuartel educacional pasado a derrotados intelectualillos "rebeldes" de escritorio: los directores de carrera y sus monaguillos, se dedicaron a defender públicamente al gobierno de la alegría terrorista y sus verdes asesinos, mientras a l@s que manteníamos la toma nos llamaban "delincuentes" y nos amenazaban con traer a los pacos para que nos golpearan y encarcelaran ("desalojo" le llaman a eso), cuando los dejábamos entrar a suplicarnos que termináramos todo, pues sus amos de gobierno estaban molestos (al parecer las pegas en la onu, ministerios o municipalidades corrían peligro). Vimos el silencio y nula solidaridad de otras universidades, sobre todo las que sus federaciones de estudiantes eran controladas por el p.c., en la Academia los desesperados intentos de la izquierda (recuerdo a la jota, el p.p.d., la Ser-da, el p.s. con un histérico vocero que se negaba a reconocer la responsabilidad de su gobierno en los hechos -hoy destacado militante "comunista"-, un cerdo colorin jotoso que trataba a todos de terrorista y otro cerdo que usurpaba el movimiento mapuche para dar seriedad a sus histriónicos chillidos) por controlar la toma, los que al ver que no lo conseguían propiciaron su término. Enfrentamos a los pacos en acciones callejeras en Grecia con Macul, y reafirmamos nuestro compromiso con la Libertad. 

    Mientras tanto, los pacos afinaban la represión y montaban el encubrimiento de su crimen, respaldados por los ratis con la Rata Sarmiento a la cabeza (encubridor de asesinos y delatores de la famosa "oficina" del gobierno, enquistado en la comisaría de la José María Caro, al parecer pasado a retiro -que no es lo mismo que pasado a tiros-), igualmente por el abogado Héctor Salazar, actual director y profesor de la carrera de derecho de la UAHC (que destaca por extraviar las vainillas encontradas el lugar del asesinato, que se le pasaron a los pacos cuando limpiaron el sitio, y hace unos meses por participar del show "mesa de diálogo"), y pontificado por los tribunales, específicamente del 33 juzgado del crimen de santiago, con la teoría que los mismos que la acompañaban esa noche le habrían disparado. Hubo mentiras delación y caguineo por parte de la traidora estudiante del Arcis la sapa Evelyn Pinto y sus amigos "troskistas", todos delatores y traficantes, que no dudaron en vender a los amigos de la claudia asegurándoles a la policía que "sabían que sus amigos le habrían disparado", entregándoles abundantes nombres y pruebas falsas, que significaron persecución policial, interrogatorios, y cárcel. Ante todo esto, esperamos que estas ratas no olviden que las mentiras, la traición, y la delación solo se pagan de una sola forma, y que pronto cobraremos. 

    Como sucedió?. Ese año lo declaramos públicamente, y hoy hemos querido reeditar parte de las palabras que ese 1998 dimos a conocer, donde está la verdad de lo sucedido. 

    ... El 11, junto a sus amigos y hermanos, se hizo presente en la marcha de la Alameda al cementerio. Resistiendo la provocación y agresión policial, en la marcha y en las inmediaciones del cementerio. Claudia, la Chica, con sus ojos al viento tóxico de las lacrimógenas y sus ropas mojadas por la lluvia y el guanaco, arrojando piedras y fuego como defensa ante los guardianes de este orden asesino, gritando su rebeldía libertaria, en primera línea, con la valentía de siempre. Luego, la noche, la lucha continuaba. 

    La Chica se hizo presente en La Población La Pincoya, allí junto a sus hermanos levantó barricadas, encendiendo sueños de Libertad plena, de seres humanos libres y felices. Sintiendo y viviendo como el poder enfrenta la rebeldía activa, la Acción Directa, como envía sus asesinos a sueldo, a los pacos, a aterrorizar y asesinar. 

    En la avenida Recoleta solo las llamas de las barricadas iluminaban. A eso de medianoche, la Claudia, junto a los pobladores y sus hermanos, caminaba entre las llamas y la obscuridad. De pronto un destello ilumina el cielo: era una bengala lanzada, como es su costumbre, por las fuerzas policiales. Detrás viene una lacrimógena a la altura de las cabezas de los manifestantes; y por el cielo, un helicóptero que controla y apoya a las fuerzas especiales de carabineros, comandadas por una tanqueta mas sus zorrillos y buses. A pie venia la horda de asesinos seleccionados disparando a donde le indicaba el oficial a cargo, con sus fusiles y subametralladoras. 

    La Chica iba en primera línea avanzando. Ante la emboscada todos corren por donde venían. Pero Claudia no continúa, una bala artera, por la espalda le penetra el tórax. La Chica pierde el conocimiento y su sangre emerge furiosamente de su espalda. La Chica se desploma. Junto a ella 4 pobladores son heridos a bala. Uno de ellos moriría dos semanas más tarde. 

    Los asesinos avanzan sobre el cuerpo ensangrentado de Claudia, ávidos de más sangre: de nuestra sangre. Agarran a la Claudia herida y la patean en el suelo para rematarla, se retiran. Solo unos vecinos pueden tomarla una vez que los pacos se van. Pero Claudia ya estaba muerta. Muerta por expresar sus ansias de libertad sin condiciones, muerta por los asesinos de siempre. Los pacos han cumplido con su deber. Mas tarde volverán a limpiar el sitio, a las 07:00 am toda la calle la Pincoya estará limpia, con la diligencia de la alcaldesa Sofia Prat. 

    Se llevaron sus casquillos. No vaya a ser cosa que luego los culpen a ellos. No les importa una joven, Rebelde, Valiente, Anarquista. Servirá de lección: Estudiantes a estudiar, luego trabajar, para el estado o para otra empresa, que importa; o para ser reconocidos intelectuales, revolucionarios de escritorio, tener poder, ser líderes, dirigir rebaños de borregos sumisos que no piensan, que les delegarán la "difícil tarea de pensar"; ganar dinero, comprar lo que el mercado ofrece; y a olvidarse de eso de querer cambiar el mundo, que no se puede, y más encima, ya no está de moda. 

    Por Claudio Escobar Cáceres





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  • 11/25/16--03:20: NEREA DELGADO [19.638]

  • NEREA DELGADO

    Nerea Delgado nace en Valencia en 1993 pero se declara de dos pueblos de Teruel. Historiadora del Arte. Vive lo que escribe porque no sabe cantarlo. Recita de aquí para allá, y viceversa. Miope, le gusta la montaña y el arroz al horno de su madre. Nerea Delgado se topó con la poesía sin buscarlo y nunca imaginó que ella llegaría a ser la propia poesía. Con el calor del sol valenciano escribe desde hace años y desde hace algún tiempo decidió dar el paso y “mostrarse al mundo”. Así comenzó su andadura por las redes sociales dando a conocer sus versos hasta que quiso hacerlos libro. 

    Libros publicados:

    Tanto en ti. (Editorial Origami, marzo de 2015).
    La barba de Peter Pan. (Frida Ediciones, septiembre 2016). 


    Confesión mecanografiada

    Nuevo Documento de Word, nº87.
    Octogésimo séptimo intento de fingir que me das igual,
    que te he olvidado,
    que me importa una mierda no ser la reina de tu baile.

    No soy nada convincente.
    Mi perro no me cree,
    es que no me creo ni yo.

    Te atropellaría
    ahora mismo
    con un vagón lleno de pasajeros
    y les encendería el típico letrerito de aplausos
    de los programas de humor malo
    para que vitorearan tu pérdida.

    Llevo los brazos en cruz
    para no perder el equilibrio
    pero siempre acabas apareciendo tú
    cambiando el sol por un vinilo de mi cantante favorito,
    entonces miro hacia arriba y me tropiezo.

    No sé dónde caigo
    pero estoy segura de que muy lejos de ti.
    Lejos de los bares
    lejos de las chaquetas vaqueras
    lejos de los pañuelos que me protegen la garganta.
    Demasiado cerca de las canciones de blues.

    Soy carne de melodía triste de armónica
    en la celda más oscura de la cárcel.

    Escondo con vergüenza mi traje de abandonada
    pero tengo que aprender a lucirlo.
    Tengo que volver a caminar haciendo ruido,
    ya sea por los tacones
    o por los espejos rotos que llevo dentro.

    Me he disparado en la lengua
    y en vez de sangre han salido cartas.
    Todo mi cuerpo está lleno de folios escritos que nunca te envié,
    fechados y firmados
    donde me confieso suicidamente tuya.

    Ahora ya lo sabes.



    Besos y cerillas

    No te besé
    porque sabía que sería como comprobar
    con la lengua
    que la plancha está suficientemente caliente
    como para quitarle las arrugas a mi camisa
    y agujerearla por completo.

    Soy un Ave Fénix
    con la asignatura de resurgir suspendida
    y no quiero que me recojan
    como a un cenicero que un perro ha tirado a la alfombra.

    Un beso se convierte fácilmente
    en una antorcha.
    Un beso y una cerilla son gemelos,
    adivina cuál es el hermano malo.

    Tus labios son el asa de una taza de café
    recién servida.
    El asa no quema,
    decían.
    El vaso tampoco,
    aseguraban tranquilos.
    Mentían.

    Estuve a punto de convertirme en leña
    cuando te pusiste delante
    pidiéndome que completara tu chimenea.
    Me invitaste a pasar
    pero me tropecé con el felpudo,
    y cuando aprendí a saltarlo
    se me olvidó cómo se mira hacia delante.

    Me asustaron tus llamas,
    pero ahora sé que el verdadero villano de esta novela
    es la ausencia de ellas.

    Es mejor vivir calcinado
    que dormidos y arrepentidos.
    Pero eso lo pensé después
    cuando ya no había tiempo,
    que es cuando se piensa todo lo bueno.


    Una protagonista que se muere por besar

    Hora punta en el metro.
    Y yo he quedado contigo
    para ir al teatro.

    Andenes asfixiados y escaleras mecánicas
    sucumbiendo al desenfreno de maletines negros
    y zapatos de tacón.

    La lluvia hace de este escenario
    una película de bajo presupuesto
    con una protagonista que se muere por besar.

    Falda empapada,
    medias llenas de barro,
    zapatillas donde bailan mis dedos
    sin saber con certeza si llegarán a tiempo.

    La gente se grita escupiendo verdades
    a caras de falsedad sin opción de cruz.
    El azar siempre me puso cachonda.
    Y en esta vida hasta la muerte juega
    a los dados.
    Y a los dardos.
    Envenenados.

    Con el rimmel corrido
    me siento guapísima
    sólo porque eres tú quien me mira
    y me dice "ojalá fuera lluvia
    para calarte hasta la ropa interior".

    Ya lo haces.

    La ropa interior no es nada
    sin alguien que la admire
    y prefiera arrancártela que plancharla.
    Sin alguien que tenga curiosidad
    por ver lo que hay debajo.
    Sin alguien que vista a sus musas
    con tus sujetadores.

    Llegar a tiempo
    es ver de rodillas
    cómo empieza la función.



    Insomnio de un cadáver

    Anoche volví a tomar pastillas para dormir.
    Eres más fuerte que el sueño
    sólo la droga y el alcohol te debilitan y apartan de mí
    pero reapareces
    como las flores del jardín que un muchacho roba creyendo que así conseguirá follar
    como el dolor de garganta
    como el hijo sin dinero.

    Escribo ahora
    por la mañana
    a la luz de este octubre carcelero
    porque la rabia
    me tenía ocupada anoche rompiendo y quemando cosas.

    Anoche volví a odiar los aviones
    las motos
    los contestadores
    y las canciones que hablan de números de portal.

    Volví a escupir por la ventana
    a arañarme las piernas
    a romper papeles importantes.

    Volví a fumar
    me tragué el humo igual que me tragaba tus mentiras.

    Volví a dejarme caer
    ¿me lees?
    me dejé caer
    yo, que ya me había olvidado de tus infiernos
    y vivía cómoda en el piso de arriba con los pies calientes.
    Ahora mi cuerpo es un volcán
    y mi sangre es magma
    y si tuviera cerca un revólver provocaría un fenómeno natural
    digno de portada de la National Geographic.

    Anoche volví a quedarme sin reloj y sin hambre.

    Anoche me pinté los ojos
    lloré
    y con el rimmel corrido me corté el pelo.

    Se me quitaron las ganas de saltar.

    Me quedé helada
    pero no quise abrigarme.

    No quiero más luz,
    sé un sol con ella.

    Anoche volví a desaprender a vivir sin ti.

    Anoche volví a tener miedo
    salí corriendo
    y me perdí.

    Pero vuelve a su ombligo
    al mes de su calendario
    que te domestique,
    vete con ella
    yo ya estoy muerta.


    Se avecina tristeza

    Esta mañana me he lavado la cara
    con agua helada
    agua que parecía emanar del corazón de una viuda.

    Con las manos mojadas he extendido el brazo
    para coger la toalla
    pero no estabas acercándomela.

    Joder, ¿dónde estás?
    ¿Quién va a pasarme ahora la toalla?
    Estoy condenada a gotear por casa:
    principalmente lágrimas
    principalmente de pena
    desintegrándome por ti.

    Qué tortura este ruido
    de grifo incompleto
    de cañería agujereada
    de puta satisfecha.

    Sin ti está tan vacía esta casa
    que el sonido de mi mandíbula
    masticando los escasos cereales que me llevo a la boca
    hacen eco por todo el pasillo.

    He vuelto a asomarme por la mirilla
    (sí, poniéndome de puntillas,
    como te gustaba que caminara desde mi habitación a la tuya
    por la noche
    los fines de semana en casa de tus padres).
    La puerta del ascensor sigue cerrada
    la luz de emergencia está encendida,
    ¿sabrán mis vecinos que me has dejado colgando del precipicio
    y que te has llevado el helicóptero de salvamento?
    Qué van a saber,
    ellos que ni siquiera saben cómo se recogen las mierdas de perro
    en el portal.

    Sigo goteando,
    a este paso erosionaré el suelo
    y caeré al piso de abajo
    matando a la señora Rebeca y a sus dos nietos
    cuyos llantos a la hora de la siesta no superan a los míos.

    La tristeza es un arma
    con buenísima puntería
    que se dispara por los ojos;
    acabo de mirarme en el espejo:
    menudo tiroteo.

    Ven a secarme la cara, aunque sea con un delantal.
    Ven a pintarme los ojos.
    Ven a vaciarme la sal del corazón.

    Si fueras tú el que gotea
    si fueras tú el de las cascadas en las mejillas
    si fueras tú el que llora
    pondría mi boca debajo de tu barbilla
    como una niña con un tarro de mermelada vacío
    en un día de lluvia.



    Destino francotirador

    El destino me ha disparado en el estómago.
    Un balazo sucio que me ha manchado el ombligo.

    El destino me ha puesto
    por toda la autopista
    clavos en forma de labios;
    mi cuerpo ha pinchado
    y sin parar de acelerar ha caído en la cuneta.

    Mi cuerpo huesudo
    ha caído en tu cuneta;
    has venido a olisquear comprobando que no me he roto nada.

    El impacto ha sido de película,
    sigo viva como si esto fuera cine de acción.

    Me veo capaz
    de caerme por todas las escaleras del mundo
    sin hacerme ningún rasguño.
    Esta noche he rodado por la de Led Zeppelin,
    quién quiere cielo si las partes de abajo siempre fueron las mejores.

    He llegado hasta ti con el vaso intacto y vacío;
    lo he llenado en la barra libre de tu desastre,
    voy borracha de causas perdidas.

    El destino es un pintor
    y acaba de cubrir el primer plano del lienzo
    con tu pelo moreno
    porque ha pensado que esta noche
    no me gustaría bailar sola dentro de mi cuadro.

    El destino ha clavado sus dientes
    en mi ingle
    como una víbora hambrienta que se defiende,
    el veneno ha llegado hasta el fondo
    y quiero que lo chupes.

    El destino me ha disparado en el estómago
    y tú te has colado por el agujero de bala
    como si mi cuerpo fuera el único bar abierto.

    Que el destino nos siga acorralando.
    Que sigamos hiriéndonos juntos
    hasta que con la última gota de nuestra sangre
    escriban la palabra fin.




    La barba de Peter Pan. Frida Ediciones, septiembre 2016. 


    No sé callar de otra forma que no sea habiéndolo dicho todo.


    *


    Quiero no acabar de conocerte, para descubrirte siempre: y besarte cada día por primera vez.


    *


    Tienes pinta de tormenta. Y aunque siempre me gustó ver llover, la cosa cambia cuando soy yo el blanco fácil de los rayos.


    *


    Algo ha hecho que me acordase de ti esta mañana. 
    A lo mejor la luz todavía encendida del parque. 
    A lo mejor el olor de la primera barra de pan. 
    O tal vez este agujero en la garganta, 
    por donde se me empiezan a colar las ardillas y el invierno.



    *


    Cuidaré tu voz como los niños cuidan las semillas que sus profesores les dan para que crezcan
    en un recipiente de yogur.

    Adoraré tu risa como si fuera la melodía que inicia el carnaval,
    como si fuera el pistoletazo de salida de una carrera solidaria.

    Acariciaré tus manos, únicas mantas que necesito en mis próximos inviernos.
    Protegeré tus huesos como cimientos que son del edificio que habito.
    Caminaré tu piel con el mismo cuidado con el que el lince camina la montaña.
    Apostaré siempre por ti, caballo ganador.
    Y nunca dejaré que mis sombras te den miedo.

    Créeme, ahora sí, los buenos ganan.



    INFIERNO

    Habla bien de mí cuando vayas al infierno.

    Diles que yo tampoco supe atreverme,
    que en mi mirada también había algo extraño con forma de cobardía.
    Cuéntles que nunda dejé que me acompañaras a la parada del autobús,
    que siempre quise bailar contigo pero nunca te lo pedí.

    Muéstrales la fotografía en la que salgo dormida
    con el cuerpo cansado de quien se ha pasado la tarde mirando el reloj
    pensando cómo hacer algo que finalmente no hizo.

    Habla bien de mí cuando vayas al infierno,
    diles que fui exactamente igual que tú.



    Vagabundo desorientado

    Caminas tambaleándote en dirección a la puerta del próximo supermercado.
    Traicionas la entrada de éste en el que estás; aunque te cuide, aunque te dé la mermelada sin caducar, aunque te seque la ropa mojada, aunque te regale calzoncillos y cigarrillos.
    Quieres más. Siempre quieres más.
    Teniendo la boca llena buscas otro plato
    y no te importa si está frío
    o si se maquilla demasiado para tu gusto.
    Restaurante de una sola noche,
    plato que abandonas con restos antes de que llegue la hora del desayuno.
    Y vuelves,
    siempre vuelves.
    A mí.
    Intentando disimular las migas de la barba.
    Pero sé que no soy la única que te alimenta;
    tu menú no es de plato único,
    otras camareras te rellenan el bebedero
    como si fueras un pajarillo huérfano.
    Mendigo caradura
    con los bolsillos perfectamente cosidos
    donde guardas huesos de pollo con números de teléfono.
    Estoy deseando que llegue el día en que te atragantes por querer abarcar tanto,
    el día que muerdas el pan duro que te destroce los dientes,
    el día que seas alérgico
    a tu propio latido.
    Y que te envenenes con tu conciencia.



    Tanto en ti. (Editorial Origami, marzo de 2015).

    Somos un escaparate en una gran avenida, somos la avenida, somos quien mira el escaparate y la piedra que lo atraviesa.
    Somos posibilidades. 
    Somos miedos.

    Tarros de mermelada en manos de niños hambrientos y curiosos.
    Cajas de galletas al fondo de las estanterías de excombatientes de la guerra.

    Somos piñatas.

    Tanto en ti recoge todos los trocitos que componen a varias personas y los une para ti 

    ¿y tú, de que te compones?


    MI TINTA

    Mi tinta es para ti.

    No quiero que mi tinta le escriba a otros modos de sonreír.
    Mi tinta es para tu modo de sonreír.

    Quiero que mi tinta sólo llene tus vasos.
    Que se derrame por papeles en blanco que irán a parar al cajón
    que tienes debajo de la tele.

    Mi tinta es para decirte que no voy a dejar nunca de escribirte.

    Es para ti.
    Hasta la última gota del bolígrafo con el que escribo poemas
    y apuntes de historia romana.



    CON TUS PROPIAS MANOS

    Las cortinas se mueven con ritmo de blues
    si me haces el amor-odio en la cocina.

    Tardes oscuras en el sofá
    se vuelven autocine de verano en el que nosotros ponemos
    la parte erótica de la película:
    los besos, el sexo
    y las hamburguesas dobles.

    Brinda conmigo, deja el champán
    y llena tus copas de mí.

    Eres un trago largo de café recién hecho
    en un invierno a medias.
    Y es que el café recién hecho, como el amor,
    es de fácil y rápida adicción.

    Sabes tan bien
    como una toalla caliente
    después de una ducha en enero. Qué digo; sabes mejor
    porque tú tienes camisetas de los Rolling y una vieja Telecaster.

    Vamos a bailar por la mañana, sin desayunar.
    Miraré hacia arriba para verte, paraíso.

    Nariz con nariz, piel con piel, tatuaje con tatuaje
    resurrección con resurrección.

    Todos los libros de mis estanterías hablarán de ti.

    De cómo me salvaste la vida
    con tus propias manos
    retirándome el pelo detrás de las orejas.





     .

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  • 11/25/16--03:57: SARA BÚHO [19.639]

  • SARA BÚHO

    Sara Bueno Hormigo (La línea de la Concepción, Cádiz, 1991). Graduada en Derecho y con un Máster en Marketing Digital y Comercio Electrónico, nunca dejó de lado una de sus grandes pasiones: escribir. Desde los quince años comparte textos en su blog, y más tarde en distintas redes sociales bajo el alias Sara Búho. Ha colaborado con diversas revistas culturales y participado en recitales en diferentes puntos de España. También ha asistido como ponente a la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Cádiz para hablar sobre poesía en internet y nuevas generaciones.

    Ha publicado: 

    La ataraxia del corazón, (Colección Valparaíso Ediciones de Poesía, 2016).


    “Empecé a saber del tiempo
    justo en el momento
    en el que te eché de menos.

    No sé si pasó un segundo,
    un minuto
    o cien años;

    sólo era tiempo".




    Tú, yo, nosotros. Esto no va de amor.

    Nací en agosto,
    estoy libre de bautismo porque mis padres pensaron
    que decidiera yo misma en lo que creer una vez supiera hablar.
    Crecí en un colegio de curas,
    he recitado el avemaría todas las mañanas a las ocho
    desde los séis años hasta los dieciséis.
    Mentiría si dijera que no echo de menos el uniforme,
    las verbenas de fin de curso
    y muchos profesores.
    Lo de rezar no.

    Nunca se me dio bien relacionarme;
    el llevar un corsé ortopédico media adolescencia no ayudó.
    Nunca fui muy popular,
    la verdad,
    me gustaba no serlo.
    Aun así tuve suerte,
    a día de hoy sé que tuve los mejores compañeros que podía tener.

    He tenido cinco mejores amigas,
    soy hija única aunque una vez juré tener una hermana
    dentro de esas cinco.
    Hoy me debato en esa creencia firme de que la amistad existe
    tal y como yo la siento o como veo que es;
    todo iba mejor cuando no nos planteábamos tantas cosas
    la verdad.

    Me crié en un barrio linense
    a base de los potajes, guisos,
    pucheros y otras delicias de mi abuela Ani,
    bajo la voz callada y mirada atenta y protectora de mi abuelo Juan.
    La primera de las nietas,
    mimada sí,
    pero no consentida.

    Mi bisabuelo fue poeta,
    escribía desde la cárcel
    y mi abuela Tere solía recitarme sus poemas
    antes de tan siquiera ser capaz de comprenderlos
    mientras yo jugaba con una caja de botones.
    Prometí a mi abuelo Pepe leer la Biblia y ya he cumplido la mitad.

    Adoro a mi familia,
    desde mis padres hasta lo que alcanzo a conocer
    y sigo conociendo a día de hoy.
    Los disfruto, y aunque los quiero les cuento poco
    pero aun así saben mucho más de lo que parece.

    Amé el metal a los trece,
    el punk a los 14,
    y el rap a los 15,
    ahora ando enamorada de muchos cantautores
    y detesto a aquellos que juzgan a otros por escuchar reggaeton
    si ellos mismos se vuelven locos cuando suena
    un tema clásico en cualquier discoteca.
    Yo los bailo,
    qué pasa.

    Descubrí el amor a los trece,
    lloré por amor por primera vez a los catorce.
    Lo he confundido con cariño,
    lo he transformado en olvido.
    He tenido cuatro novios
    y no he besado a muchos más.
    Me han juzgado por eso de que según dicen eso no es vivir la vida,
    que tengo que experimentar;
    yo qué sé,
    siempre me ha pesado más el latir del corazón
    que el de la entrepierna.

    Luego acaban reconociendo que los mejores polvos no son los de una noche.
    Pero eso es otro tema.

    Me han roto el corazón dos veces
    y yo he roto otros dos.
    Para qué hablar de platos.
    De la primera vez aprendí que tirar la toalla a destiempo
    es sólo una excusa para no afrontar
    que el amor cuando se quema sigue oliendo bien;
    la última descubrí que no había aprendido una mierda,
    además de que la mentira como patología existe.
    De las veces en las que hice daño aprendí que
    que se te vaya el amor es otra forma de arrancarte
    el corazón del pecho y no tener a quién dárselo
    porque sabes que no es justo.
    Que es lo peor porque es una carretera de un solo sentido
    y sólo tú tienes el freno.

    Estudio derecho para dedicarme a otra cosa,
    nunca me he permitido equivocarme
    por miedo a ser juzgada,
    para con veintidós daños
    acabar dándome cuenta de que equivocarse no es un error.

    Y todo esto para acabar diciendo
    que somos los únicos jueces sin oposición que perdemos el juicio contra nosotros mismos
    cuando somos todos los que creamos lo “socialmente establecido”,
    y aun así inventamos la palabra prejuicio sólo para excusarnos cuando la cagamos.




    Constelaciones.

    No tengo nada que decirte,
    hablar entorpece cada pulso acelerado
    y mirarte es gritarte a frenazos.

    Parpadeo como si pudiera escapar
    de tu imagen,
    suspiro como si fuera capaz de desalojarte
    de mi estómago
    y río como si pudiera engañar a la tristeza.

    Desde que no pasó nada,
    por el papel pasa de todo menos el tiempo;
    por mi piel sólo pasas para que recuerde las huellas que no dejaste.
    Desde que no pasó nada
    mis dedos cuando escriben tienen más memoria que el tiempo,
    y me señalan culpable de todas esas huellas que no dejaste.

    Te veo sonriendo,
    cambiando a tu antojo las constelaciones de pecas que adornan tus ojos
    con solo una mueca de felicidad incierta
    ante mi incierto modo de mirarte cada peca.

    Eres un boca a boca sin distorsionar
    y yo una supernova clavada en tu pupila.

    Comparto una mirada al cielo sólo con aquellos
    que son capaces de encontrar el universo en tus ojos.
    Comparto una mirada al cielo sólo con aquellos
    que son capaces de encontrar el universo.
    Comparto una mirada al cielo sólo con aquellos
    que son capaces de encontrar.
    Comparto una mirada al cielo sólo con aquellos
    que son capaces.
    Comparto una mirada al cielo sólo con aquellos.
    Comparto una mirada al cielo.
    Comparto una mirada.
    Comparto.

    No tengo nada que decirte,
    hablar entorpece cada pulso acelerado
    y mirarte es gritarte a frenazos.




    DE OLAS QUE SE ROMPEN

    He salido a hablar con las olas
    sólo porque sabía que ellas iban a romperse
    antes que yo.

    Las rocas se han limitado a dejarse abrazar
    aplacando la violencia
    y reteniendo restos de cada impacto.

    Las rocas están perdidamente enamoradas;
    es el secreto que guardan todas las costas.
    Se van desgastando,
    dejando al agua ir con la certeza de que volverá
    con más fuerza.
    Que volverá,
    y volverá para romperse
    donde "como siempre" y "hasta nunca"
    se hacen equivalentes.

    Yo he sido impacto.
    Encerré el desamor en una jaula cuando se puso violento;
    le observé,
    sufrí su agonía,
    la escribí;
    sentí sus golpes contra sí mismo,
    contra él, contra mí
    y contra un nosotros que ya no era.

    Confundí las rocas con la arena.
    Arena que me dejaba ir prometiendo quedarse,
    y yo volvía,
    pero ya no estaba allí.

    Y llegas.
    Te miro a los ojos y es como darle la espalda al mar,
    sola y únicamente para cerrarlos y dejarse caer después.

    Prometí no volver a reconocerme en palabras,
    y lo último que he acabado comprendiendo
    es que las únicas promesas que rompo
    son las que hago conmigo misma;
    lo penúltimo,
    que la verdadera felicidad es la que se siente por otros
    pero nace en el propio estómago;
    lo antepenúltimo,
    que sé que no podría ser taxista porque todos los caminos
    acabarían en tu casa: y todo sin hablar de Roma
    y mucho menos del amor.

    Eres esa afirmación tajante que a veces abruma
    y otras da ganas de vivir sola y únicamente
    por y para demostrar su culpabilidad mientras sonríes.
    Y sí, la vida da vueltas y yo bailo contigo,
    pero es ella la que me pisa los pies:
    no le eches la culpa a los tuyos
    que sin saber cómo te han traído hasta aquí.

    Que toda la redundancia cabe en un beso,
    mientras nos callamos un "que se joda el amor",
    y no pediré disculpas porque no lo siento.



    No estoy muerta.

    De pronto llega alguien que quiere quedarse a sabiendas de que estás rota.
    Llega alguien que no pretende repararte
    porque sabe que la vida y tú ya tenéis un trato y no tiene nada que hacer.
    Que a lo que llamas poemario lo llama experiencia.
    Que es capaz de bailar cada uno de tus latidos sin importar el ritmo.
    Que no coarta el amor, que lo deja fluir y hace que lo dejes fluir salvaje porque no puede ser de otra manera.
    Que no busca las palabras exactas, pero las tiene.
    Que no ve el naufragio, sólo el mar.
    Que cuando sonríe se convierte en la auténtica metáfora de la vida y no tiene ni idea.

    De pronto llega alguien.
    De pronto llegas.

    Llegas y te coronas con todas las espinas que voy escupiendo,
    paseas por mi habitación y la conviertes en un laberinto de sueños,
    acampas en mi mente y la creatividad se congela un segundo antes de empezar a derretirse;
    edificas cada vacío, y ahora encuentro el mar hecho sonrisa al volver cada esquina.
    Llegas y te plantas de frente para que no pueda mirar a otro lugar
    y me doy cuenta de que nunca llega tarde algo que no se espera.
    Llegas y me haces caer en la cuenta de que el amor es como las hadas de Peter Pan,
    que sólo mueren cuando no crees en ellas.
    Conectando tu herida con la mía llegas y te conviertes en la primera persona
    capaz de hablar de paz sin mencionar la guerra.
    Llegas y no prometes quedarte, pero te quedas.
    Llegas y no prometo quedarme, pero me quedo.

    De pronto llegas 
    con tu ejército de silencios,
    pero esta vez no vienen para luchar;
    como un trébol de cuatro hojas en medio del desierto,
    no salvas
    pero das esperanza.



    Siendo poeta.

    Cuando más pasional he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más retorcida he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más histérica he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más dramática he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más triste me he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando más feliz he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más inconformista he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más odio he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando más hundida he estado ha sido siendo poeta.
    Cuando más reconfortada me he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando más he echado de menos ha sido siendo poeta.
    Cuando más dañina he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más libre me he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando más perdida me he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando más motivada me he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando más rencorosa he sido ha sido siendo poeta.
    Cuando más decepcionada he estado ha sido siendo poeta.
    Cuando más orgullosa me he sentido ha sido siendo poeta.
    Cuando peor lo he pasado ha sido siendo poeta.
    Y cuando mejor.
    Es intensidad.
    Por eso confundo herramienta y fin.
    Dudo que el fin 
    en mi caso
    sea la poesía misma.
    Por eso nunca me llamaré poeta sino superviviente.




    Podría escribir.

    Podría escribir de las heridas,
    del amor a amarte,
    de las despedidas,
    del sabor de tu corazón en mi boca,
    de las faldas al vuelo,
    de los tupidos velos,
    de lo que se tarda en olvidar
    cuando no se olvida,
    de la primavera y su polen,
    del invierno y su infiel frío,
    del calor y su infiel verano,
    de ser
    estar
    parecer
    y resultar no ser,
    ni estar,
    ni parecer;
    podría escribir de mí,
    hacer otro poema 
    donde echarme a dormir
    y que veáis en qué o con quién sueño,
    donde volver a destriparme
    y que sepáis lo que fui,
    lo que sentí,
    donde descubra que quitarle las alas a las moscas
    es cosa de adultos,
    y las mariposas se van por el retrete
    cuando tiras de las cadenas.
    Podría escribir eso de que la vida no es fácil,
    jugar con las palabras,
    jugar con el olvido para recordar
    cuánto he querido,
    cuánto habéis querido;
    sobre cuánto me duelo,
    sobre piedras del camino,
    sobre besarlas,
    apilarlas,
    tirarlas y esconder la mano
    para volver a recogerlas,
    besarlas,
    besarnos.
    Besos,
    puedo escribir sobre besos,
    sobre sexo,
    sudor,
    magia,
    hormonas
    sábanas vacías,
    lados de la cama,
    desayunos fríos,
    la vida en el roce,
    en las rozaduras de las rodillas,
    moder,
    acariciar.
    Desamor, amor, follar,
    sobre follarse cosas como la primavera,
    más recuerdos,
    noches,
    más y más recuerdos,
    más y más noches;
    soñar,
    sueños,
    pesadillas,
    unir palabras porque sí,
    porque nos da por ahí.
    Te vas,
    vuelve,
    vete,
    fue bonito mientras inspiró,
    mientras suspiró,
    mientras expiró.
    Sobre lo que sabemos del amor
    otra vez,
    y otra,
    poetas, poesía, 
    paso.

    Hoy podría escribir versos manidos,
    me dejé la caja abierta al tiempo.

    Y la vida pasa pero...

    pero disculpa,
    me estás tapando el sol.




    Qué putada sería

    De entre todo lo inanimado del mundo,
    lo más triste es ser una ventana.
    Concretamente la tuya.

    El contemplarte a ti y que tú
    jamás te fijes en ella.

    Me explico.

    Me imagino,
    desnaturalizada, hecha cristal y forja,
    congelada o incandescente
    pero siempre impasible;
    observándote en cada respiro
    cuando es suspiro y cuando me abres
    únicamente porque te falta el aire.

    Presente en tus buenos días,
    en tus malas noches,
    cubriéndote de la lluvia
    y a la vez queriendo lloverte.
    Cubriéndote del calor
    y a la vez queriendo hacerte arder.

    Siendo un mero narrador en tercera
    sin siquiera tener opción a contarte.

    Que veas a través de mí,
    y sólo te fijes en lo de fuera
    porque no tiene sentido que te muestre lo de dentro;
    que cuando me mires sólo veas tu reflejo,
    dibujes con el vapor,
    o recorras con los dedos el sendero aleatorio de las gotas de agua
    que han querido quedarse a verte,
    pero jamás sea porque soy yo.
    Que lo del polvo sea solo limpieza.
    Querría inventarme cada día un paisaje nuevo
    para que despiertes siempre con la ilusión
    que le falta al mundo.
    Y que le den a las leyes de la física
    si le doy la vuelta a la tierra y mañana  te sonríe un arcoiris.

    No sé,
    en estos tiempos jugar a decir verdades
    es más emocionante que jugar a decir mentiras
    y chico,
    qué gran putada sería ser tu ventana;
    que sólo me eches en falta
    porque no esté.






    La ataraxia del corazón, (Colección Valparaíso Ediciones de Poesía, 2016).



    DECLARACIÓN DE UNA MUSA

    Lo que lees no es una dedicatoria, es un aviso;
    No pienso parar hasta que cada palabra que escribas
          pierda totalmente su sentido.
    Pienso reinventar cada uno de los versos y los besos
          que has ido regalando por ahí durante años.
    Voy a colarme entre tus oraciones así como
          entre tus sábanas.
    Voy a dormir en tus horas vivas y en tus horas muertas.
    Voy a esconderme en el sabor de cada sorbo de cerveza
          que saboreen tus labios.
    Voy a ser tan parte de ti, que tus poemas van a ser
          puro narcisismo.



    “Sara presenta en su primer poemario todas las palabras que la habitan. Lo hace desde la serenidad que da lo ya vivido, desde el aprendizaje vital que acompaña a los errores y a los finales. No tiene miedo a bucear dentro de sí misma para dar respuesta a las preguntas que se hace en voz alta, y lo hace sabiendo que el resto también necesitamos escucharla. En uno de sus poemas, Sara escribe: «te conviertes en la primera persona capaz de hablar de paz sin mencionar la guerra». En este libro, Sara habla de la guerra enseñando sus heri-das, que no son más que la cicatriz de la victoria. Y nosotros nos convertimos, así, en los testigos de su triunfo”.

    por Elvira Sastre

    Conocí a Sara Búho por los versos que subía a Facebook, pero no me llamó la atención especialmente, me gustaban, me parecía muy auténtica pero no me llamé la atención, porque en realidad nadie me llama la atención de esa forma. No obstante, me gustaba así que la comencé a seguir y me gustó mucho lo que escribía, pero ya os digo, sin resaltar. Esos son los motivos por lo que cuando vi que había sacado un libro con Valparaiso me dio miedo y curiosidad. Curiosidad porque como digo en todas las entradas en las que aparece esta editorial, es una editorial que me encanta y que tienen mucha personalidad. Miedo porque estoy acostumbrada a que otra editoriales se vendan a los "boon" de las redes sociales y publiquen textos de mala calidad pero que venden. 

    El libro llegó a mis manos en forma de regaló, pero como justamente había acabado los exámenes finales no me puse a leerlo de momento aunque lo miré por encima por la curiosidad que tenía y lo que vi me hizo perder el miedo con el que iba, pero no leí mucho más. 
    Este verano estaba en mi lista de pendientes, pero por envío de editoriales, y creo que por prever que me haría falta después lo fui dejando, hasta ahora. 

    ¿Conocéis esa sensación de estar tan rota que no os apetece ni leer, por qué sabéis que os va a desgarrar más los pocos sentimientos que albergáis? Así me sentía antes de leer La ataraxia del corazón, pero aún así lo leí porque hay libros que vienen a tus manos cuando es el momentos ideal, ni antes ni después, vienen y no eres capaz de dejarlo en la estantería una vez que los has empezado.

    Este libro me ha hecho llorar, me ha terminado de romper para luego coserme verso a verso. 

    El único monstruo que hay en esta habitación es la soledad que me envuelve cuando miro frente al espejo

    Os vais a encontrar la historia de una vida, contada con unos poemas sinceros que desprenden delicadeza y fuerza.
    Normalmente, los libros que solo tratan de amor me terminan cansando pero no me ha pasado con este, porque la única razón por la que dejaba de leerlo era porque me dolían demasiado las palabras y tenía que parar. Puede que esto influya el momento en el que lo he leído, que como veis no es muy bueno, pero dudo que este libro pueda cansar a alguien, porque es la vida en verso. Es un diario cómplice que te cuenta de una forma bonita los desastres de la tormenta. Porque creo que eso es este libro, una tormenta.

    Para ti la distancia siempre fue un impedimento, para mi solo era la falta de ganas

    Es una tormenta porque después de ella viene la calma, la serenidad, la reconstrucción de los daños que ha provocado, y el olvido.
    Ya no es solo que los poemas te cuenten una historia, un momento, sino que el libro en si también lo hace. Sigue un hilo de poemas cronológicos en sentimientos que hacen que veamos el mundo desde los ojos de alguien que se vuelve a enamorar pero ya todo ha cambiado.

    Llega alguien que no pretende reparte porque sabe que la vida y tú tenéis un trato 
    y no tiene nada que hacer.

    Para mi el libro se divide en tres partes. La primera de ellas, la cual es la más corta sería de amor, de lo que se puede llamar calma antes de la tempestad., con un par de poemas, a continuación empieza la tormenta. Esta es la parte más profunda, más larga y con la que más me he sentido identificada y creo que todo el mundo se va a sentir identificado, porque todos hemos tenido esa lluvia que nos manchaba la cara y no nos dejaba ver con claridad lo que pasaba a nuestro alrededor. La última parte es un grito a la esperanza, la parte en la que no he parado de llorar, sobre todo con el poema No estoy muerta, y ha sido la parte que más me ha hecho llorar porque quiero sentir la esperanza, porque quiero sentirme identificada, pero no puedo.

    Una mañana me miré al espejo 
    y con la venda de los ojos me hice un lazo en el pelo; 
    ahora estoy más guapa y menos ciega

    Creo que con todo lo dicho, no os puedo decir nada que no diga el propio título, La ataraxia del corazón, en eso se resumen los poemas que vais a encontrar, en llegar a la ataraxia poco a poco, pero al final todo está en calma y el camino a merecido la pena.

    Como podéis ver en esta reseña me he implicado sentimentalmente, algo que no me gusta hacer pero es que creo que este libro es perfecto los sentimientos. No tiene un lenguaje complicado, no es buscar la belleza en la poesía por buscarla, es usar la poesía para hablar, para hablar de tú a tú, sin palabras que sobran en mitad de la frase. Este libro me hace hablar con el corazón en la mano porque el libro tiene sentimiento y creo que la belleza de transmitir los sentimientos de un escritor a un lector es lo que hace al libro verdaderamente poesía. En él Sara ha hecho de su vida la de los demás, porque si no es sentís identificados con todos, o con algún poema no sabría deciros que estáis haciendo mal, pero os aseguro que algo.

    No puedo añadir mucho más, solo que cada vez tengo menos miedo a ciertos libros y me hubiera arrepentido sino llego a leer este libro y dar las gracias por leerlo justamente ahora, en mi tormenta porque quizá tenga un significado más especial por el momento.

    Ahora, solo quiero conocer a Sara para preguntarle como se vuelve a poder confiar cuando estas rota.

    Leed este libro porque es la mejor lectura del verano con diferencia. 








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  • 11/25/16--08:27: IRENE X [19.640]

  • Irene X

    Irene Domingo Longares nació en Zaragoza, en mayo de 1990. Desde noviembre de 2008 alterna la prosa y la poesía en su página personal (www.mellamoirene.blogspot.com). En 2011 apareció en Twitter tras la figura de @MaggieStonem sin dejar atrás las colaboraciones en blogspot, magazines poéticos y recitales.

    Libros publicados:

    El sexo de la risa, (Editorial: Origami, 2014).
    No me llores, (Editorial: Harpo Libros,2015).
    Grecia, (Editorial: Origami, 2015).
    Fe ciega  (Editorial: HARPO, 2016)



    Las chicas nos cortamos el pelo una y otra vez 
    porque no nos atrevemos con la cabeza.

    Si julio fuese mujer se llamaría como tú.

    Hace por lo menos ciento cincuenta y siete veces el mismo disco que no te escribo, Julia.  ¿Cuánto tiempo no ha pasado desde la última vez que tampoco nos llegamos a ver?  He encontrado la cuenta de los números rojos que te debo.   Y está ardiendo.  Mañana nos volveremos a mirar y no a ver, como actrices formales de serie barata, así que voy a decirte en página en blanco lo que jamás en buena persona.

    ¿Por qué tanto empeño en ser como te pintan?  Esa tenacidad, ¿por qué?   La gente no es como la pintan, Julia. ¿Qué no se te ha olvidado de todo esto?  Es como la dibujan, lullaby. 
    El resto es material de relleno, decorado. Escenografía barata, Juli.  Lo importante es que te tracen bien. ¿A ti te trazan bien? A mí la vida me traza como quiere, la muy corta. 

    El tiempo está de mi parte afectada, y yo estoy de mi lado oscuro. ¿Tú cuánto estás? ¿Qué me dejas de contar? 

    Yo los segundos.

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    1...

    Mira, ¿qué labios te pasa? ¿En qué coño no estás pensando? 

    Mi heroína de cómic inhibida, mastúrbate en mitad de una conversación si es lo que te nace. Cúbrete el sexo de flores, límpiate en el barro, dúchate vestida y bucéame desnuda.   Este dolor sólo es fruto de hacer el amor únicamente a las personas y olvidarnos de hacerlo con cada cosa que amamos por inercia.  

    Olvidar que una tirita cura, pero duele quitársela. Eso y que las heridas al aire, libre; cicatrizan mejor. 

    Y aún así, por ti volvería a cruzar siete estados anímicos. 

    Deja de guardarle rencor al pasado, no va a venir a buscarlo. No llores; desahógate. Sal de ese ahí donde nadas con peces gordos de cal. Y respira. Inspira, matamusas. 

    Y mándame gritar, porque estos dedos siempre se enamoran del mismo enchufe. Y quiero dejar sin luz a todo el que dijo que no habría un mañana ayer. 

    Somos todo lo que nos quedamos, ¿de verdad quieres que nos vayamos?

    Te quiero hasta decir basta.

    BASTA.

    Mentía, lo sigo haciendo.

    El amor es que saquen lo peor de ti. Y lo quemen, pequeña séptimo mes. 
    Ya sabes que me llevo mal conmigo. Y eso que soy ligera como la pluma con la que te hubiese escrito esto, en una época anterior, en la que también me hubiese enamorado de ti.  Y eso que no hablo en los viajes largos. 

    Pero arrástrame, que una huella de mi cuerpo nos indique el camino si queremos volver. Ya sabes que tengo memoria para lo que quiero, para lo que quiero con todo el alma. 

    Es la hora de saludarse.

    No te cuides mucho. 

    Intenta estar feliz 
    y ser enamorada. 

    Un abrazo de lado frío de la almohada.

    Te quiero, 
    hasta mañana.

    P.D.  Bromeaba, 
    hasta el fin del mundo. 



    El deshielo del círculo polar.

    Necesito alguien que me dé la mano fuerte en el camino de soltársela para siempre
    de momento,
    lo mejor que me han dado sin tener que pedirlo es por muerta.

    A veces me desarticulo como una muñeca
    y me coloco los órganos en distintos sitios
    para ver si alterando su funcionamiento
    obtengo la respuesta a la pregunta de si hay vida
    después del casi, pero no.

    Casi, pero no funciona.

    No funciona porque el ser no es humano y no entiende.
    El ser no es estar y no está y no entiende,
    que a mí me da igual que me vengan a buscar al aeropuerto,
    que yo lo que quiero es que vengan corriendo detrás cuando me vaya.

    No quiero saber nada de nadie porque no quiero saber todo de nadie
    ni que nadie sepa una mota de polvo de las células que porto.
    Mi aliento guarda el secreto de las veces que lo contuve
    y nadie sabrá la causa salvo el contenedor.

    De verdad,
    ¿Es que nadie va a darme la mano hasta que todo explote y nos vayamos a la mierda?

    En este sudarme todo tantísimo los cojones me estoy ahogando
    y todas las tablas que encuentro en el mar están llenas de astillas.

    Así que seguiré flotando hasta que alguien encuentre mis siete diferencias
    y me bese como si estas no importasen demasiado
    o fuesen suficiente.

    Porque después de la noche que dejé con vida al lobo
    cada avión que pasa siento que es el que acabo de perder.

    Seguiré viendo hipnotizada las noticias con el egoísmo de saber que algo va peor que yo.

    Aparentaré normalidad,
    pues es una estrategia buenísima para morir solo y tranquilo.
    Ver, oír y matar demonios.

    Pediré a gritos que bajen la voz para sentir que no eres la única incoherencia que cometo
    porque lo que mas me duele es que a ti no.

    Te deseo y desearé lo mejor,
    así que entiende que me aleje.

    El amor es ciego y lo nuestro a primera vista.
    La irracionalidad me muerde las uñas si me despisto para mirarte.

    No merezco pan caliente,
    mis manos son un glaciar,
    mis flores venenosas.
    y lo que más me gusta de la exaltación de la amistad es cuando me comen el coño,
    pero empiezas a hacerme demasiada falta para lo poco que entiendo de fútbol.

    No me lo puedo dejar de permitir,
    y sin embargo.

    Te quiero porque me presentaste a mí misma y me caí fatal
    y todavía me duele el golpe
    que los otros jamás podrán perdonarme.



    Mi no sé qué es tu qué sé yo.

    No sé si decirte que me gustas.
    Así, tan simple.
    Como el olor a vainilla,
    las avenidas vacías,
    las sonrisas inesperadas en los rostros empapados en llanto,
    los libros que no suele recomendar nadie,
    la seguridad de la que carezco,
    la soledad que he elegido,
    las canciones que no cuento que me gustan
    cuando no sé si decirle a alguien que me gusta,
    asi;
    pero tú.
    Tengo derecho a permanecer en silencio
    y se convertirá en obligación si yo,
    sumado a esto,
    alego que estoy triste.
    Qué putada que te quieran en la carcajada y te dejen hebras de piel de espalda en la lágrima, pero.
    Conservo mi derecho a no saber
    si decirle a alguien que me gusta.
    Como comprar flores cuando sólo bajaba a por pan
    o encontrar un diente de leche cuando buscaba unos pendientes.
    El resto de lo que conservo
    es piel de fruta podrida y materiales tóxicos.
    Pobre del que robe algo mío.
    Entiende que atesore este no saber
    lo he guardado donde sólo tú puedas encontrarlo,
    así que te confundiré para que no creas que tienes que buscar algo.
    Un estudio que me he sacado de la manga
    demuestra más sentimientos que yo,
    pero cada vez que los expongo a la luz
    se funden.
    Así que unas líneas después
    sé que no te diré nada
    y guardaré con mi no saber,
    la esperanza tonta,
    de que lo sepas tú.


    Si me dan a elegir, renuncio

    Qué pena que cada noche tengamos un día más, porque de no amanecer y ser más viejos, seríamos inmortales.
    Y digo yo; te he visto sonreír, poniendo duras hasta las copas, cuando las cosas ya se ponían por sí solas.
    Y te he visto llorar ese mar que separa tu casa de la mía, cuando el corazón te latía tanto que no te cabía en este pecho, que a mí no me cabe en esta boca.
    Debes saber; eres preciosa. Y si la belleza tiene que matarme, le pueden ir dando por saco a la salvación.
    No te salves, joder, quédate conmigo.
    Y quítamelo todo.
    Empieza por la tristeza
    Lame por el miedo
    Estira por la lencería
    Acaba por el corazón.
    Eres reincidente y yo no tengo un coche para llevarte al fin del mundo, cuando la poli en forma de pasado, nos persiga por la carretera.
    Agárrate fuerte que estoy cogiendo velocidad.
    En la próxima curva, si no nos matamos, te lo digo.
    Te quiero.
    Y si me dan a elegir entre tú y la luna
    me lo están poniendo muy jodido.




    No me llores, (Editorial: Harpo Libros, 2015).


    Soy un fruto más,
    mi camuflaje es el suicidio,
    pero sólo soy un fruto más de tu cosecha.
    Mi lamento se traduce en cientos de lenguas muertas
    y la tuya discurre mi nuca y dicta:
    nadie vendrá a buscarte cuando hayas madurado.


    *


    La próxima vez que digas que te duele lo mismo que a mí  voy a cortarte la lengua para que sea lo último que digas. Pues si algo saco en claro del tiempo que pasé contigo es la oscuridad. Eso y que cuando me muera, por muy mala que haya sido con otros, no voy a ir a un sitio peor.

    Recuerdo la primera vez que te vi. La recuerdo porque pensé que ya no me haría falta ver la aurora boreal, ni Valparaíso, ni la extinción de las avispas. Lo recuerdo porque pensé que ya había visto todos los deseos que pedí cuando me pedían en los cumpleaños que los pidiese.

    Y ahora mírate,
    te has convertido en ese tipo de gente que tapa un paisaje precioso en las fotos con su presencia sólo para atestiguar que ha estado allí.
    Y así conmigo.
    Y así con todo.

    Me hiciste no querer volver a sonreír por no querer volver a sonreír por nada. Vivir en la sucesión de unos días debatidos entre querer dormir y no querer que fuese mañana.

    No le digas a alguien que le sigues queriendo si no es haciéndolo.

    Me hiciste inmune a la belleza. Y ser inmune a algo se parece demasiado a estar enfermo de algo.

    A veces pienso que me besabas con los ojos muy cerrados sólo para no ver a quién estabas haciendo daño. Que si me encontrase espiando entre tus cosas, probablemente me hallaría en la basura. Que fui una anestesista a la que mataste sin cuenta atrás, sin anestesia.

    Tú eres todos mis fantasmas. Volver a volver a volver a acostarme contigo fue lo más parecido a la necrofilia que he hecho en mi vida.

    Me tenías a tus pies. Yo tardé años en darme cuenta (que es lo más lejos que se puede tener a alguien).

    Tanto me doliste que tuve que hacerme daño en mil quinientos diecinueve sitios diferentes para olvidarte.

    Ahora que no te recuerdo tampoco recuero la cura de los mil quinientos dieciocho.

    A menudo digo que estoy en paz con mi pasado sólo por no decir que perdono lo imperdonable, pero estoy en paz con mi pasado.

    Sigo viva, guardar rencor y odio es como dormir entre tarántulas. Desear sufrimiento ajeno nunca ha aliviado el propio.

    No quiero saber nada más de ti, pero si algún día no sabes quién eres: ven y te lo recuerdo.

    A fin de cuentas, el amor es una madre en la puerta de un colegio diciéndole a su hijo "al menos dime quién te ha hecho eso".

    Pero yo nunca te delataría.


    *


    Ni vuestro sueño idílico de llegar a casa,
    tras el trabajo,
    en enero.
    Ni vuestros perros pagados con billetes sucios de quinientos.
    Ni la salvación
    me hará olvidar a los que quisisteis ser felices a vuestra manera
    y no nos dejasteis estar tristes a la nuestra.


    Reseña crítica:

    El poema sube y baja, se autodestruye, el poema sufre, ama y vive como hace la vida cuando se desnuda frente a otro poema, el poema se construye con una sonrisa tatuada en la eternidad.

    Otro de los grandes libros de Irene X.

    A diferencia de en "El sexo de la risa", en éstas páginas no he encontrado una historia completa. Si encontramos en cambio gran cantidad de poemas y textos que sacarán a la luz nuestros sentimientos más tristes y melancólicos. 

    Historias de desamor, de abandonos, de aprendizajes forzados...

    A mi por ejemplo me dejaba muy melancólica cada vez que lo cerraba. Como si lo único que pudiera hacer fuera meterme en la cama y dormir para no pensar. Me gusta que los libros me hagan reflexionar, y darme cuenta de muchas cosas que no sabía. Que me hagan abrir los ojos, y sin duda este libro lo hace. 

    Pero como siempre tengo dicho, no hay mejor presentación y manera de conocer un libro que sus propias palabras. 


    Aquí, como al final de casi todas las historias, es el lobo quien muere a manos del animal más peligroso que puedes cruzarte en un bosque: una persona. 

    .

    Un abrazo fuerte que te levante del suelo cuando empiecen a inquietarse las cucarachas. 

    .

    Aprenderás a explicarle a un crío un terremoto y cuando te pregunte por qué la tierra tiembla responder que porque el amor mueve el mundo.

    .

    Pequeña tú, baila. Tus rodillas son un panal de abejas reinas discutiendo quién es la más guapa.

    .

    Impresiónate, mátate de curiosidad. 




    El primer diente de leche lo rodeé con un hilo, después até este hilo a una puerta y supe que yo jamás sería capaz de cerrarla de golpe. Soy cobarde, le di una patada a la puerta. Soy cobarde, no puedo no empujar algo que sé que caerá en cualquier momento.

    .

    Cuando escribo tu nombre escribo la risa y las avispas me tienen miedo. 

    .

    Mi primer carcajada se antepuso al primer llanto
    y la que llora última llora mejor. 

    .

    Vivo en un presente en el que no sé si tengo suficiente futuro
    como para contar a alguien todo mi pasado. 

    .

    He estado tanto tiempo tan triste
    que ahora la felicidad me parece una taza de café ardiendo
    y no voy a saber llevarlo hasta cualquier mesa
    sin arrojarla
    y quemarme las manos. 

    .

    La felicidad era jugar con fuego
    y tú ardías. 

    .

    Recuerdo la primera vez que te vi. La recuerdo porque pensé que ya no me haría falta ver la aurora boreal.

    .

    A veces pienso que me besabas con los ojos muy cerrados sólo para no ver a quién estabas haciendo daño.

    .

    A fin de cuentas, el amor es una madre en la puerta de un colegio diciéndole a su hijo "al menos dime quién te ha hecho eso".
    Pero yo nunca te delataría.

    .


    Estúpida,
    te pusiste de todo y te quitaste importancia. 

    .

    Mira tus muñecas,
    cómo pretendías acabar con un dolor tan grande
    desde un sitio tan pequeño,
    tan trasparente.

    .

    El amor tan simple.
    Existe allí donde el que quiero lo hace como quiere.
    El desamor,
    en cambio,
    no existe.

    .

    El desamor es amor que ya no existe.
    Sucede que me gustaría hacerte feliz,
    pero no puedo
    porque cuando estoy contigo no te echo de menos.
    Y cuando no te echo de menos:
    no te echo de menos. 

    .

    Quiero atracar una librería contigo
    para convencerte de que nuestra historia supera la de cualquier libro. 

    http://la-estanteria-olvidada.blogspot.com.es/2016/06/resena-no-me-llores-irene-x.html



    Grecia, (Editorial: Origami, 2015).


    “Te dije que tenía razón,
    Pero la he Grecia”.


    .



    Te quiero.
    Te echo de menos.
    ¿Por qué lo hiciste?
    Vuelve.
    Ya no te quiero.
    Vete.

    Si le estás poniendo voz a esto: estás jodido.

    —Te juro que yo sí quería hacerlo.

    Yo no quería enamorarme.

    Yo no quise pertenecer a esa generación de vivos hirientes
    que pasean sonrisa y felicidad entrelazada por la calle
    que coronan Gran Vía con la mano en el bolsillo vaquero contrario
    y que excitan a los taxistas cuando no pueden esperar al ascensor.

    Yo no quise ser una más
    en manos de alguien más
    jugando algo menos por la elegancia que aporta
    ese estabilidad fingida al besar siempre los mismos labios.

    Yo no quise llamar cariño a la ansiedad
    ni ponerle cara y nombre a unos celos que me representa sucia
    a una iniciativa al cambio siempre en rostro de lo amado
    como quien anda por la vida sujetando un espejo
    que refleja los ojos en los que se ve reflejado.

    Yo no quise llamar dependencia a unas manos
    para volver a jugar a los médicos como en ese patio de recreo
    en el que salvamos algunas vidas.
    Y eso que ahora sólo follamos
    y evitamos algunas muertes.

    Yo no quise ver cómo el país se derrumbaba
    y la bolsa bajaba
    mientras yo subía bolsas cargadas de sueños a un décimo
    sin ascensor
    y con certeza de no llegar a cumplirlos.

    Yo no quise que invirtiese tu tiempo en mí
    yo no quise la cura.

    Yo no quise ser ese tipo de persona
    que se muestra superada en los conciertos
    y pide agua en la barra
    mientras otros la lloran.

    Yo no quise y ahora que quiero tanto
    me limito a pasar de puntillas a tu lado
    y,
    en silencio,
    rezo para cometer pronto el error
    del que nunca puedas perdonarme.



    .



    “Avanzar en la vida es tan importante
    como pararse a mirar lo que se tiene al lado,
    paralela
    que todo lo cruzas sin pedirme permiso
    y en rojo músculobombeandosangre.”



    .


    “Ha vuelto a confundir estar viva con patalear.”

    .


    GRECIA

    Esta es la típica histeria de la niña que levantó los muros de un laberinto, señalizando la salida, para hacerte saber que conocer la cura no te hará eludir la enfermedad. La misma que convirtió miedo en Oscuridad, culpa en Penitencia y pérdida en Grecia.

    La que corre las estaciones señalando a los que nunca llegan, la de la tiza en la escena del crimen, el quinto cuchillo que falta en la cocina, el cuarto peldaño roto, la tercera persona, el segundo premio y la primera palmada en la espalda al morir.

    Grecia es todo lo que te queda cuando no te queda nada.

    Deja la mente en gris, cúbrela del polvo que levantaron las cenizas cuando bajaste la guardia en blanco y escuchaste los primeros disparos. No hablarás bien de una pérdida. No hablarás bien de lo que fue y ya no es tuyo. No hablarás bien de lo que en cualquier momento, preso de la libertad otorgada por tus manos, caerá en las de otro.

    No hablarás de tu trofeo entre los sucios logros de los mediocres.

    Por eso has llegado hasta aquí, puedes salir cuando quieras: pero entrarás cuando ella lo diga.

    Egoísmo 16

    Amar al revés es sólo el hueso de un árbol.
    Y esta la prehistoria de un bosque.

    Egoísmo es amor.

    Claro que amor,
    no deja de ser sólo una excusa
    y tú otra.

    Besar de puntillas 47

    Redoble de rodillas
    apunta la planta de mi pie izquierdo al cielo.

    Cierro los ojos
    porque vértigo es verte desde abajo
    porque vértigo es ver la que se te viene encima

    Tu boca es el libro más alto de la estantería
    no tengo corazón
    rómpeme los tobillos.





    El sexo de la risa, (Editorial: Origami, 2014).



    EL SEXO DE LA RISA

    Imagina una carcajada diez segundos antes de llorar. Un abrazo por la espalda cuando no quieres volver a casa. Una mano que aparece al cruzar el pasillo a oscuras. Un aterrizaje sobre otro aterrizaje.

    Imagina un pájaro en mano abierta. Y ciento sabiendo a dónde vuelan.

    Imagina no tener que haber muerto para contar que has vivido. Un jardín lleno de flores como metáfora de un cementerio. Lolita excitando a Penélope. Rapunzel tirando la trenza al vacío tras cortársela.

    Imagina redefinir el orgasmo
    y suplicar que no paren
    hasta que te rías.



    .

    Te iba a escribir una carta. Sí, te iba a escribir una carta y te iba a poner tonterías.
    Lo típico, ya sabes; "Qué vacía está la cama sin ti", "Se me cae la casa encima..." Bla, bla, bla.
    Te iba a escribir una carta con ese boli de punta fina con el que escribo las novelas. Pero no lo he encontrado. Entonces he recordado que te lo llevaste en el bolsillo de esa camisa espantosa, que te ponías todos los domingos.
    Así que ya no hay carta. Esta es mi primera mmm... Hoja de reclamaciones, eso es.

    Primero:
    Mi boli, quiero mi boli. Mi caja de música, todo el dinero que te presté, la llave de mi coche, el llavero que va con ella y cualquier tipo de estupidez que en algún desorden de consciencia se me hubiera ocurrido darte.

    Segundo:
    Quiero los cinco últimos años de mi vida. Devuélvemelos, ¡Ya! Déjalos bajo la puerta, y ya que te pones deja también las llaves de (mí) casa.
    Quiero todos los conciertos a los que no pude ir por tus celos y tus manías, y quiero todas tus copas de más.
    Devuélveme los domingos, que son míos. Y las mañanas de los lunes, que estoy muerta de sueño.
    Puedes decirle a tu padre, que se meta ese puesto en su empresa por donde le quepa. Y después con más tacto que se está quedando calvo.
    Cuando vengas, no olvides coger las últimas quinientas noches. No me has dejado dormir ninguna de ellas.
    Déjalo todo sobre la alfombra de la entrada.
    Que todas mis cosas tapen las once letras de "bienvenidos", como las taparán todos los idiotas que cruzarán de mi puerta a mi cama, de mi cama a mi puerta.

    Y por último:
    Respecto a mi corazón; puedes quedártelo, creo que vivo mejor sin él.





    Fe ciega  (Editorial: HARPO, 2016)

    Fe ciega contiene un ritmo salvaje. Un lenguaje explícito que ya no está sólo en la poesía de Irene X. En este libro sus palabras irán acompañadas con la presencia visual, provocadora y tierna de Aixa Bonilla y sus ilustraciones. Fe ciega es un libro de amor, para el amor, conocedor que no hay lugar al que regresar una vez hecho el camino: “No te vayas siempre me ha parecido una orden, una crueldad egoísta provocada por el pánico del ser humano a perder, pero no te vayas”. Fe ciega posiblemente no sea un libro, sino una hoguera en la que gritar: “El amor es ciego y el nuestro a primera vista”.

    primera edición: diciembre 2016





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  • 11/25/16--09:50: POPOL VUH [19.641]

  • Popol Vuh


    El Popol Vuh (del k'iche' popol wuj: 'libro del consejo' o 'libro de la comunidad'; de popol, 'reunión', 'comunidad', 'casa común', 'junta' y similares; y wuj, 'libro') es una recopilación de narraciones míticas, legendarias e históricas del pueblo k’iche’, el pueblo maya guatemalteco con mayor cantidad de población. El libro, de gran valor histórico y espiritual, ha sido llamado erróneamente Libro Sagrado o la Biblia de los mayas k'iche'. Está compuesto de una serie de relatos que tratan de explicar el origen del mundo, de la civilización, de diversos fenómenos que ocurren en la naturaleza, etc.

    Traducido por Francisco Ximénez
    Notas de Adrián Recinos


    Preámbulo

    Este es el principio de la antiguas historias de este lugar llamado Quiché.1 Aquí escribiremos y comenzaremos las antiguas historias,2 el principio y origen de todo lo que se hizo en la ciudad de Quiché, por las tribus de la nación quiché.

    Y aquí traeremos la manifestación, la publicación y la narración de lo que estaba oculto, la revelación por Tzacol, Bitol, Alom, Qaholom, que se llaman Hunahpú-Vuch, Hunahpú-Utiú, Zaqui-Nimá-Tziís, Tepeu, Gucumatz, u Qux Cho, u Qux Paló, Ah Raxá Lac, Ah Raxá Tzel, así llamados.3 Y (al mismo tiempo) la declaración, la narración conjuntas de la Abuela y el Abuelo cuyos nombres son Ixpiyacoc e Ixmucané,4 amparadores y protectores, dos veces abuela, dos veces abuelo, así llamados en las historias quichés, cuando contaban todo lo que hicieron en el principio de la vida, el principio de la historia.

    Esto lo escribiremos ya dentro de la ley de Dios, en el Cristianismo, lo sacaremos a luz, porque ya no se ve el Popo Vuh,5 así llamado, donde se veía claramente la venida del otro lado del mar, la narración de nuestra oscuridad, y se veía claramente la vida.

    Existía el libro original, escrito antiguamente, pero su vista está oculta al investigador y al pensador. Grande era la descripción y el relato de cómo se acabó de formar todo el cielo y la tierra, cómo fue formado y repartido en cuatro partes, cómo fue señalado y el cielo fue medido y se trajo la cuerda de medir y fue extendida en el cielo y en la tierra, en los cuatro ángulos, en los cuatro rincones,6 como fue dicho por el Creador y el Formador, la madre y el padre de la vida,7 de todo lo creado, el que da la respiración y el pensamiento, la que da a luz a los hijos, el que vela por la felicidad de los pueblos, la felicidad del linaje humano, el sabio, el que medita en la bondad de todo lo que existe en el cielo, en la tierra, en los lagos y en el mar.

    Notas de Adrián Recinos:

    1 ~ En este principio de las antiguas historias de la raza y en los renglones siguientes, el desconocido autor da el nombre de Quiché al país, así llamado: varal Quiché u bi; a la ciudad, Quiché tinamit, y a las tribus de la nación, r'amag Quiché vinac. La palabra quiché, queché o quechelah significa bosque en varias de las lenguas de Guatemala, y proviene de qui, quiy, muchos y che, árbol, palabra maya original. Quiché, tierra de muchos árboles, poblada de bosques, era el nombre de la nación más poderosa del interior de Guatemala en el siglo XVI. El mismo significado tiene la palabra náhuatl Quauhtlemallan, que es probablemente una traducción del nombre Quiché y que, lo mismo que éste, describe con acierto el país montuoso y fértil que se extiende al sur de México. Es indudable que el nombre azteca Quauhtlemallan, del cual se derivó el moderno de Guatemala, se aplicaba a todo el país y no solamente a la capital de los cakchiqueles, Iximché (el árbol llamado ahora ramón), a la cual los tlaxcaltecas que llegaron con Alvarado llamaron Tecpán-Quauhtlemallan. Todo este territorio situado al sur de Yucatán y el Petén-ltzá era conocido desde antes de la conquista española con los nombres de Quauhtlemallan y Tecolotlán (Verapaz hoy día).

    2 ~ Para escribir las antiguas historias del origen y desarrollo de la nación quiché el autor probablemente se sirvió, no sólo de la tradición oral, sino también de las pinturas antiguas. Sahagún refiere que los sacerdotes toltecas cuando caminaban hacia el Oriente (Yucatán) llevaban consigo "todas sus pinturas donde tenían todas las cosas de antiguallas y de los oficios mecánicos". En el cap. VI de la Cuarta Parte de este libro se lee que el Señor Nacxit (Quetzalcóatl) dio a los príncipes quichés, entre otras cosas, “las pinturas de Tulán (u tzibal Tulán), las pinturas, como le llamaban a aquello en que ponían sus historias”.

    3 ~ Éstos son los nombres de la divinidad, ordenados en parejas creadoras de acuerdo con la concepción dualística de los quichés, como sigue:

    Tzacol y Bitol, el Creador y el Formador;

    Alom, la diosa madre, la que concibe los hijos, de al, hijo, alán, dar a luz. Qaholom, el dios padre que engendra los hijos, de qahol, hijo del padre, qaholah, engendrar. Madre y padre los llama Ximénez; son el Gran Padre y la Gran Madre, así llamados por los indios, según refiere Las Casas, y que estaban en el cielo;

    Hunahpú-Vuch, un cazador vulpeja o tacuazín (Opossum), dios del amanecer; vuch es el momento que precede al amanecer. Hunahpú-Vuch es la divinidad en potencia femenina, según Seler. Hunahpú-Utiú, un cazador coyote, variedad de lobo (Canis latrans), dios de la noche, en potencia masculina;

    Zaqui-Nimd-Tziís, Gran pisote blanco (Nasua nasica) o coatí, encanecido por la edad, diosa madre; y su consorte, Nim-Ac, Gran cerdo montés, o jabalí, ausente en este lugar por una omisión mecánica, pero invocado en el capítulo siguiente;

    Tepeu, el rey o soberano, del náhuatl Tepeuh, tepeuani, que Molina traduce por conquistador o vencedor en batalla, ah tepehual entre los mayas, quienes lo tomaron igualmente de los mexicanos. Gucumatz, serpiente cubierta de plumas verdes, de guc, en maya kuk, plumas verdes, quetzal por antonomasia, y cumatz, serpiente; es la versión quiché de Kukulcán, el nombre maya de Quetzalcóatl, el rey tolteca, conquistador, civilizador y dios de Yucatán durante el período del Nuevo Imperio Maya. El fuerte colorido mexicano de la religión de los quichés se refleja en esta pareja creadora que continúa siendo invocada a través del libro hasta que la divinidad toma forma corporal en Tohil, a quien en la Tercera Parte se identifica expresamente con Quetzalcóatl;

    U Qux Cho, el corazón o el espíritu de la laguna. U Qux Paló, el corazón o espíritu del mar. Ya se verá que a la divinidad la llamaban también el Corazón del Cielo, u Qux Cah,

    Ah Raxá Lac, el Señor del verde plato, o sea la tierra; Ah Raxá Tzel, el Señor de la jícara verde o del cajete azul, como dice Ximénez, o sea el cielo.

    El nombre Hunahpú ha sido objeto de muchas interpretaciones. Literalmente, significa un cazador con cerbatana, un tirador; etimológicamente es eso mismo y es vocablo de la lengua maya, ahpú en maya es cazador y ah ppuh ob, forma de plural, son los monteros que van a la caza, según el Diccionario de Motul. Es evidente, sin embargo, que los quichés debían tener alguna razón más plausible que esta etimología para dar ese nombre a la divinidad. El cazador en los tiempos primitivos era un personaje muy importante; el pueblo vivía de la caza y de los frutos espontáneos de la tierra antes de la invención de la agricultura. Hunahpú sería, en consecuencia, el cazador universal, que proveía al hombre de sustento; hun tiene también en maya la acepción de general y universal. Pero posiblemente los quichés que descendían directamente de los mayas, quisieron reproducir en el nombre Hunahpú el sonido de las palabras mayas Hunab Ku, "el único dios", que servían para designar al dios principal del panteón maya, que no podía representarse materialmente, por ser incorpóreo. La pintura de un cazador podría haber servido en los tiempos antiguos para representar el fonema Hunab Ku que encerraba una idea abstracta, la de un ser espiritual y divino. El procedimiento es común en la escritura pictográfica precolombina. Hunahpú es también el nombre del vigésimo día del calendario quiché, el día más venerado de los antiguos, equivalente al maya Ahau, señor o jefe, y al náhuatl Xóchitl, flor y sol, símbolo del dios sol o Tonatiuh.

    4 ~ Ixpiyacoc e Ixmucané, el viejo y la vieja (en maya ixnuc es vieja), equivalentes de los dioses mexicanos Cipactonal y Oxomoco, los sabios que según la leyenda tolteca inventaron la astrología judiciaria y compusieron la cuenta de los tiempos, o sea el calendario.

    5 ~ Popo Vuh, o Popol Vuh, literalmente el libro de la comunidad. La palabra popol es maya y significa junta, reunión o casa común. Popol na es la "casa de comunidad donde se juntan a tratar de cosas de república", dice el Diccionario de Motul. Pop es verbo quiché que significa juntar, adunar, amontonarse la gente, según Ximénez; y popol cosa perteneciente al cabildo, comunal, nacional. Por esta razón Ximénez interpreta el Popol Vuh como Libro del Común, o del Consejo. Vuh o uúh es libro, papel o trapo y se deriva del maya húun o úun, que es papel y libro y el árbol de cuya corteza se hacía el papel antiguamente y que los nahuas llaman amatl, en Guatemala popularmente amatle (Ficus cotinifolia). Nótese que en muchas palabras la n del maya se convierte en j, o h aspirada en quiché. Na, casa en maya, se convierte en ha, o ja; húun, o úun, libro en maya, se vuelve vuh o uúh en quiché.

    6 ~ Los cuatro puntos cardinales, según Brasseur. Es la misma idea de los cuatro Bacabes que sostienen el cielo de los mayas.

    7 ~ Cuando enumera personas de los dos sexos, se observará que el Popol Vuh galantemente menciona primero a la mujer.


    Primera Parte. Capitulo I.

    Esta es la relación de cómo todo estaba en suspenso, todo en calma, en silencio; todo inmóvil, callado, y vacía la extensión del cielo.
    Esta es la primera relación, el primer discurso. No había todavía un hombre, ni un animal, pájaros, peces, cangrejos, árboles, piedras, cuevas, barrancas, hierbas ni bosques: sólo el cielo existía.

    No se manifestaba la faz de la tierra. Sólo estaban el mar en calma y el cielo en toda su extensión.

    No había nada que estuviera en pie; sólo el agua en reposo, el mar apacible, solo y tranquilo. No había nada dotado de existencia.

    Solamente había inmovilidad y silencio en la obscuridad, en la noche. Sólo el Creador, el Formador, Tepeu, Gucumatz, los Progenitores, estaban en el agua rodeados de claridad.1 Estaban ocultos bajo plumas verdes y azules,2 por eso se les llama Gucumatz. De grandes sabios, de grandes pensadores es su naturaleza. De esta manera existía el cielo y también el Corazón del Cielo, que éste es e1 nombre de Dios. Así contaban.

    Llegó aquí entonces la palabra, vinieron juntos Tepeu y Gucumatz, en la obscuridad, en la noche, y hablaron entre sí Tepeu y Gucumatz. Hablaron, pues, consultando entre sí y meditando; se pusieron de acuerdo, juntaron sus palabras y su pensamiento.

    Entonces se manifestó con claridad, mientras meditaban, que cuando amaneciera debía aparecer el hombre.3

    Entonces dispusieron la creación y crecimiento de los árboles y los bejucos y el nacimiento de la vida y la creación del hombre. Se dispuso así en las tinieblas y en la noche por el Corazón del Cielo, que se llama Huracán.4

    El primero se llama Caculhá-Huracán. El segundo es Chipi-Caculhá. El tercero es Raxá-Caculhá. Y estos tres son el Corazón del Cielo.

    Entonces vinieron juntos Tepeu y Gucumatz; entonces conferenciaron sobre la vida y la claridad, cómo se hará para que aclare y amanezca, quién será el que produzca el alimento y el sustento.

    -- ¡Hágase así! ¡Que se llene el vacío! ¡Que esta agua se retire y desocupe (el espacio), que surja la tierra y que se afirme! Así dijeron. ¡Que aclare, que amanezca en el cielo y en la tierra! No habrá gloria ni grandeza en nuestra creación y formación hasta que exista la criatura humana, el hombre formado. Así dijeron.

    Luego la tierra fue creada por ellos. Así fue en verdad como se hizo la creación de la tierra: -- ¡Tierra! -- dijeron, y al instante fue hecha.

    Como la neblina, como la nube y como una polvareda fue la creación, cuando surgieron del agua las montanas; y al instante crecieron las montañas.

    Solamente por un prodigio, sólo por arte mágica se realizó la formación de las montañas y los valles; y al instante brotaron juntos los cipresales y pinares en la superficie.

    Y así se llenó de alegría Gucumatz, diciendo : -- ¡Buena ha sido tu venida, Corazón del Cielo; tú, Huracán, y tú, Chipi-Caculhá, Raxá-Caculhá!

    -- Nuestra obra, nuestra creación será terminada -- contestaron.

    Primero se formaron la tierra, las montañas y los valles; se dividieron las corrientes de agua, los arroyos se fueron corriendo libremente entre los cerros, y las aguas quedaron separadas cuando aparecieron las altas montañas.

    Así fue la creación de la tierra, cuando fue formada por el Corazón del Cielo, el Corazón de la Tierra, que así son llamados los que primero la fecundaron, cuando el cielo estaba en suspenso y la tierra se hallaba sumergida dentro del agua.

    De esta manera se perfeccionó la obra, cuando la ejecutaron después de pensar y meditar sobre su feliz terminación.

    Notas de Adrián Recinos:

    1 ~  Estaban en el agua porque los quichés asociaban el nombre de Gucumatz con el líquido elemento. El Obispo Núñez de la Vega dice que Gucumatz es culebra de plumas que anda en el agua. El manuscrito cakchiquel refiere que a uno de los pueblos primitivos que emigraron a Guatemala se le llamó Gucumatz porque su salvación estaba en el agua.

    2 ~ Guc, o q'uc, kuk en maya, es el ave que hoy se llama quetzal (Pharomacrus mocinno); el mismo nombre se da a las hermosas plumas verdes de la cola de esta ave, a las cuales se llama quetzalli en náhuatl. Raxón, o raxom es otra ave de plumaje azul celeste, según Basseta, un pájaro de "pecho musgo y alas azules", según el Vocabulario de los Padres Franciscanos. Ranchón en la lengua vulgar de Guatemala, es la Cotinga amabilis, de color azul turquesa y pecho y garganta morados que los mexicanos llaman xiuhtótolt. Las plumas de estas dos aves tropicales, que abundan especialmente en la región de Verapaz, eran usadas en los adornos ceremoniales de los reyes y señores principales desde los tiempos más antiguos de los mayas.

    3 ~ Con la concisión propia del idioma quiché, el autor refiere cómo nació claramente la idea en la mente de los Formadores, cómo se reveló la necesidad de crear al hombre, objeto último y supremo de la Creación, según las ideas finalistas de los quichés. La idea de crear al hombre se concibió entonces, pero como se verá en el curso de la narración, no se puso en práctica hasta mucho tiempo después.

    4 ~ Huracán, una pierna; Caculhá Huracán, rayo de una pierna, o sea el relámpago; Chipi Caculhá, rayo pequeño. Esta es la interpretación de Ximénez. El tercero, Raxa Caculhá, es el rayo verde, según el mismo escritor, y el relámpago o el trueno, según Brasseur. El adjetivo rax tiene, entre otros significados, el de repentino o súbito. En cakchiquel raxhand-hih es el relámpago. Sin embargo de todo esto, racán tiene en quiché, y en cakehiquel el significado de grande o largo.


    Primera Parte. Capitulo II.

    Luego hicieron a los animales pequeños del monte, los guardianes de todos los bosques, los genios de la montaña, los venados, los pájaros, leones, tigres, serpientes, culebras, cantiles (víboras), guardianes de los bejucos.
    En seguida fue la venida de los mensajeros de Hun-Camé y Vucub-Camé.

    -Id, les dijeron, Ahpop Achih,5 id a llamar a Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú. "Venid con nosotros", les diréis. "Dicen los Señores que vengáis." Que vengan aquí a jugar a la pelota con nosotros, para que con ellos se alegren nuestras caras, porque verdaderamente nos causan admiración. Así, pues, que vengan, dijeron los Señores. Y que traigan acá sus instrumentos de juego, sus anillos, sus guantes, y que traigan también sus pelotas de caucho, dijeron los Señores. "Venid pronto, les diréis", les fue dicho a los mensajeros.

    Y estos mensajeros eran buhos: Chabi-Tucur, Huracán-Tucur, Caquix-Tucur y Holom-Tucur,6 Así se llamaban los mensajeros de Xibalbá.

    Chabi-Tucur era veloz como una flecha; Huracán-Tucur tenía solamente una pierna; Caquix-Tucur tenía la espalda roja, y Holom-Tucur solamente tenía cabeza, no tenía piernas, pero sí tenía alas.

    Los cuatro mensajeros tenían la dignidad de Ahpop-Achih. Saliendo de Xibalbá llegaron rápidamente, llevando su mensaje, al patio donde estaban jugando a la pelota Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú, en el juego de pelota que se llamaba Nim Xob Carchah.7 Los buhos mensajeros se dirigieron al juego de la pelota y presentaron su mensaje, precisamente en el orden en que se lo dieron Hun-Camé, Vucub-Camé, Ahalpuh, Ahalganá, Chamiabac, Chamiaholom, Xiquiripat, Cuchumaquic, Ahalmez, Ahaltocob, Xic y Patán, que así se llamaban los Señores que enviaban su recado por medio de los buhos.

    -¿De veras han hablado así los Señores Hun-Camé y Vucub-Camé? -Ciertamente han hablado así, y nosotros os tenemos que acompañar.

    -“Que traigan todos sus instrumentos para el juego”, han dicho los Señores.

    -Está bien, dijeron los jóvenes. Aguardadnos, sólo vamos a despedimos de nuestra madre.

    Y habiéndose dirigido hacia su casa, le dijeron a su madre, pues su padre ya era muerto: -Nos vamos, madre nuestra, pero en vano será nuestra ida. Los mensajeros del Señor han venido a llevarnos. “Que vengan” han dicho, según manifiestan los enviados.

    -Aquí se quedará en prenda nuestra pelota, agregaron. En seguida la fueron a colgar en el hueco que hacía el techo de la casa. Luego dijeron: -Ya volveremos a jugar. Y dirigiéndose a Hunbatz y Hunchouén les dijeron:

    -Vosotros ocupaos de tocar la flauta y de cantar, de pintar, de esculpir; calentad nuestra casa y calentad el corazón de vuestra abuela.

    Cuando se despidieron de su madre, se enterneció Ixmucané y echó a llorar. -No os aflijáis, nosotros nos vamos, pero todavía no hemos muerto, dijeron al partir Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú.

    En seguida se fueron Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú y los mensajeros los llevaban por el camino. Así fueron bajando por el camino de Xibalbá, por unas escaleras muy inclinadas. Fueron bajando hasta que llegaron a la orilla de un río que corría rápidamente entre los barrancos llamados Un zivan cul y Cuzivan,8 y pasaron por ellos. Luego pasaron por el río que corre entre jícaros espinosos. Los jícaros eran innumerables, pero ellos pasaron sin lastimarse.

    Luego llegaron a la orilla de un río de sangre y lo atravesaron sin beber sus aguas; llegaron a otro río solamente de agua y no fueron vencidos. Pasaron adelante hasta que llegaron a donde se juntaban cuatro caminos y allí fueron vencidos, en el cruce de los cuatro caminos.

    De estos cuatro caminos, uno era rojo, otro negro, otro blanco y otro amarillo. Y el camino negro les habló de esta manera: -Yo soy el que debéis tomar porque yo soy el camino del Señor. Así habló el camino.

    Y allí fueron vencidos. Los llevaron por el camino de Xibalbá y cuando llegaron a la sala del consejo de los Señores de Xibalbá, ya habían perdido la partida.

    Ahora bien, los primeros que estaban allí sentados eran solamente muñecos, hechos de palo, arreglados por los de Xibalbá.

    A éstos los saludaron primero:

    -¿Cómo estáis, Hun-Camé?, le dijeron al muñeco.

    -¿Cómo estáis, Vucub-Camé?, le dijeron al hombre de palo. Pero éstos no les respondieron. Al punto soltaron la carcajada los Señores de Xibalbá y todos los demás Señores se pusieron a reír ruidosamente, porque sentían que ya los habían vencido, que habían vencido a Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú. Y seguían riéndose.

    Luego hablaron Hun-Camé y Vucub-Camé: -Muy bien, dijeron. Ya vinisteis. Mañana preparad la máscara, vuestros anillos y vuestros guantes, les, dijeron.

    -Venid a sentaros en nuestro banco, les dijeron. Pero el banco que les ofrecían era de piedra ardiente y en el banco se quemaron. Se pusieron a dar vueltas en el banco, pero no se aliviaron y si no se hubieran levantado se les habrían quemado las asentaderas.

    Los de Xibalbá se echaron a reír de nuevo, se morían de la risa; se retorcían del dolor que les causaba la risa en las entrañas, en la sangre y en los huesos, riéndose todos los Señores de Xibalbá.

    -Idos ahora a aquella casa, les dijeron; allí se os llevará vuestra raja de ocote 9 y vuestro cigarro y allí dormiréis.

    En seguida llegaron a la Casa Oscura. No había más que tinieblas en el interior de la casa.

    Mientras tanto, los señores de Xibalbá discurrían lo que debían hacer.

    -Sacrifiquémoslos mañana, que mueran pronto, pronto, para que sus instrumentos de juego nos sirvan a nosotros para jugar, dijeron entre sí los Señores de Xibalbá.

    Ahora bien, su ocote era una punta redonda de pedernal del que llaman zaquitoc; éste es el pino de Xíbalbá. Su ocote era puntiagudo y afilado y brillante como hueso; muy duro era el pino de los de Xibalbá.

    Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú entraron a la Casa Oscura. Allí fueron a darles su ocote, un solo ocote encendido que les mandaban Hun-Camé y Vucub-Camé, junto con un cigarro para cada uno, encendido también, que les mandaban los Señores. Esto fueron a darles a Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú.

    Estos se hallaban en cuclillas en la oscuridad cuando llegaron los portadores del ocote y los cigarros. Al entrar, el ocote alumbraba brillantemente.

    -Que enciendan su ocote y sus cigarros cada uno; que vengan a devolverlos al amanecer, pero que no los consuman, sino que los devuelvan enteros; esto es lo que os mandan decir los Señores. Así les dijeron. Y así fueron vencidos. Su ocote se consumió, y asimismo se consumieron los cigarros que les habían dado.

    Los castigos de Xibalbá eran numerosos; eran castigos de muchas maneras.

    El primero era la Casa Oscura, Quequma-ha, en cuyo interior sólo había tinieblas.

    El segundo la Casa donde tiritaban, Xuxulim-ha, dentro de la cual hacía mucho frío. Un viento frío e insoportable soplaba en su interior.

    El tercero era la Casa de los tigres, Balami-ha, así llamada, en la cual no había más que tigres que se revolvían, se amontonaban, gruñían y se mofaban. Los tigres estaban encerrados dentro de la casa.

    Zotzi-ha, la Casa de los murciélagos, se llamaba el cuarto lugar de castigo. Dentro de esta casa no había más que murciélagos que chillaban, gritaban y revoloteaban en la casa. Los murciélagos estaban encerrados y no podían salir.

    El quinto se llamaba la Casa de las Navajas, Chayin-ha,10 dentro de la cual solamente había navajas cortantes y afiladas, calladas o rechinando las unas con las otras dentro de la casa.

    Muchos eran los lugares de tormento de Xibalbá; pero no entraron en ellos Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú. Solamente mencionamos los nombres de estas casas de castigo.

    Cuando entraron Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú ante Hun-Camé y Vucub-Camé, les dijeron éstos:

    -¿Dónde están mis cigarros? ¿Dónde está mi raja de ocote que os dieron anoche?

    -Se acabaron, Señor.

    -Está bien. Hoy será el fin de vuestros días.

    Ahora moriréis. Seréis destruidos, os haremos pedazos y aquí quedará oculta vuestra memoria. Seréis sacrificados, dijeron Hun-Camé y Vucub-Camé.

    En seguida los sacrificaron y los enterraron en el Pucbal-Chah, así llamado. Antes de enterrarlos le cortaron la cabeza a Hun-Hunahpú y enterraron al hermano mayor junto con el hermano menor.

    -Llevad la cabeza y ponedla en aquel árbol que está sembrado en el camino, dijeron Hun-Camé y Vucub-Camé. Y habiendo ido a poner la cabeza en el árbol, al punto se cubrió de frutas este árbol que jamás había fructificado antes de que pusieran entre sus ramas la cabeza de Hun-Hunahpú. Y a esta jícara la llamamos hoy la cabeza de Hun-Hunahpú, que así se dice.

    Con admiración contemplaban Hun-Camé y Vucub-Camé el fruto del árbol. El fruto redondo estaba en todas partes; pero no se distinguía la cabeza de Hun-Hunahpú; era un fruto igual a los demás frutos del jícaro. Así aparecía ante todos los de Xibalbá cuando llegaban a verla.

    A juicio de aquéllos, la naturaleza de este árbol era maravillosa, por lo que había sucedido en un instante cuando pusieron entre sus ramas la cabeza de Hun-Hunahpú. Y los Señores de Xibalbá ordenaron: - ¡Que nadie venga a coger de esta fruta! i Que nadie venga a ponerse debajo de este árbol!, dijeron, y así dispusieron impedirlo todos los de Xibalbá.

    La cabeza de Hun-Hunahpú no volvió a aparecer, porque se había vuelto la misma cosa que el fruto del árbol que se llama jícaro. Sin embargo, una muchacha oyó la historia maravillosa. Ahora contaremos cómo fue su llegada.

    Notas de Adrián Recinos:

    5 ~ Título de algunos de los Señores y jefes quichés.

    6 ~ Chabi-Tucur, Buho flecha; Huracán-Tucur, Buho de una pierna, o Buho gigante; Caquix-Tucur, Buho guacamaya; Holoni-Tucur, Cabeza de buho, o Buho que se distinguía por la cabeza. Tucur es el nombre quiché del buho. Así se llama también un pueblo de la Verapaz, San Miguel Tucurú. Esta ave nocturna es conocida indistintamente en Guatemala con el nombre de tucurú y con el de tecolote, del náhuatl tecolotl.

    7 ~ La gran Carchah, centro importante de población en la Verapaz, región en donde parecen haber localizado los quichés los hechos mitológicos del Popol Vuh. En el Manuscrito cakchiquel se lee que éstos y los quichés fueron a poblar a Subinal, al medio de Chacachil, al medio de Nimxor, al medio de Moinal, al medio de Carchah (nicah Carchah). Algunos de estos lugares conservan sus nombres antiguos y pueden identificarse fácilmente en la región de la Verapaz. Según el documento cakchiquel, Nim Xor y Carchah eran dos sitios diferentes.

    8 ~ Nu zivan cut, mi barranco o el barranco angosto. Cu Zivan, barranco angosto, estrecho. Zivan es barranco, pero se llama así también a las cuevas subterráneas en Verapaz y el Petén; son los siguanes del lenguaje corriente. Los datos topográficos que suministra este capítulo y las indicaciones que se encuentran en otros lugares de esta Segunda Parte demuestran que los antiguos quichés tenían ideas bastante precisas sobre la localización del reino de Xibalbá, donde habitaban unos jefes sanguinarios y despóticos a quienes aquéllos estuvieron sujetos en los tiempos mitológicos. En el presente capítulo se señala, como punto de partida del camino de Xibalbá, el gran pueblo de Carchá que existe todavía a pocos kilómetros de Cobán, la capital del departamento de la Alta Verapaz. Saliendo de Carchá el camino bajaba "por unas escaleras muy inclinadas" hasta llegar a los barrancos o siguanes, entre los cuales corría un río precipitadamente; es decir, descendían de las montañas del interior hasta las tierras bajas del Petén, a los dominios de los itzaes. Al final de esta Segunda Parte se dice que los de Xibalbá eran los Ah-Tza, los Ah-Tucur, los malos, los buhos. Estas palabras, sin embargo, pueden leerse también como "los de Itzá" (Petén) y "los de Tucur", o sea Tecolotlán, la tierra de los buhos (la Verapaz). Son las dos regiones del norte de Guatemala, muy conocidas en el mundo antiguo, hasta donde los quichés no pudieron extender sus conquistas. Estos nombres confirman las indicaciones topográficas del texto. Las tribus que en tiempos relativamente recientes llegaron a establecerse en las montañas del interior de Guatemala tenían sin duda alguna creencia de que el norte del territorio estaba poblado por sus viejos enemigos, los mismos que en épocas anteriores disponían de las vidas de sus antepasados. Esos habitantes del norte eran los mayas del Viejo Imperio, una de cuyas ramas, la de los itzaes, fue la última en rendirse a los españoles en los años finales del siglo xvii. Otros datos dispersos en el Popol Vuh revelan que Xibalbá era un lugar profundo, subterráneo, un abismo desde el cual había que subir para llegar a la tierra; pero el propio documento quiché explica que los Señores de Xibalbá no eran dioses, ni eran inmortales, que eran falsos de corazón, hipócritas, envidiosos y tiranos. Que no eran invencibles se demuestra en el curso de la narración.

    9 ~ Chah en quiché, ocotl en lengua mexicana, pino resinoso que usan los indios para alumbrarse.

    10 ~ Chay, obsidiana, sustancia vidriosa, piedra volcánica negra, la "piedra de rayo" de los campesinos, de la cual desprendían los indios pequeñas hojas cortantes que usaban como cuchillos o navajas y puntas de flecha.


    Primera Parte. Capitulo III.


    En seguida fueron aniquilados, destruidos y deshechos los muñecos de palo, recibieron la muerte.
    Una inundación fue producida por el Corazón del Cielo; un gran diluvio se formó, que cayó sobre las cabezas de los muñecos de palo.

    De tzité se hizo la carne del hombre, pero cuando la mujer fue labrada por el Creador y el Formador, se hizo de espadaña11 la carne de la mujer. Estos materiales quisieron el Creador y el Formador que entraran en su composición.

    Pero no pensaban, no hablaban con su Creador, su Formador, que los habían hecho, que los habían creado. Y por esta razón fueron muertos, fueron anegados. Una resina abundante vino del cielo. El llamado Xecotcovach llegó y les vació los ojos; Camalotz vino a cortarles la cabeza; y vino Cotzbalam y les devoró las carnes. El Tucumbalam llegó también y les quebró y magulló los huesos y los nervios, les molió y desmoronó los huesos.

    Y esto fue para castigarlos porque no habían pensado en su madre, ni en su padre, el Corazón del Cielo, llamado Huracán. Y por este motivo se obscureció la faz de la tierra y comenzó una lluvia negra, una lluvia de día, una lluvia de noche.

    Llegaron entonces los animales pequenos, los animales grandes, y los palos y las piedras les golpearon las caras. Y se pusieron todos a hablar; sus tinajas, sus comales,12 sus platos, sus ollas, sus perros, sus piedras de moler,13 todos se levantaron y les golpearon las caras.

    -- Mucho mal nos hacíais; nos comíais, y nosotros ahora os morderemos

    -- les dijeron sus perros y sus aves de corral.14

    Y las piedras de moler: -- Eramos atormentadas por vosotros; cada día, cada día, de noche, al amanecer, todo el tiempo hacían holi, holi, huqui, huqui nuestras caras, a causa de vosotros.15 Este era el tributo que os pagábamos. Pero ahora que habéis dejado de ser hombres probaréis nuestras fuerzas. Moleremos y reduciremos a polvo vuestras carnes, les dijeron sus piedras de moler.

    Y he aquí que sus perros hablaron y les dijeron : -- ¿Por qué no nos dabais nuestra comida? Apenas estábamos mirando y ya nos arrojabais de vuestro lado y nos echabais fuera. Siempre teníais listo un palo para pegarnos mientras comíais.

    Así era como nos tratabais. Nosotros no podíamos hablar. Quizás no os diéramos muerte ahora; pero ¿por qué no reflexionabais, por qué no pensabais en vosotros mismos? Ahora nosotros os destruiremos, ahora probaréis vosotros los dientes que hay en nuestra boca: os devoraremos, dijeron los perros, y luego les destrozaron las caras.

    Y a su vez sus comales, sus ollas les hablaron así : -- Dolor y sufrimiento nos causabais. Nuestra boca y nuestras caras estaban tiznadas, siempre estábamos puestos sobre el fuego y nos quemabais como si no sintiéramos dolor. Ahora probaréis vosotros, os quemaremos -- dijeron sus ollas, y todos les destrozaron las caras. Las piedras del hogar que estaban amontonadas, se arrojaron directamente desde el fuego contra sus cabezas causándoles dolor.16

    Desesperados corrían de un lado para otro; querían subirse sobre las casas y las casas se caían y los arrojaban al suelo; querían subirse sobre los árboles y los árboles los lanzaban a lo lejos; querían entrar a las cavernas y las cavernas se cerraban ante ellos.

    Así fue la ruina de los hombres que habían sido creados y formados, de los hombres hechos para ser destruidos y aniquilados: a todos les fueron destrozadas las bocas y las caras.

    Y dicen que la descendencia de aquellos son los monos que existen ahora en los bosques; éstos son la muestra de aquellos, porque sólo de palo fue hecha su carne por el Creador y el Formador.17

    Y por esta razón el mono se parece al hombre, es la muestra de una generación de hombres creados, de hombres formados que eran solamente muñecos y hechos solamente de madera.

    Notas de Adrián Recinos:

    11 ~ El nombre quiché zibaque se usa corrientemente en Guatemala para designar esta planta de la familia de las tifáceas, muy usada para la fabricación de esteras llamadas en el país petates tules.

    12 ~ Comalli en lengua mexicana, xot en quiché, plato grande, semejante a un disco de barro, que se usa para cocer las tortillas de maíz.

    13 ~ Qui caa, en el original, piedra de moler, metate en México.

    14 ~ Los perros cuyas carnes comían aquellos hombres de palo no eran los que hoy existen en América, sino una variedad que los cronistas españoles llaman perros mudos, porque no ladraban. Sus aves de corral eran el pavo, el faisán y la gallina de monte.

    15 ~ Estas palabras son únicamente una imitación del ruido que hace la piedra durante la molienda del maíz.

    16 ~ La idea de un diluvio antiguo y la creencia de otro que sería el fin del mundo y tendría caracteres parecidos al que se describe en este lugar del Popol Vuh, existía todavía entre los indios de Guatemala en los años subsiguientes a la conquista española, según se lee en la Apologética Historia (cap. ccxxxv, p. 620).

    17 ~ Según los Anales de Cuauhtitlán, en la cuarta edad de la tierra "se ahogaron muchas personas y arrojaron a los montes a otras y se convirtieron en monos". (Traducción de Galicia Chimalpopoca.)


    Segunda Parte. Capitulo I.


    Ahora diremos también el nombre del padre de Hunahpú e Ixbalanqué. Dejaremos en la sombra su origen, y dejaremos en la oscuridad el relato y la historia del nacimiento de Hunahpú e Ixbalanqué. Sólo diremos la mitad, una parte solamente de la historia de su padre.
    He aquí la historia. He aquí el nombre de Hun-Hunahpú, así llamado. Sus padres eran Ixpiyacoc e Ixmucané. De ellos nacieron, durante la noche,1 Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú, de Ixpiyacoc e Ixmucané.2

    Ahora bien, Hun-Hunahpú había engendrado y tenía dos hijos, y de estos dos hijos, el primero se llamaba Hunbatz y el segundo Hunchouén.3

    La madre de éstos se llamaba Ixbaquiyalo, así se llamaba la mujer de Hun-Hunahpú. Y el otro VucubHunahpú no tenía mujer, era soltero.

    Estos dos hijos, por su naturaleza, eran grandes sabios y grande era su sabiduría; eran adivinos aquí en la tierra, de buena índole y buenas costumbres. Todas las artes les fueron enseñadas a Hunbatz y Hunchouén, los hijos de Hun-Hunahpú. Eran flautistas, cantores, tiradores con cerbatana, pintores, escultores, joyeros, plateros: esto eran Hunbatz y Hunchouén.4

    Ahora bien, Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú se ocupaban solamente de jugar a los dados y a la pelota todos los días; y de dos en dos se disputaban los cuatro cuando se reunían en el juego de pelota.

    Allí venía a observarlos el Voc, 5 el mensajero de Huracán, de Chipi-Caculhá, de Raxa-Caculhá; pero este Voc no se quedaba lejos de la tierra, ni lejos de Xibalbá; 6 y en un instante subía al cielo al lado de Huracán.

    Estaban todavía aquí en la tierra cuando murió la madre de Hunbatz y Hunchouén.

    Y habiendo ido a jugar a la pelota en el camino de Xibalbá, los oyeron Hun-Camé y Vucub-Camé, los Señores de Xibalbá.

    ---¿Qué están haciendo sobre la tierra? ¿Quiénes son los que la hacen temblar y hacen tanto ruido? ¡Que vayan a llamarlos! ¡Que vengan a jugar aquí a la pelota, donde los venceremos! Ya no somos respetados por ellos, ya no tienen consideración ni miedo a nuestra categoría, y hasta se ponen a pelear sobre nuestras cabezas, dijeron todos los de Xibalbá.

    En seguida entraron todos en consejo. Los llamados Hun-Camé y Vucub-Camé eran los jueces supremos. A todos los Señores les señalaban sus funciones Hun-Camé y Vucub-Camé y a cada uno le señalaban sus atribuciones.

    Xiquiripat y Cuchumaquic, eran los Señores de estos nombres. Estos son los que causan los derrames de sangre de los hombres.

    Otros se llamaban Ahalpuh y Ahalganá, también señores. Y el oficio de éstos era hinchar a los hombres, hacerle brotar pus de las piernas y teñirles de amarillo la cara, lo que se llama Chuganal. Tal era el oficio de Ahalpuh y Ahalganá.

    Otros eran el Señor Chamiabac y el Señor Chamiaholom, alguaciles de Xibalbá, cuyas varas eran de hueso. La ocupación de éstos era enflaquecer a los hombres hasta que los volvían sólo huesos y calaveras y se morían y se los llevaban con el vientre y los huesos estirados. Tal era el oficio de Chamiabac y Chamiaholom, así llamados.

    Otros se llamaban el Señor Ahalmez y el Señor Ahaltocob. El oficio de éstos era hacer que a los hombres les sucediera alguna desgracia, ya cuando iban para la casa, o frente a ella, y que los encontraran heridos, tendidos boca arriba en el suelo y muertos. Tal era el oficio de Ahalmez y Ahaltocob, como les llamaban.

    Venían en seguida otros Señores llamados Xic y Patán, cuyo oficio era causar la muerte a los hombres en los caminos, lo que se llama muerte repentina, haciéndoles llegar la sangre a la boca hasta que morían vomitando sangre. El oficio de cada uno de estos Señores era cargar con ellos, oprimirles la garganta y el pecho para que los hombres murieran en los caminos, haciéndoles llegar [la sangre] a la garganta cuando caminaban. Este era el oficio de Xic y Patán.

    Y habiéndose reunido en consejo, trataron de la manera de atormentar y castigar a Hun-Hunahpú y a Vucub-Hunahpú. Lo que deseaban los de Xibalbá eran los instrumentos de juego de Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú, sus cueros,7 sus anillos, sus guantes, la corona y la máscara,8 que eran los adornos de Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú.

    Ahora contaremos su ida a Xibalbá y cómo dejaron tras de ellos a los hijos de Hun-Hunahpú, Hunbatz y Chouén, cuya madre había muerto.

    Luego diremos cómo Hunbatz y Hunchouén fueron vencidos por Hunahpú e lxbalanqué.

    Notas de Adrián Recinos:

    1 ~ Esto es, antes que hubiera sol, ni luna, ni hubiese sido creado el hombre.

    2 ~ Hun-Hunahpú, 1 Hunahpú; Vucub-Hunahpú, 7 Hunahpú, son dos días del calendario quiché. Como se sabe, los antiguos indios designaban los días anteponiendo un número a cada uno, formando series de 13 días que se repetían sin interrupción hasta formar el ciclo de 260 días que los mayas llamaban tzolkín, los quichés cholquih y los mexicanos tonalpohualli. Era costumbre dar a las personas el nombre del día en que nacían.

    3 ~ Nótese que, fuera de la indicación de que se dirá el nombre de los padres de Hunahpú e Ixbalanqué, no se vuelve a hablar de estos héroes hasta que se cuenta su nacimiento en el capítulo V de la Segunda Parte. Allí se refiere la otra mitad de la historia, que en este lugar deja el autor intencionalmente en la oscuridad.

    4 ~ Ah chuen, en maya, significa artesano. Diccionario de Motul.

    5 ~ Al lugar donde jugaban a la pelota, pa hom en el original, llegaba a observarlos el voc o vac, que es el gavilán.

    6 ~ Chi-Xibalbá. Antiguamente, dice el P. Coto, este nombre Xibalbay significaba el demonio, o los difuntos o visiones que se aparecían a los indios. En Yucatán tenía los mismos significados. Xibalbá era el diablo y xibil es desaparecerse como visión o fantasma, según el Diccionario de Motul. Los mayas practicaban un baile que llamaban Xibalbá ocot, o baile del demonio. Para los quichés Xibalbá era la región subterránea habitada por enemigos del hombre.

    7 ~ Tzuun, rodela de cuero, interpreta Ximénez. Eran los cueros que les cubrían las piernas y los protegían contra el golpe de la pelota

    8 ~ Vachzot, cerco de la cara, según Ximénez, máscara. Todos estos objetos eran necesarios para el violento juego de la pelota y para ornato de los jugadores



    Segunda Parte. Capitulo II.

    En seguida fue la venida de los mensajeros de Hun-Camé y Vucub-Camé.
    En seguida fue la venida de los mensajeros de Hun-Camé y Vucub-Camé.

    -Id, les dijeron, Ahpop Achih,9 id a llamar a Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú. "Venid con nosotros", les diréis. "Dicen los Señores que vengáis." Que vengan aquí a jugar a la pelota con nosotros, para que con ellos se alegren nuestras caras, porque verdaderamente nos causan admiración. Así, pues, que vengan, dijeron los Señores. Y que traigan acá sus instrumentos de juego, sus anillos, sus guantes, y que traigan también sus pelotas de caucho, dijeron los Señores. "Venid pronto, les diréis", les fue dicho a los mensajeros.

    Y estos mensajeros eran buhos: Chabi-Tucur, Huracán-Tucur, Caquix-Tucur y Holom-Tucur,10 Así se llamaban los mensajeros de Xibalbá.

    Chabi-Tucur era veloz como una flecha; Huracán-Tucur tenía solamente una pierna; Caquix-Tucur tenía la espalda roja, y Holom-Tucur solamente tenía cabeza, no tenía piernas, pero sí tenía alas.

    Los cuatro mensajeros tenían la dignidad de Ahpop-Achih. Saliendo de Xibalbá llegaron rápidamente, llevando su mensaje, al patio donde estaban jugando a la pelota Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú, en el juego de pelota que se llamaba Nim Xob Carchah.11 Los buhos mensajeros se dirigieron al juego de la pelota y presentaron su mensaje, precisamente en el orden en que se lo dieron Hun-Camé, Vucub-Camé, Ahalpuh, Ahalganá, Chamiabac, Chamiaholom, Xiquiripat, Cuchumaquic, Ahalmez, Ahaltocob, Xic y Patán, que así se llamaban los Señores que enviaban su recado por medio de los buhos.

    -¿De veras han hablado así los Señores Hun-Camé y Vucub-Camé? -Ciertamente han hablado así, y nosotros os tenemos que acompañar.

    -“Que traigan todos sus instrumentos para el juego”, han dicho los Señores.

    -Está bien, dijeron los jóvenes. Aguardadnos, sólo vamos a despedimos de nuestra madre.

    Y habiéndose dirigido hacia su casa, le dijeron a su madre, pues su padre ya era muerto: -Nos vamos, madre nuestra, pero en vano será nuestra ida. Los mensajeros del Señor han venido a llevarnos. “Que vengan” han dicho, según manifiestan los enviados.

    -Aquí se quedará en prenda nuestra pelota, agregaron. En seguida la fueron a colgar en el hueco que hacía el techo de la casa. Luego dijeron: -Ya volveremos a jugar. Y dirigiéndose a Hunbatz y Hunchouén les dijeron:

    -Vosotros ocupaos de tocar la flauta y de cantar, de pintar, de esculpir; calentad nuestra casa y calentad el corazón de vuestra abuela.

    Cuando se despidieron de su madre, se enterneció Ixmucané y echó a llorar. -No os aflijáis, nosotros nos vamos, pero todavía no hemos muerto, dijeron al partir Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú.

    En seguida se fueron Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú y los mensajeros los llevaban por el camino. Así fueron bajando por el camino de Xibalbá, por unas escaleras muy inclinadas. Fueron bajando hasta que llegaron a la orilla de un río que corría rápidamente entre los barrancos llamados Un zivan cul y Cuzivan,12 y pasaron por ellos. Luego pasaron por el río que corre entre jícaros espinosos. Los jícaros eran innumerables, pero ellos pasaron sin lastimarse.

    Luego llegaron a la orilla de un río de sangre y lo atravesaron sin beber sus aguas; llegaron a otro río solamente de agua y no fueron vencidos. Pasaron adelante hasta que llegaron a donde se juntaban cuatro caminos y allí fueron vencidos, en el cruce de los cuatro caminos.

    De estos cuatro caminos, uno era rojo, otro negro, otro blanco y otro amarillo. Y el camino negro les habló de esta manera: -Yo soy el que debéis tomar porque yo soy el camino del Señor. Así habló el camino.

    Y allí fueron vencidos. Los llevaron por el camino de Xibalbá y cuando llegaron a la sala del consejo de los Señores de Xibalbá, ya habían perdido la partida.

    Ahora bien, los primeros que estaban allí sentados eran solamente muñecos, hechos de palo, arreglados por los de Xibalbá.

    A éstos los saludaron primero:

    -¿Cómo estáis, Hun-Camé?, le dijeron al muñeco.

    -¿Cómo estáis, Vucub-Camé?, le dijeron al hombre de palo. Pero éstos no les respondieron. Al punto soltaron la carcajada los Señores de Xibalbá y todos los demás Señores se pusieron a reír ruidosamente, porque sentían que ya los habían vencido, que habían vencido a Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú. Y seguían riéndose.

    Luego hablaron Hun-Camé y Vucub-Camé: -Muy bien, dijeron. Ya vinisteis. Mañana preparad la máscara, vuestros anillos y vuestros guantes, les, dijeron.

    -Venid a sentaros en nuestro banco, les dijeron. Pero el banco que les ofrecían era de piedra ardiente y en el banco se quemaron. Se pusieron a dar vueltas en el banco, pero no se aliviaron y si no se hubieran levantado se les habrían quemado las asentaderas.

    Los de Xibalbá se echaron a reír de nuevo, se morían de la risa; se retorcían del dolor que les causaba la risa en las entrañas, en la sangre y en los huesos, riéndose todos los Señores de Xibalbá.

    -Idos ahora a aquella casa, les dijeron; allí se os llevará vuestra raja de ocote 13 y vuestro cigarro y allí dormiréis.

    En seguida llegaron a la Casa Oscura. No había más que tinieblas en el interior de la casa.

    Mientras tanto, los señores de Xibalbá discurrían lo que debían hacer.

    -Sacrifiquémoslos mañana, que mueran pronto, pronto, para que sus instrumentos de juego nos sirvan a nosotros para jugar, dijeron entre sí los Señores de Xibalbá.

    Ahora bien, su ocote era una punta redonda de pedernal del que llaman zaquitoc; éste es el pino de Xíbalbá. Su ocote era puntiagudo y afilado y brillante como hueso; muy duro era el pino de los de Xibalbá.

    Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú entraron a la Casa Oscura. Allí fueron a darles su ocote, un solo ocote encendido que les mandaban Hun-Camé y Vucub-Camé, junto con un cigarro para cada uno, encendido también, que les mandaban los Señores. Esto fueron a darles a Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú.

    Estos se hallaban en cuclillas en la oscuridad cuando llegaron los portadores del ocote y los cigarros. Al entrar, el ocote alumbraba brillantemente.

    -Que enciendan su ocote y sus cigarros cada uno; que vengan a devolverlos al amanecer, pero que no los consuman, sino que los devuelvan enteros; esto es lo que os mandan decir los Señores. Así les dijeron. Y así fueron vencidos. Su ocote se consumió, y asimismo se consumieron los cigarros que les habían dado.

    Los castigos de Xibalbá eran numerosos; eran castigos de muchas maneras.

    El primero era la Casa Oscura, Quequma-ha, en cuyo interior sólo había tinieblas.

    El segundo la Casa donde tiritaban, Xuxulim-ha, dentro de la cual hacía mucho frío. Un viento frío e insoportable soplaba en su interior.

    El tercero era la Casa de los tigres, Balami-ha, así llamada, en la cual no había más que tigres que se revolvían, se amontonaban, gruñían y se mofaban. Los tigres estaban encerrados dentro de la casa.

    Zotzi-ha, la Casa de los murciélagos, se llamaba el cuarto lugar de castigo. Dentro de esta casa no había más que murciélagos que chillaban, gritaban y revoloteaban en la casa. Los murciélagos estaban encerrados y no podían salir.

    El quinto se llamaba la Casa de las Navajas, Chayin-ha,14 dentro de la cual solamente había navajas cortantes y afiladas, calladas o rechinando las unas con las otras dentro de la casa.

    Muchos eran los lugares de tormento de Xibalbá; pero no entraron en ellos Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú. Solamente mencionamos los nombres de estas casas de castigo.

    Cuando entraron Hun-Hunahpú y Vucub-Hunahpú ante Hun-Camé y Vucub-Camé, les dijeron éstos:

    -¿Dónde están mis cigarros? ¿Dónde está mi raja de ocote que os dieron anoche?

    -Se acabaron, Señor.

    -Está bien. Hoy será el fin de vuestros días.

    Ahora moriréis. Seréis destruidos, os haremos pedazos y aquí quedará oculta vuestra memoria. Seréis sacrificados, dijeron Hun-Camé y Vucub-Camé.

    En seguida los sacrificaron y los enterraron en el Pucbal-Chah, así llamado. Antes de enterrarlos le cortaron la cabeza a Hun-Hunahpú y enterraron al hermano mayor junto con el hermano menor.

    -Llevad la cabeza y ponedla en aquel árbol que está sembrado en el camino, dijeron Hun-Camé y Vucub-Camé. Y habiendo ido a poner la cabeza en el árbol, al punto se cubrió de frutas este árbol que jamás había fructificado antes de que pusieran entre sus ramas la cabeza de Hun-Hunahpú. Y a esta jícara la llamamos hoy la cabeza de Hun-Hunahpú, que así se dice.

    Con admiración contemplaban Hun-Camé y Vucub-Camé el fruto del árbol. El fruto redondo estaba en todas partes; pero no se distinguía la cabeza de Hun-Hunahpú; era un fruto igual a los demás frutos del jícaro. Así aparecía ante todos los de Xibalbá cuando llegaban a verla.

    A juicio de aquéllos, la naturaleza de este árbol era maravillosa, por lo que había sucedido en un instante cuando pusieron entre sus ramas la cabeza de Hun-Hunahpú. Y los Señores de Xibalbá ordenaron: - ¡Que nadie venga a coger de esta fruta! i Que nadie venga a ponerse debajo de este árbol!, dijeron, y así dispusieron impedirlo todos los de Xibalbá.

    La cabeza de Hun-Hunahpú no volvió a aparecer, porque se había vuelto la misma cosa que el fruto del árbol que se llama jícaro. Sin embargo, una muchacha oyó la historia maravillosa. Ahora contaremos cómo fue su llegada.

    Notas de Adrián Recinos:

    9 ~ Título de algunos de los Señores y jefes quichés.

    10 ~ Chabi-Tucur, Buho flecha; Huracán-Tucur, Buho de una pierna, o Buho gigante; Caquix-Tucur, Buho guacamaya; Holoni-Tucur, Cabeza de buho, o Buho que se distinguía por la cabeza. Tucur es el nombre quiché del buho. Así se llama también un pueblo de la Verapaz, San Miguel Tucurú. Esta ave nocturna es conocida indistintamente en Guatemala con el nombre de tucurú y con el de tecolote, del náhuatl tecolotl.

    11 ~ La gran Carchah, centro importante de población en la Verapaz, región en donde parecen haber localizado los quichés los hechos mitológicos del Popol Vuh. En el Manuscrito cakchiquel se lee que éstos y los quichés fueron a poblar a Subinal, al medio de Chacachil, al medio de Nimxor, al medio de Moinal, al medio de Carchah (nicah Carchah). Algunos de estos lugares conservan sus nombres antiguos y pueden identificarse fácilmente en la región de la Verapaz. Según el documento cakchiquel, Nim Xor y Carchah eran dos sitios diferentes.

    12 ~ Nu zivan cut, mi barranco o el barranco angosto. Cu Zivan, barranco angosto, estrecho. Zivan es barranco, pero se llama así también a las cuevas subterráneas en Verapaz y el Petén; son los siguanes del lenguaje corriente. Los datos topográficos que suministra este capítulo y las indicaciones que se encuentran en otros lugares de esta Segunda Parte demuestran que los antiguos quichés tenían ideas bastante precisas sobre la localización del reino de Xibalbá, donde habitaban unos jefes sanguinarios y despóticos a quienes aquéllos estuvieron sujetos en los tiempos mitológicos. En el presente capítulo se señala, como punto de partida del camino de Xibalbá, el gran pueblo de Carchá que existe todavía a pocos kilómetros de Cobán, la capital del departamento de la Alta Verapaz. Saliendo de Carchá el camino bajaba "por unas escaleras muy inclinadas" hasta llegar a los barrancos o siguanes, entre los cuales corría un río precipitadamente; es decir, descendían de las montañas del interior hasta las tierras bajas del Petén, a los dominios de los itzaes. Al final de esta Segunda Parte se dice que los de Xibalbá eran los Ah-Tza, los Ah-Tucur, los malos, los buhos. Estas palabras, sin embargo, pueden leerse también como "los de Itzá" (Petén) y "los de Tucur", o sea Tecolotlán, la tierra de los buhos (la Verapaz). Son las dos regiones del norte de Guatemala, muy conocidas en el mundo antiguo, hasta donde los quichés no pudieron extender sus conquistas. Estos nombres confirman las indicaciones topográficas del texto. Las tribus que en tiempos relativamente recientes llegaron a establecerse en las montañas del interior de Guatemala tenían sin duda alguna creencia de que el norte del territorio estaba poblado por sus viejos enemigos, los mismos que en épocas anteriores disponían de las vidas de sus antepasados. Esos habitantes del norte eran los mayas del Viejo Imperio, una de cuyas ramas, la de los itzaes, fue la última en rendirse a los españoles en los años finales del siglo xvii. Otros datos dispersos en el Popol Vuh revelan que Xibalbá era un lugar profundo, subterráneo, un abismo desde el cual había que subir para llegar a la tierra; pero el propio documento quiché explica que los Señores de Xibalbá no eran dioses, ni eran inmortales, que eran falsos de corazón, hipócritas, envidiosos y tiranos. Que no eran invencibles se demuestra en el curso de la narración.

    13 ~ Chah en quiché, ocotl en lengua mexicana, pino resinoso que usan los indios para alumbrarse.

    14 ~ Chay, obsidiana, sustancia vidriosa, piedra volcánica negra, la "piedra de rayo" de los campesinos, de la cual desprendían los indios pequeñas hojas cortantes que usaban como cuchillos o navajas y puntas de flecha.



    Segunda Parte. Capitulo III.

    Esta es la historia de una doncella, hija de un Señor llamado Cuchumaquic.
    Llegaron (estas noticias) a oídos de una doncella, hija de un Señor. El nombre del padre era Cuchumaquic y el de la doncella Ixquic. Cuando ella oyó la historia de los frutos del árbol, que fue contada por su padre, se quedó admirada de oírla.

    -¿Por qué no he de ir a ver ese árbol que cuentan?, exclamó la joven. Ciertamente deben ser sabrosos los frutos de que oigo hablar. A continuación se puso en camino ella sola y llegó al pie del árbol que estaba sembrado en Pucbal-Chah.

    -¡Ah!, exclamó, ¿qué frutos son los que produce este árbol? ¿No es admirable ver cómo se ha cubierto de frutos? ¿Me he de morir, me perderé si corto uno de ellos?, dijo la doncella.

    Habló entonces la calavera que estaba entre las ramas del árbol y dijo: -¿Qué es lo que quieres? Estos objetos redondos que cubren las ramas del árbol no son más que calaveras. Así dijo la cabeza de Hun-Hunahpú dirigiéndose a la joven. ¿Por ventura los deseas?, agregó.

    -Sí los deseo, contestó la doncella.

    -Muy bien, dijo la calavera. Extiende hacia acá tu mano derecha.

    -Bien, replicó la joven, y levantando su mano derecha, la extendió en dirección a la calavera.

    En ese instante la calavera lanzó un chisguete de saliva que fue a caer directamente en la palma de la mano de la doncella. Miróse ésta rápidamente y con atención la palma de la mano, pero la saliva de la calavera ya no estaba en su mano.

    -En mi saliva y mi baba te he dado mí descendencia (dijo la voz en el árbol). Ahora mi cabeza ya no tiene nada encima, no es más que una calavera despojada de la carne. Así es la cabeza de los grandes príncipes, la carne es lo único que les da una hermosa apariencia. Y cuando mueren espántanse los hombres a causa de los huesos. Así es también la naturaleza de los hijos, que son como la saliva y la baba, ya sean hijos de un Señor, de un hombre sabio o de un orador. Su condición no se pierde cuando se van, sino se hereda; no se extingue ni desaparece la imagen del Señor, del hombre sabio o del orador, sino que la dejan a sus hijas y a los hijos que engendran. Esto mismo he hecho yo contigo. Sube, pues, a la superficie de la tierra, que no morirás. Confía en mi palabra que así será, dijo la cabeza de Hun-Hunahpú y de Vucub-Hunahpú.

    Y todo lo que tan acertadamente hicieron fue por mandato de Huracán, Chipi-Caculhá y Raxa-Caculhá. Volvióse en seguida a su casa la doncella después que le fueron hechas todas estas advertencias, habiendo concebido inmediatamente los hijos en su vientre por la sola virtud de la saliva. Y así fueron engendrados Hunahpú e Ixbalanqué.

    Llegó, pues, la joven a su casa y después de haberse cumplido seis meses, fue advertido su estado por su padre, el llamado Cuchumaquic. Al instante fue descubierto el secreto de la joven por el padre, al observar que tenía hijo.

    Reuniéronse entonces en consejo todos los Señores Hun-Camé y Vucub-Camé con Cuchumaquic.

    -Mi hija está preñada, Señores; ha sido deshonrada, exclamó el Cuchumaquic cuando compareció ante los Señores.

    -Está bien, dijeron éstos. Oblígala a declarar la verdad, y si se niega a hablar, castígala; que la lleven a sacrificar lejos de aquí.

    -Muy bien, respetables Señores, contestó. A continuación interrogó a su hija:

    -¿De quién es el hijo que tienes en el vientre, hija mía? Y ella contestó: -No tengo hijo, señor padre, aún no he conocido varón.

    -Está bien, replicó. Positivamente eres una ramera. Llevadla a sacrificar, señores Ahpop Achih; traedme el corazón dentro de u