Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


older | 1 | .... | 329 | 330 | (Page 331) | 332 | 333 | .... | 364 | newer

    0 0
  • 11/16/16--23:36: TRISTÁN SAUTIER [19.565]


  • Tristán Sautier

    Tristán Sautier nació el 21 de diciembre de 1966 en Lieja 
    Sautier ahora vive en Arlon, después de una trayectoria existencial difícil que coincide con el reconocimiento e importancia cada vez mayor de su lectura y escritura.

    Bibliografía seleccionada:

    Ediciones Negro Grouse:

    Ode pour rire à Charles Bukowski, 1995.

    Otras publicaciones:

    Attouchement d’une écartelée, L’arbre à paroles 1991.
    D’une rive en feu, La Bartavelle 1992.
    Des serments qu’on adresse à la nuit, L’arbre à paroles 1993.
    Le temps interdit, Le Cormier, 1996.
    Le piège du sacré, L’Arbre à Paroles, Amay, 1996.
    Claire Venise, Ed. L’Arbre à Paroles, Amay, 2000.
    Lettres brûlées à l’amoureuse, poèmes, Vallongues, 2000.
    L’avant-critique (notes et entretiens 1991-1996) suivi de Sur Salah Stétié, Ed. L’Arbre à Paroles, Amay, 2000.
    Cinq petites odes, poèmes, Le Taillis Pré, Châtelineau, 2003.
    Reliefs (L’avant-critique 2), Ed. L’Arbre à Paroles, Amay, 2006.
    En terre étrangère, recueil de poèmes, en collaboration avec Marie-Claire Verdure, préface de Jacques Crickillon, Ed. L’Arbre à Paroles, Amay, 2007




    A los pulpos acariciémoslos 

    a los pulpos acariciémoslos detrás del vidrio sin olas sin palabras como nada se mueve detrás de las palabras cuando se las traza en el aire con un dedo silencioso de reivindicaciones alzadas contra las formas y por la forma de alzar un dedo orfebres en nuestras nieves de temporada de acuario orfebres de temporadas desnudas color crudo que conspiran con los pulpos la muerte impide los poemas se le cortan las venas en cuatro y se mira cortar cortarse el oro se contempla y todavía es barro se empieza a hablarle al aire se dice me diste tu barro y me harté de él al aire también se escribe que todo borra todo en el silencio hirsuto un poco uno se ahoga en el silencio en la muerte que no impiden los poemas los perros por supuesto no son nada que son todo es la perrada el ser felino por encima nos pasó




    COMO ESOS CABALLOS SALVAJES

    Como esos caballos salvajes que nadie
    puede domar Norma demasiado hermosa
    demasiado loca demasiado sola pechos podridos
    por tu corazón dice el poeta
    sabiendo que el corazón es como los caballos
    salvajes arde de no poder más que huir
    de lazos y codicias Ya no seas
    Como esos caballos salvajes que nadie
    puede domar salvo en la muerte
    Estarás siempre demasiado desnuda

    ("onze muses")




    MAGNIFICAT

    No se ve se adivina
    en algún rincón debe
    estar el viejo L.F. Céline con
    sus perros y su odio buscando
    algún barco fantasma rengueando
    en sus pieles Ahí más lejos también
    profundamente viva la amante
    de un Encuentro tiende su grupa
    como si la bruma en toda su
    extensión estuviera poblada por mis manos
    Y luego en cada punto más blanco
    vos podrías ser acurrucada como
    lista para rajar parecida a todas
    las bestias del pasado que guardan cautivo
    el presente en sus ojos caducos. 

    Seis poetas belgas jóvenes de lengua francesa 
    (Por Laura Calabrese - Alejo Steimberg) 




    puisque ma patrie est en terre
    dit vrai Tristan
    Mon os ira bien là tout seul
    or suis aussi Tristan
    et d'os qu'irrite l'air donc tôt ou tard
    au terme de mon décharnement stupéfait là
    nous nous rencontrerons dans la musique
    des vents les plus profonds d'anonymat

    Extrait de Os, 13, inédit.



    Répétons oui trois fois
    comme à chaque inspiration
    chaque déperdition
    comme trois fois à chaque fois
    la putain la Mort l'inépuisable
    Répétons qu'on la renie et l'abjecte
    et maudit la respiration de son sexe
    Elle répète que c'est en elle qu'on renie


    Mais par l'inespéré du désespoir

    il y a Cass d'amour perdue de beauté suicidée
    et la Sirène baiseuse de la plage de Venice
    la sirène la morte qui sera femme la seule
    de Tony notoire quidam raté dans l'alcool
    désormais racheté puis plus perdu qu'auparavant
    lorsque s'éloigne portée par l'eau la Sirène
    d'une nuit où tout l'espoir fut bu la grande tasse
    S'il est trop tard dans le temps par l'inespéré
    du désespoir il est encore temps
    pour un chant comme de Sirène ténu
    comme lorsque Dylan rencontre Sara
    et que les épaves sur la plage de l'espace nul
    portent la mer au-delà de sa morve
    AVANT QUE L'ÉCUME NE REVIENNE
    RUER DÉFINITIVEMENT DANS LES CARCASSES




    En terre étrangère 
    Parution : 2007
    Auteur : Tristán Sautier/Marie-Claire Verdure
    Collection : l'Arbre à paroles

    EXTRAIT

    Les esprits sains vont s’ébahir, s’indigner : ça, de la poésie ! et notre monde qui est si beau et si bienveillant, comment peut-on ! Esprits sains, sachez, féroces volailles, que vous ne savez rien, que vous ne voyez rien, que vous n’êtes pas. L’âme du poète se doit d’être percée d’épines ; il n’est désormais de poète que de révolte désenchantée. Tristan Sautier et Marie-Claire Verdure l’assument, ce non-pouvoir créatif, avec nostalgie et fureur désespérée. L’assument dans un amour malgré tout. L’assument dans la poésie, cette poésie qui est à la fois amour passionné et clairvoyance navrée. [Jacques Crickillon]



    Les oiseaux des premiers nids
    n’en mourront pas. Les collections
    d’été resteront en vitrine. Ce n’est rien
    rien que le temps qui passe
    accrochant un jour
    à l’autre.
    La mort pas encore à l’affiche.





    Ode pour rire à Charles Bukowski, 1995.

    Tu as d’une femme à l’autre
    baisé la mort déjà mort avant
    qu’elle ne remporte sa victoire
    tu as résisté seul avec le feu baveux
    dans les mots et l’ivresse insoumise.


    *



    Car il y a les livres où l'on ne guérit pas
    leurs heureuses manies de vocables
    les livres qui occupent en adversaires l'espace
    et pourtant le magnifient à l'abandon ou sollicités
    les livres de Stefan qui crient plus fort
    que les autres tout près d'Artaud Céline Guyotat
    Joyce contre la chiennerie
    inapaisés
    Livres



    Corps né sans (Tristan SAUTIER)


    Extrait

    pas né au sens
    pas de mèche avec l’abattoir
    pas avec l’anneau
    tordu des grandes séparations de soi
    pas du côté du verbe finalement
    finalement pas du côté des faux nègres du verbe
    mais du côté de la ronde enflammée
    du vin du bruit du sang contraire
    de la nuit fenêtre ouverte sur ses
    propres ténèbres et les criant comme
    on enfouit en soi l’Ophélie
    d’une vie en forme de crachat
    on est
    c’est certain
    du côté lame du couteau
    et là
    fixant la face de vie de l’ennui
    on aiguise son os
    on est né
    sans





    Titre : KILLED BY DEATH
    Auteur : Tristan SAUTIER
    Date de parution : mars 2013


    Extrait 

    quand il reste au comptoir d’un bar une femme
    belle et pourtant seule qui fatiguée
    regarde le jour naissant son maquillage
    aussi fatigué elle se tourne se voit
    dans la glace du bar désapprouve
    le jour qui vient se regarde et ne
    se voit pas allume une cigarette
    et envoie la fumée au reflet
    qui la dévisage sans rien voir
    comme pour réellement briser la glace
    ou son image propre

    quand on est à trois tabourets de distance
    et qu’on ne tente rien parce qu’à cette heure
    intérieure ne se marquant sur aucune horloge
    on sait que trois tabourets font
    trois siècles de solitude ou trois
    espaces d’indifférence et que des murs
    se resserrent de toutes leurs pierres
    derrière les visages





    .


    0 0
  • 11/16/16--23:43: KENTARO TANAKA [19.566]

  • Kentaro Tanaka 

    (Japón, 1963). Poeta. Miembro del Japan Poets Club y del PEN Japón. Sus libros de poesía publicados comprenden Mancho-ji (Marea alta) (1984), Hai-iro no Chichi (El gris más allá) (1991), Shinkai-Tansaku-Tei (Sumergible de aguas profundas) (2007), and Inu-Kugi (= Dentellada de perro) (2013). Se desempeña en la administración de la Universidad de Toyama y se ocupó de asuntos internacionales para la Agencia de Asuntos Culturales del gobierno japonés. Es tenor en coros líricos desde 1996 y un entusiasta de la pintura, el arte moderno y las artesanías de su país.



    Bonsho: las campanas de un templo budista

    El joven doctor le informa a un hombre:
    “He abierto y cerrado su abdomen
    sin que pudiera hacer nada”.
    Es el paciente mismo el que al doctor responde:
    “No se aflija”. Sonríe y le palmea la blanca espalda.

    No contabilice los errores que haya hecho.
    Arrojemos al cielo
    nuestras inolvidables heridas,
    cada vez que oigamos sonar una campana en la lejanía.

    Se bañan de luz las hojas,
    después de remontar un empinado camino de peregrinos
    me aferro a un megalito en la falda de la montaña.

    No voy a dejar nada sobre el mundo.
    El mínimo caudal de vida que me sea concedido
    me atreveré a cortarlo yo mismo,
    como una pequeña venganza
    por mi nacimiento en la tierra.

    Suena una campana del templo en la montaña.
    Si es una enfermedad incurable,
    ¡Acortemos la agonía!
    Si es un dolor irremediable
    ¡Olvidémoslo por un momento!

    Me despierta el sonido
    de mi amada que cocina.
    Si puedo vivir aunque sea un segundo más
    tendré un futuro infinito.

    Una campanada de oración hace eco en la montaña.

    La traducción de este poema pertenece a Nora Isabel Delgado.





    .


    0 0
  • 11/17/16--00:01: JEAN SHINODA BOLEN [19.567]

  • Jean Shinoda Bolen

    Jean Shinoda Bolen (Nacida en 1936, en Estados Unidos) es doctora en medicina, psiquiatra, analista junguiana, así como escritora y conferenciante internacionalmente conocida que extrae fuentes de experiencia de la espiritualidad, el feminismo, la psicología analítica, la medicina y lo personal.

    Es Distinguished Life Fellow de la American Psychiatric Association y antigua profesora de psiquiatría clínica en la Universidad de California en San Francisco, así como antiguo miembro de la junta de la Ms. Foundation for Women y de la International Transpersonal Association. Recibió el Pioneers in Art, Science, and the Soul of Healing Award del Institute for Health and Healings, y es diplomada por el American Board of Psychiatry and Neurology.

    Apareció en dos aclamados documentales, la cinta de antiproliferación nuclear ganadora del premio de la academia Women—For America, For the World, y Goddess Remembered de la National Film Board of Canada.

    Obra

    The Tao of Psychology
    Goddesses in Everywoman
    Gods in Everyman
    Ring of Power
    Crossing to Avalon
    Close to the Bone
    The Millionth Circle
    Goddesses in Older Women
    Crones Don't Whine and Urgent Message from Mother



    Fragmentos de "Viaje a Avalon"


    Si  somos seres espirituales que seguimos un camino humano en lugar de seres humanos que seguimos un camino espiritual, lo cual intuitivamente creo que es cierto, entonces la vida no es sólo un viaje, sino también una búsqueda o peregrinación. 


    El bosque, el laberinto, el otro mundo, el mundo subterráneo, el mar y las profundidades marinas son descripciones poéticas y simbólicas de la forma en que percibimos el reino del inconsciente. Es el lugar donde estamos cuando nos perdemos, y es el lugar donde necesitamos ir para encontrarnos a nosotros mismos. La individuación, la necesidad de vivir plenamente en armonía con nuestro interior, es un viaje que conduce al ego hasta el bosque.



    Las cruces celtas, la abadía restaurada  y la capilla de piedra, donde leí el poema de T.S. Eliot “Burnt Norton”, perteneciente a su obra Four Quartets, constituyen unos testimonios  físicos de la historia y la tradición que proporcionan un carácter sagrado al lugar. Iona también es famosa por ser una fuente de misticismo, y por eso se dice que es un lugar donde el velo es más fino. El velo es una barrera entre este mundo y el otro mundo; la mística es capaz de atravesar ese velo.


    ¿Cuándo llega el momento de nuestra llamada?
    Una persona sólo responderá a la llamada de la aventura o del amor, y a las lecciones que inevitablemente comportarán estas experiencias, cuando esté disponible. El dicho oriental «cuando el alumno esté preparado, vendrá el maestro» describe esta conexión sincrónica entre la disponibilidad interna y los acontecimientos externos.
    La invitación de participar en la peregrinación llegó en uno de estos momentos. Yo estaba receptiva y abierta a lo que pudiera venir a continuación. Mis hijos adolescentes pasaban la mitad del tiempo con su padre y podrían quedarse con él mientras yo estuviera fuera. Sin dudarlo, decidí traspasar la puerta y convertirme en una peregrina.


    Algunos paisajes o canciones nos afectan como los sueños. Nos sumergen en un reino arquetípico mucho más profundo, donde experimentamos las imágenes, sentimientos, intuiciones o sensaciones que no podríamos experimentar de otro modo. Avalon existe donde lo divino habita en la naturaleza y despierta el anhelo del peregrino. Donde existe divinidad femenina, existe el acceso a Avalon.


    Jean Shinoda Bolen llama a todas las mujeres del mundo



    Jean Shinoda Bolen y la portada de su libro El nuevo movimiento global de las mujeres

    La doctora y activista Jean Shinoda Bolen propone que los círculos de mujeres con un centro sagrado conducirán a un cambio global en la dinámica del poder.

    En un círculo, todos los miembros comparten el poder de forma igualitaria, que según Jean Shinoda Bolen es una estructura de poder cooperativa más natural para las mujeres. En el mundo patriarcal o masculino en el que vivimos, las estructuras jerárquicas tienen forma de pirámide o triángulo, y un solo individuo tiene el máximo poder. Este tipo de estructura favorece la competencia en lugar de la cooperación, y es la responsable de los conflictos entre las personas y los países. Cuando las mujeres se organizan en círculos se favorece el acceso a nuevos miembros, la comunicación y la conexión. Los círculos femeninos que promueve Shinoda Bolen cambian la forma en que las mujeres se relacionan entre sí y con sus familiares y amigos, y tienen un efecto multiplicador en sus comunidades y lugares de trabajo.

    En su nuevo libro "El nuevo movimiento global de las mujeres", que acaba de publicar la editorial Kairós, describe, tal como dice Isabel Allende, “el modo en que las mujeres pueden encontrar apoyo en un círculo de amigas con un centro sagrado”.

    Jean Shinoda Bolen inspira a mujeres y a individuos de toda condición a seguir su camino con alma, a asumir un compromiso personal que contribuya al cambio en el mundo. Los círculos, la estructura de organización esencialmente femenina, tienen el potencial de cambiar la forma de los individuos e incluso de las naciones, ya que contribuye a que se compartan recursos y se resuelvan los problemas que amenazan al planeta de forma global.

    Bolen alterna el ensayo con el lenguaje poético y textos centrados dirigidos al hemisferio derecho del cerebro, el más intuitivo, como el que reproducimos a continuación:

    Las relaciones de dos
    son un círculo o una jerarquía.

    Son un círculo
    cuando el amor está en el centro de una relación
    en la que se ha entrado voluntariamente,
    y los sentimientos, las prioridades
    y los valores de la persona
    le importan al otro.

    Cuando las confidencias se guardan
    y no son pasto de las críticas,
    y las vulnerabilidades no se explotan.



    Bolen asegura que para resolver los conflictos internacionales, detener las guerras y la violencia, la destrucción del planeta y todos los males del siglo XXI, deberán ser las mujeres las que lideren el camino.

    Describe cómo funcionan los círculos de mujeres basándose en la teoría del campo mórfico del biólogo Rupert Sheldrake. La teoría afirma que, cuando el comportamiento de una gran masa de individuos cambia, va a producirse un cambio de comportamiento de toda una especie.

    Con motivo de la publicación de este libro, Jean Shinoda Bolen participó en las reuniones de la Comisión Jurídica y Social de la Mujer de la ONU, que se celebra cada primavera. Allí miles de activistas que trabajan para ayudar a mujeres y niñas de todo el mundo se reúnen para compartir información y hacer mesas redondas. Bolen aboga por que se organice una Conferencia Mundial de la Mujer que trabaje en la creación de nuevas leyes universales:

    El Dalai Lama dijo
    que la mujer occidental salvaría el mundo.

    Si pensamos en la historia,
    ¿cómo podemos conseguir algo así?


    El nuevo libro de Bolen es también una llamada a la acción y una reflexión sobre la perspectiva de las mujeres que, si se aprovechara, podría cambiar el mundo y la manera en que vivimos en él.

    Jean Shinoda Bolen es doctora en medicina, analista junguiana, psiquiatra, conferenciante de renombre internacional y autora de una docena de libros sobre el poder de las mujeres, como "Mensaje a todas las mujeres", "Sabia como un árbol" o "Las diosas de cada mujer".



    Jean Shinoda Bolen :
    “Las Mujeres sabias no viven quejándose, generan cambios”




    Para Jean Shinoda Bolen "Las mujeres pueden cambiar el mundo en las próximas décadas" y cree que la era patriarcal toca a su fin. En su libro “Millonésimo círculo. Cómo transformarnos a nosotras mismas y al mundo” nos plantea que formemos círculos de mujeres. “Un círculo digno de confianza tiene un centro espiritual, un respeto hacia los límites y una poderosa capacidad de transformar a las mujeres que lo constituyen.” Y estos círculos de mujeres, según ella, pueden acelerar el cambio de la humanidad.





    “La espiritualidad une y las religiones dividen. Quejarse es perder el tiempo. Hay mucho que aprender, por eso a ella le interesan las mujeres maduras, con humor y activas. A partir de los 40 años-dice- empieza lo mejor si eres capaz de darte cuenta de la cantidad de cualidades potenciales que hay dentro de ti. Entonces te entran ganas de convertirte en bruja. Una bruja es una persona con poder personal. Las brujas sabias dicen la verdad con compasión, y no comulgan con lo que no les gusta, pero no tienen la rabia de las mujeres más jóvenes. Algunos hombres excepcionales pueden llegar a ser brujas, los que tienen compasión, sabiduría, humor y no están supeditados al poder”. 




    “Las brujas sabias son capaces de mirar hacia atrás sin rencor ni dolor; son atrevidas, confían en los presentimientos, meditan a su manera, defienden con firmeza lo que más les importa, deciden su camino con el corazón, escuchan su cuerpo, improvisan, no imploran, ríen. Tienen ‘mano’ con las plantas. Y también con los animales. Primero aprenden a amar lo que hacen, luego alientan a otros al crecimiento. Saben reconocer lo frágil y lo que tiene valor, y también lo que debe ser podado”.





    “Cuanta más edad, más camino aprendido. La observación compasiva de la vida de los demás te enseña mucho, y las mujeres sabias se pasan mucho tiempo observando. Hay casos, pocos, de sabias a partir de los 30 o 35, pero esas a los 60 son increíbles.  Las mujeres tienen la oportunidad de cambiar el mundo en las próximas décadas, pero  si no lo hacen ahora, probablemente ya no lo harán. Yo aliento a las mujeres a formar círculos que tengan un componente espiritual. Simplemente escuchando los problemas, anhelos y miedos de otras mujeres y contando los tuyos, adquieres fuerza”.




    “Cuando uno/a está sentado en círculo y en silencio, se da cuenta de que hay una conexión espiritual con poder transformador .Yo pertenezco a uno desde hace 18 años: encendemos una vela, guardamos silencio, contamos lo que nos preocupa, debatimos, y juntamos nuestras energías con un propósito. La espiritualidad, la física cuántica y el budismo dicen lo mismo: Todo y todas estamos conectados y, por tanto, lo que cada uno/a haga influye en el mundo”.

    “Si las mujeres estuvieran implicadas en los procesos de paz, todo sería más fácil, ¡pero si los que negocian son machos alfa...!. “
    “Estamos llenas de recursos poderosísimos a los que no prestamos atención, como el conocimiento intuitivo. Poderes que se pueden desarrollar en los círculos”.

    “Sé auténtica, sé consecuente con tu persona interior y averigua qué quieres hacer con tu preciosa vida”






    .


    0 0


    Ileana Mulet Batista

    (Holguín, 1952). Poeta, diseñadora y artista de la plástica. Estudió Artes Plásticas en la Academia de San Alejandro. Graduada en Diseño de Interiores y de Vestuario, especialidades donde se desempeñó por muchos años. Ha realizado más de treinta exposiciones personales de pinturas, dibujo e instalaciones, combinando en algunas sus textos poéticos con su obra visual; además, tiene más de sesenta exposiciones colectivas, dentro y fuera de Cuba. Obtuvo en 1993 el Premio Caracol por su diseño del vestuario para la serie televisiva Shiralad. Se ha dado a conocer como poeta a través de sus exposiciones. Poemas y pinturas  fue su primer libro en que combinó ambas artes, publicado por la Oficina del Historiador y el Fondo Cubano de Bienes Culturales de La Habana en 1996. Autora del poemario Quién golpea las aguas (prólogo de Pablo Armando Fernández,  Ediciones Cubanas, Artex, La Habana, 2013. (Foto: “Autorretrato”, pintura de Ileana Mulet).



    lanzaron huevos insultos golpes secos  violencia
    no salgas que la calle hiere
    go out  don’t  retorn

    miedo  tiempo  huida  hambre
    ¿por qué?   honor puerta
    babosa vieja  pintada 
    reminiscencia  capital  proletariado

    quiero cantar
    pero no veo planear alas
    pienso  renuncio
    separaciones tragedias llantos
    mi mente es una jaula
    que no me deja bailar con quien amo
    bailar con mi gemel  twitter  email
    que lo componga
    eso es también amor
    amor lejano amor fragmentado
    cocido con henequén con tiras de cuero
    con sangre y mostaza
    pero lo es y no te equivoques
    no transfieras las esperas en el fin
    nada es ya el fin
    ni cuando la tierra se abra
    debajo de tus pies es el fin
    respiras  lo haces profundo
    el fin será nada  nada
    no no no
    y tú  sí sí sí
    porque han tocado
    a la puerta con flores
    venidas de allá
    de allá venidas  con aplausos
    la tv con escenas floridas aplausos retorno aplausos
    extraños limpios de porte
    premio nacional de todo lo que abandonaste
    —a recogerlo— retorno aplausos retorno


    mi mente es una jaula

    que no me deja bailar con quien amo
    voy a nombrarte guerra
    pero no seré culpable
    la poesía está en el fondo del jarro
    tizne y hedor
    la cubren





    mar
    bravío
    has tu voluntad
    así en la tierra
    como en el cielo

    abre los ojos al caimán
    en forma de archipiélago
    y perdónanos
    nuestra lealtad 
    amén



    en el jardín hay un totí
    que no canta pero trae noticias halagüeñas
    el verso bosteza  como un elástico
    vuelve a la sombra hasta que el tiempo
    dicte su paso
    es la cautela hermana
    la semilla premonitoria
    ¿te enteras   lo adviertes?





    soy un muñeco ruso
    una katiuska morena
    en el almacén de los nuevos ricos
    cómprate una casa dos casas tres casas
    cómprate los sueños regados por las plazas
    el periódico la bandera   pero haz fortuna

    el árbol caído es párvulo
    que  se volvió mar negro
    se alisa la lágrima con el codo sucio
    cómprate un negocio
    pero no trafiques 
    ni publiques  —te amo—
    donde la envidia aflore
    y por si acaso no lo publiques  no



    la paz  entierro
    alma mía
    esqueleto frío

    fuego que inyecto
    hoguera repentina  
    paz  programada
    quietud
    aparente  frío





    las penas son grajo
    de ranas
    en estanque
    frías sin nombres
    sin carné de identidad

    son empresas  nacionales
    out a las  esperanzas de retiro
    ranas también out  son




    en la puerta nace la baba de la hormiga
    las hojas secas lágrimas locas

    en la puerta  —no me abandones torcaza blanca—
    el fin del mundo no llega
    ¿se reajusta el eje de la tierra?

    he ahí la baba grabada en la losa
    con la feromona perfumada
    halando la pasión a las fronteras
    hormiga roja  si  picas
    —no me dejes marcas—







    .


    0 0


    Yasmín Sierra Montes

    Yasmín Sierra Montes. Nacida el 19 de Julio de 1958 en San Nicolás, La Habana, Cuba.  Poeta e investigadora del municipio San Nicolás, que actualmente colabora como historiadora del municipio, miembro de la UNEAC y de la Unión Nacional de Historiadores de Cuba. Narradora e investigadora histórico- literaria. Licenciada en Pedagogía en la Especialidad de Literatura y Español por el Instituto Superior Pedagógico “Rubén Martínez Villena”. Ha realizado cursos de Psicoanálisis y publicado algunas Antologías de poesía Psicoanalizada. Laboró durante varios años como Especialista de Literatura para la Dirección de Cultura de su Municipio y también como Historiadora sitio donde redactó la “Historia del Municipio de San Nicolás” e investigó sobre otros temas socioculturales. Actualmente trabaja como Artista Independiente. Es miembro de la Sociedad Cultural “José Martí” y la Fundación “Nicolás Guillén” Pertenece a la Unión de Escritores y Artistas de Cuba (UNEAC) y de la Asociación de Historiadores de Cuba (AHC). Como investigadora sociocultural ha dedicado gran parte de su vida y de su labor profesional a investigar las tradiciones, mestizaje, sincretismo religioso y consecuencias de la introducción de la caña de azúcar en el repoblamiento, fundación y transformación de las localidades del Mayabeque, así como su cultura e idiosincrasia. Sus artículos han aparecido periódicamente en el periódico Habanero y Mayabeque. Acumula más de una década de trabajo profesional en el campo de las investigaciones socioculturales. Está incluida su obra en Revistas Digitales y sitios Web. Ha ofrecido diversos recitales literarios y conferencias sobre temas literarios en eventos culturales en Cuba, así como en Instituciones Culturales de Cuba, México, Estados Unidos y Costa Rica: Ferias Provinciales y Nacionales del Libro, en Casa Natal de Morelos, Michoacán, México. Museo de Morelia, México. En el encuentro de poesía femenina “La palabra nos une” celebrado en la Biblioteca Nacional Miguel Obregón Lizano, San José, Costa Rica y Participó en la Feria del Libro de San José Costa Rica con su “Libro de Safo” en 2013. Participó en 2014 en la “Galería Zu Project” de Miami con una lectura de poesía e inclusión en la resista digital Conexos. Ha sido jurado en innumerables ocasiones de premios provinciales y nacionales en los géneros de poesía y literatura para niños y jóvenes. Ha colaborado con tesis de diploma y de maestría que versan sobre su obra en Universidades cubanas Ha ofrecido conferencias sobre La poesía Femenina en Cuba y la poesía Femenina en la Provincia de la Habana, y presentado sus libros en la Feria Internacional del Libro de San Carlos de la Cabaña en 2000 representando a la Editorial Unicornio en 2014 y en 2014 con su novela “Los Cerezos de tu Vientre” por la Editorial Oriente, así como en otras ferias provinciales. Fue seleccionada por la Editorial española Opera Prima entre centenas de participantes de cuarenta y cuatro países de habla hispana para integrar su Selección “Aldea Poética, y participar en dicho evento. Ha participado en los Festivales Internacionales de poesía de la Habana, y fue seleccionada por la editora y poeta estadounidense Antonieta Villamil para integrar la Selección “Poesía Festival, 18 poetas Cuba 2012” lanzado con éxito en Beyond Baroque, Los Ángeles Estados Unidos. Fue premiada en el Concurso de “Presencia de las Culturas indígenas en Cuba”, por la Embajada de Guatemala en Cuba y cubanos en la Red por su novela histórica “Los Hijos del Infortunio”, fue seleccionada para integrar “La Catedral Sumergida” panorama de la poesía cubana escrita por mujeres, Ed. Letras Cubanas, 2013 entre otras dos mayabequenses, editada por Letras Cubanas. Y en La Isla de tus Ojos. Selección de poesía escrita por mujeres, México- Antología Digital.

    Premios

    ”Lourdes Casal” Poesía, 1998
    “Félix Pita Rodríguez”, Poesía l993
    “Opera Prima”, l998, Madrid, España
    “Regino Pedroso”, 1998 Cuba
    “Ramiro Guerra” Mayabeque, 2013
    “Bienal Internacional de Poesía”, mención, Valparaíso, Chile, 1999
    “Concurso 13 de Marzo” mención Poesía 1993
    “Abril” mención Universidad de la Habana, 1994
    “Luís Rogelio Nogueras” 1993
    “Presencia de las Culturas Indígenas en Cuba”. Investigación. Embajada de Guatemala en Cuba y cubanos en la Red. 2014.
    Premio Concurso Internacional de Micro relatos “El Cuentero”, 2014. La piedra lunar. Villa Clara

    Ha sido incluida, entre otras, en las siguientes antologías:

    “Surtidor” 1998. Poetas Habaneros.
    “EL SER Y LA NACIÓN”. Universidad Autónoma de Ciudad Juárez - 1995
    “Sureste”, Poetas cubanos, Madrid, España 1998
    “Tren a Palos II”, Antología de la nueva poesía cubana. España 1999.
    “Antología de la Poesía Cósmica Cubana”, tomo II, México. 2000.
    “Seminario de Estudios Hispánicos” University of Puerto Rico. - 2001
    “Donde Termina el Cuerpo”, Poetisas Cubanas. La Habana 2001.
    “Aldea Poética”. Selección de poetas de 44 países de habla hispana. Madrid, España, 2001.
    “Mujer Adentro”. Poetisas Cubanas, editorial Oriente, 2005.
    “Habiendo llegado el Tiempo”. Homenaje a Eliseo Diego (poemas dedicados a él y seleccionados de sus documentos oficiales) México, 2004.
    “Antología de la Décima en la Habana”. México 2003.
    “Antología de la Poesía en la Habana”, México, 2005.
    “Se hace camino al amar”. Petas nicolareños, La Habana, 2005.
    “La poesía Cósmica Femenina en Cuba”, México 2007.
    “Mujeres en la Historia de Cuba” Colección Cuba y sus Jueces. Ediciones Universales. Michigan, EEUU. 2001.
    “Poesía Festival”. Poetas Cubanos en Los Ángeles. USA Antología de Antonieta Villamil- 2014.
    “La Isla de tus Ojos”. Selección de poesía escrita por mujeres, México-
    Antología Digital. 2014.
    “La Catedral Sumergida” Letras Cubanas. 2014
    “Mil poemas a Miguel Hernández”, Chile. 2014
    Distinciones o reconocimientos.
    No posee distinciones o reconocimientos por instituciones culturales del Mayabeque ni de su pueblo natal.

    Publicaciones

    “El Libro de Ariadna”, Ediciones Jácara. La Habana, 1998
    “Poemas en el Verano Triste”, Editorial La puerta de papel. La Habana, 1999.
    “Poesía C. y L. de Yasmín Sierra Montes”, FAH: México, 2000.
    “Antología de la Décima en La Habana”, FAH, México, 2003.
    “Cantos de la Mujer sin nombre”, Editorial Unicornio, La Habana, 2004.
    “Antología de la Poesía Cósmica en la Habana”, FAH, México 2005.
    “La Memoria de los días” Editorial Unicornio, Cuentos, La Habana, 2007.
    “Antología Cósmica de la Poesía Femenina en Cuba”, FAH, México, 2007.”
    “El Libro perdido de Safo” México, 2012.
    “Los Cerezos de tu Vientre” Novela, 2014 por el Editorial Oriente.




    ESTANCIAS DEL SUEÑO.

    El camino arriba y abajo
    es uno y es el mismo
    HERÁCLITO.

    ¿Dónde ocultar las frutas secas.
        Los libros desencuadernados.
          El sudor de las esteras gastadas por el uso?

      Va ganando la rutina mi oración.
    Abro los dedos al ocio. Dedos que alguna vez
    sudaron sangre  son hoy deshilachados guantes
      devorados por la tinta.

      El año camina por el borde de las encrucijadas
    y se detiene  y sus meses nos desgastan  y se va…
    se va saltando por mi pelo  y queda un mal sabor
    un sedimento que lo empobrece todo.

      El año se va y su forma no se deja ver…

    Mientras el campo doraba até mi agonía
    a los cercados. La tormenta lo redujo todo:
      mi visión  la hierba  las praderas…
    Solo el amarillo me condujo a la distancia
      pudiendo adivinar mis límites.

      ¿A dónde iremos?
         ¿Plantaremos este año?


    En un pueblo de sembradores
    la vida se planta y florece. Los muertos germinan
      entre la hierba recién cortada.

      Del campo regresan los hombres en sus yeguas cabizbajas.
    Mientras el mundo esparce sus hijos amotinados
      mi ciudad transita por las estancias del sueño.

      ¡Traigan leche y miel para untar mis piernas!

      Hombres con ojos de vidrio
    boquean a mi costado. Ojos que no duermen
    cabecean tras las ventanas. Pendientes del deambular ajeno
      del asmático pulmón de las gacelas.

      Bronquios atascados por la sed y la rutina
    beben de la placidez inerte de la tarde
    que va deslizándose entre las paredes
      blanqueadas por el sol y la intemperie.

    Casas que alguna vez fueron azules.
        Casas que alguna vez fueron retrato
           de la prisa de sus moradores…

    Casas que hoy son todas iguales.
    El tiempo en su pasar las empareja.

      La vida arrastra mis cantos.
    Sus hilillos corren. Su cauce no se deja ver.
    Busco un rostro en los acuosos ojos del silencio
      y la sombra corre a preguntar:


    ¿Dónde ocultar las frutas secas.
      Los libros desencuadernados.
       Donde el sueño en las entrañas del olvido?

    ¿A dónde esparce el mundo sus hijos amotinados?

        ¿A dónde iremos?

              RESPONDE

                  ¿A dónde vamos?



    SOLO ESPERO HABLAR CON DIOS UN DÍA (1).

    Para Lorena Pérez.

    AHORA:
    Cuando la tarde me aísla en su quietud
    y repaso el silencio componiendo poemas
      l e t r a p o r l e t r a
       sin una dádiva.
    AHORA. Que regreso con los labios quebrados
            /de presagiar caminos
           (Trampa en que perdí mi voz
       relamiendo los pequeños incendios de un poema)
           Y no encuentro
           ni árbol  ni tranquilidad  ni casa….
    AHORA.
    Que me detengo al borde del tiempo y su cordura
    y en círculos de encanto el demonio sobre mi planea
    dejando tras de sí  un libro herido  y sin palabras.

    En que a falta de un pliego he tatuado mi boca.
    Harta de luchar contra los barcos y las resacas.

    AHORA.    Escucho  las salvajes hordas  encabritar la memoria
           /y regresar sedientas con retintín de pasos no vencidos.
    Pongo mis oídos sobre la tierra
    para escuchar la plática de las semillas.
           (susurro noble que engrandece el día)

    AHORA. Que tu cuerpo bendice mi sueño
    y el mundo quiebra la esencia de sus hijos
      -infelices bestias que nadie ama-
    He dado de nuevo un soplo a la débil ascua
    que me devuelve a mi condición de fuego.

    (1) Quien habla solo espera hablar con Dios un día. Antonio Machado.



    CASANDRA

    Yo amo a aquellos que no saben vivir
    más que para desaparecer, porque ésos son los
    que pasan al otro lado.
    FRIEDRICH NIETZCHE


    ¿Por qué el Don de la palabra ambicioné?
    ¿Qué materia perpetúa las amarras
                  /que nos atan a la vida?
    Sola estoy  con esta inagotable carga
        indefensa al vértigo de la sombra.

    No olvidaré ni una piedra
      ni un rostro  ni un grito…

    De nada valdrá la confirmación de los hombres:
    Poseo el Don.
          Prescindo del ritual.

    Cerraré los ojos para guardar este terror ardiente.
    Aunque nadie reclame el testimonio mío.

    El hambre es apertura
    y la fragancia de Dios burbujea en la boca.

            No sueño con el canto abierto al goce.
                Dondequiera que miro
              no hay juicio  no hay cetro.

    ¿Qué extraño augurio me sostiene aún?



    "ESTANCIAS DEL SUEÑO" Y OTROS POEMAS

    Para una muchacha sentada sobre el malecón mientras Joao le muestra un bajel llamado Manuela.

    Los marinos asechan la ciudad desde el sopor de sus barcos, les acuna la gloria del aburrimiento. Cruzo el malecón y mi boca aspira el aire de la desconfianza.

    Yo miro a San Cristóbal desde los arrecifes. Me duelo por el retorno de furias que no volvieron mientras los guijarros cavan orificios en mis piernas.

    Los marinos me espían desde un barco llamado Manuela que por siempre dormita junto al muelle. Jamás saldrán al mar y envidio esa dicha de viajeros anclados, ellos fornican desde otra dimensión. Se elevan y aspiran un aire cargado con gotas de salitre. Sus narices revientan de nostalgia.

    Voy cada tarde al malecón a ejercitar mis nervios.

    San Cristóbal pudiera ser una ciudad cualquiera, una más perdida entre los enigmas de un atlas. Ella prefirió ser una perdurable mujer sin desflorar. Alguien tatuó su alma con la mácula de su atrevimiento como quien garrapatea un códice insondable y luego lo confina en un ánfora que echa a flotar.

    Desde entonces llaman Habana a esta suerte de virgen a la espera.

    La sangre de mis piernas se escurre por entre los arrecifes y sigo maldiciendo mi estirpe de viajera sin gloria que aspira un aire cargado con briznas de sal mientras los marineros cierran por fin sus bragas y me saludan a lo lejos.

    Les contesto desde otra dimensión.

    Cada tarde espero que algún viajero llegue de repente luego de esa modorra de viajero dichoso y abra las compuertas de mi Habana con el llavín de su atrevimiento.



    ENTREGA 

    me entregaste las mañanas salpicadas 
    por la plenitud de la sangre. 
    pero yo ansiaba el amor. 
    me entregaste los desolados oráculos 
    de la ternura: sus cuitas inmaculadas.
    pero yo ansiaba la libertad. 
    me entregaste las compuertas de la luz. 
    -esa rara quimera del ser- 
    pero yo ansiaba la llama. 
    me entregaste el cotidiano bregar 
    donde el tiempo y la palabra se transgreden. 
    pero yo ansiaba el paraíso. 
    me entregaste la energía vital para olvidar 
    tu oscuro fantasma
    pero preferí eternizarlo en el poema que engendro 
    tras las errantes ascuas del atardecer.





    .


    0 0
  • 11/17/16--04:36: VERA WABEGIJIG [19.570]

  • Vera Wabegijig

    Vera Wabegijig. Poeta y artista aborigen de la Primera Nación de Mississauga y de la Reserva sin Contrate de Wikwemikong, Canadá. Su estilo de aprendizaje nómada le ha llevado a través de la tierra para fomentar el crecimiento como cuentacuentos contemporánea en el Centro En'owkin, la Universidad de Victoria y el Centro Banff para las Artes. Ha mostrado su poesía en muchos eventos literarios en Ottawa, Vancouver, Victoria y Penticton. Además de escribir, Vera es también artista de medios emergentes. Sus poemas visuales y otros trabajos han sido proyectados en el Festival de Cine y Video de ImageNations, el Festival de Cine ImagineNative y el Festival de Cine de Dawson City. Vera ha recibido el Premio Literario Louis Armstrong y becas del Consejo de las Artes de Canadá, el Consejo de Artes de Ontario, el BC Arts Council, la Fundación Nacional de Logros Aborígenes, la Ciudad de Ottawa y la Fundación Cultural First Peoples. Actualmente vive en Nepean, Ontario.





    “Excavo profundo el agujero, me arrastro entre la madre tierra, hay quietud en este cálido vientre oscuro, envuelvo los brazos alrededor de las rodillas y las sostengo cerca de mi pecho, como en una cuna, como un trueno interno que espera, las lágrimas fluyen como fluye la lluvia, deslizándose por las montañas, la tierra tiembla y se convulsiona entre las contracciones de la creación”

    Me Arrastro por una Tierra Nativa. Fragmento.



    Cada 21 de Junio se celebra en Canadá el National Aboriginal Day, un día especial dedicado a homenajear a las diferentes culturas y a los 58 idiomas que conviven en plena armonía durante siglos en Norteamérica, pienso que es un día ideal para invitar a Vera Wabegijig a viajar con nosotros por las virtuales vías del Tren de la Poesía en Español.

    Si tuviera que definir el espíritu de Vera Wabegijig lo haría dibujando el corazón de un oso cuaternario y posiblemente debido a esa cualidad todos sus textos rezuman sabiduría y entroncan con la naturaleza.

    La obra de Vera Wabegijij está marcada por el compromiso, por la defensa de todas las mujeres y de forma especial, por la lucha y por los derechos de las mujeres aborígenes, la autora de forma clara y concisa en sus poemas y escritos describe mundos paralelos y realidades cotidianas que de una manera o de otra después de su lectura quedan arraigadas en algún rincón del corazón de los lectores.

    La narrativa poética de Vera Wabegijig planea sobre las emociones del lector sobreviviendo en el tiempo y que emergiendo de la oscuridad coloca un toque de color en la salud y en el bienestar de todas las personas que recalan entre sus escritos.


    ¿Qué te Diría? 

    Si tuviera que decirte un secreto 
    ¿podrías mantenerlo?

    Si tuviera que decirte 
    que el universo es vasto 
    y que por ahí la vida es como aquí 
    ¿lo entenderías?

    Si tuviera que decirte 
    que tú eres yo y que yo soy tu 
    ¿tú lo aceptarías?

    Si tuviera que decirte 
    que debes de vivir la vida 
    aceptar quien eres 
    vivir sin miedo y asumir los riesgos 
    ¿lo entenderías?

    Si tuviera que decirte 
    que cuando sueñas 
    realmente estás viviendo otra vida 
    ¿serías capaz de captarlo?

    Si tuviera que explicarte 
    el lenguaje del espíritu 
    ¿podrías escucharlo?

    Si tuviera que decirte 
    que eres un espíritu puro repleto de amor 
    ¿serías capaz de sentirlo?

    Vera Wabegijig


    The narrative poetry of Vera Wabegijig plans on the emotions of the reader in time and that emerging from the darkness puts a touch of colour on the health and welfare of all persons visiting between his writings.


    Would You? 

    If I were to tell you a secret
    would you be able to keep it?

    if i were to tell you
    that the universe is vast
    and life out there is in here
    would you understand?

    if i were to tell you
    that you are me and i am you
    would you accept it?

    if i were to tell you
    that you should live your life
    accept who you are
    live without fear and take risks
    would you do it?

    if i were to tell you
    that when you dream
    you are really living another life
    would you be able to grasp it?

    if i were to tell you
    that spirits are talking
    would you be able to hear?

    if i were to tell you
    that you are pure spirit and pure love
    would you be able to live it?

    Vera Wabegijig



    Para Vera Wabegijig el juego de la vida es eterno, un juego en donde con cada error se aprende algo nuevo y nos ayuda siempre a progresar, el lenguaje de la autora en ese inglés mezclado con las lenguas milenarias de las tribus odawa, ojibwa y chippewa se hace mágico, místico y universal.

    Por todo eso y también por muchas más cosas Vera Wabegijig merece un asiento de honor en el Tren de la Poesía en Español.





    “Nunca pedí por la vida en este infierno de vergüenzas políticas, donde los espíritus tímidos se van quedando atrás, desde este lugar de depredadores protegidos de vampiros y de cazadores que aniquilan nuestras energías y se apoderan de los espíritus, en esta tierra natal, vasta y con recursos naturales, de esta tierra sagrada en donde nadie debería de pasar frío, caminar sin abrigo ni sufrir por hambre”

    Me Arrastro por una Tierra Nativa. Fragmento.






    Transcript: Aboriginal Poets, Vera Wabegijig
    (Music)

    -Aaniin, Vera Wabegijig ndizhnaakaa.. Mkwa dode.. Mississauga minwaa Wikwemikong ndoojibaa.

    Vera Wabegijig

    - My name is Vera Wabegijig. I'm from Wikwemikong and Mississauga. I live here in Ottawa with my family. What I do in Ottawa is that I'm a writer, and also an artist and I work as a cultural programmer at Minwaashin Lodge.

    Which poem are you sharing today?

    - It's called "Hunting". It has a lot to do with resilience and resistance and the reason why I wrote it was because I was thinking a lot about salmon how the salmon will teach, will give us teaching to help us, will give us insights or give us a way to overcome and to persevere, to live.

    (Music)

    - No matter what comes your way, no matter what the obstacles are, that you're still, the salmon will teach me to just overcome, and to keep on going no matter what the obstacles are and to also learn from those obstacles and to integrate them into my life and to just move forward.

    Why did you become a poet?

    - I started writing because I felt this urge inside of me and then the only time that I could satisfy that urge was when I sat down to actually put words on paper and then I felt a release, like something coming out of me so then I would just allow it to happen. After that I knew that that's what I … I don't want to say "should", but I felt like that was something that I needed to fulfill and to give back.



    Hunting

    A raven flies, wings with long blue-black feathers drifting on the wind
    Currents under body and hovers in the air
    Raven dives into the creek below that brims with sockeye.
    A salmon leaps out of the water, with reds and silver arcs
    Back fins wag and build a momentum, ascending further upstream
    Bears with pigeon-pawed trot over with a swaying, heavy head, climb on top of rocks
    Where the water flows and falls with mouth wide open
    They bite the springing salmon, canine teeth pierce into the silver belly
    Eagles swoop, massive wings slow the body down with talons wide open
    Preying in the creek, rising with salmon in its golden grip
    Yet the salmon move, push, and endure, through broken skin and hanging entrails
    This gathering place is encoded in memory, bringing salmon home
    This long journey that nothing can stop, not even eagles, ravens or bears









    .


    0 0
  • 11/17/16--05:33: RITA JOE [19.571]

  • Rita Joe

    Rita Joe (15 marzo 1932 a 20 marzo 2007) fue una Mi'kmaw poeta y compositora, a menudo conocida como la poeta laureadça del pueblo mi'kmaq.

    Rita nació en Bernardo en Whycocomagh, isla del Cabo Bretón, Nueva Escocia, Canadá, y era la hija sobreviviente más joven de José (Josie) Gould Bernard y Annie (Googoo) Bernard. En 1942, quedó huérfana.

    En 1978, se publicó su primer libro, Los poemas de Rita Joe. Durante su vida publicó otros seis libros, incluyendo la canción autobiográfica de Rita Joe, en el que la poeta describe algunas de sus experiencias en la Indian School Residencial Shubenacadie.

    En 1989, a Rita Joe la nombraron miembro de la Orden de Canadá; en 1992, fue llamada al Consejo Privado de la Reina para Canadá, y es una de los pocos no-políticos designados.

    Se casó con Frank Joe en 1954. Tuvieron ocho hijos y adoptaron a dos niños. En los años previos a su muerte, Joe sufría de la enfermedad de Parkinson.

    Obras 

    Poems of Rita Joe (1978)
    Song of Eskasoni (1988)
    Lnu And Indians We're Called (1991, ISBN 0-921556-22-5 )
    Kelusultiek (1995)
    Song of Rita Joe: Autobiography of a Mi'kmaq Poet (1996, ISBN 0-8032-7594-3)
    The Mi'kmaq Anthology (1997)
    We are the dreamers: recent and early poetry (1999, ISBN 978-1-895415-46-9)



    PERDÍ EL HABLA

    Perdí el habla
    El habla que me quitaste
    Cuando era aún niña
    En la escuela Shubenacadie.

    Me la arrebataste:
    Hablo como tú
    Pienso como tú
    Hago las cosas como tú
    La balada revuelta que es mi mundo.

    Hablo de dos maneras
    Y en ambas sé decir,
    Tu manera es la que prevalece.

    Suavemente extiendo mi mano y pido
    Encontrar mi palabra
    De manera que pueda enseñarte quien soy yo.


    Traducción de Julio C. Palencia

    Rita Joe, poeta y compositora de la primera nación canadiense Mi’kmaw. Rita Joe nació en Whycocomagh, Cape Breton Island, Nova Scotia.





    "She wondered by the origin of evil, he was asking about the motivations of the insults, she felt, closed his eyes to the abject, cried, but when he walked with me down the garden, I just looked and remained silent"

    Aboriginal soul.



    La vida de Rita Joe está marcada desde su inicio por la incomprensión y por la tragedia, la imagen que el “mundo civilizado” daba de ella y de sus antepasados se le presentaba ante sus ojos repleta de insidia y de falsedad, debido a eso, Rita Joe comenzó a escribir, en un principio, por y para sus hijos, después para que todo el mundo supiera la verdad y para que se conociera la esencia benévola y pacifista de su raza.



    The life of Rita Joe is marked from the start by lack of understanding and by the tragedy, the image that the "civilized world" gave her and their ancestors was presented before their eyes full of malice and falsehood, because of that, Rita Joe began to write, in the beginning, then for that everyone knew the truth, and to be the benevolent and pacifist essence of their race to emerge.





    Ella hablaba del paraíso 
    y de los huéspedes angelicales.

    Ella hablaba de Niskam 
    y del Espíritu Santo.

    Ella hablaba de religiosidad 
    y de la hermandad de los hombres.

    Pero cuando se sentaba junto a mí, 
    Ella estaba parada.

    Hablaba del Paraíso. Rita Joe.



    She spoke of paradise
    And angel's guests.

    She spoke of Niskam
    And the Holy Spirit.

    She spoke religiously 
    Of man's true brotherhood.

    Yet once when she must sit beside me,
    She stood.

    She Spoke of Paradise. Rita Joe.



    La muerte de su madre, la soledad infantil y ese trasiego de familias de acogida definieron su personalidad, la autora se marchó el 20 de Marzo de 2007, pero su espíritu sigue aún vivo dentro de su obra y en donde encontramos composiciones tan contundentes como esta que cuelgo a continuación. Una composición que habla de ángeles, de una deidad rodeada de presencias, de ella, y también de ese paraíso en donde ella ahora se sienta esperando que alguien se siente junto a ella…

    A esperar!


    The death of his mother, childhood loneliness and and that racking of families of host defined his personality, the author went on 20 March 2007, but his spirit is still alive within his work and where we find compositions so strong like this hanging then. A composition which speaks of angels, a deity surrounded by presences, of it, and also of this paradise where she now sits waiting for that someone sitting next to her...

    To wait!



    Rita Joe al igual que esos afroamericanos de los años sesenta también tuvo un sueño, un sueño de justicia, un sueño de amor, de paz y de igualdad social entre todos los hombres y mujeres del planeta, por todo eso y por muchas cosas más Rita Joe se merece un asiento de honor en el tren virtual dedicado a la poesía.


    Rita Joe as well as those Americans of the 1960s also had a dream, a dream of Justice, a dream of love, peace and social equality of all men and women of the planet, for all that and many things more Rita Joe deserve a seat of honor in the virtual train dedicated to poetry.


    “Ella se preguntaba por el origen de la maldad, se preguntaba por las motivaciones de las injurias, ella sentía, cerraba los ojos ante lo abyecto, lloraba, pero cuando caminaba conmigo por el jardín, tan solo me miraba y permanecía en silencio”

    Alma Aborigen.



    Rita Joe, born Rita Bernard in 1932, was a poet, a writer, and a human rights activist.  Born in Whycocomagh, Nova Scotia, Canada, she was raised in foster homes after being orphaned in 1942.  She was educated at Shubenacadie Residential School where she learned English – and that experience was also the impetus for writing a good number of her poems.  (“I Lost My Talk” is about having her Mi’kmaq language denied at school.)  While identity-erasure was part of her Canadian upbringing, still she managed in her writing – and in her direct, in-person activism – to promote compassion and cooperation between Peoples.  Rita married Frank Joe in 1954 and together they raised ten children at their home in The Eskasoni First Nation, Cape Breton, Nova Scotia.  It was in her thirties, in the 1960s, that Joe began to write poetry so as to counteract the negative images of Native peoples found in the books that her children read.   The Poems of Rita Joe, from 1978, was the first published book of Mi’kmaq poetry by a Mi’kmaw author.   Rita Joe died in 2007, at the age of 75, after struggling with Parkinson’s Disease.  Her daughters found a revision of her last poem “October Song” on her typewriter.  The poem reads:  “On the day I am blue, I go again to the wood where the tree is swaying, arms touching you like a friend, and the sound of the wind so alone like I am;  whispers here,  whispers there,  come and just be my friend.”


    A Mi’kmaw Cure-All for Ingrown Toenail

    I have a comical story for ingrown toenail
    I want to share with everybody.
    The person I love and admire is a friend.
    This is her cure-all for an elderly problem.
    She bought rubber boots one size larger
    And put salted water above the toe
    Then wore the boots all day.
    When evening came they cut easy,
    The ingrown problem much better.
    I laughed when I heard the story.
    It is because I have the same tender distress
    So might try the Mi’kmaw cure-all.
    The boots are there, just add the salted water
    And laugh away the pesky sore.
    I’m even thinking of bottling for later use.



    Street Names

    In Eskasoni there were never any street names, just name areas.
    There was Qam’sipuk (Across The River),
    74th Street now, you guess why the name.
    Apamuek, central part of Eskasoni, the home of Apamu.
    New York Corner, never knew the reason for the name.
    There is Gabriel Street, the church Gabriel Centre.
    Espise’k, Very Deep Water.
    Beach Road, naturally the beach road.
    Mickey’s Lane. There must be a Mickey there.
    Spencer’s Lane, Spencer lives there, why not Arlene? His wife.
    Cremo’s Lane, the last name of many people.
    Crane Cove Road, the location of Crane Cove Fisheries.
    Pine Lane, a beautiful spot, like everywhere else in Eskasoni.
    Silverwood Lane, the place of silverwood.
    George Street, bet you can’t guess who lives there.
    Denny’s Lane, the last name of many Dennys.
    Paul’s Lane, there are many Pauls, Poqqatla’naq.
    Johnson Place, many Johnsons.
    Morris Lane, guess who?
    Horseshoe Drive, considering no horses in Eskasoni.
    Beacon Hill, elegant place name,
    I used to work at Beacon Hill Hospital in Boston.
    Mountain Road,
    A’nslm Road, my son-in-law Tom Sylliboy, daughter,
    three grandchildren live there,
    and Lisa Marie, their poodle.
    Apamuekewawti, near where I live, come visit.



    Ankita’si (I think)

    A thought is to catch an idea
    Between two minds.
    Swinging to and fro
    From English to Native,
    Which one will I create, fulfill
    Which one to roll along until arriving
    To settle, still.

    I know, my mind says to me
    I know, try Mi’kmaw…
    Ankite’tm
    Na kelu’lk we’jitu (I find beauty)
    Ankite’tm
    Me’ we’jitutes (I will find more)
    Ankita’si me’ (I think some more)

    We’jitu na!*

    *We’jitu na! – I find!




    Plawej and L’nui’site’w (Partridge and Indian-Speaking Priest)

    Once there was an Indian-speaking priest
    Who learned Mi’kmaw from his flock.
    He spoke the language the best he knew how
    But sometimes got stuck.
    They called him L’nui’site’w out of respect to him
    And loving the man, he meant a lot to them.
    At specific times he heard their confessions
    They followed the rules, walking to the little church.
    A widow woman was strolling through the village
    On her way there, when one hunter gave her a day-old plawej
    She took the partridge, putting it inside her coat
    Thanking the couple, going her way.
    At confession, the priest asked, “What is the smell?”
    In Mi’kmaw she said, “My plawej.”
    He gave blessing and sent her on her way.
    The next day he gave a long sermon, ending with the words
    “Keep up the good lives you are leading,
    but wash your plawejk.”
    The women giggled, he never knew why.
    To this day there is a saying, they laugh and cry.
    Whatever you do, wherever you go,
    Always wash your plawejk.




    I Washed His Feet

    In early morning she burst into my kitchen. “I got something to
    tell you, I was disrespectful to him,” she said. “Who were you
    disrespectful to?” I asked. “Se’sus*,” she said. I was overwhelmed
    by her statement. Caroline is my second youngest.
    How in the world can one be disrespectful to someone we
    never see? It was in a dream, there were three knocks on the
    door. I opened the door, “Oh my God you’re here.” He came in
    but stood against the wall. “I do not want to track dirt on your
    floor,” he said. I told him not to mind the floor but come in, that
    tea and lu’sknikn (bannock) will be ready in a moment. He ate and
    thanked me… But then he asked if I would wash his feet, he
    looked kind and normal, but a bit tired. In the dream, she said, I
    took an old t-shirt and wet it with warm water and washed his
    feet, carefully cleaning them, especially between his toes. I
    wiped them off and put his sandals back on. After I was finished
    I put the TV on, he leaned forward looking at the television.
    His hair fell forward, he pushed it away from his face. I
    removed a tendril away from his eye. “I am tired of my hair,”
    he said. “Why don’t you wear a ponytail or have it braided?”
    He said all right but asked me to teach him how to braid. I
    stood beside him and touched his soft hair and saw a tear in
    his eye, using my pinky finger to wipe the tear away. He smiled
    gently. I then showed him how to braid his hair, guiding his
    hands on how it was done. He caught on real easy. He was
    happy. He thanked me for everything. You are welcome any
    time you want to visit. He smiled as he walked out. He is just
    showing us he is around at any time, even in 1997.
    I was honoured to hear the story firsthand.

    * Se’sus – Jesus




    Apiksiktuaqn (To forgive, be forgiven)

    A friend of mine in Eskasoni Reservation
    Entered the woods and fasted for eight days.
    I awaited the eight days to see him
    I wanted to know what he learned from the sune’wit.
    To my mind this is the ultimate for a cause
    Learning the ways, an open door, derive.
    At the time he did it, it was for
    The people, the oncoming pow-wow
    The journey to know, rationalize, spiritual growth.
    When he drew near, a feeling like a parent on me
    He was my son, I wanted to listen.
    He talked fast, at times with a rush of words
    As if to relate all, but sadness took over.
    I hugged him and said, “Don’t talk if it is too sad.”
    The spell was broken, he could say no more.
    The one thing I heard him say, “Apiksiktuaqn nuta’ykw”,
    For months it stayed on my mind.
    Now it may go away as I write
    Because this is the past, the present, the future.

    I wish this would happen to all of us
    Unity then will be the world over
    My friend carried a message
    Let us listen.

    sune’wit – to fast, abstain from food
    Apiksiktuaqn nuta’ykw – To forgive, be forgiven.

    All of the above poems – from Rita Joe’s 1999 collection We are the Dreamers,
    (published by Breton Books, Wreck Cove, Nova Scotia)




    The following is a selection from the 26 numbered poems of Poems of Rita Joe
    (published in 1978 by Abanaki Press, Halifax, Nova Scotia)

    6

    Wen net ki’l?
    Pipanimit nuji-kina’muet ta’n jipalk.
    Netakei, aq i’-naqawey;
    Koqoey?

    Ktikik nuji-kina’masultite’wk kimelmultijik.
    Na epas’si, taqawajitutm,
    Aq elui’tmasi
    Na na’kwek.

    Espi-kjijiteketes,
    Ma’jipajita’siw.
    Espitutmikewey kina’matneweyiktuk eyk,
    Aq kinua’tuates pa’ qlaiwaqnn ni’n nikmaq.

    Who are you?
    Question from a teacher feared.
    Blushing, I stammered
    What?

    Other students tittered.
    I sat down forlorn, dejected,
    And made a vow
    That day

    To be great in all learnings,
    No more uncertain.
    My pride lives in my education,
    And I will relate wonders to my people.



    10

    Ai! Mu knu’kwaqnn,
    Mu nuji-wi’kikaqnn,
    Mu weskitaqawikasinukul kisna
    mikekni-napuikasinukul
    Kekinua’tuenukul wlakue’l
    pa’qalaiwaqnn.

    Ta’n teluji-mtua’lukwi’tij nuji-
    kina’mua’tijik a.

    Ke’ kwilmi’tij,
    Maqamikewe’l wisunn,
    Apaqte’l wisunn,
    Sipu’l;
    Mukk kas’tu mikuite’tmaqnmk
    Ula knu’kwaqnn.

    Ki’ welaptimikl
    Kmtne’l samqwann nisitk,
    Kesikawitkl sipu’l.
    Ula na kis-napui’kmu’kl
    Mikuite’tmaqanminaq.
    Nuji-kina’masultioq,
    we’jitutoqsip ta’n kisite’tmekl
    Wisunn aq ta’n pa’-qi-klu’lk,
    Tepqatmi’tij L’nu weja’tekemk
    weji-nsituita’timk.

    Aye! no monuments,
    No literature,
    No scrolls or canvas-drawn pictures
    Relate the wonders of our yesterday.

    How frustrated the searchings
    of the educators.

    Let them find
    Land names,
    Titles of seas,
    Rivers;
    Wipe them not from memory.
    These are our monuments.

    Breathtaking views –
    Waterfalls on a mountain,
    Fast flowing rivers.
    These are our sketches
    Committed to our memory.
    Scholars, you will find our art
    In names and scenery,
    Betrothed to the Indian
    since time began.



    14

    Kiknu na ula maqmikew
    Ta’n asoqmisk wju’sn kmtnji’jl
    Aq wastewik maqmikew
    Aq tekik wju’sn.

    Kesatm na telite’tm L’nueymk,
    Paqlite’tm, mu kelninukw koqoey;
    Aq ankamkik kloqoejk
    Wejkwakitmui’tij klusuaqn.
    Nemitaq ekil na tepknuset tekik wsiskw
    Elapekismatl wta’piml samqwan-iktuk.

    Teli-ankamkuk
    Nkutey nike’ kinu tepknuset
    Wej-wskwijnuulti’kw,
    Pawikuti’kw,
    Tujiw keska’ykw, tujiw apaji-ne’ita’ykw
    Kutey nike’ mu pessipketenukek
    iapjiweyey.

    Mimajuaqnminu siawiaq
    Mi’soqo kikisu’a’ti’kw aq nestuo’lti’kw.
    Na nuku’ kaqiaq.
    Mu na nuku’eimukkw,
    Pasik naqtimu’k
    L’nu’ qamiksuti ta’n mu nepknukw.

    Our home is in this country
    Across the windswept hills
    With snow on fields.
    The cold air.

    I like to think of our native life,
    Curious, free;
    And look at the stars
    Sending icy messages.
    My eyes see the cold face of the moon
    Cast his net over the bay.

    It seems
    We are like the moon –
    Born,
    Grow slowly,
    Then fade away, to reappear again
    In a never-ending cycle.

    Our lives go on
    Until we are old and wise.
    Then end.
    We are no more,
    Except we leave
    A heritage that never dies.



    19

    Klusuaqnn mu nuku’ nuta’nukul
    Tetpaqi-nsitasin.
    Mimkwatasik koqoey wettaqne’wasik
    L’nueyey iktuk ta’n keska’q
    Mu a’tukwaqn eytnukw klusuaqney
    panaknutk pewatmikewey
    Ta’n teli-kjijituekip seyeimik

    Espe’k L’nu’qamiksuti,
    Kelo’tmuinamitt ajipjitasuti.
    Apoqnmui kwilm nsituowey
    Ewikasik ntinink,
    Apoqnmui kaqma’si;
    Pitoqsi aq melkiknay.

    Mi’kmaw na ni’n;
    Mukk skmatmu piluey koqoey wja’tuin.

    Words no longer need
    Clear meanings.
    Hidden things proceed from a lost legacy.
    No tale in words bares our desire, hunger,
    The freedom we have known.

    A heritage of honour
    Sustains our hopes.
    Help me search the meaning
    Written in my life,
    Help me stand again
    Tall and mighty.

    Mi’kmaw I am;
    Expect nothing else from me.






    .


    0 0


    Carlos Castro Rincón 

    (Venezuela, 1984), es licenciado en Letras por la Universidad Central de Venezuela (UCV). Magíster en Escritura Creativa por la Universidad de Sevilla. En 2007 ganó el primer lugar en el IX Festival Literario de la UCV, mención Cuento Breve. Ganador del X Concurso de Autores Inéditos de Monte Ávila Editores Latinoamericana (2012), mención Narrativa, con el libro Objetos perdidos. Fue editor de textos periodísticos en el diario Correo del Orinoco (Venezuela), y actualmente colabora, freelance, para su suplemento LArtillería en la partes de Cine y Rock. Fue librero en la Librería Liberarte, en Los Chaguaramos (Caracas). Formó parte de la generación 2008-2009 del Taller de Narrativa impartido por Carlos Noguera en Monte Ávila, y en Sevilla participó en un curso de relatos en Taller de Palabras (2011). Fue auxiliar docente de Metodología de la Investigación Literaria en la Escuela de Letras de la UCV. Es voluntario del Programa Diver del Hospital Universitario Virgen Macarena de Sevilla (Pediatría), del Departamento de Participación Ciudadana. En 2012 impartió el I Curso de Verano “Escritura Creativa y Discapacidad”, coordinado por el Servicio de Asistencia a la Comunidad Universitaria (SACU) de la Universidad de Sevilla. Ha colaborado en las revistas Letralia, OJO Cultura universitaria y Las Malas Juntas. Es becario en rd editores.

    En 2012 resultó ganador del Concurso para Obras de Autores Inéditos, auspiciado por Monte Ávila Editores Latinoamericana, con el libro Objetos perdidos. Imparte talleres de Narrativa, Poesía y Lectura en el espacio de formación cultural Casa Tomada (Sevilla). Paradero transparente resultó finalista del Premio Loewe a la Creación Joven (2014).




    Del poemario Paradero transparente, palimpsesto 2.0, 2016.


    Los charcos

    Los charcos tienen la última palabra.
    Reflejarán lo que quieran.
    Nuestra mirada es lo de menos.
    Aunque las pisemos y tiemblen las imágenes, se juntarán de nuevo.
    Como si nunca hubiera existido la pisada.
    Porque fuimos apenas una breve confusión en el agua sucia de la calle.



    Si un hombre entiende un poema, tendrá dificultades.
    Mark Strad

    Poema: un objeto que es un evento.
    Una lluvia invisible atravesada
    por carreteras secundarias.
    Y cientos de cielos emplumados que saludan
    a una solitaria golondrina abovedada.
    O
    un frágil puente improvisado tendido sobre el vacío.

    La noche no se involucra.
    No destruye mi soledad.

    La madrugada se arrastra en los espejos
    como un autorretrato queriendo ser él mismo
    sin mí.

    Palabras claustrofóbicas atrapadas en la garganta
    que son talones que muerden serpientes.



    Trashumancia 

    Suena una música granulada de cabeza rascándose
    por, digamos, Ennio Morricone
    El tiempo está aquí. El espacio es ahora.

    A escribe unas palabras (que, por azar, se publicarán: en una obra inconclusa y sin conclusión) y luego desaparece. Una noche, también por azar, B lee el libro de A (acaso algunas de esas palabras le comunican algo inusitado, estremecedor) y después se le pierde, no se sabe muy bien cómo. Pasan unas horas (o unos días, o unos meses, qué importa ya) y lo que queda de esa lectura se desvanece completamente de la memoria de B, quien, al cabo
    de unos años, se muere.

    Eso es todo.

    Fin de la música



    Anatomía de una pizza

    Todas esas voces que zumban en tu cabeza, poeta,
         no son ancestros
         ni musas.
    Tampoco son las fuerzas secretas de la historia universal o de la condición humana
                             especialmente depositándose en ti.
    Mucho menos son las demandas de la República mundial de las Letras a tu genio inmarcesible.
    No 
               no 
                            no.
    Son publicidades de la industria cultural.

    O hambre.




    Hoy de nuevo os hago una reseña de un libro que leí hace muy poquitos días. Su autor es un joven venezolano, de cuya trayectoria os hablé hace poco en otra de mis reseñas. “Objetos perdidos” Aquí os dejo el enlace, para aquellos que no lo llegasteis a leer http://pergaminodesuenos.blogspot.com.es/2016/02/objetos-perdidos.html

    Pues bien, Carlos ataca de nuevo, y esta vez, con aun más arte si es que ello es posible. “Paradero transparente” es un compendio de poesía, relato, juego de palabras y retos dirigidos a la propia imaginación del  lector… 

    La forma de expresar de Carlos Castro Rincón, es, como siempre, sincera. Es un autor capaz de narrar con la exquisitez máxima, y al mismo tiempo, emplear palabras cotidianas, e incluso a veces, vulgares o malsonantes, que forman parte de nuestro día a día, de nuestro habla coloquial, y que llenan nuestros espacios. 


    Si tuviese que describir en pocas palabras la sensación que me produjo “Paradero transparente”, creo que lo más acertado sería “una locura inquietantemente maravillosa”

    Su propio autor, sin embargo, utiliza otro tipo de palabras para definirlo. En su contraportada, él mismo nos desvela su propia opinión con respecto a ella...

    "La literatura es un juego atroz. Por eso silbar una canción de Sly and the Family Stone sería más provechoso que leer este libro. Y no sólo eso, también seria más útil mirar la música del silencio lunar, acariciar el fuego, comerse una guayaba, destormentarse con una cerveza fría, conversas con Edward W.Said. Si este libro fuera una persona tendría el cabello largo como un eclipse de sol y todas las mañanas rezaría: "Santa Madre de los desastres literarios, pantallera, alucinada, presuntuosa, perezosa, ineficaz: jódete". Si este libro fuera una fotografía sería aquella de Rogelio Cuéllar en la que se capta el momento exacto en el que Borges mea mientras sostiene el báculo en su sobaco derecho". 

    Después de esta presentación que el propio autor (aunque a él no le gusta que lo definan así), hace de su libro, ahora dejaré que sea el propio libro quien os hable a través de unos fragmentos cortitos; “Los charcos”, y dos pequeños trocitos de “La trampa”. Os animo a que busquéis vuestro propio paradero transparente de su mano. 


    “Los charcos”

    Los charcos tienen la última palabra. 
    Reflejarán lo que quieran.
    Nuestra mirada es lo de menos.
    Aunque las pisemos y tiemblen las imágenes,
      se juntarán de nuevo, 
    Como si nunca hubiera existido la pisada. 
    Porque fuimos apenas una breve confusión en el agua
       sucia de la calle.


    “La trampa”

    “… Parece más bien una selva en llamas. Y si nos acercamos más podemos ver al Diablo cagar en la orilla de un río, escondido. (El infierno no era eso: es un idilio rural más bien triste.) Silva, desposeído y afónico. Da un poquito de lástima verlo pujar con tanta dificultad esas catedrales azucaradas. La última por fin se le desprende del culito y siente cierta paz en su interior. “Dónde estarán los demonios?”, pregunta, y se ve en el charco luminoso de su propia orina (numerosas zanjas de anhelos en sus ojos)…” 


    “”Sácate el dedo de la nariz, niño”, murmura el maestro, con la típica voz malpagada. No hay más alumnos. Le dicta unos fragmentos de un libro titulado Paradero transparente, y escribe con pésima ortografía como sólo él sabe hacerlo en un cuaderno de arena…” 

    (Fragmentos de “La Trampa”, de Carlos Castro Rincón)

    [Margarita Hans Palmero.]
    http://pergaminodesuenos.blogspot.com.es/2016/05/paradero-transparente.html#more






    .

    0 0
  • 11/17/16--10:19: ALICE FULTON [19.573]

  • ALICE FULTON  

    Nacida en 1952 en Troy, Nueva York, Alice Fulton asistió a escuelas católicas en su ciudad natal. Comenzó a escribir poesía durante los años setenta. En 1978, obtuvo una licenciatura en escritura creativa en el Empire State College de Albany, Nueva York y, en 1982, una maestría en artes plásticas de la Universidad de Cornell, donde estudió con AR Ammons. Se casó con el artista Hank De Leo en 1980.

    En 1983, se convirtió en profesora asistente de Inglés en la Universidad de Michigan, donde permaneció hasta 2001. Fulton también ha sido profesor visitante de escritura creativa en Vermont College; La Universidad de California, Los Ángeles; Universidad del Estado de Ohio; Y la Universidad de Carolina del Norte, Wilmington. Durante la década de 1990, Fulton fue juez de muchos premios de poesía, incluyendo el Premio Nacional del Libro, la Selección de Poesía Lamont, el Premio de Poesía Akron y el Premio Walt Whitman. En 2002, se unió a la facultad de la Universidad de Cornell, convirtiéndose en la Ann S. Bowers Profesor de Inglés en 2004.

    BIBLIOGRAFÍA.

    POESÍA

    Anchors of Light, Swamp Press (Oneonta, NY), 1979.
    Dance Script with Electric Ballerina, University of Pennsylvania Press (Philadelphia), 1983.
    Palladium, University of Illinois Press (Urbana), 1986.
    Powers of Congress, David Godine (Boston), 1990; reissued by Sarabande Books (Louisville, KY), 2001.
    Sensual Math, Norton (New York), 1995.
    Felt: Poems, Norton, 2001.
    Cascade Experiment: Selected Poems, Norton, 2004.
    Barely Composed, Norton, 2015.

    FICCIÓN

    The Nightingales of Troy: Stories of One Family’s Century, Norton, 2008.


    OTROS

    Feeling as a Foreign Language: The Good Strangeness of Poetry, Graywolf Press (St. Paul, MN), 1999.
    Contributor to magazines, including New Yorker, Poetry, and Georgia Review. Author of short stories, song lyrics, and critical essays.



    Cúspide, de Alice Fulton [trad.]

    «Yo», la cúspide erógena
    de la mente y el mundo, ve la rosa
    revistiendo el pico de un ave
    y llama al amanecer azul eclesiástico.

           Pero Yo necesita lecciones de comportamiento.

    Cómo, a las 3 de la mañana, hallar el silo
    por su más denso cilindro en la oscuridad,
    refracta la cáscara hasta que crece
    en el contraste más profundo de la noche
    y la noche se vuelve un positivo
    junto al faro apagado.




    “I,” the erogenous cusp
    of mind and world, sees the rose
    lining of a bird’s beak
    and calls the dawn a churchly blue.

           But I need lessons in deportment.

    How, at three a.m., to find the silo
    by its denser cylinder on dark,
    refract the husk until it grows
    in deeper contrast to the night
    and night becomes a positive
    beside the lighthouse without light.

    Alice Fulton, from “Cusp.”



    After the Angelectomy 

    And where my organ of veneration should be—
    wormwood and gall. Grudge sliver.

    Wailbone, iron, bitters. I mean to say the miniature
    waterfalls have all dried up in this miniature

    place where day is duty cubed, time is time on task
    and every mind optimized for compliance.

    Time to delint my black denim traveling stuff.
    The flourescent major highlighter has dimmed

    to minor. I'm so dying I wrote
    when I meant to write so tired.

    And when I sleep I dream only that
    I'm sleeping. Please see my black stuff's

    dusted off. Night has no dilution anxieties,
    but only the infinites are happy:

    Math. Time. Everything happy goes
    to many decimal places

    while flesh passes through
    gradations of glory. I visualized it,

    the nurse said of the bedsore. Everything exists
    at the courtesy of everything else.

    Please see that my grave is kept clean.
    Beloveds, finite things

    in which the infinite endangered itself,
    excarnate to memory and the divine substance

    has limited liability. You're kind,
    I tell the infinite. Too kind.



    Aunt Madelyn At The White Sale 

    Here is the kingdom of irregulars, 
    land of no-two-alike, 
    I hunt furiously 
    useful towels. Closets simmering with 
    terry, linen, beach or tea 
    can never be full 
    enough to stop these sprees. 

    Hoarding is relative 
    to love or fear, but not to need. Mother stockpiled 
    soap in step-on cans. 
    When the lid snapped back, 
    instead of grinds, grease, skins, it was good 
    to get a whiff 
    of the bars, neat and brightly wrapped as gifts. 

    Waving us off on dates, she'd yell "Be back by twelve 
    and don't come home 
    if you get killed." But I wasn't killed, 
    easy as that seemed. I hadn't figured on 
    life's pigheadedness: 
    how the breath and pulse are triggered by a hardwon 
    inability to unexist. How death is 

    tightfisted. I thought 
    at first there'd been a car crash: my voice soared, brilliant 
    and bubbling with drugs: oh, that that too too 
    euphoric 
    stutter should be mine! 
    Then, with a coziness worse than constraint, they 
    spoke of the cerebral pinch I'd been in, praised 

    the luck that chucked me 
    back to sanitized light. Where towels absorb their weight 
    in chaos. Where I am serene. 
    Like those damn orchids— 
    vivid, blizzardy sprays Tom and I trucked 
    out West that time, and, one by one, heat or dark 
    got them: my brainwaves. 

    The last was that dendrobium...or is 
    that my medication? See? Last week I went 
    and rang the wrong bell 
    after twenty-odd years of visiting 
    my beaming, well-meaning sister. 
    I worry now 
    about another sister who manages neither 

    smiles nor meaning. Those years I coaxed her through 
    treatments, hoping— 
    if not for her thanks or love, then what? 
    Nothing...but the nothing I've received 
    has me shuddering. 
    Rage makes my blood astringent as witch hazel. 
    I'll pretend not to see them pretend not to 

    see my infirmities: 
    My restless hands. Idling. Pilling the spread. 
    Of course, you can get killed at home and that's something 
    Mother never mentioned. My mind drifts 
    to my friend Miriam, that deadly fire—I see again 
    her pleasant, stocky face. "Mada, we're sharp 
    as ever," she said last time, 

    but she was fooled. With luck she slept right through. 
    Outside snowflakes lift, float sideways, and seem 
    to say "ground has nothing 
    to do with me!" But this is silly. 
    Though I can't trace one among the calm bustle 
    of shoppers, I tell myself 
    they are falling, they do touch earth, and they 

    never rise at all.




    Because We Never Practiced With 
    The Escape Chamber 

    we had to read the instructions as we sank.
    In a hand like carded lace. Not nuclear warheads
    on the sea's floor nor the violet flow over the reactor
    will outlive this sorrowful rhyme. Vain halo! My project
    becalmed, I'll find I've built a monument
    more passing than a breeze. It will cost us,
    Pobrecito. We can't buy a prayer. Did you call
    my name or was that the floorboard
    wheezing? These memories won't get any bigger,
    will they? I think something is coming that will
    vastly improve our quietude. I'm growing
    snow crystals from vapor in anticipation and praying
    for the velvet-cushioned kneeler that I need to pray.
    I made this little sound for you to wait in.



    It befalls us. An exchanged glance, reflective spasm.

    Is it a fantastically unlaminated question set in flesh
    or valentine that wears the air as its apparel?
    If you cut a heart from parchment, is it still
    a heart? A nontrivial knot, where turns of every gradient
    may kiss and tell. Does the vessel have edges?
    Or is it all connectedness, an embedding to be stretched
    or bent. Imagine being simultaneously alive,
    bound in both directions with a bow! Is it diachronic,
    a phenomenon that changes over time? Without ardor
    theory suffers. That’s why I’m stuck on you with wanton glue, per-
    severing, styling something blobbish and macabre
    into something pointed, neat. Love is a gift
    that springs from an unlit spot. Resin and rue.
    Even when I’m in the dark I’m in the dark with you.

    – Alice Fulton (from ‘Barely Composed')






    -

    0 0
  • 11/17/16--15:33: PAULA GIGLIO [19.574]


  • Paula Giglio

    Paula Giglio (Córdoba, Argentina, 1988)
    Poeta. Estudió Filosofía en la UNC. Ha ganados premios en narrativa, cuento breve y Mención Especial en el VII Certamen Internacional de Poesía, organizado por el Club de Leones, Montevideo 2011. Fue seleccionada en la Antología de Poesía y Narrativa, Línea Abierta Editores (2003 y 2004), y en la revista anual de Filosofía “Lektón” de la UNC (2009). Participó del evento “Imagen, Poesía y Música” en la Galería de Arte del Paseo del Buen Pastor, en el área de Poesía (2012). 

    Ha publicado los poemarios: 

    Ella, naturaleza, Babel Editorial, 2012
    En el cuerpo, Ediciones del Dock, 2016




    de Ella, naturaleza, Babel Editorial, 2012


    Me miro en el espejo de tu baño
    cuando me siento muerta

    Entonces, soy espíritu de clorofila
    y de mis hombros cuelgan largos pétalos violáceos
    Mis pupilas revientan de tanto polen
    Huelo a recién nacida
    a recién regada

    Abro la puerta con mis manos de madera
    y ahí estás:

    Tirado sobre la cama
    echando raíces
    todo de corteza
    prodigando semillas


    *


    Plantábamos semillas en el patio de casa
    esperar meses era esperar años
    Nuestra primera cosecha fue un pimiento verde

    Del otro lado de la pared no había pimientos
    no crecían
    Ninguna mano metida en la tierra
    Un piso ajeno con zapatos de otros
    El sol desteñido
    frágil

    Del otro lado de la pared estaban todos

    Comíamos mandarinas en el patio
    Nuestro sol, henchido de luz
    Mientras una tiraba las semillas en la tierra,
    la otra les echaba agua con su regadera de plástico

    Entendí que al salir de casa
    había que cerrar la puerta.


    *


    Afuera, el agua tiene un destino y salpica
    Ella siente las tormentas en su cuerpo
    Quiere explotar como una estrella
    ahogarse en su propio río

    Ella llueve rojo por sus piernas


    *


    Yo en mujer.
    Yo en otra vida
    Yo en esta vida

    Yo, conmigo
    La peor de las revoluciones

    Me acurruco con la semilla bajo tierra
    crezco en tallo y nervaduras
    tengo sangre de sol
    ya estoy cansada de ser mía

    Quizás alimente a las mariposas.





    Quiero volver a mirar por la ventana sin que nadie se esté yendo, apresurado, mirando bien para no tropezarse con la noche y ensuciarse la camisa desabotonada. 

    Me cuesta el beso porque me cuesta la comisura de los labios. Me cuesta el amor porque me cuesta la infancia. La piel es sólo del niño que juega con tierra.


    *


    Ella tiene historias sobre cruces y mujeres invertidas. Se olvida de regar las plantas y se olvida de algún colchón. Duerme con la cabeza de una muñeca que la mira y no la entiende. Cuando ama, hace chistes y ofrece un té. Cuando se pone seria, come empanadas para no romperse los dientes del odio.

    Ella aprieta un botón cada vez que quiere tirar una bomba. Enfoca y dispara. Hay días en que se enoja porque no logra matar a nadie. Hay otros, donde recuerda que es verano y entonces sale al patio con una jarra llena de agua. 


    *


    Él me habla de libros, de bocas, de lluvias. Yo me estanco en las bocas. Cada vez que él habla de mujeres me sucede algo parecido a un desgarro, aunque más amargo, porque todas son rubias y tienen la boca roja. Yo no conozco el rojo más que en las flores y en alguna sangre.

    “…dos o tres veces a la semana a tomar un café”. Enciendo un cigarrillo. El humo busca espantarlas, disolverlas, pulverizarlas, y que sus cenizas queden flotando en el café. Pero el tintineo de una cuchara que revuelve dentro de la taza les devuelve su sentido histérico. Están vivas otra vez. Las bocas son monstruosas. Se abren, dicen algo y el rojo se expande, va tiñendo la servilleta.
    Ay, esta manía mía. Nunca mires a la luna y la apuntes con el dedo: puede morderte.


    *

    La heladera nos parecía un organismo vivo. Su canto monótono de chicharra, muy en el fondo, nos atormentaba. Era de madrugada. La cocina estaba a oscuras. No querías que prendiera la luz, a ver si el hechizo se rompe. Caminábamos en puntillas, con cuidado. Todo estaba como a punto de romperse.

    El gato absoluto saltó sobre una silla. Nos paralizamos. 


    *


    Desaparecerse
    Vivirse al revés

    El tiempo también tiene rincones.




    de En el cuerpo, Ediciones del Dock, 2016


    El nudo

    La cortina de tu casa
    atada por el medio
    con una cinta de raso. 
    Del otro lado del vidrio, un árbol
    henchido de limones.
    Vos, cuando oscurece,
    cerrás todo lo que estaba abierto:
    tapás la yerba y me ofrecés un té,
    desatás la cinta, la cortina cae,
    y yo siento
    que acabás de desprenderme algo.


    Gravedad

    Pareciera que respondemos 
    a los vicios de la naturaleza.
    Algo se cae y alguien lo levanta: 
    es un instante.
    De lo contrario, la gravedad se ensaña
    con el vaso de vidrio, 
    aunque después se arrepiente 
    y nos deja pegar los zapatos al piso
    también la escoba 
    y todos los vidriecitos quietos 
    a la espera de las leyes de movimiento.


    Principio antrópico

    Una palabra más 
    y se rompe el equilibrio.
    El agua líquida no es casual; 
    tampoco la distancia 
    entre el Sol y la Tierra:
    un poco más acá, y seríamos vapor;
    un poco más allá, y seríamos de hielo.



    Metáfora del café

    Ingerir 
    el líquido caliente 
    para que la boca lo quiera 
    en taza con manija 
    así la mano no se quema 
    con una cucharada de miel 
    para que ingrese la fructosa 
    que se convertirá en glucosa 
    de donde saldrá el oxígeno 
    que viajará por la sangre 
    si uno se olvida 
    de respirar.



    Puntos de vista

    1

    En este paisaje
    las nubes van quedando abajo.
    Aparece y desaparece
    una vida en miniatura. 
    Si me lo propongo, 
    este espacio puede ser mi hogar.
    La calidez no se pierde
    a pesar de los roles.
    Hasta podría cuidar una planta
    de interior presurizado 
    a diez mil metros de altura.
    Viviría más tiempo
    que las plantas de la tierra;
    el viento le resultaría un monstruo.


    2

    Me traslado a lo que podría ser
    una miga de pan en el mapa.
    Viaje de un espacio a otro
    pero viaje en el tiempo: todo es colonial.
    El mar será el elemento uniforme,
    una pizca de “soy siempre la misma”.
    No se puede fumar con tanto sol.
    Todo es verde y gotea, 
    inunda los ojos que se agrandan 
    con cada insecto que aparece.
    Paseamos y te cuento
    de la vez que alimenté cangrejos 
    con galletitas Toddy. 
    Terreno extremo, con altibajos 
    y vegetación rarísima.
    Por fuera de esta mole 
    nos acecha el mar. 
    Al pie de las olas se respira distinto:
    he aquí el corazón, pero
    ¿cuál es la sangre de una isla?


    3

    A veces, una persona
    es un cuerpo lleno de arena
    que adquiere el gesto 
    de la preocupación
    y no logra salir de ahí.
    ¿Qué forma tomar, ahora 
    que ya no tengo bronca?
    No se distingue entre el nublado
    y este color de cielo atardecido.
    Se ha dicho: lo más difícil
    de ser feliz es darse cuenta.
    De a ratos, soy la carne 
    que el mar sala a cachetazos.
    El viento parece escupido
    por la boca de un dragón.


    4

    Tender la ropa
    como quien se alza políticamente.
    Colgar las sábanas, plantar bandera.
    Ser la nueva, la recién llegada,
    asentarse; delimitar espacios 
    con paredes blancas que mueve el viento.


    5

    Viene y enseguida se va
    trayendo caracoles:  
    huesos, en cierta forma.
    Pienso en la última vez 
    que me fui de viaje.
    Cuando volví
    todo estaba muerto y roto.
    Al instante se cortó la luz:
    las plantas, el escalón, tu sombra,
    nada de eso existía.


    6

    Dos manos 
    con un puñado de agua
    se dicen dueñas del mar
    en una forma minúscula
    que también excede.


    7

    Nos permiten acampar 
    en la zona inhabitada.
    Cocino, preparo un hechizo 
    y musitamos cosas.
    Pero toda palabra 
    relacionada con el fuego
    se extingue. 
    Una coma mal dicha
    también deforma el sentido.
    Será mejor no decir nada,
    comer en penumbras,
    aflojar la tierra con el dedo.


    8

    Me vuelvo con la sensación 
    de haber dejado de creer.
    No es único ni absoluto:
    el mar se confunde con cualquier cosa
    capaz de romper y expandirse.




    .







    0 0
  • 11/18/16--01:42: JENNIFER FRANKLIN [19.575]

  • Jennifer Franklin

    Jennifer Franklin. Poeta, EE.UU., es autora de Looming (Elixir Press, 2015). Enseña en el Hudson Valley Writers ‘Center, es coeditora de Slapering Hol Press, y vive en la ciudad de Nueva York.

    Jennifer Franklin concentrated in English and Creative Writing at Brown University (AB cum laude, 1994).  She attended Columbia University School of the Arts as a Harvey Baker Fellow (MFA, 1996). Her poems debuted in the Paris Review’s “Ten New Poets” issue in 1996. Her first full-length collection, Looming, won the 14th Annual Editor’s Prize from Elixir Press and was published in April 2015.

    Franklin's poetry has appeared widely in literary magazines and journals such as Antioch Review, Gettysburg Review, Pequod, Southwest Review, Western Humanities Review, New England Review, The Nation, Salmagundi, Boston Review, Poetry Daily, and Guernica. Two poems from her new manuscript appeared on poets.org as part of the "poem-a-day series." Franklin's work has been translated into Romanian and Portuguese. A selection of her poetry is featured in Andrew Solomon’s award winning book, Far From the Tree. Her chapbook, Persephone’s Ransom (Finishing Line Press) was published in September 2011. Franklin is co-editor of Slapering Hol Press, the small press imprint of The Hudson Valley Writers’ Center. She teaches poetry workshops at The Hudson Valley Writers’ Center and lives in New York City.


    EL FILÓSOFO NO DIJO

    ¿Qué secreto había descubierto Nietzsche
    cuando caminaba las calles de Turín
    antes de arrojar sus brazos alrededor
    de un caballo que estaba siendo golpeado y colapsar
    en un coma que duró una década?  Aferrándose
    a la bestia marrón encogida de miedo, dijo
    Madre, soy estúpido.  La cabellera salvaje y un traje
    de tweed de tres piezas constreñían el cuerpo
    que sostenía la mente que sabía demasiado.
    ¿Por qué estoy excavando respuestas de hombres muertos
    cuando ellos estaban todos tan locos como yo?
    El caballo, sus ojos huecos como los
    del elefante birmano al que Orwell disparó
    décadas más tarde, se parecía a toda
    criatura traicionada. Quizás Nietzsche
    vio el shock en los ojos del animal—
    cómo todo humano contiene la capacidad
    de infligir crueldad.  La mirada que se convierte
    en reconocimiento, en resignación, en un ojo
    que refleja un campo lleno de caballos caídos.

    Traducción de Gabriela Adelstein


    The Philosopher Did Not Say

    What secret had Nietzsche discovered
    when he walked the Turin streets
    before he flung his arms around
    a horse being beaten and collapsed
    into a decade-long coma? Clinging
    to the cowering brown beast, he said
    Mother, I am stupid. Wild hair and a three-
    piece tweed suit constrained the body
    that held the mind that knew too much.
    Why am I mining dead men for answers
    when they were all as mad as I am?
    The horse, his eyes hollow as those
    of the Burmese elephant that Orwell shot
    decades later, had the look of every
    betrayed creature. Perhaps Nietzsche
    saw the shock in the animal’s eyes—
    how every human contains the capacity
    to inflict cruelty. The look that turns
    to recognition, to resignation, to an eye
    reflecting a field full of fallen horses.


    OTRA VEZ A LA ESPERA DE LOS RESULTADOS 
    DE UNA BIOPSIA EN LA SALA DE EJERCICIOS 
    DEL SEGUNDO PISO

    Vislumbro los tulipanes cada dos segundos.
    Han llegado tarde este año. Aquellos que planté

    No debería haber pensado en los bulbos como          
    aquellos que miraría desde aquí, rojos, como un conejo rosa.

    Siete paraguas flotan; sólo uno
    se invierte. El amoníaco entre las máquinas

    hace este paseo a ninguna parte menos atractivo.
    Un coche de policía patrulla en la siguiente ventana

    ¿Dónde queda aparcada una furgoneta blanca sucia? Lo
    complicado es discernir si todavía

    llueve. Dos puentes (no he cruzado ninguno)
    Y el refugio para enfermos

    mentales delincuentes través del estuario.
    Una anciana oscurecida por una campana de ciruela

    aparece para llamar a un taxi, pero después
    de que uno se detenga, está claro que jalea a

    los niños que se ríen mientras corren. Se gira
    y sale de mi campo de visión. Intentaré comer

    seis cosas verdes hoy y nada blanco. La
    multitud danza rápido y es tan probable que

    aparezcas. Mi pequeña botella de perfume
    está casi vacía. Dispuesta sola una

    muestra , en la bandeja de color rosa que compré
    en el siglo pasado, en Florencia. No sé

    si me voy a comprar una botella. Todavía incapaz
    de encontrar a los cuarenta, el olor de para mí.

    El cartero se desploma contra la fuente, su
    cuerpo, la carga más pesada que tiene

    qué llevar. ¿Cuánta lluvia haría falta para que
    la fuente se desborde? Ojalá

    no hubiera sido tan consciente al aprender
    los fundamentos del tango argentino en

    tres lecciones antes de la boda en
    Salónica. Desde que leí a

    Brönte, me niego a usar un paraguas..
    Y me hago creer que estoy caminando los páramos incluso

    en la ciudad en la que nunca
    estoy. Si te dijera lo que yo

    espero, no podría soportar tu pena. No haría
    nada de esto sin música.

    Esta sala es un trapo empapado de deseo,
    incluso cuando es hueco. No es demasiado

    tarde para aprender algo nuevo, incluso con esta
    cicatriz de traqueotomía y tres cartas en el cajón de mi escritorio.

    Nueve perros pasean después, oliendo la acera.
    El tiempo no parece molestarles.

    Es demasiado pronto para el presente oscuro.
    No quiero salir del edificio ahora.

    Traducción de Ana Gorría


    Waiting Again for Biopsy Results from
    the Second Floor Exercise Room

    I glimpse the tulips every two seconds.
    They arrived late this year. Those who planted

    The bulbs must not have considered how they
    Would look from here—red, paired with pink dogwood.

    Seven umbrellas float by; only one
    Inverts. Ammonia swathed on the machines

    Makes this walk to nowhere less appealing.
    A police car patrols the next window

    Where a dingy white van remains parked. It
    Is difficult to discern if it’s still

    Raining. Two bridges (I have crossed neither)
    And the asylum for the criminally

    Insane loom across the estuary.
    An old woman obscured by a plum cloche

    Appears to hail a taxi but after
    One stops, it’s clear that she is waving to

    Children who laugh as they glide past. She turns
    And exits my view. I will try to eat

    Six green things today and nothing white. A
    Flash dance mob and you are as likely to

    Appear. My tiny bottle of perfume
    Is almost empty. It sits alone, a

    Deluxe sample, on the pink tray I bought
    Last century in Florence. I don’t know

    If I’ll buy a bottle—still unable
    To find, at forty, my signature scent.

    The postman slumps against the fountain, his
    Body the heaviest load that he has

    To carry. How much rain would it take for
    The fountain to overflow? I wish I

    Hadn’t been too self-conscious to learn the
    Basics of the Argentine tango in

    The three lessons before the wedding in
    Thessaloniki. Ever since I read

    Bronte, I refuse to use an umbrella
    And pretend I’m walking the moors even

    In the city. I am never where I
    Am. If I told you what I look forward

    To, I couldn’t bear your pity. I would
    Not do any of this without music.

    This room is a drenched rag of desire,
    Even when it’s empty. It is not too

    Late to learn something new, even with this
    Trach scar and three letters in my desk drawer.

    Nine dogs saunter past, smelling the sidewalk.
    The weather does not seem to bother them.

    It is too early to be this dark out.
    I don’t want to leave the building today.


    First Love

    The boy beside me
    is not you but he
    is familiar in all

    the important ways.
    I pass through life
    finding you over

    and over again—
    oppress you
    with love. And every

    surrogate?
    Afflicted by my
    kindness, they leave

    me with my music.
    I loved you before
    I ever loved you.



    My Daughter’s Body

    If you saw her, you would think she was beautiful.
    Strangers stop me on the street to say it.

    If they talk to her they see that this beauty
    Means nothing. Their sight shifts to pigeons

    On the sidewalk. Their eye contact becomes
    As poor as hers. They slip away slowly,

    With varying degrees of grace. I never know
    How much to say to explain the heartbreak.

    Sometimes, I tell them. More often,
    I remain silent. As her smile sears me, I hold

    Her hand all the way home from the swings.
    The florist hands her a dying rose and she holds it

    Gently without ripping the petals like she does
    To the tulips that stare at us with their insipid faces,

    Pretending that they can hold my sorrow
    In their outstretched cups because I knew them

    Before I knew grief. They do not understand that
    They are ruined for me now. I planted five hundred

    Bulbs as she grew inside of me, her brain already
    Formed by strands of our damaged DNA

    Or something else the doctors don’t understand.
    After her bath, she curls up on me for lullabies—

    The only time during the day that her small body is still.
    As I sing, I breathe in her shampooed hair and think

    Of the skeletons in the Musée de Préhistoire
    In Les Eyzies. The bones of the mother and baby

    Lie in a glass case in the same position we are
    In now. They were buried in that unusual pose,

    Child curled up in the crook of the mother’s arm.
    The archaeologists are puzzled by the position.

    It doesn’t surprise me at all. It would be so easy
    To die this way—both of us taking our last breaths

    With nursery rhymes on our open lips
    And the promise of peaceful sleep.


    My Herculaneum

    When I arrived, I thought I knew how to live.
    I saw my future as clearly as new frescoes
    On stone. What I didn’t have, I made do without—
    Or invented: the trompe l’oeil mosaic in the summer
    Triclinium for a real garden. The songs of birds
    From the nymphaeum’s painted trees. Long expert

    At knowing the world through the words of others,
    I thought there would be time to live. Before her
    Diagnosis, my feeling of fortune was as ostentatious

    As patrician villas, tempting disaster. And like the other
    Citizens of Vesuvian towns, I feared disaster would find us
    But could not bring myself to pack and leave.

    Solace comes seldom—it’s as rare as a preserved section
    Of fresco, framed in rough wood by the archaeologists
    To safeguard it still. That’s how my insides look now—

    A ruined expanse of smooth stone, graffitied with residue
    Of memory, caught under glass, visible if the light is right
    And there’s no glare—fragmented, constant, red.






    .

    0 0


    LAIA NOGUERA I CLOFENT 

    Laia Noguera y Clofent. Nació en Calella en 1983. 

    LIBROS:

    Poesia

    – L’oscultor (premi Amadeu Oller 2002). Cabrera de mar: Galerada, 2002.
    – Fuga evasió (premi Recvll 2003). Lleida: Pagès Editors, 2003.
    – Incendi. Barcelona: Cafè Central, 2005.
    – Tel·lúria (dins Bellesa ferotge, VII Premi Literari Joan Duch 2005). Juneda: Fonoll, 2006.
    – No et puc dir res (premi Martí Dot 2006). Barcelona: Viena, 2007.
    – Els llops (amb Esteve Plantada i Joan Duran). Santa Coloma de Gramenet: La Garúa, 2009.
    – Triomf (premi Miquel de Palol 2009). Barcelona: Columna, 2009.
    – L’U (amb fotografies de Fiona Morrison). Tarragona: Arola Editors, 2010.
    – Parets. La Pobla Llarga: Edicions 96, 2011.
    – Caure (premi Ausiàs March 2011). Barcelona: Edicions 62, 2011.
    – Rius soterrats (amb gravats d’Adrià Martín, Ana Giménez, Andrea Alcalà, Dídac Miró, Jordi Pastells, Josep Clopés, Líria Morán, Loren Ramos, Lluís Vallmitjana i Núria Güell). Cardedeu: Petjades d’Art/edicions, Estudi d’Art Jordi Aligué · Anna Bellvehí, 2011.

    Teatre

    – Disputa de l’ase (amb Albert Mestres). Barcelona: ReMa 12, 2009.
    – Ah! Barcelona: Edicions Poncianes, 2013.

    TRADUCCIONS

    – Mentrestant agafa’m la mà, de Kirmen Uribe (trad. Jon Elordi i Laia Noguera). Barcelona: Proa, 2010.

    ANTOLOGIES

    Poesia

    – Singulars d’un plural. Girona: Festival de Poesia de Girona, 2004.
    – Joves poetes catalans. València: Edicions Brosquil, 2004.
    – Los versos de los acróbatas. Guadalajara (Mèxic): Fronteras Movedizas, 2005.
    – Les vacants. Barcelona: March editor, 2005.
    – Des de la terra. Poesia als parcs. Barcelona: Diputació de Barcelona, 2006.
    – Solstici d’estiu, 9. Mallorca: Fundació A.C.A., 2006.
    – I Trobada de Poetes per la Pau. Lleida: Institut d’Estudis Ilerdencs, 2008.
    – Eròtiques i despentinades. Tarragona: Arola, 2008.
    – De l’Atles a Formentor. Barcelona/Bgayet: Rema/Tira, 2008.
    – Allò de dintre. Barcelona: Edicions Poncianes, 2009.
    – Ferro. Barcelona: Labreu, 2009 (edició no venal).
    – El poder del cuerpo. Madrid: Editorial Castalia, 2009.
    – Dia Internacional de les Dones 2008 i 2009. Barcelona: Ara Llibres, 2010.

    Narrativa

    – Veus de la nova narrativa catalana. Barcelona: Empúries, 2010.
    – Voces. Antología de narrativa catalana contemporánea. Barcelona: Anagrama, 2010.



    Amo la vida pequeña, 
    sentarse en la entrada 
    para ver cómo pasa la gente, 
    cómo se mueve un gorrión, 
    cómo se inclina la tarde 
    en las casas del cuerpo. 

    Ya sé que moriré 
    mucho antes de que hayan muerto 
    los árboles que quiero. 

    Pero no me preocupa nada, 
    porque en el instante 
    en que se me rompa el último hilo 
    seré sólo aquella mujer 
    que se sentaba en la entrada 
    para mirar simplemente 
    y ser hoja y raíz.

    (Traducción del catalán de Joan de la  Vega y Ana Gorría)



    Hablaría de ti como un triunfo.
    Como una banda de música.
    Pero hay grietas en las paredes.
    Por eso te cojo la mano.
    Éste es el regalo.

    (Traducción del catalán de Jordi Virallonga)


    És l’estrall XVIII de Triomf.
    Parlaria de tu com un triomf.
    Com una banda de música.
    Però hi ha esquerdes a les parets.
    És per això que t’agafo la mà.
    És aquest el regal.

    (Triomf, Barcelona, Columna, 2009)


    Sentir tu peso
    encima mío
    Como una palabra de dios
    Precipicio de garganta abierta.


    *


    Sentir el teu pes
    a sobre meu
    Com un mot de déu
    Precipici de gola oberta




    L’oscultor va ser publicat per Galerada el 2002 gràcies a un premi Amadeu Oller ex aequo.


    El color és un presagi
    que endevino per les fissures
    de la figura que omple el pla infinit.
    I a mi mateixa.

    El color és un presagi
    singular, únic, autònom,
    que incita a engolar-se
    zigzaguejant
    per les escletxes del gran poema.

    Els núvols es recreen
    dansant amb les Torretes i el far.

    *                

    Una fulla besa
    àvidament
    l’interior de l’aigua amb
    desig de nítida presó.

    *                

    El lent equilibri
    del crepuscle
    (ombres fines).

    *                

    Digue’m què hi ha,
    digue’m què esvalota
    el sepulcre dels mil dies
    de l’estiu.




    Fuga evasió
    Fuga evasió va ser publicat el 2003 per Pagès Editors gràcies a haver rebut el premi Recvll.


    És possible que l’atreviment i la manca de complexos sorprenguin. Però, als vint anys, no és el mínim que s’ha de demanar?
    Jordi Rourera (al pròleg del llibre)


    Com ella, la seva poesia sona a molt jove, una cosa que no és ni bona ni dolenta: és i prou. I tanmateix no es tracta pas d’allò tan tòpic d’una poesia que promet, sinó d’una lírica potent i incendiària que, jurant i perjurant (contra els tòpics), s’alçura per tal com té “tinta per sang / i a la mirada un teclat / que tot ho filtra”.

    Carles Hac Mor



    Definició

    Cançó de pandero

    a) La gaia ciència (bis) és una connexió neuronal deficient;
    b) la inspiració (bis), una mala lectura d’un impuls nerviós,
    c) i el goig estètic (bis), la paràlisi momentània de l’activitat cerebral.


    Interpreto la interpenetració de cos i ment i no hi ha monadologia que em convenci

    Ball pla en tres actes, en el millor dels mons possibles

    II

    Sóc un puny de matèria erosionada
    per l’huracà de la ment,
    sóc un liquen.

    Sóc el marbre nu de la victòria,
    pedra estrògena
    a la intempèrie.


    Encara sura el record d’aquell intent pansit de paraula1

    Piano

    Era una tarda mansa i fonda:
    el sol trenava una veu pastosa
    i els plataners remenaven l’aire amb un gust verd i sec;
    les palmeres callaven, tenses;
    la sorra, quiescent, estava expectant.

    Mezzoforte

    Llavors, un esgarip tou i humit va esqueixar l’aire:
    una enorme boca morada
    —llavis inflats, ulls venosos—
    queixalà l’escena.
    El sòl retrunyia espantat i perdut.

    Forte

    Vingueren passos uniformats i sense cap;
    li pegaren amb porres i bales de goma,
    l’emmordassaren, se l’endugueren a la presó.
    La tarda respirà alleugerida, retrobat el fil de la vulgaritat.2

    Pianissimo

    Mai més fou el foll intent,
    però a les tardes tenses encara batega
    —al centre de la matèria—
    el record elèctric d’aquell intent de paraula.

    1. Cal interpretar-la carminaburanament.
    2. Aquest vers, piano.


    Excursió

    Quan pastava fang,
    tu em parlaves del castell de bastonets de les orelles.
    Tot fregint espàrrecs,
    me’n cantaves les excel·lències
    i jo ja en notava l’olor de cotó
    i em bullia la sang.
    Ara que em recupero del part de la pantera
    i m’he enfilat —exhausta— fins al merlet més enlairat,
    m’he enganxat amb la cera inevitable
    i he maleït mil vegades el teu nom,
    esperança.

    Cremeu la Fender




    Incendi

    Plaqueta publicada per Cafè Central l’any 2005.


    «Afirmar-te en la mentida» ha escrit Laia Noguera en un poema en prosa, Incendi 1: caldre no, molt i molt bo, tan bo que tothom l’hauria de saber de memòria i cridar-lo de tant en tant.

    Carles Hac Mor

    Vet aquí una adaptació teatral del llibret, que ha romàs sense representar-se.


    I

    UNA BANDA: No cal pensar en res més que en ara. Assumir el caos com el propi nom, la nit com un temple, la meva veu contra el buit. Sóc una capsa de llumins: jo i els meus dimonis a la corda fluixa.

    L’ALTRA BANDA: Tu i tu en la penombra de l’habitació i el meu cos nu contra la paret freda, contra la mitja llum, entranyes obertes en la crucifixió meva vostra fragmentada d’ara mateix.

    UNA BANDA: Jo i els meus dimonis a la corda fluixa.

    L’ALTRA BANDA: Tu i el meus dimonis.

    UNA BANDA: Jo i els teus dimonis.

    L’ALTRA BANDA: Tu i el meus dimonis.

    UNA BANDA: Tu i el meus dimonis.

    Silenci.

    L’ALTRA BANDA: Et diré en silenci l’incendi al revolt de la pell, que no me’l prenguin les paraules.

    UNA BANDA:

    Era l’empresa folla d’estimar-te
    si tu no saps ni redimir-te,
    folla
    la humil batalla que et donava en mi.

    És en el riure cansat de la pedra
    que hi ha el meu nom:
    l’insult dels teus ullals.

    Crepita el tronc amb el so verinós
    de la fugida a l’extrem del dolor.


    II

    L’ALTRA BANDA: Dir, no dir, més enllà: tot és mots i mots en tot.

    UNA BANDA: No és cap novetat.

    L’ALTRA BANDA: No és cap novetat, però això és ple de fills de puta.

    UNA BANDA: Jo no sóc i vosaltres ni heu estat ni sereu mai. (Silenci.) No em toquis el dir, que en tu les paraules neixen mortes.

    L’ALTRA BANDA: Al cos hi tinc el teu insult de llop. Ets dolor de carn, saber l’odi. Envestir l’odi contra el mur i rebentar-li les entranyes.

    UNA BANDA: Saber que era odi, puny de tenebra.

    L’ALTRA BANDA: Saber que no. (Silenci.)

    De nou m’encalça la mentida,
    peta
    la meva olor de carn podrint-se,
    dius
    la meva mort.
    Que mai t’arribi el gust
    de carn que crema en el teu incendi.

    Vanagloria’t, si algú t’ha d’escoltar,
    d’haver jagut amb la pols.

    UNA BANDA: No és cap novetat.

    L’ALTRA BANDA: L’instint de caça, el mot tirà, la llengua com un dard enverinat.

    UNA BANDA: La teva palla a l’ull dels altres. (Silenci.) Tu i els seus dimonis a la corda fluixa.

    L’ALTRA BANDA: En el crepitar del foc m’has dit el cos com un castell, com un planeta. Jo ara em dic a mi contra vosaltres.

    UNA BANDA: Com dir entre el soroll de paraules, darrere el gest.


    III

    UNA BANDA: Com dir entre el soroll de paraules, darrere el gest. (Silenci.)

    Per què parlar de mi?
    Ja parlo de mi quan dic que la nit és dolça
    i que no hi ha vent que agiti les branques.
    Ja parlo prou de mi quan dic que els ulls del riu
    brillen sota l’ombra intermitent de les algues.

    Com dir-ho entre el soroll de paraules?

    Ara que la nit és dolça
    i respira lentament pels esvorancs de la tempesta
    i una branca trencada no acaba de caure perquè ja no fa vent
    i el riu és en repòs,
    mostro el rostre il·luminat a l’aire estèril
    i dic que sóc jo i parlo de mi
    i dic que sóc jo perquè sóc immolada
    i si no fos immolada no seria jo,
    i dic que sóc jo i parlo de mi
    i dic que sóc jo perquè sóc immolada
    i si no fos immolada no seria jo.

    L’ALTRA BANDA: S’ofereix nafra per ficar-hi el dit o la polla. Econòmic. Sang inclosa.


    IV

    UNA BANDA: Tot és mots i mots en tot. Mentida! Fa vertigen la memòria del punt de foscor.

    L’ALTRA BANDA: Fa vertigen l’avís del no sentit.

    UNA BANDA: Fa vertigen fer l’amor.

    L’ALTRA BANDA: Fa l’amor fer vertigen.

    Silenci.

    UNA BANDA: És el buit que tinc a dintre: només puc sentir ecos.

    L’ALTRA BANDA: Només ecos. Fa vertigen la memòria del punt de foscor.

    UNA BANDA:

    Ara em convé fugir de tu, destrossa
    de carn petant a les brases, l’oblit,
    que no tinc res, només l’insomni, el buit,
    només paraules que ara callen,
    tot
    tan diferent de com ho deies tu.

    L’ALTRA BANDA: Fer l’amor és un suïcidi.

    UNA BANDA: Ara em convé fugir de tu, destrossa de carn…

    L’ALTRA BANDA: La meva palla a l’ull…






    Tel·lúria


    “Tel·lúria” és un petit poemari publicat a Bellesa ferotge (Editorial Fonoll, 2005), que recull les obres guanyadores del 7è premi de poesia Joan Duch i del 4t premi Joan Duch d’àmbit comarcal. Els autors que apareixen al llibre són Israel Clarà, Roc Casagran, Mireia Companys, Laia Noguera, Sergio Roche i Jordi Masbernat.



    TENIA L’AMIGA

    Tenia l’amiga asseguda a la falda.
    Li veia l’esquena brillar sota el sol.
    L’aroma m’emmena a tastar-la, tan clara.
    Sabia la festa que em dava el seu cos.

    L’obria amb deler: s’esbadella, s’ofrena,
    mostrant-me rojors d’amagat trencadís;
    tenia la tendra escapçada de pètals,
    espurnes lluents, a la punta dels dits.

    L’amiga em mirava. Si em reia –brillava!–,
    volia abraçar-la i saber-ne l’olor.
    Que dolça, l’amiga, tan roja i tan blanca!
    L’amor me l’ha feta per fer-li l’amor.



    D’UNA HERMOSA DAMA DE CABELL NEGRE,
    QUE SE PENTINAVA EN UN TERRAT
    AB UNA PINTA DE MARFIL

                            A August Bover

    Va ser la pinta, no pas jo,
    perquè els embulls d’una beutat
    de veritat –cabells, xarot…–
    no es fan més grans amb la calor.

    Hi havia sol. Sota el balcó
    les orenetes despenjaven
    xerrics estranys de primavera.
    Sentia caure el temps enrere:
    la tarda clara, els rínxols molls.

    A les espatlles, la frisança.
    A la barana del balcó.

    La pinta veu un home sol
    que mira enlaire, un home així
    que acluca els ulls, reblert de llum.
    Li semblo un arbre i una lluita
    entre els cabells i la pell blanca.
    Ell mira amunt i li permeto
    que em vegi els dits besar-me el cap.

    Prò em pentinava:
    va ser la pinta, no pas jo.



    No et puc dir res

    No et puc dir res va ser publicat per l’editorial Viena el 2007 gràcies al Premi de Poesia Martí Dot.

    Imatge de la coberta: Neus Grandia


    Ara he llegit No et puc dir res (Premi de Poesia Martí Dot 2006 de Sant Feliu de Llobregat) i m’ha tornat a impressionar la veu despullada, la dicció tèbia, els mots com gongs menuts que casen els ressons en cerca de sentit.

    Joan Calsapeu


    A l’estil dels místics de tots els temps, en aquest llibre l’amor és alguna cosa més que amor, l’ordre dels sons al poema és la voluntat d’unir-se a un ordre superior, els accidents de la natura són l’instrument per copsar-ne la idea en majúscules.

    Joan Duran (al pròleg del llibre)


    COSES MÉS GREUS

    Sempre hi ha alguna cosa més greu en què pensar.
    Tu te n’escapes i bufes l’escuma
    de la cervesa,
    concentrat en les piruetes
    de les esferes
    diminutes, perfectes i suaus.

    T’admira la bellesa del teu quadre.
    Somrius com ho faria un déu
    de l’ordre i el control,
    la permanència.

    Però de sobte te n’adones:
    una galàxia que gira,
    un centre mòbil,
    les aspes en perill constant
    de dissolució en el líquid.

    El monstre, el monstre boig,
    la boca oberta
    en qualsevol moment.
    La grua estavellada,
    l’estufa de butà,
    l’ordinador calent,
    el pas de vianants,
    el dia que et demanen
    que passis pel despatx…

    I tu t’hi veus,
    un punt minúscul,
    abstret
    en trivialitats,
    que cau entre els braços enormes
    de l’espiral
    i s’esberla en el buit.

    Et queden pocs glops de cervesa.



    FINS ON ARRIBA

    Sabrien dir
    les pedres llençades a l’aigua
    les ones concèntriques que s’amaguen
    en el seu si?

    Tampoc sabem, nosaltres,
    on tenim el llindar de l’ombra.

    Construir què?, dirien.
    Els còdols no pensem.
    Ens hi deixem rebotre:
    volem saber fins on arriba.

    I si nosaltres…?

    Què hi guanyen esbotzant
    la tenebra que els crida?
    Cauen al fons els còdols?
    Després del salt, a l’aigua
    hi traspua un corriol múltiple.

    Seria més savi que la renúncia?

    Explorem l’ombra
    des del racó.
    Sembla que vibri, que es capgiri,
    que s’enfonyi i es repeteixi
    en el líquid ignot.

    Seria més savi que la renúncia?




    Els llops

    Escrit a sis mans per Esteve Plantada, Laia Noguera i Joan Duran, Els llops (La Garúa, 2009) és un poemari d’un sol traç. Vol ser un únic udol que eixordi individualitats, que les arraconi a l’anonimat per assemblar-se més al poema en abstracte i en majúscules.

    Imatge de la coberta: Neus Grandia

    Els llops no és senzillament una obra ambiciosa i reeixida; no és tan sols el tripudi d’uns poetes que triomfen des del llenguatge. És alguna cosa més: és la invocació al lector de poesia perquè ocupi una funció activa i és l’esforç titànic per seduir-lo amb la intel·ligència.

    Francesco Ardolino


    cap als mons que projecten l’estiu nou de les paraules.


    10

    Alçaràs ensenyes d’una divisa falsa,
    fins que el mot sigui
    l’única realitat
    d’un altre món.


    REALITAT

    Tal volta un mot es fa real
    com a símbol d’una altra cosa
    que potser sí que no existeix.




    Fuig colgant-te, gravita’t, embalsama’t


    26

    Enmig de l’empenta reposa
    el teu cove, límpid endreç
    de torre colgades. I corres,
    però la mà de la nit no premsa,
    et retorna el buit que neix
    de la teva buidor feta fugida.


    BÀLSAM

    Fugir de les veus de la nit,
    com si la carn
    incorruptible, com si el buit.




    Triomf (Premi Miquel de Palol, editat per l’editorial Columna el 2009) és la celebració de la vida i de la mort, de la fragilitat, del dolor, de la consciència. Conté seixanta poemes, en un joc simbòlic amb el nombre 3: tres triomfs, compostos de tres, tres i vint-i-un poemes, i trenta-tres estralls. Els tres triomfs han nascut de tres peces musicals: el Trio opus 50, A la memòria d’un gran artista, de Txaikosvki, interpretat pel trio Hyagnis; la Sonata núm. 21 opus 53, “Waldstein”, de Beethoven, interpretada per Roger Illa, i el Rèquiem de Mozart, arranjat per Peter Lichtental i interpretat pel Quartet Albada. Els estralls, en canvi, no tenen una relació explícita amb la música, tot i que viuen en l’atmosfera generada pels triomfs. En aquests poemes l’autora s’encara a la realitat de l’existència pouant en la seva pròpia saviesa innata, gràcies a la qual pot celebrar la mort, l’efímer i el dolor. Des d’aquest punt de vista, l’experiència de viure adquireix una bellesa i una força rutilants que amaren totes les portes que obre el llibre.


    Tuba mirum

    Festa quieta de fulles perennes.
    Petites respiracions de la terra.
    Ho veig des de dintre i noto un fil de tristesa.
    Comissura de tristesa.
    Tristesa una mica com jo.
    La bèstia d’allò que he perdut.
    Hores buscant-me.
    Voldria dir un nom que no fos el meu.



    Rex tremendae

    És aquí que arrelaria.
    De vegades em perdo.
    Perdo sang.
    Tu com ho fas.
    Estic sola.
    De vegades els ulls se m’omplen de sol i puc mirar-te.
    Llavors em reconec.
    Havia volgut recórrer totes les muntanyes.
    Però admetre que no-res.



    III

    Els dos a la vegada.
    Mirar la vall des de la torre, l’estesa de grisos, de vermells.
    Hem parlat de silencis.
    Respirar-ho, només, sense voler posar-li nom.
    Camino per la teva geografia gravada de matolls i xaragalls.
    Saber que tot és música.
    No sé quina és la part de tu que adjudiques a les paraules.



    X

    Ara ja sé com es diu.
    Te m’atanso a través d’aquesta cosa fosca.
    M’abraces amb els cossos.
    Sóc els ocells que giren el cap al cim de l’alzina.
    Desert de l’hivern.
    Al cor de la fusta les fulles reverberen.


    Una breu ressenya de Joan Calsapeu:

    Triomf és el poemari amb què la jove poeta Laia Noguera (Calella, 1983) ha guanyat el Premi Miquel de Palol de Poesia 2009. Es tracta de seixanta poemes d’intensa inspiració musical que celebren el triomf de l’existència sobre les ombres del fracàs, del dolor, de l’absurd i de la mort. La primera part consta de tres “triomfs” desiguals quant a extensió: el Primer triomf (tres poemes) neix del Trio opus 50 a la memòria d’un gran artista, de Txaikovsky; el Segon (tres poemes) neda sobre la Sonata núm. 21, opus 53, Bosc de pedres, de Beethoven, i el Tercer (vint-i-un poemes) ressegueix l’estructura del Rèquiem de Mozart. La segona part, Estralls, aplega trenta-tres poemes que caminen embolcallats en l’atmosfera musical de Chopin i Haydn. Laia Noguera, entén, amb Vinyoli, que la poesia és la música de les paraules, però a Triomf du aquesta idea més enllà, perquè les paraules són, aquí, solistes que naveguen dins la simfonia de la vida en cerca d’un jo gojós i serè, un jo reconciliat amb el món i meravellat davant el miracle d’existir.



    Parets

    Parets és una plaqueta publicada el gener del 2011 per Edicions 96.

    Us el recomano molt sincerament. Laia Noguera demostra que és una excel·lent poeta, amb una trajectòria que l’avala, ja no és cap promesa.

    Jordi Valls

    Llegir Parets és com passar un rosari, les denes del qual diuen el color de les emocions i la textura dels sentiments, tradueixen els tràngols en imatges […]; i, al costat d’això, d’un plegat una dena destil·la de nou el cordial i eleva el discurs, sense abandonar mai la poderosa sensualitat que ho entranya tot.

    Joan Calsapeu

    No n’hi manca, d’intensitat, al text, com tampoc hi sobren paraules. La poeta utilitza les justes, selecciona les precises, no escriu les que cal intuir i ni tan sols pensa en les innecessàries.

    Josep Maria Balbastre



    M’assec en un banc
    com viatjar sense mapa.
    Compro la casa en ruïnes
    del meu nom, per retornar-hi.

    I, sí, m’he confós
    i m’he perdut entre els arbres.
    I m’he estimat més tornar
    vora meu, per esperar-me.


    *

    Hem somiat que menjàvem
    a la mateixa taula
    i que el silenci era tou
    i calent com el pa.
    I m’he despertat partida
    com les engrunes.




    .

    0 0
  • 11/18/16--03:28: HEDY HABRA [19.577]

  • Hedy Habra

    Escritora y poeta de origen libanés nacida en Egipto. Se doctoró en literatura hispanoamericana por la Western Michigan University, donde dicta cursos de literatura. Ha escrito un libro de crítica sobre la novelística vargasllosiana, Mundos alternos y artísticos en Vargas Llosa (Iberoamericana 2012). Es autora de dos poemarios, Tea in Heliopolis, ganador del 2014 USA Best Book Award y finalista del International Poetry Book Award, y Under Brushstrokes, finalista del USA Best Book Award y del International Poetry Book Award. Su libro de cuentos, Flying Carpets, fue finalista del 2014 Eric Hoffer Book Award y del USA Best Book Award, habiendo recibido Mención Honorable del Arab American National Book Award el año anterior. Ha sido ganadora del premio de poesía Nazim Hikmet y del premio Victoria Urbano de poesía y cuentos. Sus poemas en inglés y en español han aparecido en numerosas revistas, entre otras, Cimarron Review, Poet Lore, Gargoyle, Nimrod, Alba de América, Letras Femeninas, Explicación de Textos Literarios. Linden Lane Magazine, y Verse Daily. Su página web es HedyHabra.com


    Poemas

    Jacaranda

    Voy a construir una ventana en medio 
    de la calle para no sentirme solo.
    Miguel Ángel Zapata

    El poeta quiere construir una ventana en medio de la calle para no sentirse solo.
    Yo también quiero construir una ventana en plena calle, plantar un jacaranda, y despertar con el trino de los pájaros que anidan en sus ramas. Tomaré mi café matutino sentada en el suelo tapizado de los pétalos purpúreos de mi infancia, y cada noche, sentiré las ramas estremecerse con el paso de la lejana brisa que sopla en Beirut a lo largo del malecón y que llega cargada de salpicaduras con perfume de recuerdos a través de las persianas entreabiertas. La noche se teje de murmullos de alas.


    Ruidos en el desván

    Un aleteo de alas envueltas en velos de gasa rutilante baila alrededor de tablas rotas, herida abierta en el piso de madera cubierto de plumón esparcido; las cartas de amor arrastradas por el viento caen en medio de pedazos de fotos rotas. Un suspiro rompe el ritmo de los pasos pesados; un árbol es arrancado, sus raíces sangran, sus venas vacían las raíces de mi corazón que tiembla, gorrión asustado en la palma de una mano. Luna hambrienta, no me atraigas hacia tu enloquecido círculo. ¿No ves que este vacío en mi pecho ya no marca el compás?


    El canario y la máscara emplumada

    Cuántos pájaros derramaron su sangre para que nacieras, mezcla horrenda de tocado azteca incrustado de oro veneciano, a menudo cómplice de Dios sabe cuántos designios infames ocultos bajo rasgos retorcidos. Ahora yaces vacío, inútil, en este estante abandonado, mientras te miro con desprecio, mero simulacro de plumas inertes. ¿Podrías acaso extender tus alas, volar, desdoblarte e hincharte mientras aleteas y hacer trinos a tu antojo? Toda esta sangre derramada, ofrecida a la lumbre hambrienta para dar forma a tu semblante, para afilar la punta del cincel cortante en este rostro petrificado. No cantaré para ti.



    Tan sólo se baila el tango en pareja
                    la canción de Europa

    Es que no lo han entendido del todo: nadie escuchó mi punto de vista. Nunca le tuve miedo a su cercanía: lo invité a moverse al ritmo de una música fluida que más adelante se conoció como el tango, haciéndole frente, guié sus pasos, su peso reclinado sobre mi cuerpo arqueado, mi mano, un puño de hierro en un guante de terciopelo.
    Déjenme cerrar los ojos para revivir cada instante, sí, ahora vuelvo a sentir los pies mojados en el azul tibio de Sidon, tan tibio como su aliento, y sí, le puse una guirnalda de flores alrededor del cuello, sí, y le susurré promesas al oído para que me llevara hasta las lejanas orillas que ahora llevan mi nombre, sí, y no se olviden de que no era blanco como el oscuro objeto del deseo de Pasífae.



    Nocturno

    Cada noche, mientras todos los pasajeros están dormidos, me quedo desvelado, reclinado sobre mi escritorio hasta que resuene desde la cabina de al lado la voz de la mujer que arrulla a su hijo. Atento a los altibajos de su melodía, mi lápiz recorre la página de manera sinuosa, hace eco a su tarareo, conjurando los cuentos que le contará al niño cuando crezca pero que lo mecen ahora a modo de partitura vacía llena de palabras inaudibles como notas trazadas con tinta invisible, tan sólo percibidas por mí que las estoy anotando fielmente, noche tras noche, ensartando palabras y ondas sonoras como si tejiera un collar en un idioma desconocido que ahogara los llantos y los temores nocturnos a través de arrecifes llenos de coral y de pez mariposa, cuyos labios carnosos despiden la tristeza con un beso, la añoranza del hogar que quedó atrás y las penas por venir.


    First Bra

    I remember when I turned eleven how my mother panicked: “Your cousin Coco is nine and has already lemon-sized breasts!” I didn’t think lemons were pretty sprouting on one’s chest but Coco’s lemons were her mother’s pride and my mother’s despair.

    I can still see the shimmer of my first bra, whose sole purpose was to maintain hope for better days as an amulet in fertility rites or a conjurer of seasonal rains.

    Its layers of sheer nylon made me shiver when I’d feel them sliver between my fingers. I’d wash it with great care using soft soap foam as though its airiness carried arcane messages yet to decipher while I wore it against my flesh.

    In French, soutien-gorge means support for the chest, 
    or throat. That must be why my voice became hoarse every time I slipped it underneath my clothes.


    The Apple of Granada  

    Some say Eve handed a pomegranate to Adam, and it makes sense to me. How can the flesh of an apple compare to the bejeweled juicy garnets, the color of passion, hidden under its elastic pink skin tight as an undersized glove, a fruit withholding the power to doom and exile since the dawn of time. For a few irresistible seeds, didn’t Persephone lose sight of the sun for months? I mean, think of the mystery hidden in its slippery gems, of the sweetness of the tongue sealing the union with the beloved in the Song of Songs. And I succumb, despite how messy it is to crack the fruits open, invade that hive, oblivious to the indelible droplets splattering the sink, reaching beyond the marble counter all over my arms and face, as my fingertips delicately remove its inner membranes, until the bowl is filled with shiny ruby red arils. I add a few drops of rose and orange blossom water, the way my mother did and my grandmother used to do and her mother before her.  


    Sounds in the Attic

    Fluttering wings wrapped in shimmering muslin veils dance 
    around the broken planks, a gaping wound in the hardwood 
    floor littered with scattered down, love letters flying away 
    from torn photographs. A whisper breaks the rhythm of the 
    footbeats: a tree is unearthed, its roots bleed, veins sapping 
    roots of my heart, throbbing as a frightened sparrow held 
    tightly in a palm. Hungry moon, do not lure me into your 
    maddened circle. Don’t you see that hole in my chest no 
    longer keeps a beat?



    POETRY SUNDAY: ‘TEA AT CHEZ PAUL’S,’ BY HEDY HABRA


    Tea at Chez Paul’s

    We ate Schtengels at Chez Paul’s,
    twisted breads sprinkled with coarse salt
                   clinging to our lips.
    We could see the sea enfolding us
    through the tall bay windows
    of the semi-circular Swiss teahouse.
    You described a Phoenician Tale
    just for me,
    how the mountain slopes
    reddened each spring
                  with Adonis’ blood,
    how this delicate flower,
    truly and duly Lebanese
    has come to be called a red poppy, an anemone,
    with all its melodious variations,
                       alkhushkhash,
                              un amapola,
                                     un coquelicot,
                                            ed anche un papavero. . .

    We walked through a field scattered
    with red poppies bright as when Ishtar
    sprinkled nectar
    on her beloved’s blood.
               Time seemed elastic then,
                                  space infinite.
    I wished to bring home a handful of scarlet light,
    to keep the softness of its wrinkled petals
    alive a while longer.
    The moment I cut Adonis’ flower,
    hanging like a broken limb, its corolla fell over my hand,
    head too heavy with dreams.
               No wonder blossoms tremble
                                       .on their fragile stems.

    Sometimes love is only real when not uprooted.
               Isn’t there a geography of every emotion?
    not a precious, intricate Carte du Tendre,
               but a trail of forgotten footsteps mapping
    every heartbeat, every motion?
                             A stairwell, a car, a booth, a parking lot,
               a streetlight, a gateway,
    an old-fashioned reverbère, 
               a Bus Stop or maybe a tree, a tree stump,
    a moss-covered path, a pond,
               a small creek, a flat stone, 
                             a hill, a porch or even a wooden bench?

    Take the poppy, for instance.  It will only breathe
    and give joy at its birthplace.
               I can still feel the small flower melting
    into liquid silk in my palm.
               I held the red petals to my cheek
    like a morning kiss while you kept telling how Ishtar
               or as some may say Astarté, often mistaken for Isis,
                         was truly her Phoenician incarnation,
    before she was ever called Aphrodite or Venus.
               I remember how you talked and talked
    until we both stepped into Ishtar’s temple.


    First published by Nimrod International Journal, as a finalist for the Pablo Neruda Prize and published in Tea in Heliopolis (Press 53, 2013). Reprinted with permission from Press 53 and available at press53.com..






    .


    0 0


    Manuel José de Lavardén

    Manuel José de Lavardén (Buenos Aires, 1754 – Colonia del Sacramento, 1809), abogado, docente, dramaturgo y periodista rioplatense, destacado precursor de la Revolución de Mayo.

    Su padre, Juan Manuel de Lavardén, era un abogado nacido en Charcas, jurisconsulto asesor de los virreyes Pedro de Ceballos y Juan José de Vértiz, además de ser uno de los responsables de la expulsión de los jesuitas.

    Manuel José cursó estudios de leyes en las Universidades de Chuquisaca, Granada, Toledo y Alacalá de Henares. Sin embargo, nunca se recibió de doctor en leyes.

    Regresó a Buenos Aires en 1778 y dictó cátedra de filosofía en el Real Colegio de San Carlos, donde era rector el canónigo Juan Baltasar Maciel, que lo admiraba como erudito, poeta y pensador. Fue miembro del Cabildo de Buenos Aires y de la Junta de Temporalidades, organización encargada de administrar los bienes de los expulsados jesuitas.

    Su primer escrito notable fue una Sátira que ridiculizaba a los poetas limeños, en respuesta a uno de ellos, que había atacado a Buenos Aires. Pero lo consagró una tragedia en verso de 1786, Siripo, la primera obra de teatro no religiosa escrita en la actual Argentina, que cuenta la destrucción del fuerte Sancti Spíritu y la vida de la legendaria Lucía Miranda. La mayor parte de la obra se perdió más tarde, y sólo se conserva el segundo acto.

    Ese mismo año se asoció a un capitalista para la administración de una estancia en la Banda Oriental, cerca de Colonia. Tras varios años en que intentó mejorar la ganadería de la zona, incluso traer ovejas merinas de España, se independizó de su socio y estableció un saladero. Un juicio por un sueldo atrasado lo llevó a la cárcel; se instaló nuevamente en Buenos Aires, donde se dedicó a trabajar como abogado y a escribir.

    En 1792 anunció la presentación de otras dos obras, de contenido más clásico y europeo, pero el incendio del Teatro de la Ranchería impidió su representación y destruyó los originales. Por esa época escribió un poema, La Inclusa, que fue censurado por la Iglesia.

    Su obra más conocida fue la Oda al Paraná, publicada en el primer número del Telégrafo Mercantil, periódico fundado por Francisco Cabello y Mesa en 1801, a instancias de Manuel Belgrano, y que fue el primer periódico de Buenos Aires. Era una composición netamente neoclásica.

    Participó también de la fundación de una Sociedad Patriótica, que tenía por fin el estudio de las ciencias y su difusión entre los porteños ilustres de la época, además del sostenimiento ideológico y económico del Telégrafo Mercantil. Si bien la Sociedad murió poco después de fundada, continuó colaborando con el periódico; pero no como poeta, sino como periodista y divulgador de las ciencias y de conocimientos mercantiles y navales.

    Durante la primera de las invasiones inglesas se unió al ejército que había reunido Santiago de Liniers en Montevideo como auditor de guerra. Se adelantó al desembarco de éste en Buenos Aires unos días, de modo que coordinó el ejército que venía de la Banda Oriental con los cuerpos de caballería de Cornelio Zelaya y Juan Martín de Pueyrredón. Tras la Reconquista, secundó en el Cabildo abierto del 14 de agosto de 1806 la gestión de Martín de Álzaga y Joaquín Campana en favor de la suspensión del virrey Rafael de Sobremonte.

    No hay constancia de lo que haya hecho durante la segunda invasión. Tras la victoria, asesoró literariamente al nuevo poeta favorito de Buenos Aires, Vicente López y Planes, y prácticamente le dejó el lugar de privilegio que tenía en el gusto popular. No volvió a escribir, e intentó seguir con el saladero de Colonia; el mismo que más tarde pasaría a manos de Guillermo Brown.

    Tuvo serios problemas económicos en sus campos orientales, tal vez derivados de las invasiones inglesas, y se sabe muy poco de su último lustro de vida. Posiblemente sufrió un infarto a fines de 1808, que lo alejó de la vida social.[cita requerida] De modo que se instaló definitivamente en Colonia. Allí falleció en noviembre de 1809, unos meses antes de la Revolución de Mayo, que en cierto sentido, al menos el cultural, había anticipado.


    Oda al Paraná 
    Manuel José de Lavardén (1754-1809)

    Oda al Paraná

      Augusto Paraná, sagrado río
    primogénito ilustre del océano,
    que en el carro de nácar refulgente,
    tirado de caimanes, recamados
    de verde y  oro, vas de clima en clima,
    de región en región, vertiendo franco,
    suave verdor y pródiga abundancia,
    tan grato al portugués como al hispano;
    si el aspecto sañudo de Mavorte,
    si de Albión los insultos temerarios
    asombrando tu cándido carácter,
    retroceder te hicieron, asustado, 
    a la gruta distante, que decoran
    perlas nevadas, ígneos topacios,
    y en que tienes volcada la urna de oro,
    De ondas de plata siempre rebosando;
    Si las sencillas ninfas argentinas
    Contigo temerosas profugaron
    Y el peine de carey allí escondieron
    Con que pulsan y sacan sones blandos
    En liras de cristal, de cuerdas de oro,
    Que os envidian las Deas del Parnaso;
    Desciende ya dejando la corona
    De juncos retorcidos, y dejando
    La banda de silvestre camalote,
    Pues que ya el ardimento provocado
    Del heroico español, cambiando el oro
    Por el bronce marcial, te allana el paso,
    Y para el arduo, intrépido combate,
    Carlos presta el valor, Jove los rayos.

     Cerquen tu augusta frente alegres lirios
    Y coronen la popa de tu carro,
    Las ninfas te acompañen adornadas
    De guirnaldas, de aroma y amaranto,
    Y altos himnos entonen, con que avisen
    Tu tránsito  los Dioses tributarios.
    El Paraguay, el Uruguay lo sepan, 
    Y se apresuren próvidos y urbanos
    A salirte al camino, y a porfía,
    Te paren en distancia los caballos
    Que del mar Patagónico trajeron;
    Los que ya zambullendo, ya nadando,
    Ostentan su vigor, que mientras llegan
    Lindos Zéfiros tengan enfrenados.

     Baja con majestad, reconociendo
    De tus playas los bosques y los antros.
    Extiéndete anchuroso, y tus vertientes,
    Dando socorro a sedientos campos
    den idea cabal de tu grandeza.
    No quede seno que a tu excelsa mano
    Deudor no se confiese. Tú las sales
    Derrites y tú eleva los extractos
    De fecundos aceites; tú introduces
    El humor nutritivo, y suavizando
    El árido terrón, haces que admita
    De calor y humedad fermentos caros.
    Ceres de confesar no se desdeña
    Que a tu grandeza debe sus ornatos.
    No el ronco caracol, la cornucopia,
    Sirviendo de clarín, venga anunciando
    Tu llegada feliz. Acá tu hijos,
    Hijos en que te gozas, y que a cargo
    Pusiste de unos hijos tutelares
    Que por divisa la bondad tomaron, 
    Zéfiros halagüeños por honrarte,
    Bullen y te preparan sin descanso
    Perfumados altares, en que brilla
    La industria popular, triunfales arcos
    En que las artes liberales lucen,
    Y enjambre vistosísimo de naos,
    De incorruptible leño, que es don tuyo,
    Con banderolas de colores varios
    Aguardándote  está. Tú con pala
    De plata, las arenas dispersando
    Su curso facilita. La gran corte
    En grande gala espera. <ya lo sabios, 
    De tu dichoso arribo se prometen
    Muchos conocimientos más exactos
    De la admirable historia de tus reinos,
    Y los laureados jóvenes, con cantos
    Dulcísimos de pura poesía
    Que tus melífluas ninfas enseñaron
    Aspiran a grabar tu excelso nombre,
    Para siempre, del Pindo en los peñascos,
    Donde hoy más se cantan tus virtudes
    Y no las iras del furioso Janto.

     Ven sacro río, para dar impulso
    Al inspirador ardor; bajo tu amparo
    Corran como tus aguas nuestros versos,
    Llevarás guarnecidos de diamantes.
    No quedarás sin premio  (premio santo!);
    Y de rojos rubíes, dos retratos,
    Dos rostros divinales, que conmueven;
    Uno de Luisa es, otro de Carlos.
    Ves ahí, que tan magnífico ornamento
    Transformará en un templo tu palacio;
    Ves ahí para las ninfas argentinas,

    Y su dulce cantar, asuntos gratos.




    SIRIPO. UN TRÁGICO AMOR

    Por: Roberto Antonio Lizarazu

    Desde siempre se supo que el amor tiene oscilaciones extremas, que es ilógico e irracional; y que su devenir puede derivar en la gloria más excelsa –según opinión del exquisito poeta romántico mexicano, Manuel María Flores: Es tocar los dinteles de la gloria- o en una tragedia griega. Platón dedicó varios de sus diálogos  al tema; y que otros autores, posteriormente, le pusieron letra.

    En el caso abreviado de hoy no pretendemos meternos con los autores clásicos, Dios nos libre de esas alturas, sino comentar la tragedia que inmortalizara Ruy Díaz de Guzmán en su obra La Argentina,  respecto a las vicisitudes del jefe timbú Siripo, a Lucía Miranda, y a su esposo el capitán Sebastián Hurtado. Esta sería la parte histórica, o por lo menos la más aproximada que conocemos, de la historia de los hechos.

    La parte teatral de estos sucesos, ya es otra cosa,  se lo debemos al primer dramaturgo argentino, nuestro Manuel José de Labardén, que escribe en 1786 la tragedia en versos, SIRIPO.  Nacido en Buenos Aires en 1754 y fallecido en la Colonia del Sacramento en 1809. (1)

    Por otra parte este argumento, que hechó profundas raíces en la mitología guaraní,  dio pié para la realización, además de la obra de Labardén, de dos operas. La primera de ella del compositor Felipe Boero con libreto de Luis Bayón Herrera, y que fuera presentada el 8 de junio de 1937 en el Teatro Colón. Y la segunda es una obra lírica de Gilardo Gilardi  (25.05.1889-16.01.1963) con libreto de José Oliva Nogueira,  denominada La Leyenda del Urutaú.   El argumento de esta Leyenda del Urutaú, la de Oliva Nogueira, difiere sustancialmente   de la conocida  de manera tradicional, y que se atribuye originaria de raíces guaraníticas paraguayas. Es otra leyenda completamente diferente. 

    Síntesis del argumento de la obra teatral de Labardén, 

    Reiteramos, que este argumento de Labardén  está basado en la Historia Argentina del descubrimiento, población y conquista de las provincias del Río de la Plata, de Ruy Díaz de Guzmán, editado en   1612. En su Libro I,  Capítulo VII, De la muerte del capitán don Nuño de Lara, y su gente, y lo demás sucedido. Pero de ninguna manera, ni contando con la mejor buena voluntad, puede considerase una crónica histórica. 

    Acto 1

    Trata de uno de los primitivos dramas del Río de la Plata, y revive la época del Siglo XVI. La acción se desarrolla a orillas del Río Paraná, en el exterior del fuerte Sancti Spíritu, fundado por Gaboto c. 1500. Los españoles que han quedado de guarnición al mando de Nuño de Lara ven transcurrir los días monótonos y sin alternativas de ningún género, pues los indios timbúes se presentan mansos y obedientes a todas les exigencias de los conquistadores. 

    Pero el odio al invasor germina en el seno de la tribu, azuzada por Siripo, hermano  del cacique Marangoré. Este en cambio se muestra irresoluto y dispuesto a claudicar, porque se halla perdidamente enamorado de Lucía Miranda, esposa de Sebastián Hurtado, a quien ha acompañado en la aventura y temeraria expedición. Siripo consigue decidir a Marangoré y resuelve atacar a los españoles por sorpresa, con la condición de apoderarse de Lucía sin causarle daño alguno.

    Nuño de Lara, jefe del destacamento español, resuelve enviar, bajo el mando de Hurtado, una parte de sus tropas a bordo de un velero, para remontar el Paraná y conseguir víveres, que ya no se puede requerir a los timbúes, y ésta es la oportunidad que elige Siripo para penetrar en el fuerte con mentidas muestras de amistad y exterminar durante la noche a los españoles. Entre el fragor de la lucha y el incendio que provocan los timbúes, Marangoré muere y Siripo se apodera de Lucía, reclamando el exterminio de los conquistadores para vengar la muerte de su hermano. 

    Acto 2

    En el campamento de Siripo a orilla del Paraná, Siripo ha heredado de su hermano Mangoré, el cacicazgo, y así mismo, aumenta la pasión avasalladora por la mujer blanca, que fue la causa de la perdición del cacique timbú. Lucía y su padre, don Diego de Miranda, cautivos de Siripo, esperan todavía la liberación con la llegada de Hurtado y los españoles. Entretando, Yara, la india favorita de Siripo  ve con terror aproximarse el día de su repudio, (2) pues Lucía finge no ser indiferente a los requerimientos del cacique, y opone el reparo de la religión que los separa, para ganar tiempo.

    Llega Hurtado, ocultando su nombre, como emisario de Nuño de Lara; viene a proponer la paz a cambio del sometimiento de la tribu, o la guerra y la venganza en caso contrario. Con gran asombro, Hurtado encuentra a Siripo dispuesto a someterse y hasta a abrazar la religión cristiana si los españoles perdonan a los timbúes su traición. Cuando Siripo le revela que el amor por Lucía, a quien Hurtado cría muerta en la destrucción del fuerte, es la causa de ese cambio tan inverosímil. Hurtado se niega a creerlo, pero luego, ante la seguridad de Siripo, se indigna y duda de su mujer. Quiere verla e interrogarla a solas. Aparece Lucía y todo se aclara en un tiernísimo diálogo que interrumpe Hurtado quien  se dispone a partir de inmediato para cumplir con su deber de emisario y volver luego a rescatar a Lucía por la fuerza; pero ya es tarde.              

    Siripo sabe que Hurtado es el marido de Lucía,  y comprende que ha sido engañado. Ordena a Lambaré que alcance al fugitivo. Lucía, en un arranque de indomable fiereza, apostrofa al cacique, desafiándole a que la hiera en pleno pecho, pues allí encontrará con seguridad a su esposo, a quien no dejó de amar un solo instante. Siripo ciego de ira, va a herirla con su lanza, pero se detiene; su amor por la mujer blanca es más poderoso que su indignación y su dolor. 

    Acto 3

    En un claro en el monte, Lambaré, el hermano Yara,  ha muerto en la lucha sostenida con Hurtado y los suyos. Se encienden hogueras en el bosque, alrededor de las cuales danzas rituales de los timbúes, alejan al muerto los malos espíritus. Yara intenta atraer, con sus apasionados recuerdos, al cacique, cada vez más triste y enamorado de la mujer blanca. Hurtado  prisionero del cacique, será víctima de la venganza que Siripo prepara para castigar a Lucía, quien al ver el peligro que corre su esposo, promete nuevamente amar al salvaje, y no ver más a Hurtado, quien a su vez elegirá nueva mujer entre las más bellas de la tribu.                  

    Hurtado comprende el terrible sacrificio de Lucía y queda anonadado cuando Siripo parte llevando a su esposa desvanecida, ante la desesperación de Yara y el asombro de los timbúes, que ven en tal actitud un presagio de grandes males para la tribu. Pero Cayumarí,  el timbú fiel a los españoles, desde el momento en que Lucía curó piadosamente sus heridas, vela atento. Cayumarí  hará que Lucía pueda escapar y llegar con Hurtado, por un oculto sendero hasta el barco español que vigila las costas del río. 

    Escena final

    Cuando ya suponía Hurtado que habían terminado tantas desventuras, la despechada Yara (2)  los descubre, y acuden los timbúes acribillando a flechazos la infeliz pareja. Siripo  al ver caer a Lucía, no puede contenerse y sollozando exclama “Matadme a mi también, Matadme a mi con ella”. Cae el telón. 

    Observaciones                            


    (1) Manuel José de Labardén o Lavardén como lo rebautizaron en 1947 los cuidadosos puristas de nuestro idioma.       

    En relación a   las imprecisiones de los nombres y apellidos de nuestros notables, es todo un tema clásico que ya hemos visto en numerosos Apuntes. Pero el de Labardén o Lavardén, alcanzó niveles de preocupación de estado. Hasta 1940 era Labardén y punto. Los teatros que se erigieron en varios sitios de nuestro país, los institutos educativos, las calles en Buenos Aires (Parque Patricios) y de otras ciudades de nuestro país,  incluso la manera que el propio autor rubricara su apellido,  era Labardén.     

    Ramón Castillo asumió la presidencia argentina en 1942 y fue derrocado por Pedro Pablo Ramírez el 4 de junio de 1943. Con Castillo ya asomaba la punta de ese elemento de corrección, de cuidado, de control de nuestro idioma. Al pretender controlar el idioma, alcanzaba los medios escritos, educativos, literarios, radiales, teatrales; y dentro de la palabra radial, las letras de lo que se cantaba.  Por supuesto lo que más se cantaba en ese momento eran tangos y canciones criollas. Mencionaremos  solamente dos paradigmáticos ejemplos de letras modificadas. 

    El clásico Mano a Mano  de Esteban Celedonio Flores.   
    Rechiflao en mi tristeza/ Hoy te evoco y veo que has sido/ en mi pobre vida paria/ solo una buena mujer.
    Reemplazado por:
    Te recuerdo en mi tristeza / y al final veo que has sido / en mi existencia azarosa / más que una buena mujer.

    El tango De barro, de Piana y Manzi,      
    Este tango fue editado por la Editorial Julio Korn el 9 de abril de 1943 y la portada registraba la obligatoria frase de Aprobación de Radiocomunicaciones para su libre difusión. Sin embargo finalmente no pudo ser emitido por radio porque en sus versos se incluía la palabra pucho. La cual los censores de turno interpretaban como un vocablo del bajo fondo. Pero hasta para ser censor hay que ser letrado. La palabra pucho es quechua y significa nada más que eso: El resto de un cigarro. 
    Muchos más debieron modificar sus letras para adaptarse a la  Censura Radial.  Además de los ejemplos mencionados cayeron Cambalache, Mala Junta, Boedo, Los Mareados y otros.

    Pero una de las retrógradas facetas más peligrosas del golpe militar de 1943, que pretendía resguardar nuestra pureza idiomática y enderezar las desviaciones filológicas lunfardistas y de mal gusto; y ni que decir de las malas palabras, fue una suerte de denominada Censura radial, al pretender modificar o corregir los apellidos de las personas, las que por diferentes motivos o costumbre habían adoptado.   Por supuesto sobre esta Censura Radial, los gobernantes que eran autocráticos pro fascistas pero no tontos,  no dejaron ni una coma escrita; y menos firmado algo  respecto de esta censura.                   

    Pero se hace muy difícil mantener criterio propio cuando el sostenimiento de las academias son efectuadas por el gobierno de turno y para 1945 las más importantes de las academias ya habían sufrido ese estatal cambio de estado. 

    Hasta que la mismísima Academia Argentina de Letras intervino en esta polémica, que hasta ese momento no lo era, en consonancia con la tara de purismo idiomático que el gobierno nacional impusiera prohibiendo entre otras cosas, el uso de palabras de uso común, en letras de canciones y varios tangos malhablados,  hasta que el apellido de nuestro primer dramaturgo cayera en el tumulto, dejando por escrito y firmado el dislate en cuestión. Había que cambiar  el plebeyo Labardén, por el distinguido y monárquico Lavardén.  Siempre se atribuyó que la familia Labardén eran descendientes de la casa francesa del Marqués de Lavardín, con i latina.                         

    Similar dislate hubiese sido si la Academia Nacional de la Historia hubiese pretendido la modificación del apellido de Juan Manuel de Rosas por el de Juan Manuel de Rozas, que era el apellido de su familia, o el de Leandro N. Alem por el de Leandro N. Alen, por similar motivo. Los ejemplos podrían ser decenas.

    Por medio de un Acuerdo acerca del idioma, que se registra en el volumen 1 de Actas de 1947, dictaminó que: Como se ha generalizado en el público el error de designar al poeta Manuel de Lavardén, precursor de las letras argentinas, con el nombre de Manuel José de Labardén, error que se ostenta, además, en las calles que llevan este nombre en la ciudad de Buenos Aires. Por todo ello, se declara que el verdadero nombre del mencionado poeta es el de Manuel de Lavardén, y se resuelve dirigir una nota al señor intendente municipal de Buenos Aires para su oportuna corrección. (Páginas 57 y 58 del acta mencionada)

    Como es de rigor, cuando el estado pretende regir hasta los giros idiomáticos y precisar cuales son las buenas y las malas palabras, o como se deben escribir  los apellidos de las personas, todo dura un suspiro. En el país nada se modificó. Si hay que reconocer que en la ciudad de Buenos Aires, se cumplimentó la censura de 1947 y oficialmente, la calle en Parque Patricios se denomina  Lavardén, siendo la misma calle límite del Barrio con su nombre con v corta. Lo irónico es que ese mismo gobierno, de la misma ciudad dirige desde 1913, el Instituto Nacional de Arte Manuel José de Labardén, con b larga. Si alguien entiende del tema, ruego tenga la amabilidad de explicarme.

    (2) Los guaraníes no tenían Divorcio, pero sí el expeditivo Repudio. Una de las  acepciones más comunes de Yara en tupí-guaraní es: Señora de la casa.



    Bibliografía general

    Historia Argentina del descubrimiento, población y conquista de las provincias del Río de la Plata, de Ruy Díaz de Guzmán, editado en   1612. En su Libro I,  Capítulo VII, De la muerte del capitán don Nuño de Lara, y su gente, y lo demás sucedido.  Se registra en la Colección Pedro de Angelis. Obras y Documentos Relativos a la Historia Antigua y Moderna de las Provincias del Río de la Plata. Tomo I. Editorial Plus Ultra, Buenos Aires, agosto 1969. 

    Guillermo Furlong. Historia Social y Cultural del Río de la Plata. Tomo El Transplante Social. TEA, Buenos Aires, 1969. 

    Sitio Oficial Teatro Colón. Bases de datos de todas las óperas representadas en el Teatro Colón de Buenos Aires, desde 1908.

    Boletín del Instituto histórico de la ciudad de Buenos Aires. Municipalidad de la Ciudad de Buenos Aires. Nº 7 Buenos Aires, 1980. 




    Poema Siripo (Escena XIII) Miranda- Lucía
    de Manuel José Lavardén


    Siripo (Escena XIII) Miranda- Lucía

    MIRANDA: Basta, hija. Tú deliras, ¿quién te ha visto
    descomponerte así?

    LUCÍA: ¡Cielo Sagrado
    ¿Qué es lo que me sucede? ¡Ay infelice!
    ¿Hurtado es tan funesto desamparo
    me abandona? ¿Podrán otros respetos
    ser antes que mi amor? ¿Podré yo acaso
    posponerle a mi vida? ¿Pues mi esposo
    no está ligado con iguales pacto.
    ¿Para esto le seguí? ¿Y así me paga?...
    Lo entiendo a mi pesar. Él se ha vengado.
    Y ¿dónde iré yo sola, mujer débil?
    ¿Qué gruta será fúnebre reparo
    a mi triste orfandad? ¿Los fieros tigres
    socorro me darán? Sí, serán mansos
    cuando un amante, un padre y un esposo
    su fiereza les roban despiadados.
    ¿Pero de quién me quejo? ¿Su venganza
    no he provocado yo? ¿No es justo pago
    aqueste de mi crimen¿Yo no he sido
    quien con ojos risueños ha mirado,
    infiel, a un nuevo amante que tejía
    con alevosas y sangrientas manos
    la guirnalda nupcial, que coronase
    mi crimen y mi boda? Es necesario
    que la muerte le lave. Morir debo.
    Yo de mí misma juez pronuncio el fallo.
    El honor lo aconseja, amor lo manda.

    MIRANDA:¿Tantas penas no bastan? ¿Mis quebrantos
    quieres aumentar, hija? No apresures
    los males que vendrán mal nuestro grado.








    .


    0 0
  • 11/19/16--01:14: CHARLOTTE DELBO [19.579]

  • Charlotte Delbo

    Charlotte Delbo, (*10 de agosto de 1913, Vigneux-sur-Seine, Essonne, Isla de Francia -† 1 de marzo de 1985, París), fue una escritora francesa principalmente conocida por su trilogía de memorias en Auschwitz, adonde fue enviada como miembro de la resistencia francesa.

    Nacida cerca de París, uno de los cinco hijos del carpintero Charles Delbo y Erménie Morero. Estudiante de filosofía en La Sorbona, se interesó por el teatro y la política, se adhirió al Partido Comunista Francés en 1932. Se casó con George Dudach en 1934 y más tarde fue secretaria y asistente del famoso actor, director y productor Louis Jouvet encontrándose en gira teatral por Buenos Aires cuando la Wehrmacht ocupó Francia en 1940. Regresó a París diciendo a Jouvet Debo regresar, no puedo permanecer a salvo mientras otros son guillotinados, no podré mirar a nadie a la cara.

    Su marido era miembro activo en la resistencia francesa como correo secreto del poeta Louis Aragon, ambos formaron parte del grupo de Georges Politzer. El 2 de marzo de 1942 fueron arrestados por fuerzas de la ocupación alemana de Francia.

    El 23 de mayo Dudach fue fusilado y ella fue enviada a varios campos de tránsito en Francia hasta el 23 de enero de 1943 cuando fue deportada en tren junto a otras 229 mujeres hacia Auschwitz en uno de los pocos transportes de prisioneros no judíos ya que eran generalmente enviados al Campo de concentración de Mauthausen-Gusen. Sólo 49 sobrevivieron, fue el único vagón de prisioneros que entró al campo de concentración cantando La Marsellesa.3 ( Le convoi du 24 janvier). En ese mismo vagón se hallaba Marie-Claude Vaillant-Couturier, hija de Lucien Vogel que testificaria en los Juicios de Nuremberg; France Rondeaux, sobrina de André Gide; Vittoria "Viva" Daubeuf, hija de Pietro Nenni; Simone Sampaix, hija del editor de L'Humanité; Marie "Mai" Politzer, esposa de Georges Politzer; Adelaide "Heidi" Hautval, doctora que testificaría sobre las atrocidades médicas nazis; y Helene Solomon-Langevin, hija del físico Paul Langevin. Las mujeres fueron confinadas en Birkenau;, luego, en el campo satélite de Rajsko, antes de ser enviadas el 7 de enero de 1944 a Ravensbrück para en 1945 ser puestas a disposición de la Cruz Roja Internacional.

    Al regreso escribió su trilogía Auschwitz y después, pero retuvo su publicación hasta 1965 para darle correcta perspectiva histórica; y los últimos dos volúmenes fueron publicados en 1970 y 1971.

    La pieza teatral "Qui Rapportera Ces Paroles?" trata sobre su experiencia en Birkenau.

    Influenciada por David Rousset y Jorge Semprún abandonó los ideales comunistas al conocer la existencia de otros campos de prisioneros. Durante la Guerra de Argelia publicó el manifiesto antibélico "Les belles lettres".

    En la década del 60 trabajó para la ONU y con Henri Lefebvre. Murió de cáncer de pulmón en 1985.

    Valoración[editar]
    Si mundialmente su obra no ha tenido la difusión de los relatos de Anne Frank, Primo Levi y Elie Wiesel, como Tadeusz Borowski, en cambio influenció en Haft, Lamot, Lawrence L. Langer, Nicole Thatcher, Geoffrey Hartman, Marlene Heinemann, Robert Skloot, Kali Tal, Erin Mae Clark, Joan M. Ringelheim, Debarati Sanyal y otros.

    Publicaciones


    Les Belles Lettres, París, Minuit, 1961.
    Le Convoi du 24 janvier,París, Minuit, 1965, 1978, 1995.
    Auschwitz et après :
    Aucun de nous ne reviendra, París, Gonthier, 1965; Minuit, 1970, 1979, 1995, 2014.
    Une connaissance inutile, París, Minuit, 1970.
    Mesure de nos jours, París, Minuit, 1971, 1994.
    Spectres, mes compagnons, Lausana, Maurice Bridel, 1977; París, Berg, 1995.
    La Mémoire et les Jours, París, Berg International, 1985, 1995.

    Teatro:

    La Théorie et la Pratique, París, Anthropos, 1969.
    La Sentence, pièce en trois actes, París, P.-J. Oswald, 1972.
    Qui rapportera ces paroles ?, París, P.-J. Oswald, 1974. HB, Aigues-vives, 2001.
    Maria Lusitania, París, P.-J. Oswald, 1975.
    La Ligne de démarcation y La Capitulation, París, P.-J. Oswald, 1977.
    Les Hommes", inédita.





    ORACIÓN A LOS VIVOS PARA PERDONARLES
    QUE ESTÉN VIVOS

    Vosotros que pasáis
    bien vestidos con todos vuestros músculos
    un vestido que os va bien
    que os va mal
    que os va regular
    vosotros que pasáis
    animados de vida tumultuosa en las arterias
    y bien pegada al esqueleto
    con paso alegre deportivo torpe
    reidores enfurruñados, sois guapos
    tan anónimos
    tan anónimamente cualquiera
    tan guapos por ser anónimos
    tan diversos
    con esa vida que os impide
    notar vuestro tronco que sigue a la pierna
    vuestra mano en el sombrero
    vuestra mano sobre el corazón
    la rótula girando suavemente en la rodilla
    cómo perdonaros que estéis vivos...
    Vosotros que pasáis
    bien vestidos con todos vuestros músculos
    cómo perdonaros
    todos han muerto
    Pasáis y bebéis en las terrazas
    sois felices ella os quiere
    mal humor problemas de dinero
    cómo
    perdonaros que estéis vivos
    cómo
    vais a haceros perdonar
    por los que han muerto
    para que paséis
    bien vestidos con todos vuestros músculos
    bebáis en las terrazas
    seáis más jóvenes con cada primavera
    Os lo suplico
    haced algo
    aprended un paso
    una danza
    algo que os justifique
    que os dé derecho
    a ir vestidos con vuestra piel con vuestro pelo
    aprended a caminar y a reír
    porque sería demasiado estúpido
    al final
    que tantos hubieran muerto
    y vosotros vivierais
    sin hacer nada con vuestra vida.



    PRIERE AUX VIVANTS POUR LEUR PARDONNER 
    D'ETRE VIVANTS

    Vous qui passez
    bien habillés de tous vos muscles 
    un vêtement qui vous va bien
    qui vous va mal
    qui vous va à peu près
    vous qui passez 
    animés d'une vie tumultueuse aux artères
    et bien collée au squelette
    d'un pas alerte sportif lourdaud
    rieurs renfrognés, vous êtes beaux
    si quelconques
    si quelconquement tout le monde
    tellement beaux d'être quelconques
    diversement
    avec cette vie qui vous empêche
    de sentir votre buste qui suit la jambe
    votre main au chapeau
    votre main sur le coeur
    la rotule qui roule doucement au genou
    comment vous pardonner d'être vivants...
    Vous qui passez
    bien habillés de tous vos muscles
    comment vous pardonner
    ils sont morts tous
    Vous passez et vous buvez aux terrasses
    vous êtes heureux elle vous aime
    mauvaise humeur souci d'argent
    comment comment
    vous pardonner d'être vivants
    comment comment
    vous ferez-vous pardonner 
    par ceux-là qui sont morts
    pour que vous passiez
    bien habillés de tous vos muscles
    que vous buviez aux terrasses
    que vous soyez plus jeunes chaque printemps
    Je vous en supplie
    faites quelque chose
    apprenez un pas 
    une danse
    quelque chose qui vous justifie
    qui vous donne le droit
    d'être habillés de votre peau de votre poil
    apprenez à marcher et à rire
    parce que ce serait trop bête 
    à la fin 
    que tant soient morts
    et que vous viviez 
    sans rien faire de votre vie.

    -1965-



    PRAYER TO THE LIVING TO FORGIVE 
    THEM FOR BEING ALIVE

    You who are passing by
    well dressed in all your muscles
    clothing which suits you well
    or badly
    or just about
    you who are passing by
    full of tumultuous life within your arteries
    glued to your skeleton
    as you walk with a sprightly step athletic awkward
    laughing sullenly, you are all so handsome
    so commonplace
    so commonplacely like everyone else
    so handsome in your commonplaceness
    diverse
    with this excess of life which keeps you
    from feeling your bust following your leg
    your hand raised to your hat
    your hand upon your heart
    your kneecap rolling softly in your knee
    how can we forgive you for being alive…
    You who are passing by
    well dressed in all your muscles
    how can we forgive you
    that all are dead
    You are walking by and drinking in cafés
    you are happy she loves you
    or moody worried about money
    how how
    will you ever be forgiven
    by those who died
    so that you may walk by
    dressed in all your muscles
    so that you may drink in cafés
    be younger every spring
    I beg you
    do something
    learn a dance step
    something that gives you the right
    to be dressed in your skin in your body hair
    learn to walk and to laugh
    because it would be too senseless
    after all
    for so many to have died
    while you live
    doing nothing with your life.

    de Auschwitz and After, Yale University Press, 1995


    Vuelvo
    de más allá del conocimiento
    ahora hay que desaprender
    tengo claro que de otro modo
    no podría seguir viviendo. 

    AAAAAAAAAAAAA+

    Y después de todo
    vale más no creer
    en esas historias
    de gente que vuelve
    nunca más podréis dormir
    si llegáis a creer
    a esos espectros que vuelven
    a esa gente que vuelve
    que vuelve
    sin poder siquiera
    explicar cómo.

    de Auschwitz y después  I Ninguno de nosotros volverá,
    Editorial Turpial, Madrid, 2004 //Traducción de María Teresa de los Ríos










    0 0


    León Vallejo Osorio

    León Vallejo Osorio. Escritor colombiano. Educador, poeta, ensayista, cuentista.

    Nació en Santiago de Cali, Valle del Cauca en 1947.

    Trayectoria literaria

    Radicado desde su juventud en Medellín. Ha ejercido el magisterio de tiempo completo en diferentes colegios e instituciones de Medellín. Se reveló muy joven como poeta combativo y ajeno a las modas literarias de su momento, lo cual le llevó a la exclusión y persecución oficial.

    Su trabajo con la poesía le llevó a asumir posiciones de riesgo en la lucha por los derechos humanos, obreros, sociales. Sin embargo, la calidad de su lenguaje, la fuerza y la sinceridad de sus poemas le han salvado de caer también en el panfleto o el servilismo ideológico rampante. Ha sido colaborador de periódicos, revistas y medios culturales del país y aun del exterior. Y sobre todo, un formador consecuente de jóvenes escritores y lectores desde el aula. Muchos de sus libros de ensayo y poesía circulan casi clandestinamente por fuera del mercado editorial conocido, lo que limita el reconocimiento que merece su trabajo.

    Codirige con su esposa, la poeta Beatriz Valencia, su propio sello editor en el que da a conocer los libros de nuevos valores de la literatura y la poesía.

    Ha ganado algunos premios nacionales y departamentales de ensayo y poesía.

    Obras:

    Creciendo
    Reja por reja
    Saberlo
    Sentado el hijo de cara hacia la guerra
    Solo fantasmas capitales
    Vox Populi
    Tiempo de mirarnos
    Bajo el nuevo país
    Ensayos sobre la educación
    Antología desde el aula


    ciudad sitiada
    (con miles de  antígonas)

    poesía 
    —cantata—

    león vallejo osorio


    (para chucho
    con
    las semillas y el aliento
    de la tribu) 


    Estas mis reglas son en el gobierno/ con que pretendo prosperar a Tebas;/(…): “Eteocles que ha muerto por la patria,/(…) tenga la gloria de un sepulcro(...) / Mas su hermano, Polinices digo, / (...) Para él ni exequias ni lamentos. Nadie/ le brinde sepultura, y que su cuerpo/ sea festín servido a las voraces/ aves y perros, y escarmiento a todos”

    DECRETO DE CREONTE, EN ANTÍGONA DE SÓFOCLES 

    “(…)en la Riga ocupada por los nazis [17 de septiembre de 1941](...) Habiendo sido sorprendida mientras trataba de esparcir tierra sobre el cuerpo públicamente expuesto de su hermano ejecutado, una joven, completamente apolítica en sus sentimientos, fue preguntada sobre la razón de su acto. La joven respondió: “Era mi hermano y para mí eso es suficiente”. En diciembre de 1943, los alemanes ocuparon la aldea de Kalavrita en el Peloponeso. Apresaron a todos los varones y les dieron muerte. Desobedeciendo las órdenes explícitas y con peligro de su vida, las mujeres de la aldea salieron de la escuela en que habían sido encarceladas y corrieron en masse a lamentar y dar sepultura a los muertos. Muchos años después, Charlotte Delbo conmemoró la acción de aquellas mujeres en un poema llamado justa e inevitablemente “Des Mille Antigones”

    GEORGE STEINES. ANTÍGONAS

    “...salimos esta mañana a coger el bus. Entre los muertos, en la calle, estaban todavía tres muchachos a quienes habían matado, con otros dos, hace  dos días. Como no se podía hacer el levantamiento legal [de los cadáveres], habían venido, unos parientes, a recogerlos, pero los que los mataron se lo prohibieron; habían dicho que a una señora y a otros dos muchachos los podían recoger pero que, a esos tres, no. Como ya se los estaban comiendo los gallinazos, y yo creo que porque ya  no se aguataba la perramenta encima, ni el olor, finalmente unas muchachas, con los amigos  de los muertos,  vinieron y los echaron en una carreta de esas que sirven para vender verduras en el barrio; se los entregaron a los familiares para que los  llevaran al Centro de Salud de San Javier donde dicen que  les hicieron el levantamiento ...recogieron también una cabeza de uno que habían matado junto a la escuela, más arriba. A ese, después de cortarle la cabeza, se la habían quemado, dejándosela colgada de una cerca...” 
    TESTIMONIO DE UN HABITANTE DE LA COMUNA TRECE DE MEDELLÍN COLOMBIA:  OCTUBRE DE 2002 

    “Escribir poesía después de Auschwitz es un acto de barbarie (...) escribir poesía es imposible hoy”
    T.W. ADORNO, 1956.


    para una guía de (lectores) perplejos
    (Textos de Antígona de Sófocles)

    Creonte: (...): Ya que en rebelión  la he sorprendido/ a ella tan sola en la ciudad entera,/en rebeldía franca, (...) yo la mato./(...).  La anarquía/ es el supremo mal. Ella destruye/ Ciudades, y familias desconcierta./ (...) indispensable/ es, pues, salvar el orden ante todo”
    Coro: “Muchas cosas hay portentosas, pero ninguna tan portentosa como el hombre”
    Ismene: “...yo no quiero hacer nada deshonroso, pero de natural me faltan fuerzas”
    Antígona: “De todos modos. ¿ cómo podía alcanzar más gloriosa gloria que enterrando a mí hermano? Todos éstos te dirían que mi acción les agrada si el miedo no les tuviera cerrada la boca”
    Hemón:  “Yo no podría ni sabría explicar por qué tus razones no son del todo rectas; sin embargo(…)Tú no has podido constatar lo que por Tebas se dice; lo que se hace o se reprocha. (..)  A mí, en cambio, me es posible oírlas en la sombra” 
    Tiresias: “Me obligarás a decir lo que ni el pensamiento debe mover”
    Mensajero: “Yo estuve allí, señora, y te diré la verdad sin omitir palabra (...) la verdad es siempre el camino más recto”
    Eurídice: “ Me ha venido al oído el rumor de un mal para mi casa”



    uno: bajo la mancha

    (tiresias)
    1.memoriosos 
    (aquí)
    todos cierran ventanas
    negando esta demencia: 

    sólo 
    la enorme 
    cicatriz
    de las páginas en blanco
    rompe —ahora— la línea 
    vertical 
    que viene de la amnesia
    repitiendo la ciudad 
    contra mis ojos

    (del coro)

    2.desplazados
    huyendo
    deambulando
    (de la vereda 
    al pavimento) escrutando 
    en la ubre insana
    de la loba 
    los vocablos y las manos
    ausentes

    nada…
    ...nada queda 
    confinado en el comienzo
    ...nada permanece en la inocencia

    mnemófagos asaltan  los pliegues
    de 
    la infancia

    ...todo
    (ahora) marca 
    el designio
    de los ojos 
    y el fuego 
    del espanto

    (mensajero)

    3.palmario y simple 
    ya nadie
    levanta una bandera
    blanca:
    ha terminado la pesquisa
    de todo 
    entendimiento

    ahora
    todos hacen cargos
    a sus íntimos besos:
    al odio señalado
    bajo el vasto
    (y —sin embargo— común o comunal)
     desasosiego

    ...cada quien responde
    por su encono
    entre las claves de su propia condición 
    y de su afecto

    todos fabrican
    —cada cual 
    a contramano— abominación 
    terneza
    y sobresalto 
    ... nadie 
    responde 
    por el delirio
    de nadie
    (palmario
     y simple
    ...el dolor es el mismo)

    (etéocles)

    4.mayoristas
    los mercaderes de la infamia
    (con presteza) dan curso 
    al miedo 
    que nos aturde y calla

    los mayoristas
    de oprobios
     y vilezas
    vienen
    ampliando su comercio...

    (del coro)
    5.omisión  
    ...las avenidas olvidaron 
    el camino de los cerros

    (mientras) el campo
    de batalla
    derriba cortafuegos
    cansancios
    y azoteas
    bajo el mudo relumbrón 
    de los crepúsculos

    (al redoble 
    del viejo intento 
    de los mismos silencios
    tutelares
    ya nadie 
    busca
    ..ya nada
    espera)

     (mensajero)
    6.vienen  
    vienen 
    ya 
    bajando
    estas 
    colinas

    han devorado sueños
    ...han reventado 
    colosales abriles 
    sus paisajes inciertos  

     ...las bestias 
    (esas que habitan 
    los espantos) vienen 
    llegando

    (tiresias)

    7.todavía
     (...) despiadado 
    (sin embargo) el verdugo
    ignora
    —en medio de las ráfagas 
    de espanto— de qué modo 
    y manera
    más temprano 
    que tarde
    caerán
    su estatura
    y sus dominios 

    bajo el fuego implacable
    del amor 
    el rencor —todavía—  cala 
    nuestros
    huesos

    (polinices)
    8.permanencia
    ahora
    todo
    (y
    nada)
    salva 
    (y 
    devora) 
    nuestros 
    muertos

    (ismene)
    9.más allá de las pupilas
    son nuestros
    los ojos que inventan
    países más allá de las pupilas
    ...nos pertenecen
    los sueños y los días 
    que en la lucha 
    han derogado todos los espantos
     ...nuestros 
    son los paisajes
    que el olvido no pudo
    tragarse
     ...tan nuestros son 
    como los miedos 
    innombrables... 
    tanto como todos 
    estos muertos 
    que amanecen 
    ya sin ojos 
    zigzagueando el silencio 
    entre la primera cuneta
    y el paréntesis del miedo 
    que llena las gargantas
    y —sin embargo— …ahora nos define
     el mejor de los  intentos

    (etéocles)
    10.fusileros de la cólera
    el silencio que han dejado
    los fusileros de la cólera 
    se ha tomado la ciudad
    insomne
    preñada de caminos
    tropel
    y desconciertos

    ya no duermen 
    las barriadas     (... por estos días
    de vigilias y corazas
    el sueño vive 
    con los ojos abiertos)

    (hemón)
    11.paréntesis
    ...continuamos
    tercos 
    sectarios
    reclamando 
    los
    abrazos

    (mientras...
    la 
    muerte
    impaciente 
    va 
    cerrando
    —aquí—
    su 
    lazo)


    (mensajero)
    12.sobrevivientes 

    los sobrevivientes 
    del penúltimo insomnio
    quedaron 
    a la espera 
    ...aún 
    acechan 
    los cómplices 
    de la extraviada
    ciudad 
    del sobresalto

    (eurídice)
    13.manos como zarpas
    afuera de este amor
    (tan sólo afuera) la ciudad
    engulle sus desastres 
    y regurgita sus fronteras
    sus caminos
     mis abrazos
    y mis muertos 

    (entre tanto) las manos 
    (como zarpas) que escribieron 
    cada verso 
    sobreviven a toda 
    pesadilla

    su artera condición
    de garras (o gargantas) 
    permanece
    como si —huérfanas 
    del cuerpo— amputadas
    desplazaran cada golpe 

    sobreviene esta sangre 
    fuera de este amor
    que preña y mueve caminos 
    fronteras y desastres

    (tiresias)
    14.consecuencia
    ...la canción 
    se levanta
    sobre la misma piel
    inexorable 
    por cada  
    puesta de sol       por cada 
          naufragio    por cada
    funeral     por cada
     despedida
    (creonte)
    15.herramienta
    aquí 
    sobre la sal y la sed
    bajo el hilo precoz 
    que deja abiertos
    insomnios y mentiras
    el cuchillo más urgente 
    recobra su filo denegado
    (su rugido tumultuoso)

    (del coro)
    16.titulares
    ...ahora
    las 
    calles 
    invaden 
    las 
    primeras 
    planas
    las 
    últimas 
              demencias

    (hemón)
    17.treta
    los que sabían deslizarse
    en el asfalto
    almacenaron espejismos

    como equilibristas 
    de pánico
    y  boatos
    —innombrables— ahora
    —en medio de este cúmulo
    de golpes— aconsejan
    huir
    hacia la noche

    (no les creas
    —amor—
    es una treta infame)

    (mensajero)
    18.informe 
    presa 
    de 
    un 
    aire 
    deplorable
    enmudece
    aguarda 
    en 
    cada 
    esquina
    el 
    penúltimo 
    cadáver... 

    (antígonas)
    19.otras
    ..otras aves
    de rapiña
    —en silencio—  esperan
    alistan  
    —predisponen— el paso
    el
    peso 
    del
    novísimo 
    festín 
    de 
    los 
    rufianes...

    (creonte)
    20.orden
    todos somos ahora deudos 
    de la madrugada        
    ...la muerte
    no ha dejado 
    lugar para el balance:

    el carnicero ha trastocado
    el orden misterioso de sus mataderos
    usurpado 
    el lugar de nuestros ritos   

    todo queda insepulto: 
    volúmenes
    certezas
    arterias
    restos
    y canciones

    (mientras) la ciudad 
    se confabula con la noche
    y desmantela los cuerpos 

    (del coro)
    21.mancha
    “de cara a la pared estoy mirando esa pequeña /mancha
    que apenas entorpece el blanco de la cal. Un calor /manso
    retiene todavía esas blandas maneras
    que nos anclan al mundo sin fondo de los sueños” 
    piedad bonett
     “fueron veintidós dice la crónica.
    Diecisiete varones, tres mujeres, 
    dos niños de miradas aleladas,
    sesenta y tres disparos, cuatro credos,
    tres maldiciones hondas, apagadas,
    cuarenta y cuatro pies con sus zapatos,
    cuarenta y cuatro manos desarmadas, 
    un solo miedo, un odio que crepita,
    y un millar de silencios extendiendo
    sus vendas sobre el alma mutilada”
    piedad bonett
    la mancha
    que me atrapa en las comunas
    está en cada 
    pared y en cada 
    esquina  ...se esparce afuera del dolor 
    con el sordo
    rumor
    de los morteros
    con el ronco clamor
    de los fusiles
    y la sórdida canción 
    de las bombardas…

    la mancha obedece 
    —en estos días— a la obscena 
    mirada que se quema 
    ante el ritmo voraz 
    de las tanquetas    ...ella cae
    como un golpe de horror
    bajo la bronca atroz 
    del helicóptero

    me quedo (nos quedamos) de pronto
    sin fronteras cuando sólo 
    es posible leer 
    sobre la mancha que se traga 
    al país...
    cuando no son ya los veintidós
    de la crónica que cito
    (diecisiete varones —dice— tres
    mujeres
    dos niños de miradas aleladas)
    y no son sólo sesenta y tres disparos
    en cada madrugada

    ...los credos ya van siendo 
    más de cuatro         las maldiciones 
    —ahora— son más
    hondas y más 
    definitivas 

    ¿qué haremos 
    —aquí— con los poemas 
    si el horror paró ya de contar 
    los pies con sus zapatos 
    luego de las pesadillas
    fronterizas del agobio
    —justo antes del odio— y al lado mismo 
    de todos los cortejos?

    ...las cuarenta y cuatro 
    manos 
    desarmadas
    que constatan las palabras 
    puestas sobre la blanda carne 
    de un poema 
    ya van siendo todas 
    las manos levantadas      todos 
    los puños apretados    todos 
    los  silencios extendiendo
    —como dice allí 
    tan bellamente 
    y con franqueza— sus vendas
    sobre las almas mutiladas

    por eso digo —a la poeta—: ésta 
    que aquí veo
    sobre el país hecho de luces
    puñales y ceniza
    seguramente 
    es otra mancha  ...es otra mancha

    ...es otra mancha
    (es otra 
    —y 
    otra—  ...otra mancha)


    dos: ciudad sitiada


    (creonte)
    22.rupturas
    ya no hay listas ni espera 
    ni galas
    ni zafras en la entraña 
    ni fúnebres  fanfarrias     
    ,..tan sólo
    queda 
    —va quedando— el inventario
    del verdugo: 

    su faena continúa
    —metódica—
    hasta romper el día
    (en mil pedazos)

    (eurídice)
    23.vigías
    ronda 
    la 
    muerte
    y  
    atesta 
    tus 
    huesos
    un 
    dolor
    de 
    arenque 
    ciego...


    (hemón)
    24.planos
    he aquí esta ciudad que se repite
    inútilmente 
    apalabrada
    en cada centímetro
    del laberinto que se tiende 
    bajo nuestros pasos

    por asfaltos
    cañadas
    terraplenes
    hondonadas
    —ahogada 
    en muertes— es (ahora) coto 
    de caza (defecto
    lejanía)
    inicio del penúltimo
    sendero
    que pierde peatones
    entre memorias 
    y corazas


    (eurídice)
    25.lebrel
    el dolor
    transita la mostrenca alegría 
    de los necios

    ahora
    todo lo precario 
    (el sueño
    y lo soñado) libra
    la mejor de sus batallas 
    contra el tiempo

     el miedo
    que rumia
    en el vacío 
    revoca pasiones 
    apuestas y porfías 

    todo 
    contamina:
    ...insomnios 
    y delirios
    desafían —aún— bajo 
    esta niebla el lebrel
    proscrito
    que vela nuestros sueños

    (creonte)
    26.evasiva
    ... el abrazo 
    merodea 
    el exquisito
    delirio 
    del regreso
    mientras 
    un experto 
    aguijoneo
    del olvido
    surca 
    la febril
     evasiva 
    o la lúcida
    huida de las víctimas...

    (del coro)
    27.panorama
    he aquí por estos días
    la ciudad
    —esta ciudad— que continúa 
    más 
    adentro   más 
    profunda
    entre la queja

    he aquí cada suburbio
    que multiplica
    esta pública orgía de las sangres
    este cortar de las raíces
    sobre el río que fluye 
    muerto 
    entre cansancios
    ausencias 
    y mentiras

    (tiresias)
    28.otros fantasmas
    hay una extraña sinapsis 
    en los muros del suburbio
    —aún—  invicto: entrañas 
    adentro 
    la vetusta ciudad
    —por estos días— invoca 
    sus propias 
    negaciones       su más urgente 
    dolor
    sus linajes 
    y sus castas      ...su vieja condición
    de parturienta 
    de afrentas
    desvergüenzas
                     y nostalgias

    (del coro)
    29.interregno
    (entre tanto) cada cual 
    conoce su memoria: 
    en ella habita
    —y con ella
    reconstruye— cada prójimo 
    adjunto
    sus espantos más simples...


    (ismene)
    30.síntesis
    ¿quiénes 
    —ahora— 
    se 
    redimen 
    sí 
    mismos
    en 
    medio 
    de 
    estas muertes?



    (eurídice)
    31.témporas
    reconozco este paisaje 
    lleno 
    de ausencias 
    y reclamos:

    antes era la nostalgia
    fronteriza del asco 

    …ahora 
    se pierde 
    en cada 
    sílaba rota   ...en cada 
    duro
    ejercicio del silencio

    (los techos
    enmudecen 
    y enmudecen 
    —en ellos— los graznidos 
    de los cuervos)


    (del coro)
    32.inútiles
    ...no puede
     el alfabeto
    con su arrope 
    borrar la cicatriz
    del alfarero

    los primeros 
    semblantes
    aturdidos
    permanecen
    aún de cuando los muertos
    —nuestros muertos— eran (todavía)  para todos
    sólo cuerpos 
    (cadáveres inútiles
    insólitas momias 
    ...simples interfectos)


    (mensajero)
    33.informe
    la 
    lluvia 
    no 
    ha 
    borrado 
    en 
    la 
    memoria
    el 
    caligrama 
    del 
    sueño
    ni 
    los 
    quicios 
    del espanto

    (tiresias)
    34.inventario
    la ciudad va siendo
    un laberinto de ausencias
    en tanto
    mis poemas vienen
    o regresan a las calles

    intacto aún 
    debo saberlo: superpuesto 
    a este espanto
    nada puede el poeta
    sin su prójimo exacto
    ...nada la canción
    sin la memoria


    (hemón)
    35.agenda
    (sin embargo)
    mientras esta ciudad 
    siembra sus muertos
    jóvenes exactos corren  
    por sus dudas 
    sobre las avenidas emergentes 
    pendientes 
    de un octubre que les deje
    sudores repentinos
    senos entreabiertos
    tormentas en la piel
    delirios
     y  tormentos...

    (guardianes)
    36.colina abajo

    no es la mano 
    en la mano
    no es el ojo en el ojo
    ni la oscura libélula 
    del miedo
    esto que ahoga
    el rojo
    ...esto
    que va fluyendo
    de las casas
    colina abajo
    ...colina 
    abajo..

    (ismene)
    37.otros saldos
    ...sobre
    los
    restos 
    de
     sueños 
    concluyentes
    (ahora) 
     otros 
    saldos 
    de
     sol
    y
    sal
    habitan 
    nuestros 
    ojos...


    (antígonas)
    38.saldos
    queda 
    una cuantía de sangres grises
    por lavar 

    nos va deshabitando
     el cadáver de una canción
     tan simplemente como las primeras 
    contiendas o los últimos
     espantos

    (ismene)
    39.rastro 
    aturdidos 
    todos  estos pájaros del miedo
    tras los contados 
    pasos de la historia
    que —hoy— vivimos
    han dejado un velado 
    tropel en la memoria 
    y —entre 
    los dedos— un rastro 
    indubitable 
         y manifiesto...
       

    (polinices)
    40.antídotos
    contra 
    los 
    legatarios 
    del 
    espanto
    hemos 
    sido
    lázaros 
    borrando 
    pesadillas

    (creonte)
    41.tarea
    los buitres hacen la tarea... 

    en 
    cada 
    callejón 
    en 
    cada 
    pasadizo
    de 
    la 
    ciudad 
    infame
    se 
    repite 
    este 
    desastre

    (tiresias)
    42.espejismo
    ...pero el espejismo del odio 
    ha hecho crisis
    y esa será nuestra victoria:
    inexpugnables exorcismos
    se corrompen

    (ahora dejan los cuerpos sometidos
    a la infamia de otras muertes)

    (antígonas)
    43.alarmas
    aves de carroña
    hacen —bajo el sol 
    y sobre el miedo— cumplida diligencia:
    solidarias se tragan los pavores
    diluyendo cada fragmento
    de la muerte 

    cada vuelta de tuerca
    que se ha dado
    acrecienta un motín de gatillos
    en las calles: 
    ...hemos prendido 
    ya 
    todas las alarmas...

    (polinices)
    44.black hawk(s)
    arriba:
    el gallinazo planea 
    ávido sobre la ciudad 
    envuelta en la bruma 
    gris
    que va dejando el grito
    procaz
    del helicóptero

    abajo:
    ¿dónde escondernos 
    de la muerte?

    (del coro)
    45.ciudad sitiada
    ahora escribo
    enumero
    digo
    nombro
    y la ciudad se va quedando
    en líneas diluidas
    bajo el golpe de los ojos
    aturdidos

    escribo y la mano sobre el muro
    en el papel
    en el teclado
    se deja caer sobre las calles
    ...(y) la realidad ahí
    acometida
    pide tinta
    cansada de tinglados
    vacía
    entre chequeras 
    domos 
    criptas y vigilias

    ahora escribo
    y el poema exige
    nombres
    adjetivos
    palabras
    golpes de piel
    sordinas que agoten sus fantasmas

    siento vergüenza
    —aquí— de mis palabras
    ...digo
    grito
    escribo esto que he visto
    esto que oigo y otros callan
    esto que el viento trae
    a la epidermis       pero también 
    este dolor
    y este amargo
    de días malos y de prójimos exactos
    guardas de un pueblo 
    que se vuelve
    y ya no lee pensamientos
    sino palomas sangrientas
    y cuervos solidarios
    a la hora del pan
    hecho vinagre

    las palabras sólo nombran:
    no es la palabra “muerte”
    quien fulmina en cada noche
    al más prójimo de todos
    mis hermanos 
    ni la palabra “sangre”
    la materia viscosa que inunda
    cada madrugada     ... no es la palabra
    “angustia” quien lacera
    los ojos abiertos de los niños
    a plena luz del sol desvergonzado

    por eso digo “calle” o “beso”
    o “noche”
    o simplemente “pan”
    y nada
    digo

    tengo vergüenza y miedo de mí
    de mis palabras
    ...mis sílabas se agrietan
    se agitan
    se quedan gravitando
    para que el olvido
    no cope la terneza
    para que la muerte
    no decapite
    la promesa y no decapite
    también a mis palabras

    por eso cuando digo 
    “caricia” y cuando digo
    “calle”
    las dos se insubordinan y me gritan
    para que pueda
    entender que son ellas
    iras que corren en cuclillas
    aguantando cataclismos
    y cuando digo “mañana”
    usted que lee
    tranquilo 
    relajado
    en este inalterable vergel
    en esta sobria alcoba
    en este tranquilo salón de fastos
    en esta biblioteca libertina
    más allá de este libro
    y esta página
    debe leer
    —dentro muy adentro— “resplandor
    de martillos”
    “sordo rumor de espantos”

    por eso cuando hablo
    o cuando escribo
    es esta ciudad quien aquí nombra
    enumera
    dice o calla sus propios delirios
    sus más profundos extravíos

    así
    la palabra
    —mi palabra—  estos poemas 
    —hechos de sal
    y lumbre—  hacen parte
    de la ciudad que nombra
    —de la ciudad sitiada—     y son
    apenas el eco 
    de otro eco
    que aquí grito
    nombro
    digo
    enumero desnudo 
    y pleno  ...escribo


    tres:  cuerpos breves

    (eurídice)
    46.fantohe
    (ahora) 
    la 
    ciudad
    —dentro 
    fuera— 
    es 
    el 
    fantoche 
    que 
    nos 
    rompe 
    los  
    huesos... 

    (antígonas)
    47.signo
    a cada tranco un vacío:
    un signo contrapuesto
    contrario y contrahecho
    consume 
    insaciable nuestros sueños
    y condena al silencio 
    nuestros muertos


    (ismenie)
    48.a voces
    (afuera) bajo el fuego cruzado
    todo se niega a las pupilas
    y el miedo
    deja beber su leche
    de calles arrasadas

    las manos que buscan 
    bajo 
    el inútil 
    doblez una cartilla 
    ciudadana
    nada encuentran

    ¿dónde y cómo  acallar el golpe
    de la bestia?

    es un secreto a voces:
    ...los buitres ya bordean 
    las esquinas

    (guardianes)
    49.rastro
    guerreros 
    que redimen
    precarios 
    equilibrios
    —peligrosos registros
    de agujas 
    cotidianas  en todas
    las miradas—  sobre
    un remedo 
    de arcaicas inocencias 
    van dejando
    un acre dolor 
    de pájaros inciertos


    (polinices)
    50.ruta
    al pie de la ciudad 
    la muerte fue (otra vez) primera
    confidente
    ...el grito una señal    ...el dolor 
    un acicate

    el fuego que devastó la madrugada 
    ha sido tea 
    (y fue antorcha) en el camino

    el balbuceo de las manos
    como lumbre fecunda
    atiza 
    para que la sonámbula
    noche nunca olvide 
    el camino 
    de la madrugada

      (hemón)
    51.inquilinato
    la ciudad  no deja en estos días 
    piedra sobre piedra:

    perdida
    anclada
    confundida y putrefacta
    como el río 
    (¡ciudad al fin!) acuchilla 
    a sus amantes
    reduce
    esta noche a dura
    y simple noche...   

    (tiresias)
    52.mi río
    el río mismo es la ciudad como una
    charca 
    en un relato herido por nostalgias

    sobre los muros surgen
    los fantasmas 
    que dicen la memoria 
    de tantos hombres y mujeres 
    que la urbe fue perdiendo 
    al filo de la piel
    (tragados en asfalto)

    el río es la ciudad 
    (aquí) 
    como una charca...

    (creonte)
    53.certeza
    la 
    agonía
    que
    corre
    corroe
    estas
    esquinas
    ya 
    va 
    siendo 
    un 
    instante 
    caduco 
    (arrasado
    ...permanente) 

    (ismene)
    54.pájaros
    me reconozco en estas calles y estas
    pintas... se acumulan 
    en mis dedos todos estos muros 
    todas estas iras 
    todas estas charcas

    ...sin embargo —también— bajo estos
    puentes 
    agarro del canto la ternura 
    llena de atisbos y de atajos 
    en busca de otro cántaro imposible 
    que nos diga cómo cazar 
    los pájaros 
    del miedo 
    que planean sombríos sobre 
    el viento 
    escapando indolentes al silencio...

    (eurídice)
    55.tras los excesos
    cierran caminos
    mientras la escala 
    del odio desanda la terneza

     el acero cifrado 
    escruta 
    las distancias

    tras los excesos 
    nadie
    —en esta hora— anuncia
    su llegada 
     ...todos ocultan 
    los regresos

    (tiresias)
    56.permanencia
    creciendo en la raíz de mi camisa
    —y a duermevela— entre neones
    extraños rituales 
    se levantan contra mi ciudad 
    que ignora
    mata y acaricia

    (a mi lado 
    fatuos fuegos siguen juntando 
    ausencias  
    fastidios y fatigas)

    (creonte)
    57.argumento
    la realidad 
    es una y es diversa: en las comunas
    —golpeando el dintel de nuestras
    casas— bajo el pánico azul
    —prendiendo fuego— la muerte 
    parda
    viene bajando
    de los cerros...

     (hemón)
    58.(adentro)
     (y) 
    la ciudad (adentro)
    perdida en el camino de la sangre  
    se ha hecho de mutismos... 

    oculta a los perfiles 
    paga cotidiana 
    la obscura factura
    de los diarios

    (creonte)
    59.esquinas
     un engendro gris 
    en las esquinas llena su hornacina 
    con el peso 
    de toda una ciudad que continúa
    buscándose 
    en 
    la 
    sombra

    (antígonas)
    60.nada creas 
    nada creas 
    a esta ciudad cuando te diga
    de la herida mortal de sus pasiones
    ...no la creas
    pero guárdate del frío
    cuando bajes 
    el peldaño de la fiebre
    que me arropa 
    y prende 
    entre mis huesos 
    cada uno de mis días

    (antígonas)
    61.aclaración
    es
    esta 
    mi 
    canción 
    para 
    vos
    (y es tu costado)

    (creonte)
    62.antífonas
    ...el 
    asesino 
    ha 
    extraviado 
    ya 
    sus
    cotidianos
    abalorios:
    ...(ahora)
    las 
    cárdenas 
    carnes 
    doloridas
    de 
    las 
    víctimas
    han 
    quedado 
    la 
    espera 
    del pico solidario de los cuervos

    (del coro)
    63.treno por los cuerpos breves
    imagino
    los pasos ligeros de estos niños
    en la batalla de una ciudad 
    que sólo sabe de canciones 
    lentas
    levantadas 
    a orillas de la sangre

    sospecho de los susurros
    que el río se ha llevado con sus aguas
    putrefactas

    los pienso —así— desmantelando 
    tantos cepos 
    que estas calles
    levantan 
    contra sus cuerpos breves
    y sobre sus aún más largas 
    lealtades

    luchan contra el río 
    que aquí muere —en la ciudad— y sin embargo 
    fluye
    preso de exilios
    dudas —deserciones— bajo el peso 
    de su propio caudal —de arteria siempre 
    ausente— que —ahora— sólo 
    tasa todas estas 
    momias de almas 
    todos estos cadáveres de hombres 
    y de cosas

    impugnan —estos
    niños— la ciudad que va dejando
    la vana promesa 
    de tragarse entre los muros
    reventados
    todo el lodo 
    todo el odio y todos los olvidos 

    sé —sabemos— que imaginan 
    el juego de luz de las luciérnagas
    cuando el fuego baja
    brotando del siniestro
    rugido 
    de las mortíferas libélulas 
    del cielo           cuando el incendio 
    sube por las calles desde  la insaciable 
    ciudad hacia sus ojos    cuando la hoguera 
    que hacen sus pupilas
    revienta entre su pecho
    ese nido de púas 
    estiércol  
    mentiras y cenizas

    presumo —entonces— la enorme 
    mancha de pus
    que baja desde el firmamento
    consumando un callejón 
    sin salida en la memoria
    donde los buitres han copado 
    amarga la trinchera
    de sus pesadillas 

    ...imagino 
    hueso a hueso y cara
    a cara desgarrada
    cada niño
    —cada muchacho 
    de la dura
    barriada levantada— y no logro 
    aceptar
    que estas  muertes
    puedan alcanzar las fronteras
    de sus sueños


    cuatro: contra los proxenetas del olvido


    (tiresias)
    64.maestros
    constructores de un país
    imaginado
    estamos ahora —aquí— sordos
    simples 
    (o alelados)

    sobrevivientes de un arca
    construida
    con el mismo acento de los sueños
    ¿maestros de qué saber?
    ¿ausentes de cuál luz?

    ¿constructores de cuál país
    no imaginado
    vamos siendo dato y rumor
    caldo del penúltimo cultivo
    sobrevivientes del ruido
    del miedo y la migraña?

    oímos todavía
    en tono de reclamo
    cómo el mapa ya no alcanza 
    para el fuego

    maestros de olvidos
    por llegar
    aquí sentados
    vamos inventariando
    sueños
    quejas 
    cansancios y motivos

    sobrevivientes de un país
    donde sólo sobreviven 
    las sospechas
    vamos... 
    …vamos sin embargo
    con los años a cuestas
    y las ganas completas
    —el sueño intacto— con las manos 
    y otras manos
    —con la sangre  
    de otras sangres— mutiladas

    (guardianes)
    65.planos
    esta ciudad se repite
    inútilmente 
    apalabrada
    en cada centímetro
    del laberinto que se tiende 
    bajo nuestros pasos
    por asfaltos
    cañadas
    terraplenes
    hondonadas
       
    ahogado en muertes
    el país va siendo (ahora) coto 
    de caza (defecto
    lejanía)
    inicio del penúltimo
    sendero
    que pierde caminantes
    peatones
    travesías
    entre memorias 
    corazas
    y porfías

    (hemón)
    66.bajo el desahucio 
    contra las páginas en blanco
    nada es superfluo a la memoria

    bajo el desahucio reptan 
    nuestros  pasos
    en cada callejón
    en cada 
    esquina hecha trinchera

    (mensajero)
    67.saldo
    son éstos: la ciudad 
    (la noche)     los hemisferios
    medulares       los temores
    (la artera presencia 
    de la amnesia del humo)

    he aquí
    que ésta es la pasión que niega 
    —siempre negó— la edad 
    del extravío

    (tiresias)
    68.certidumbre
    ya no tengo la edad 
    del extravío

    por eso 
    de vivir como he vivido
    confirmo en cada golpe posible 
    y necesario: no sólo
    es el naufragio

    la tormenta que nunca leímos 
    en los mapas y jamás 
    bosquejamos
    a orillas del afán y los enconos 
    siempre hizo parte  
    de todos los caminos

    (antígonas)
    69.márgenes
    tampoco 
    hemos temido 
    la edad del desvarío 
        
                    por eso 
    jamás 
    pudimos instalarnos 
    en la caricia 
    de la amante
    o en la zarpa del miedo 
    transitando
    la ruta de un olvido

    no hemos caído en la trampa
    voraz del extravío      ... no hemos 
    anclado
    en el puerto fatal 
    de las perplejidades
    y sin embargo:
    éste 
    es el día     ésta 
    la noche     y éste 
    que vemos 
    (ése que parece inalcanzable)
    sigue siendo el camino 

    (tiresias)
    70.misión 
    (también) hemos
     hecho 
    posible 
    la 
    luz
    hemos 
    cruzado
    los caminos 
    hemos 
    salvado el paso
    (a pesar de los
    fantasmas)

    hemos
    abierto
    el 
    paso
    a
    los
    mejores
    espectros y a los últimos
    olvidos

    (ismene)
    71.nada es superfluo
    nada es superfluo en la memoria
    nada
    ni 
    la tarántula del miedo     ni 
    la ponzoña gris del desamparo    ni 
    el eterno felino que en nosotros
    juega con la muerte
    paso a paso

    (polinices)
    72.programa
    ésta
    sigue 
    siendo 
    completa 
    firme 
    la 
    misma 
    edad 
    la
    misma 
    flecha
    la 
    misma 
    obsesión
    el
    mismo
    deterioro
    el
    exacto
    designio 
    que 
    todo
    restituye 
    y todo lo proscribe

    (antígonas)
    73.apostrofar
    dudas y desastres
    círculos
    y manos
    cuerpos
    y cepos
    ...libertades
    nada
    nada es superfluo 
    nada
    nada es redundante
    nimio 
    o excesivo

    no el espanto
    ni el coraje
    ...no la herencia que nos pesa
    ni las dejaciones
    ...nada

    ...nada es redundante
    nimio 
             ...excesivo 
      

    (ismene)
    74.vínculos
    nada es excesivo
    para el demonio atroz
    de la memoria

    nada:
    ni 
    a sombra que hacen las palabras
    ni el fardo 
    que en nosotros construye 
    las canciones 
    ni las paredes de la primera ciudad 
    que habitaron 
    nuestras 
    pesadillas

    (polinices)
    75.paisaje vulnerable
    los fantasmas
    que ahora nos devoran
    nunca han hecho el paisaje vulnerable:

    otras manos y otros ojos 
    otras 
    edades 
    ante nosotros 
    mismos —de la raíz 
    a las semillas— doblarán 
    la tarántula del miedo  ...harán acopio 
    de tantos desvaríos

    el pan escaso será multiplicado
    el fogonazo de cada verdad 
    será multiplicado
    ...devastado será 
    el secreto oculto en la evidencia


    (tiresias)
    76.definitivamente 
    definitivamente...
    cada aventura 
    fabrica un inédito luzbel
    a contramano

    lo sabes y lo sé:
    nunca nadie pudo 
    seducir sus propios 
    ángeles     sus propios 
    duendes 
    ... sus fantasmas más íntimos:
    el íncubo 
    que tasa
     sus razones 

    ...definitivamente

     (polinices)
    77.fracasos
    los que pusieron 
    peajes a los sueños
    no pudieron borrarnos el asombro
    ni 
    arrancar los poemas de las calles   ni 
    averiar el fabuloso tronar  de nuestras quenas    ni 
    corromper el ardoroso rumor
    de nuestras flautas

    (nada
    nada pudieron...) 

    (tiresias)
    78.pupilas
    ahora
     lo 
    sabemos:
    sólo 
    existe 
    el 
    ojo 
    para 
    la 
    pupila 
    más 
    despierta 

    (polinices)
    79.hemos hecho el camino
    nadie
    nadie en nuestra edad
    ha cabalgado insolentes inocencias: 
    batallas
    combates
    guerras y rebatos
    mordieron nuestros años

    el desamparo y el tedio
    el asco y el vicio
    la ferocidad cifrada 
    en la alegría descompuesta
    diseñaron la primeras contiendas
    y los penúltimos hastíos
      
    ..no hemos 
    vivido en vano:
    hemos hecho el camino

    (eurídice)
    80.precedente 
    en mis arterias
    todo este gris 
    va  devorando
    la ciudad 
    amotinada 
    sobre 
    mis  
    páginas 
    en 
    blanco


    (polinices)
    81.no es inocua la canción 
    no es inocua la canción que nadie
    escucha (accede)     ni es inútil la jornada
    perdida
    en la batalla

    nada
    que tu digas o yo diga
    —nada que hagamos—  dará 
    cuenta de la terrible cicatriz
    ...de la coraza
    que todo escarnio va tejiendo
    contra todo escarnio
    entre las manos

    sin embargo
    no toda canción existe por canción
    ni toda batalla por batalla
    (aunque la canción y la batalla
    sean ellas mismas necesarias)

    (antígonas)
    82.no sólo la memoria
    esta endecha de hoy
    (estas jornadas) tiene no sólo la memoria
    no únicamente la emoción
    ni tan sólo las mismas 
    dudas y las mismas
    certezas de otros días

    estas batallas
    esta fuerza comunera que nos crece 
    de garganta a garganta
    ahora nos inunda y se levanta
    no sólo entre las manos

    (digo
    cómo crece
    en tu mano
    y mi mano
    en nuestras manos)

    (hemón)
    83.porque esta voz
    porque esta voz —la voz hecha
    de todos los puños y todos
    los abrazos— es apenas
    la ruta
    es el camino de las manos
    más próximas
    que siempre son y siempre han sido
    las mismas viejas manos
    combatientes
                            ( solidarias
    altaneras....)


    polinices
    84.los mismos puños
    los mismos puños
    y nudos 
    hechos con la misma cal
    y la misma levadura
    que fermenta
    viejos odres
    estarán en los días por llegar
    junto a los labios 
    que merecen 
    los besos más exactos
    y los abrazos 
    verdaderos

    los mismos puños
    los mismos dientes
    la misma levadura
    hará del pan el pan de la tribu solidaria
    y del vino y el agua
    el agua y el vino que —hoy— guarda 
    esta memoria

    (ismene)
    85.marcas
    transitando la vereda
    y deambulando
    el pavimento
    hemos buscado 
     en la ubre insana de esta loba 
    los vocablos y las manos
    que rehagan
    o traigan los ausentes

    nada queda sobre estas calles 
    confinado en el comienzo
    ...todo 
    marca el designio
    el fuego 
    y el espanto

    (antígonas)
    86.otra agenda
    testimonio 
    hecho de todos 
    nuestros huesos todos 
    los espantos y todos 
    los hastíos:
    hoy combate
    nota a nota
    —puños a beso— esta memoria
    hasta entonar 
    la más alta 
    de todas las canciones
    la más dulce todas las porfías

    damos 
    (demos) en cada entre tanto 
     —en la batalla— un sitio 
    a la alegría 
    ...caminamos (caminemos) la comarca 
    que es ya nuestra o debe
    serlo desde el fondo de la quena 
    y de las flautas
    ...levantemos 
    (levantamos)
    esta inapelable 
    memoria de la tribu 

    (del coro)
    87.contra los proxenetas del olvido
    no se hizo nuestra edad en borradores

    nada de lo vivido es oquedad
    intervalo perdido: toda la senda
    todo lo ido y lo avanzado 
    —incluidos el invierno
    y el hastío— ha sido
     parte esencial
    de este deseo
    (del rojo galope de mi pecho
    ...del mapa de precoces 
    presupuestos
    denegados)

    extrañas mediciones 
    y perplejas 
    —inciertas— irrevocables
    realidades
    admiten —afirman— contra 
    los mismos 
    fantasmas 
    los viejos y altaneros
    propósitos nunca 
    derrotados

     ...he trazado 
    sobre el afán de mis botas
    abriendo los caminos
    el esbozo sutil de la esperanza
    que dio paso 
    al  obstinado zarpazo
    del intento y el olvido

    nada… 
    …nada en nuestra edad 
    se hizo en borradores:
    todos fuimos propósito
    de octubres
    sueño de mejores eneros
    delirios desandando
    infamias y rencores

    sobre la fábula del vino
    unos y otros levantaron mortales
    salamandras contra la voz
    y alzaron los gatillos
    frente a oscuros 
    oráculos al miedo
    sobre duros 
    presagios del recuerdo

    ...nada 
    nada en mi edad 
    se hizo en borradores:
    el miedo no pudo filtrarse 
    entre las sombras … ...ningún 
    exorcismo fue propicio
    a nuestra sed 
    de constructores     

    … hemos hecho 
    posible 
    la luz
    aunque la luz transite 
    —ahora— sus caminos 
    más fríos 

    ya 
    hemos cruzado 
    la calzada más alta y hemos salvado 
    el paso
    y —a pesar de los fantasmas—
    a contravía de los sueños 
    aterrados 
    hemos sorteado abracadabras
    lidiado desvencijados espantos
    que sitian —todavía— los sueños 
    de los hombres
    despiertos con fuerzas milenarias

    hemos abatido a enloquecidos 
    cangrejos de resignación 
    y desamparo: ninguno de nosotros 
    —lo sabemos— pudo inventarse 
    la guerra  ...y sin embargo 
    ninguno 
    trajo en su equipaje
    el horror de alguna paz 
    inmerecida

    tal vez por eso 
    ahora 
    rompemos nuestras lanzas
    contra los proxenetas 
    del olvido





    .

    0 0
  • 11/19/16--03:19: DAVINA PAZOS [19.581]

  • Davina Pazos

    Ecuador, 1973. Radicada en Madrid.

    Obras publicadas:

    -Monográfico “Hasta la muerte…¡Carajo!” como anexo de la revista Manxa, 2006.
    -“Lo que más me duele es tu nombre” Premio Ernestina de Champourcín  Vitoria-Instituto Foral de Álava - diciembre 2006.
    -Voces (Madrid, Vitruvio, 2014)
    -Cadáver para un libro, (Lastura, 2016).


    Manxa verano-Otoño 2011

    A HENRI

    A Henri Beyle. Stendhal

    Quién te dice que no era yo
    para ti y tú mi prometido,
    que no estuvieron mis dientes
    para defensa de tu risa
    y que mi voz no fuera
    con sangre de los lagos de Saltzburgo
    cristalizada
    y luego rota de dolor
    y otra vez cristalizada
    en la informe presencia
    de un nosotros.
    Toda la sal es ahora
    agolpada en los estantes de los ojos
    porque estos ojos nuestros, Henri,
    que no se conocieron
    se conocen este día, con este sol,
    con estas nubes de espanto;
    y estos labios
    que nunca se besaron se desean
    detrás de los rumores
    de esta brisa que tiembla.

    Para que nos besemos
    hace falta un cataclismo,
    tal vez mañana
    donde ya no queden rastros
    del que habita tu espejo
    y mi alma sea la forma de tu alma,
    la forma grande de tu alma que se quema
    y padece si no arde.

    Los perros nos destrozan, Henri,
    como si nos tuvieran miedo,
    salgamos, pues, ocultos
    tras una máscara de oro
    con ribetes de sombras
    y déjalos que muerdan ilusiones.

    Voy a fingir que soy una reina
    venida de un país lejano
    para unirme a tu espera,
    lejos del ruido, las luces,
    las presencias que rompen lo sublime.
    Si nos quedamos,
    no te extrañe que un día de éstos
    nos quieran  desnudar
    y no les guste lo que encuentren.
    Tranquilo, Henri,
    será que es demasiado Amor
    para los perros.


    MIS MANOS EN TU CARA

    He puesto mis manos en tu cara,
    te he cerrado los ojos sin que estuvieras muerto,
    tan sólo para que pudieras verme
    en toda mi desolación y mi alegría.
    Para que estuvieras conmigo.

    Los labios te he tocado,
    desde todas las terminaciones
    nerviosas de mis dedos;
    puse sombra en tu boca
    para que desde tu voz sombría me llamaras;
    toqué tus labios como buscando a tientas
    una copa de vino para que conozcas
    a qué sabe cada línea de mis manos,
    cada hendidura de mí, cada suspiro.

    Hoy he puesto mis manos en tu cara,
    te he cerrado los ojos,
    te he besado los labios.


    UN CUENTO QUE HABLA DE TI
                                    
                                       Je t'offrirai

    Des perles de pluie
    Venues de pays
    Où il ne pleut pas
    Je creuserais la terre
    Jusqu'après ma mort
    Pour couvrir ton corps
    D'or et de lumière.
    Jacques Brel

    Te voy a dar un soplo de viento
    de alas de pájaros que existen
    donde no existen los pájaros
    y podrás ver que en sus alas taciturnas
    está grabado tu nombre.
    Te voy a dar el nombre que tienen
    los peñones al amanecer con musgo
    y con rocío; y un amanecer de orilla
    mirando a su otra orilla que se aleja
    mientras canta la canción del río;
    te voy a hacer reír como las luces
    de una ciudad que se quedó en tinieblas
    y se enciende casa a casa,
    puerta a puerta, voz a voz;
    tendrás en mi voz un cuento que habla de ti,
    serás el que tocó la estatua de barro y la hizo de oro
    y el que tocó una mano de oro
    para hacer esa otra mano que se toca
    cuando se está llorando.
    No voy a llorar, no voy a llorar cuando te vayas
    con las alas de los pájaros del país
    que se quedó sin pájaros,
    te voy a hacer reír para que te vayas alegre
    y cuando se apaguen las luces,
    cuando todo esté a oscuras
    como en esa ciudad que se quedó en tinieblas,
    me llames, te animes a llamarme
    con esa voz que te di cuando te contaba un cuento.

                                     
    NUESTRAS MANOS

    Dame tu mano
    desaparece conmigo entre los árboles,
    fundámonos con la savia
    para que nadie nos encuentre.
    Son vulgares las preguntas;
    el silencio amarrándonos las manos
    tiene una elegancia de luz
    a medias, de media noche
    paseándose en tu pelo.

    En las líneas de tu mano está mi nombre,
    lee también los surcos de las mías
    son tu retrato
    de tanto oír tu cara acariciándola,
    de tanto de tu boca
    arrancar a pellizcos
    unos besos.

    Permite que se junten, nuestras manos,
    que hablen,
    que se cuenten la historia
    de cuando estaban solas,
    es nuestra obligación salvarlas.

    Si no nos damos las manos
    se nos caerán las dos
    dedo por dedo.

    Publicados en la Revista Manxa del Grupo Literario Guadiana



    LO QUE MÁS ME DUELE ES TU NOMBRE

    I

    Un hijo muerto
    es una madre muerta que camina.

    Un hijo muerto
    es un cuchillo que vive en las costillas,

    Un hijo muerto
    es un espasmo permanente de la sangre.

    Un hijo muerto
    es una aberración y el desconsuelo.

    Un hijo muerto
    se lleva todas las palabras.

    Un hijo muerto
    tiene el nombre de todas las soledades.

    Un hijo muerto
    es una madre apenas viva.




    VIII

    Desde que no estás la casa está distinta,
    deambulo perdida, tratando de encontrarte,
    espero que aparezcas,
    te rías de mi terror
    y al ver que lloro me abraces,
    me digas que todo era mentira,
    que estás aquí,
    que no te has ido,
    que soy tonta,
    que no debí asustarme de tu ausencia.

    Desconozco la cocina,
    está callada,
    triste.
    Te echa de menos tu plato favorito,
    las frutas están viejas,
    me preguntan por ti,
    no sé que responderles
    ¿Qué les digo?
    los cuchillos no cortan mas que tu partida,
    en vano les pido que me ayuden,
    me castigan,
    no me quieren morder,
    me obligan a que grite tu nombre,
    siempre tuve la voz a la que acudes,
    ¡Obedéceme ahora!

    Dónde estás
    aliño de mis horas,
    pan de mis días,
    socorro de mi soledad
    que tiene anemia,
    necesito que me amases con tu risa,
    que me untes la cara con tus besos,
    que me exprimas de Amor cada mañana.




    XVII

    De modo que el infierno existe,
    que un eclipse no es un fenómeno
    sólo del firmamento,
    que se puede uno morir por partes,
    como quien dice a trozos,
    a sílabas de un nombre impronunciable.

    De modo que así se aprende
    el oficio de suicida
    y se desgranan los huesos
    en el pozo del recuerdo.
    De modo que se murió mi casa.

    Desde ahora soy huérfana de hijo,
    desde ahora me picarán todos los alacranes,
    cambiará mi apellido,
    dirán por la calle:
    ahí va la “fulanita”,
    la del hijo muerto,
    yo doblaré la espina,
    emitiré un ladrido
    y me caeré deshecha
    sobre tu propia tierra.

    De modo que el invierno
    puede un día decidir quedarse,
    el invierno es un perro rabioso
    que come la maternidad que me adornaba.
    Estoy contaminada de tristeza,
    tengo espasmos de vivir,
    temblores, alaridos,
    y golpes y desmayos,
    desespero y grito:
    ¡Muérame ya!
    muéranme las manos,
    los ojos, las palabras,
    muéranme las islas
    de este Amor que me derrama.

    Hace frío,
    tengo mucha sangre atrapada en la garganta,
    se me coaguló tu nombre al pronunciarlo,
    me duele tu presencia transparente,
    me duele la leche que tomabas,
    duele todo,
    lo que mas me duele es tu nombre,
    pronunciado como un credo
    que rompe el pecho,
    martilla la cabeza,
    un nombre que era hermoso
    y ahora es sinónimo de miedo.
    Me tiritan las alas de acunarte,
    me tiemblas el espacio en que te pienso,
    me vuelven los espasmos,
    temblores, alaridos,
    golpes y desmayos,
    desespero otra vez y grito:
    ¡Socorro Dios!
    Me estoy muriendo de frío.



    XX

    No es ese mi hijo
    acompañado de bruma,
    no es ese marcado
    de quietud infinita,
    no es el impávido
    que no ríe por nada,
    no es el que sueña
    silencioso en la cama.

    Mi hijo no es ese
    de pálido gesto.
    de manos inmóviles,
    figura de estampa.

    Mi hijo no es ese
    que amontona flores,
    que se queda quieto,
    calladito y bueno.

    Mi hijo es alegre,
    mi hijo es risueño,
    es travieso, es loco,
    mentiroso y terco.

    Mi hijo es verano
    que nunca decae,
    es arena inquieta,
    es silbido suave,
    mi hijo es un pájaro
    de incansables alas,
    mi hijo es alegre,
    mi hijo es risueño,
    ¡Mi hijo está vivo…!






    VOCES: por Davina Pazos (Madrid, 2014)


    I

    Abandono la muerte
    para verte dormida,
    amanecer contigo,
    y tocarte las puntas de los dedos
    cuando a tientas me buscas
    en mi lugar de siempre,
    en tu costado,
    el punto donde existo
    con este traje nuevo,
    y este nuevo sentido que adivina
    cuando estás más sin ti
    que ayer,
    que nunca.

    Estabas como nunca,
    me acuerdo de ese día,
    el llanto te quedaba
    igual que unos brillantes
    erguidos en el rostro.
    Me enterrabas llorando,
    te miraba y decía
    es mi mujer,
    la que ha venido iluminada
    de tristeza,
    la que dice mi nombre y no consigue
    abrir los labios.
    La que duerme el horror de sepultarme.


    XXV

    Recuerda,
    no sólo yo estoy muerto,
    sino todo conmigo,
    esta ciudad, el cine,
    los paseos, tu mano
    pequeña
    al fondo de la mía,
    y pese a todo
    yo aquí,
    pendiente de tu sombra,
    alerta ante tus ojos,
    tu perro, hasta tu almohada,
    el dedo que te muerdes
    para que nadie sepa
    cuando me ves y lloras,
    y es precisamente
    lo que quiero,
    que llores,
    qué otra cosa de ti
    por saber que me Amas.
    Y que me llores mucho
    como el nombre que llevas
    colgado de tus ojos
    y que quema en los míos;
    que guardes mis zapatos
    debajo de la cama;
    mis besos y mis labios
    adentro de tus labios,
    porque ahora soy eterno
    y no te olvido,
    y este hielo que empuño
    no deja que te olvide,
    es mi lápiz azul
    de dibujarte peces
    de selva que te cantan,
    es el canto de lluvia sobre el cielo
    que transformó mi voz en un ladrido
    rodeando la humildad de tu cintura;
    y en esa tarde, Amada,
    en esa noche en la que te diluyes,
    en la voz de tus ojos
    te esperaré abatido,
    y triste todavía,
    como quedan los huesos
    del cadáver de un niño enamorado.       





    Reseña de: Davina Pazos: Cadáver para un libro (Ocaña: Lastura, 2016, Alcalima n° 6) por Carlos García (Hamburg)

    La poeta Davina Pazos, nacida en Ecuador y radicada en Madrid, ha vuelto a las andadas.

    En todos sus libros hay una voz personal y un tema rector, alrededor del cual se enrollan y desenvuelven los poemas.

    Si en Lo que más me duele es tu nombre (Premio “Ernestina de Champourcin”. Diputación Foral de Álava, 2007) la voz cantaba la letanía de una madre que per­dió a su hijo, en Voces (Madrid, Vitruvio, 2014) decía un esposo el amor y el deseo por su mujer desde el más allá de la muerte.

    Como se ve ya por esa mera e incompleta enunciación, Pazos no escoge el án­gulo de visión más cómodo para ella, sino el que le permite definir mejor a su actor principal, ya que todos sus libros son monólogos de poseídos: por el do­lor, por el amor, por el odio o por la nostal­gia de la muerte, propia o ajena.

    En este caso, la voz es la de un asesino orgulloso de su oficio, pero no uno que mata por ma­tar, o por vil encargo, sino como hacedor de belleza, moral y física.
    Mediante su avieso arte, el asesino rescata a sus víctimas del anonimato, del desinterés:


    No les puse el olvido,
    no los cubrí de un pálido
    color indiferencia,
    sino de la exquisita
    bandera del asombro.


    La fascinación por el tema y la tentación de estetizarlo surgen paralelamente en el siglo XIX y dan aún sus frutos en el nuestro.

    Sólo men­cionaré tres ejemplos, asaz diferentes entre sí: Del ase­sinato con­si­derado como una de las bellas artes, del inefable De Quincey, los Crí­me­nes ejem­plares, de Max Aub, y la saga de Hannibal, desde los libros, pa­sando por las pe­lículas y hasta la serie televisiva.

    Creo discernir que la autora conoce esos antecedentes, pero ella va un decisivo paso más allá. Hasta donde alcanzo a ver, el motivo no ha sido hasta hoy tra­ta­do en verso, ni en primera persona.

    ¿Puede un asesino hacer poemas? Este, sí. No son muchos, no son largos, pero sí muy den­sos, tanto psicológicamente como en lo literario.

    A Pazos se le da con increíble solvencia adoptar la dicción y la mirada de las fi­guras que elige, de los seres cuya personalidad asu­me.

    Imagina el atento lector que esa metamorfosis no tiene lugar rápida o fácil­men­te. Pero una vez comenzado el proceso, es irreversible, y Pa­zos no juega apenas a que se convierte en esa otra persona, sino que lo es, siquiera por el tiempo que ocupa la escritura. (Resuena aquí, indirectamente, la imagen del poeta como enajenado, que se desper­sonaliza y se ajena.)

    Eso, en tanto concierne a la coherente disposición psicológica de la voz poética. Pero hay más en este enorme manojo de poemas.

    Si bien llevan cifras romanas como títulos (de I a XXXVI), no parecen contar una historia, cuando menos no una narrada convencionalmente. Las escanciones son más bien como destellos, miradas o declaraciones del asesino.

    Dos obsesiones lo acucian: la de matar bien a quienes lo merezcan, pero tam­bién la de ser com­prendido. De ahí sus reclamos:


    Hielo no, porque mi nombre es fiebre,
    ardores de esta cólera maldita,
    que sufro de mí y es quemadura
    por la que sale un asesino
    que a mí también me mata cuando mata
    y me redime.
    Y un pájaro de angustia me recorre
    de vez a vez y callo,
    le doy refugio en mí, lo oculto al fondo
    de lágrimas o gritos
    o entre las líneas tristes de un poema.
    No hay aquí humor negro: todo es serio y peligroso.


    Hay en este libro infamado de sangre momentos de gran lirismo. El poema XXII, por ejemplo, comienza así:


    Todo instante es propicio a la belleza.
    Se desmaya la luz sobre la carne.
    En la rama de un árbol
    tiembla una hoja
    y grita el corazón
    un silencio de muerte.

    Entra en la carne el filo
    hambriento de una pena.
    Quiere el aire tocar
    la pintura más bella de un artista.
    Y cuando uno ya cree que la poeta ha perdido de vista su tema, surge como lla­ma­rada la evidencia contraria:
    A veces un paisaje y a lo lejos
    el cadáver de una mujer hermosa
    que ha llorado sus últimas tristezas.
    [...]
    Todo cuerpo es propicio a la belleza,
    en un cadáver luce una congoja
    y un artista suspira.


    Eso es lo de Pazos: el ramalazo, el hacha que rompe el hielo, el relámpago que inquieta, el golpe brutal de tenue poesía.

    No es este poemario el primero de Davina Pazos que recomiendo (ya lo hice con Vo­ces). Presiento que no será el último.

    (Hamburg, 1-XI-2016)







    .


    0 0
  • 11/19/16--04:04: PABLO ROMERO [19.582]

  • PABLO ROMERO


    Pablo Romero (Prov. de Tucumán, Argentina, 1999) es un joven poeta –si cabe esta denominación– con una calidad y solidez deslumbrantes. Con sus dieciséis años, su voz poética se levanta por encima de las nuevas promociones, siendo la voz más interesante de la nueva poesía argentina.

    Autor de Días de Babel (Stillnes & Blood Press, México, 2015; reedición Editorial Buena Vista, Córdoba, 2016) e Introducción al fuego (inédito). En 2014 dirigió la revista digital por qué tiemblan (http://porquetiemblan.blogspot.com.ar)  y lleva a cabo el proyecto Poesía F5 o la arquitectura del cómo (http://poesiaf5.blogspot.com.ar). Compiló junto a Rosa Berbel, la antología Orillas –una muestra de poesía joven argentino-española–.

    Sus poemas aparecen en numerosas revistas digitales e impresas, de Argentina y del exterior y lleva adelante su propio blog llamado Retrato incendiario, http://retratoincendiario.blogspot.com.ar/p/sobre-mi.html



    ROMPER UN VASO

    Estaba al borde. Lo juro. Casi imperceptible,
    atento a la ruina como a punto de darse muerte
    como sabiendo el lugar exacto dónde hacer fuga.

    Estaba al borde.

    Tuve un amor alguna vez. Era como vivir de la sed,
    darse contra el mar hasta romper el cuerpo.

    Pero no era mi cuerpo lo que se fragmentaba
    en la caída,
    no esta vez. El vaso caía por el peso de su nombre,
    dije vidrio y no necesité más para cortarme.

    La poesía hace estas cosas. 



    APARTADO SOBRE LA ATROCIDAD 

    a Lucas

    El niño dice tiempo y le sangra la boca

    grita como queriendo arrancar de golpe
    el gesto muerto de un dolor
    demasiado inútil
    la columna torcida de sostener    
    el peso de otros años
    unas manos donde nadie espera
    para la terrible ceremonia de mirarlo caer

    no debería el miedo caminar descalzo
    un paso y otro a la intemperie,

    descenso transversal al agujero de los días.

    el niño dice tiempo y le sangra la boca

    un romperse contra toda luna

    contra toda intensidad



    QUE EL ÚLTIMO APAGUE LA LUZ

    Oh, ser un capitán de quince años
    Pere Gimferrer

    Sin fuerzas de pertenecer un poco al mundo
    cuando es la vida me dejo caer:
    acá empieza mi nombre y termina mi sombra
    hallarse de pronto con el cuerpo tendido
    tu nombre en el lugar de la conciencia
    contar uno a uno los años en el pecho,
    de golpe, sin pedir permiso a la muerte.
    Esto es la clemencia. Escribo porque
    me ahogo y ya no sé quién soy
    porque soy el mismo, todavía.
    ¿Qué se sentirá escribir una victoria,
    tener las manos llenas?
    Digamos que me voy.
    Este es el exilio que hace de mi cuerpo
    una luz enorme donde enceguecer la vida
    una tumba azul para velar
    lo que fue arrancado, a tientas,
    de la tierra

    (De Los días de Babel, Stillness & Blood Press. México 2015)



    Poema

    Escribir es deplorable, Cuerpo.
    Pretendemos encontrar haciendo pérdida.
    Inútiles.  Adoramos la poesía porque no es.
    Nos odiamos porque somos. Escribir
    es un parto porque siempre hay un hijo
    y siempre uno es padre aunque nunca se sabe:
    querido hijo dos puntos. Acá tienes el mundo.
    Es la hiedra que calo entre tus huesos.



    Niño y luna

    «Había un lugar hermoso porque era mío».
    CRISTINA RIVERA GARZA

    Están sentados. Uno al lado del otro, corazón adentro.
    El amor arde porque está vivo y el cuerpo es el martirio
    de un cáncer insufrible, precioso. No hay fuerza para mí
    en las palabras incapaces de condenarnos
    a la pérdida o al olvido.
    Están sentados.
    El niño dirá una palabra para temblar la noche: su nombre.
    Va a escribirlo en una piedra.
    Con el tiempo a eso va  a llamarle perdurar, sin percatarse
    de que todo se borra, incluso este recuerdo.
    Sin entender que crecemos
    en la medida en que aprendemos a no morir
    y que ninguna palabra basta para plantarnos de cuajo
    en la memoria.
    Un día están sentados.
    Al siguiente nunca más.






    LA MEMORIA

    Alcanzo a atrapar fragmentos de la historia que tu cuerpo va dejándome,
    intermitencias feroces como piedras. Cuando el viento es bueno las palabras
    se escriben solas. Cuando el viento es bueno sabe arrancarte: desconocimiento
    después, no saber dónde se está, cómo colocar las manos.
    De repente estamos lejos y camino es una palabra que no sé transitar,
    hay que arrancarse los ojos para ver aquello que el filo esconde
    detrás de las cosas.

    Y sin embargo escribe como si la escritura pudiera devolverte a ese lugar.
    Como si arrancar bastara.




    Niño y dialectica


    a Claudia Masin

    Me arranco vivo en el gesto de permanecer. Yo quedé pensando
    que quedarse no es persistir, que la historia de la casa comienza
    cuando se vacía, que el primer recuerdo es siempre después.
    No escribo esto como quien se va sino como quien nunca supo irse.
    Como quien descubre, por las malas, que la belleza lastima
    casi tanto como la sed.
    ¿Construir una casa nos hubiera salvado de nosotros?  Ni vos ni yo
    quisimos nunca una casa pero la escribimos, escribimos
    hasta hacer una casa el llanto y hasta pareciera que correr la herida basta
    para no morir demasiado.

    Los niños sentimos cuando llega el olvido. Sabemos el momento exacto
    en que la niebla comienza a partirnos. Esto es también la inocencia,
    decir la palabra incorrecta en el momento adecuado:

    el niño murió de escribir el fuego que lo hizo trizas.

    La luz recuerda el dolor que ocupamos.






    -


    0 0
  • 11/19/16--05:05: SONIA CHOCRÓN [19.583]

  • Sonia Chocrón

    Sonia Chocrón (Caracas, Venezuela, 17 de marzo de 1961) es una poeta, narradora y guionista de cine y televisión de origen judío. Está emparentada con el dramaturgo venezolano Isaac Chocrón.

    Nacida en una familia judía española y criolla, es Licenciada en Comunicación Social de la Universidad Católica Andrés Bello. En 1982 ingresa al Taller de Poesía del Centro de Estudios Latinoamericanos Rómulo Gallegos (CELARG). En 1988 participa -por concurso- en el Taller "El Argumento de Ficción" de Gabriel García Márquez en la Escuela de Cine de San Antonio de los Baños, Cuba. De allí, viaja a México invitada por el Premio Nóbel para fundar el Escritorio Cinematográfico Gabriel García Márquez. Su trabajo literario, así como sus guiones para cine y televisión, le han merecido diversos premios y reconocimientos a nivel local e internacional.

    Algunas publicaciones

    Su creación literaria aparece publicada en diversos ensayos y antologías en España, México, Estados Unidos, entre otros.

    Muela/Molar. (2015). Cuento 
    Mary Poppins y otros poemas (2015). Poesía
    La Dama Oscura (2014). Novela
    Sábanas Negras (2013). Novela
    Las Mujeres de Houdini (2012). Novela 
    Poesía Re-unida (2010). Poesía
    La virgen del baño turco y otros cuentos falaces (2008). Cuento
    Falsas apariencias (2004). Cuento
    La buena hora (2002). Poesía
    Púrpura (1998). Poesía 
    Toledana (1992). Poesía

    Guiones para cine y TV

    Guión Original para el largometraje Cinematográfico "Oro Diablo". 2000.
    Co-escritora para el largometraje "The Lost Key". 2014. 

    Guiones para teatro

    Ni un Pelo de Tontas. 2015 
    La Reina y yo. 2015 

    Premios recibidos

    Mención Concurso de Cuentos del diario El Nacional.
    Primera finalista, Premio Fundarte de Poesía, 1991.
    Primera finalista, Premio Internacional de Poesía José Antonio Pérez Bonalde, 1996.15
    Mención de Honor por el poemario La Buena Hora, Bienal Literaria José Rafael Pocaterra, 1996.
    Ganadora, Concurso Anual de Cuentos del diario El Nacional por el relato La Señora Hyde, 2000.




    LABERINTO DE FAUNOS

    Hay luz
    agua
    y un lecho cálido

    pero no hay salida



    CANCIÓN

    Jardín de cielo
    jardin de sol

    Cuánto fulgor

    Lirios de Marzo
    lirios de estero

    Cuánto sosiego

    Nardos de muerte
    nardos de plata

    Cuánta nostalgia




    SIETE EN PUNTO

    Siete caballitos van por la vereda
    ay  si yo pudiera  si yo pudiera

    Siete  riachuelos  ganaron la vera  
    ay  si yo pudiera  si yo pudiera

    Siete nubes vagas aguaron sus penas
    ay  si yo pudiera  si yo pudiera

    Siete flores rojas vaciaron sus venas  
    ay  si yo pudiera  si yo pudiera




    DE LECHE Y MIEL

    Venga mi marido  
    derroche su alma
    en mi vientre presto  
    almohada de calma  

    Duerma sus afanes 
    en el sueño triste
    hagamos un niño  
    madúrese el cisne

    Que se hinchen las velas 
    que se abra la mar
    la espuma y la luna 
    se abracen en par

    Ame  mi marido 
    muy largo y extenso
    al cuerpo que abraza 
    y le colma el aliento

    Apláudase el trance 
    con mil reverencias
    se ha hecho la rima  
    el santuario  la esencia    

    de la criatura de leche y de miel




    LA MARGARITA

    Ahora  ahora
    anúdense los dos
    eclipsen el eclipse
    fúndese la hora
    únanse en la forma
    penétrense los dos
    hágase la mezcla
    fundarse fundirse
    sorberse  fingirse
    comerse besarse
    la margarita nueva
    y el moscardón




    MAGDALENA

    Esas ropas que adornan tu tristeza
    largos linos  alambres monacales
    no apaciguan tus duelos ancestrales
    ni cambian las pasiones por nobleza

    Quien condena tus hábitos profanos 
    destejiendo por paños lo sagrado 
    no sabe que el estambre del pecado 
    por ser menos divino es más humano  




    NODRIZA

    No abandono en el deseo
    de ser reina del milagro
    de ser nodriza de nardos  
    de ser vientre atiborrado
    la gran teta  lo manado
    ser boquita leche y llanto
    diminuto corazón
    ser yo misma siendo otra
    matarilerilerón.




    POR MIS SUEÑOS

    Por mis sueños cabalga un  potrillo
    un alazán
    en la cresta azul lleva un secreto  
    de mazapán
    del sueño viene con sus relinchos
    a cabalgar
    dice en el trote la buena nueva
    de germinar
    un niño verde de azúcar blanca
    primaveral

    Por mis sueños cabalga un potrillo
    del sueño viene
    y al sueño va




    ORDEN 
       
    Hay que hacer orden en la casa
    lavar la losa  vestir la cama
    hay que hacer orden en la casa
    plantar las flores  de calabaza
    borrar el rastro de la melaza
    buscar la música de las cosas
    haciendo orden  haciendo casa
    con las palabras para formarlas  
    poner el orden
    formar la casa
    con un ejército de  palabras
    que nadie sepa que nadie vea
    que las glorietas se están cayendo
    hay que hacer orden en la casa
    para que el ave de la tristeza
    se vaya al parque o a la avenida
    para poner el orden dentro de casa
    y que no crezca la angustia ciega
    que crece en ella cuando es de día
    bañar de azúcar y sangre impía
    todo resquicio de las esquinas
    que Dios la ampare y la favorezca
    de la  traidora melancolía
    del mal de ojo y la villanía
    que hay que hacer orden
    quitar la trasa barrer el polvo
    todos los días
    limpiar la casa poner el orden
    que si nos vence  nos vencería
    la muerte eterna la pena en vida
    matar el orden  cegar la herida

    De Púrpura. Editorial La Liebre Libre. Maracay, 1.998.



    REY LEÓN

    Trato de explicarle
    a mi niña
    que el mundo de las bestias es
    de veras atroz
    sanguinario
    implacable
    encarnizado
    aunque no oculta nunca sus malas
    intenciones
    como el nuestro






    LA MAMÁ DE WOODY

    No sabe qué hacer cuando el hijo no bebe
    el jugo de naranjas de amor 
    que mana de sus pechos

    No le mira a los ojos
    cuando recuerda la melancolía del tiempo 
    para no
    inocular su tristeza dentro de esas córneas
    turbias y pequeñas

    Esconde el pavor dentro del closet y lo asfixia
    bajo las ruedas de la bicicleta

    Su corazón resbala balón abajo
    se escurre entre las olas y las piedras de mar
    por las lágrimas fuera de horario

    Todo es imposible
    La mamá de Woddy sabe muy bien lo que significa 
    ser madre judía:
    vencer o morir



    LAURA BROWN

    Hay algunos días
    en los que deviene otra mujer que camina
    por la casa     
    ella toma el teléfono
    recoge los calcetines y el polvo de los días
    arrulla niños que tienen pesadillas
    triangulares
    y hornea suspiros blancos
    azucarados y perfectos como
    criaturas de leche
    Será tal vez que la mujer auténtica 
    que no cumple su deber 
    que no siente y no padece
    la magia de las servilletas bordadas
    ni el canto de la flor del jarrón azul
    fuego  
    ni el aroma a caramelo del hogar repleto
    abrumada por tanto exceso de vida
    es la única
    que sabe que una página
    una sola página  escrita
    es un mundo
    a salvo

    De Mary Poppins y otros poemas.







    .


    0 0
  • 11/19/16--08:35: DIONNE BRAND [19.584]

  • Dionne Brand

    Dionne Brand nació en Trinidad en 1953 y se graduó de la Universidad de Toronto en 1975. Ella es negra, lesbiana y feminista - tres cosas poderosas.

    Renombrada poeta, novelista y ensayista del Caribe. Su escritos son notables por la belleza en el uso del lenguaje, y su compromiso intenso con temas de justicia social, así como temas de género y raza. Consigue capturar, como pocas veces en la poesía escrita en ingles, la historia a través de los elementos simples de la vida cotidiana. Dionne habla de sí misma y de la lucha de su gente tanto en Canadá como el Caribe.

    Dionne Brand nació en Guayguayare, Trinidad. Luego de terminar la secundaria en Trinidad en 1970, se mudó a Toronto, donde vive desde entonces. Estudió en la Universidad de Toronto, donde obtuvo una licenciatura en literatura y filosofía, y un Master en filosofía de la educación.

    Dionne Brand ha publicado dieciocho libros, ha contribuido en diecisiete antologías, ha escrito docenas de artículos, y ha hecho cuatro documentales para el National Film Board.

    También ha enseñado literatura y ha dado clases de creación literaria en British Columbia y Ontario. Llevó a cabo estudios sobre la mujer en la Universidad de Simon Fraser. Vive en Toronto y en la actualidad trabaja como profesora en la Universidad de Guelph.

    Como poeta y escritora afro-caribeña canadiense, Dionne es una tipo de mujer exiliada particular, que ha asimilado su experiencia para infundirle gran fuerza en lo personal y profesional. De descendencia africana, su historia ligüística y cultural fue truncada por el desplazamiento forzado de sus ancestros al nuevo mundo. Su vida en el caribe se vio afectada por el impacto inevitable del colonialismo, temas de los que habla a menudo en su poesía. En Canadá, a pesar de encontrar el racismo y el rechazo, logró emerger como una poeta y escritora multicultural y multifacética que ha dejado una huella imborrable en el mosaico cultural canadiense.

    Dionne se destacó al ganar como poeta el galardón literario Governor General con su libro Land to Light On, y la nominación por sus libros No Language Is Neutral e Inventory. También obtuvo el premio Pat Lowther de poesía y su libro thirsty fue nominado para el premio Griffin de poesía. Alcanzó gran prestigio y variados elogios por su trabajo en prosa y cine. Sus libros de ficción incluyen la novela In Another Place, Not Here (galardonado en 1998), y At the Full and Change of the Moon (galardonado en 1999). Su novela aclamada y ganadora del premio Toronto Book Award, What We All Long For, cuenta la historia de cuatro jóvenes en Toronto. Al igual que thirsty, un libro de poemas reciente, la novela ofrece un retrato imborrable de esta ciudad multicultural. Sus trabajo ensayísticos incluyen Bread Out Of Stone, y A Map to the Door of No Return, una meditación sobre la condición del negro en la diáspora.  

    Ha escrito para numerosas revistas sobre temas que abordan los principios de la distribución igualitaria de la riqueza y la erradicación de la explotación laborar de la mayoría de los pueblos del mundo; ha trabajado para varias organizaciones relacionadas a la liberación de la mujer de situaciones de violencia doméstica, temas de inmigración y transformación, identidad nacional y opresión colonialista. Su expresión es un acto de liberación, al romper el silencio y darle una voz a los silenciados y marginados del mundo.
    “Sentía que la experiencia de la gente negra era tan importante y valiosa que tuve que leer sobre ella y escribir. Por eso comencé a escribir. Cuando me mudé a Canadá en 1970 me incorporé en movimientos de derechos civiles, feministas y sociales. Tenía apenas diecisiete años, pero ya sabía que para vivir en libertad en el mundo como mujer negra, tendría que involucrarme en movimientos políticos y escribir”.  



    “Hard against the soul”, de Dionne Brand

    Traducción:   Tatiana Nascimento dos Santos 
                           Priscila Francisco Pascoal 



    duro contra a alma


    I

    essa garota é você, essa estrada que sobe
    até Blanchicheuse, essa curva, cada uma um pedaço
    de azul e terra se desenrolando, batendo, rocha e
    oceano esse esgarçar, amaciando as entranhas
    pérola de concha e coral

    essa garota é você, essa é você todos lados de mim
    serra estrada e declive pelo coqueiral em Manzanilla
    essa floresta de areia e palma magra em forma de maresia
    esse querendo cair, dependurando, esverdeando
    saciando a estrada

    essa garota é você, mesmo que você nunca veja
    a queda antes de Timberline, aquela mancha de mar
    negro brilhoso em terra de arbusto-fumaça, aquele pulsar do peito
    que se estica até Maracas, a baía de La Fillete nunca te conheceu
    mas você faz ela se lavar das rochas

    essa garota é você, o pedaço de lagoa, aligátor
    há muito abandonado, essa pedra da minha juvenil
    hesitação em andar certo, entrando na estrada Schoener
    entrando em egunzinho e espírito, ao paredão e mar
    quebrando duro contra coisas, entrando em estação de fogo

    essa garota é você, esse é o poema que mulher nenhuma
    jamais escreve pra uma mulher porque tá com medo de tocar
    esse rio fervendo como uma mulher no dormir dela
    aquele cheiro de coxas frescas e suor morno
    lençóis dela como o mitan se adentrando no Atlântico

    essa garota é você, algo nunca esvaído nem esquecido
    algo duro contra a alma
    essa é onde você faz sentido, onde a vista fica
    terna, humano o ar da noite, o silêncio besta conversa
    solta, vulcões cessam, e estar desperta é
    mais adorável que sonhos 




    hard against the soul

    I

    this is you girl, this cut of road up
    to Blanchicheuse, this every turn a piece
    of blue and earth carrying on, beating, rock and
    ocean this wearing away, smoothing the insides
    pearl of shell and coral

    this is you girl, this is you all sides of me
    hill road and dip through the coconut at Manzanilla
    this sea breeze shaped forest of sand and lanky palm
    this wanting to fall, hanging, greening
    quenching the road


    this is you girl, even though you never see it
    the drop before Timberline, that daub of black shine
    sea on bush smoke land, that pulse of the heart
    that stretches up to Maracas, La Fillete bay never know
    you but you make it wash up from the rocks

    this is you girl, that bit of lagoon, alligator
    long abandoned, this stone of my youngness
    hesitating to walk right, turning to Schoener’s road
    turning to duenne and spirit, to the sea wall and sea
    breaking hard against things, turning to burning season

    this is you girl, this is the poem no woman
    ever write for a woman because she ’fraid to touch
    this river boiling like a woman in she sleep
    that smell of fresh thighs and warm sweat
    sheets of her like the mitan rolling into the Atlantic

    this is you girl, something never waning or forgetting
    something hard against the soul
    this is where you make sense, that the sight becomes
    tender, the night air human, the dull silence full
    chattering, volcanoes cease, and to be awake is
    more lovely than dreams



    II

    eu quero te envolver toda de mim aqui nessa linha pra
    você saber de uma coisa, não só que eu tô morrendo
    de algum jeito mas que tive meus motivos. Essa
    graça, veja bem, vem como uma surpresa e nada até
    agora sacode meu crânio afiado, então, essas sílabas
    aguadas mornas, é tão cultura uma língua de mulher,
    escavando até pedras nem ainda formadas em carne,
    linguagem nem ainda feita... eu quero te beijar fundo,
    cheirar, provar a água morna da sua boca tão morna quanto
    suas mãos. eu dou sorte é da graça me juntar e
    perdoa minha reteza.


    II

    I want to wrap myself around you here in this line so
    that you will know something, not just that I am dying
    in some way but that I did this for some reason. This
    grace, you see, come as a surprise and nothing till
    now knock on my teeming skull, then, these warm
    watery syllables, a woman’s tongue so like a culture,
    plunging toward stones not yet formed into flesh,
    language not yet made… I want to kiss you deeply,
    smell, taste the warm water of your mouth as warm as
    your hands. I lucky is grace that gather me up and
    forgive my plainness. 



    III


    Ela era uma mulher cujos olhos vinham frescos, dizendo, eu
    confio em você, você não vai ser a mulher que vai embora
    pelo Atlântico em Santa Maria e nunca retorna.
    Você não pode sonhar esse oceano turquesa te envolvendo
    na mercê de seu murmúrio, suas mãos não vão se deter
    no meio da mirada, você não vai acontecer numa
    ideia fácil como essa num quarto de hotel em Guanabo, não
    numa manhã enquanto assiste sozinha dessa praia, o
    sol escorrendo laranja, ou sentando num banco de mármore na
    Havana Velha, alheia. Você não vai olhar pro seu relógio
    numa noite no começo de junho e achar esse mar gentil tão
    bom quanto outro pra uma caminhada além dos reflexos de sua
    carne.



    III

    She was a woman whose eyes came fresh, saying, I
    trust you, you will not be the woman who walks out
    into the Atlantic at Santa Maria and never returns.
    You cannot dream this turquoise ocean enveloping
    you in its murmuring thrall, your hands will not arrest
    in the middle of gazing, you will not happen on an
    easy thought like this in a hotel room in Guanabo, not
    on a morning as you watch alone from this beach, the
    sun dripping orange, or sitting on a marble bench in
    Old Havana, vacantly. You will not look at your watch
    on a night in early June and think this gentle sea as
    good as any for a walk beyond the reflexes of your
    flesh.




    IV

    você mal ouve minha voz agora, mulher,
    mas eu ouvi você no meu ouvido por muitos anos vindeiros
    a língua rosa de uma concha grande murmurando e
    bocejando, chá sussurrante, toco, pão, ela, azul,
    golpeando esses nomes simples do hábito, mais doce
    e tão comum quanto noite esfarelando flocos negros
    de conversação em um sono, repetitivo como meios-dias
    e neve lá no norte, a rouquidão e pigarro, eu te disse,
    sem leite, limpar...

    você mal ouve minha voz mas eu ouvi você
    no meu sono vasta como ondas recitando suas preces
    tão pontuais que seu real significado dá no peito,
    dizendo, temos que fazer sentido pra viver aqui,
    essa aliança é como unha e carne mas ancestrálica,
    e olha, amor, não tem poemas para isso, só
    triângulos, retalhos, prisões de tecido púrpura,
    tempo começa com esses gestos, esse
    silêncio súbito precisa de palavras ao invés de sussurros.

    você mal pode ouvir minha voz agora mas mulher
    eu senti seu respiro no meu rosto em anos vindeiros
    como se perdendo minha vista na pausa negra da noite, eu traço
    a pérola do seu suor pra manhã, virando se você
    vira, peito a peito prosa muda nós giramos em círculo,
    e nada mais pode ter passado aqui exceto
    também o mapa de voltar pra casa, a geografia dura
    de trincheiras, querelas, plaqueiros, barricadas.



    IV

    you can hardly hear my voice now, woman,
    but I heard you in my ear for many years to come
    the pink tongue of a great shell murmuring and
    yawning, muttering tea, wood, bread, she, blue,
    stroking these simple names of habit, sweeter
    and as common as night crumbling black flakes
    of conversation to a sleep, repetitious as noons
    and snow up north, the hoarse and throaty, I told you,
    no milk, clean up…

    you can hardly hear my voice but I heard you
    in my sleep big as waves reciting their prayers
    so hourly the heart rocks to its real meaning,
    saying, we must make a sense here to living,
    this allegiance is as flesh to bone but older
    and look, love, there are no poems to this, only
    triangles, scraps, prisons of purpled cloth,
    time begins with these gestures, this
    sudden silence needs words instead of whispering.

    you can hardly hear my voice by now but woman
    I felt your breath against my cheek in years to come
    as losing my sight in night’s black pause, I trace
    the pearl of your sweat to morning, turning as you
    turn, breasts to breasts mute prose we arc a leaping,
    and no more may have passed here except
    also the map to coming home, the tough geography
    of trenches, quarrels, placards, barricades.




    V

    Não é suficiente aqui marcar a água ou dobra da pele,
    macia a costa, secreta a nuca, roxeados os lábios. Ela
    bem me estalou noite passada. Eu ouvi ela cantando e
    não pude dançar. Eu ouvi ela navegar o solo denso de
    quem nós somos. Sua infinita ser negra soerguendo,
    doçurando.

    para faith



    V

    It is not sufficient here to mark the skin’s water or fold,
    the back soft, the neck secret, the lips purpled. She
    startled me just last night. I heard her singing and
    could not dance. I heard her navigate the thick soil of
    who we are. Her boundless black self rising,
    honeying.

    for faith





    VI

    escuta, só porque eu passei esses
    poucos versos tateando esse registro do coração,
    aplaudindo vida, como uma mulher numa praia ruidosa,
    chamando sangue pra veias secas como areia,
    não pense que coisas me escapam,
    essa pele esgarçada da fome estrepidando como um arco,
    esse calafrio apitando na cara branca do capital, uma
    sombra vagueando, veiada de gelo e sem sangue pelos
    becos de luz úmida da cidade, a bala da polícia cintilando
    pela espinha de uma mulher negra em novembro, contra
    poças vermelhas de democracia estourando as costuras do
    hemisfério, o coração afunda, e afunda como uma lua.



    VI

    listen, just because I’ve spent these
    few verses fingering this register of the heart,
    clapping life, as a woman on a noisy beach,
    calling blood into veins dry as sand,
    do not think that things escape me,
    this drawn skin of hunger twanging as a bow,
    this shiver whistling into the white face of capital, a
    shadow traipsing, icy veined and bloodless through
    city alleys of wet light, the police bullet glistening
    through a black woman’s spine in November, against
    red pools of democracy bursting the hemisphere’s
    seams, the heart sinks, and sinks like a moon.





    VII

    ainda assim eu devo dizer alguma coisa aqui
    alguma coisa que caminhe esse verso até o futuro,
    não aonde vou divagando em meu sono,
    não onde os olhos brilham a cada vez em quando
    em escores velhos, agora eu devo pisar alegre. Eu insonhe.



    VII

    still I must say something here
    something that drives this verse into the future,
    not where I go loitering in my sleep,
    not where the eyes brighten every now and again
    on old scores, now I must step sprightly. I dreamless




    VIII

    mas aqui, nesse ponto, tudo que eu vejo é o passado
    no museu da revolução na Havana velha quando eu
    deveria estar olhando o buraco de bala no colete de
    Fidel ou a saia que Haydee Santamaria usou na
    prisão, eu vejo o libambo assim que me viro, já quase saindo,
    rumo à esquerda, rumo ao futuro, a mulher sentada na
    porta negra e histórica dizendo a si mesma isso é
    só história branca, o libambo, brilhando ainda depois desse longo
    tempo, novo como dia sob meus olhos. Eu volteio naquela sala,
    minha voz fez minha nossa, como se eu só tivesse derramado água, meu
    deus, como se minha pele tivesse apenas roçado esse ferro prateado com
    suor.



    VIII

    but here, at this spot, all I see is the past
    at the museum of revolution in old Havana when I
    should be looking at the bullet hole in Fidel’s
    camisole or the skirt that Haydee Santamaria wore in
    prison, I see a coffle just as I turn, about to leave,
    toward my left, toward the future, the woman sitting at
    the door black and historic saying to herself this is
    only white history, a coffle, shining still after this long
    time, new as day under my eyes. I spun in that room,
    my voice said oh dear, as if I’d only spilt water, oh
    god, as if my skin had just rubbed this iron silvery with
    sweat.




    IX

    olha, eu sei que você esteve na praia procurando
    pelo meu corpo noite passada e talvez você vá achá-lo
    lá, um dia, mas agora vou te dizer, vai ser nessa
    praia, ou numa praia como essa onde fizeram uma
    revolução, e vai ser perto daquela duna onde você
    untou sua pele escuramente contra o sol e vai ser
    porque eu não sou boa o bastante, não a mulher pra viver
    no mundo em que estamos lutando pra construir e vai ser num
    dia como aquele quando você comprou rum pra Marta
    Beatriz porque ela disse que amava mulheres e você
    queria acreditar nela, vai ser como quando nós andamos
    de Marazul a Boca Ciega subindo a areia
    cobrindo a estrada e depois que eu passei três dias
    te mostrando mimosa e você finalmente viu.



    IX

    look, I know you went searching on the beach
    for my body last night and maybe you will find it
    there, one day, but I’ll tell you now, it will be on this
    beach, or a beach such as this where they made a
    revolution, and it will be near that dune where you
    oiled your skin darkly against the sun and it will be
    because I am not good enough, not the woman to live
    in the world we are fighting to make and it will be on a
    day like the one when you bought rum for Marta
    Beatriz because she said she loved women and you
    wanted to believe her, it will be like how we walked
    from Marazul to Boca Ciega climbing over the sand
    covering the road and after I spent three days
    showing you mimosa and you finally see it.





    X

    Então é simples assim. Eu senti o desordinário romance de
    mulheres que amam mulheres pela primeira vez. Ele explodiu na
    minha boca. Alguém disse essa é sua primeira amante, você
    nunca vai querer deixá-la. Eu tinha na mente que eu
    seria uma mulher velha contigo. Mas talvez eu
    sempre tenha tido na mente apenas ser uma mulher velha,
    escurecendo, em algum lugar com outra mulher velha,
    então, eu decidi que era você quando você me achou naquele
    apartamento tomando whisky de café da manhã. Quando eu vim
    de volta de Granada e fiquei louca por dois anos, aquela
    vez quando eu podia ouvir qualquer coisa e minha pele
    ardia como um nervo e os muros eram como papel
    e meus olhos não podiam fechar. Eu de repente senti você
    no final do meu quarto esperando. Eu vi suas costas curvadas
    contra essa cidade que habitamos como guerillas, eu esfreguei minha
    mão, consciente, contra sua barriga macia, despertando.

    Uma vez eu vi essa mulher num outro poema, sentada,
    jogando água na cabeça dela na pele de uma praia
    afastada enquanto ela se ia até seu centenário. Vendo ela
    nenhuma parte de mim ficou confortável consigo mesma. Eu a invejei,
    tão velha e assentada, um certo hábito lavado de seus
    olhos. Eu devo tê-la reconhecido. Eu sei que eu assisti a
    ela ao longo da beira das ondas prometendo a mim mesma, uma mulher
    velha está livre. Nos meus nervos algo como
    desembaraçando, e ela era um lugar para ir, creia-me,
    contra rajadas de masculinidade mas naquele então, ela era
    masculina, mulher velha, pássaro velho de soslaio na
    asa da água sobre a cabeça dela, jurando sobre a respiração
    dela. Eu tinha ideia de que ela seria graciosa em mim
    e ela poderia ter sido se eu não tivesse ouvido você
    rindo em outro tempo e levantado minha cabeça do charme
    seco dela.

    Você talhou o mundo aberto para mim. Alguém disse essa
    é sua primeira amante você nunca vai querer deixá-la. Meus
    lábios não podem mais dizer mulher velha escurecendo, ela
    é a paz de uma outra vida que não aconteceu e
    não poderia acontecer em minha carne e não era paz mas
    voo adentro mulher velha, prece, aos santos de minha
    ancestria, as mulheres que levando cuia e balde
    batiam seus peitos em pedra descamando prole e
    sorriso. Eu sei desde aquilo que uma mulher velha, escurecendo,
    se arranca de limbo a limbo, se drena branca,
    correndo, pele rota e crua como uma bola de luz brilhante,
    voando, até mulher velha. Eu só agora sei que meu
    anseio por essa mulher velha era anseio para deixar a
    mirada aprisionada dos homens.
    É verdade, você passa os anos depois dos trinta questionando
    a sugestão de que você tem sido uma imbecil,
    ouvindo finalmente todas as palavras que te atravessavam como ar,
    como diversão, ou todas as palavras que devem ter
    existido enquanto você estava ouvindo outras. O que
    eu ia querer com essa frase que você diz deixando-a
    de lado... e de novo às vezes você era enganada,
    poemas postos deliberadamente no seu caminho. Às onze, a
    estrofe de um vestido amarelo me sentou de pernas cruzadas no meu
    sexo. Era a festa de aniversário abrupta de um menino. Um vestido